La magie des jours ordinaires

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Les jours s'enchaînent, la vie parfois nous happe. Entre devoirs à remplir et tâches à assumer, la vie peut nous paraître lourde, difficile. Mais, dans cette course folle que sont nos jours, quand les heures nous manquent pour engranger suffisamment de joie et de bonheur, et satisfaire à l'obligation d'aimer, il peut se faire qu'un rayon de magie nous attende au détour du chemin.


Publié le : mercredi 13 novembre 2013
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EAN13 : 9782332547224
Nombre de pages : 42
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ISBN numérique : 978-2-332-54720-0

 

© Edilivre, 2014

Dédicace

 

 

Petite histoire pour ceux qui croient
au Père Noël, aux fées et aux miracles……
et surtout pour ceux qui n’y croient pas…

La magie des jours ordinaires

 

 

Les jours s’enchaînent, la vie parfois nous happe. Entre devoir à remplir et tâches à assumer, la vie peut nous paraître lourde, difficile. Nous pouvons nous sentir écrasés.

Mais, dans cette course folle que sont nos jours, quand les heures nous manquent pour engranger suffisamment de joie et de bonheur, et satisfaire à l’obligation d’aimer, il peut se faire qu’un rayon de magie nous attende aux détours de nos méandres.

 

 

Cette histoire commence le jour de mon mariage. Je me revois encore dans ma belle robe choisie avec le fol espoir qu’elle ravira mon futur époux et tous mes invités. Je me sens presque la plus belle du monde. C’est le bonheur qui me donne ces ailes. Cette journée m’appartient. Je veux la vivre pleinement.

Pendant que je finis de me préparer, une grand-mère de ma belle-famille me passe au poignet, sans mot dire mais avec un beau sourire, un bracelet en or. Il est magnifique. Il est composé d’ors rose et jaune. Et pendant qu’elle me fait ce cadeau, elle m’explique que ce bijou est très ancien, qu’elle l’a elle-même reçu de sa belle-mère.

Je suis heureuse de ce cadeau inattendu déjà chargé d’histoires qui vont se prolonger à mon bras. Je vous l’ai dit : c’est vrai, je me sens la plus belle du monde.

 

 

Et, en effet, ce bracelet va vivre une vie nouvelle avec moi. Il ne me quitte pas. Je vis avec. Il fait partie de moi. On me complimente souvent en me disant qu’il est très beau. Je me sens flattée.

La vie se passe. Mes enfants naissent pour mon plus grand bonheur. Et j’ai toujours mon bracelet au poignet.

Les week-ends et plus particulièrement les dimanches, nous sommes tous réunis. En famille nous préparons le repas dominical que nous partagerons et, l’après-midi nous partons régulièrement prendre l’air, oublier les gaz toxiques de la ville, dans un domaine intercommunal pourvu d’un grand parc, d’un château et d’un sous-bois bien agréable au temps chaud. C’est le programme que nous avons élaboré d’un commun accord avec mon époux, heureux que nous sommes d’être ensemble.

C’est notre façon de renouer avec la nature que nous respectons beaucoup et dont nous ne saurions nous passer. Avec ces balades, les dimanches nous réunissent, la famille se reforme, nous partageons bonheur et insouciance ce jour là… Et ce week-end, nous n’avons pas changé nos habitudes bucoliques.

Il faut dire que le temps est radieux, nous sommes en avril, le redoux a permis à la nature de s’exprimer. Depuis plusieurs semaines, il fait beau, la pluie ne s’est pas montrée. Les jardiniers, peut-être vont se plaindre du manque d’eau, et nous comprendrons bien sûr qu’ils ont raison, mais pour aujourd’hui, ces considérations atmosphériques n’entament en rien notre envie d’être dehors.

Nous sommes donc partis sitôt le repas terminé, la vaisselle nettoyée, les petites bouches essuyées. Dans notre sac à dos, nous avons jeté pêle-mêle petits biscuits pour enfants affamés après les bouffées d’air printanier, un peu d’eau pour petits becs d’enfants assoiffés d’avoir usé leur énergie dans des jeux de ballon.

Nous nous sommes mis en route d’un même élan de joie de vivre, sur le chemin des jours heureux.

Quelques kilomètres sur une route de campagne, les enfants sont pressés d’arriver. Nous canalisons, autant que nous pouvons leur impatience.

Et, pour qu’ils trouvent le temps moins long, rien de mieux qu’une petite chanson : « Il Etait un Petit Navire », « Au Clair de la Lune »… Ces chansons enfantines transmises d’une génération à l’autre contiennent à elles seules toute l’enfance. Celle que nous avons vécue, et celle de nos enfants. Ces paroles inventées par d’autres, dissipent les tensions, nous accordent, nous unissent…

Bientôt, nous croisons le panneau indiquant l’entrée prochaine du parc. Encore quelques mètres, pendant lesquels nous avançons au ralenti, puis nous tournons sur la droite et franchissons le grand portail à la grille en fer forgé, largement ouvert. L’entrée a été aménagée de façon pratique : des poteaux indicateurs nous orientent en direction du parking. Les emplacements matérialisés au sol permettent de se garer facilement.

Le parking est déjà bien rempli, beaucoup d’autres citadins ont eu la même envie que nous d’air pur et d’insouciance.

Sitôt le contact coupé, nous ouvrons les portières pour libérer nos adorables bambins pressés de se dépenser. Et soudain ils sortent du véhicule en criant leur joie et, c’est comme une envolée de moineaux autour de nous.

L’instant d’après, nous laissons derrière nous le parking et la voiture, non sans avoir pris le ballon, le sac à dos et c’est ainsi que bottes aux pieds, appareil photo en bandoulière et sac à dos, nous nous engageons sur le petit chemin semé de gravillons, qui nous conduit à une vaste prairie.

Dans cet espace bien dégagé, l’herbe a été tondue, pour permettre les jeux de ballon. Et les résidus de la tonte ont été dispersés pour fertiliser le sol. Juste retour à la terre. Des effluves odorants de foin sec me rappellent les étés passés en vacances à la campagne. Et cette odeur si particulière est pour moi synonyme d’insouciance, et me rappelle les étés de...

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