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La Nouvelle Nouvelle Revue Française N' 3 (Mars 1953)

De
228 pages
Henry Miller, Le Soutien de la Vie
Jean Grosjean, Fils de l'Homme
Julien Benda, De quelques traits du monde actuel
Arthur Adamov, Comme nous avons été
Jacques de Lacretelle, En relisant Stendhal
André Dhôtel, Les premiers Temps (II)
Chroniques : recherches :
Maurice Blanchot, L'Écriture automatique, l'Inspiration
Chroniques : la littérature :
Marcel Arland, L'oncle Beuve
Chroniques : les romans :
Dominique Aury, Colette ou Le Gynécée
Chroniques : la poésie :
Henri Thomas, Léon-Paul Fargue
Chroniques : le théâtre :
Jean Duvignaud, La Promesse
Notes : littérature :
Denis Saurat, Malcolm de Chazal, depuis 1950
Notes : le roman :
Étiemble, Les deux Étendards, par Lucien Rebatet
Clara Malraux, Le dimanche des Rameaux, par Claire Sainte-Soline (Grasset)
Claude Elsen, Du roman policier au roman Ťnoirť
Notes : les arts :
André Lhote, Ŕ propos de l'exposition du cubisme
René de Solier, Le cubisme (1907-1914)
André Berne-Joffroy, Le Caravage, par Roberto Longhi (Achille Weber)
Notes : le cinéma : Denis Marion, Les Belles de Nuit, de René Clair
Notes : les revues :
Roger Caillois, Antisionisme, antisémitisme
Alfred Jarry, La pataphysique ŕ l'école
Revue des livres :
Manuel Rainoird, Le Haut-Lieu, par G. L. Robinet (Denoël) - Lumičre de Soufre, par Georges Arnaud (Julliard)
Françoise Gérard, Roland, par André Dubois La Chartre (Gallimard)
Jean Debrix, L'île d'Yeux, par François Chalais (Gallimard) - Le chat dans la noix de coco, par Guy Porée (Albin Michel) - Les lézards dans l'horloge, par Armand Lanoux (Julliard)
Manuel Rainoird, Combat avec l'homme, par Paul Pilotaz (Mercure de France)
Jean Guérin, Le Tout-Paris, par Françoise Giroud (Gallimard)
Anonymes, Bulletin
Le temps, comme il passe :
Charles-Albert Cingria, Chronique dialoguée
Armen Lubin, On appelle ŤLe Mahometť le soleil qui tape dur
Jean Ferry, Hommage ŕ Baedeker
André Pieyre de Mandiargues, Maurice Blanchard
Textes :
Antoine de Saint-Exupéry, Lettres de jeunesse
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

BULLETIN DE MARS 1953
SUPPLÉMENT A LA NOUVELLE N.R.F.
DU I" MARS 1953
No 3
nrf
PUBLICATIONS DE FÉVRIER
Les ouvrages analysés dans cette rubrique sont ceux dont la mise en vente a
été prévue pour le courant du mois..11 est cependant possible que, pour des
raisons techniques, la mise en vente de certains d'entre eux se trouve reportée
plus tard.
POÉSIE
CHAR (René) LETTERA AMOROSA
Collection Espoir" dirigée par Albert CAMUS
« Il n'y a pas une part de vous qui ne m'attire avec une force invincible d'amour. »
Telle est l'épigraphe, tirée de Claudio Monterverdi, que René Char a placée au
frontispice de cette Lettera Amorosa. C'est bien en effet une lettre d'amour (au
sens le plus noble) que ce poème que nous offre aujourd'hui l'auteur des Feuillets
d'Hypnos, et que le lecteur accueillera comme un hymne.
FARGUE (Léon-Paul) DINERS DE LUNE.
Personne n'a oublié les chroniques étincelantes de Léon-Paul Fargue. La N. R. F.
en a publié une première série sous le titre Déjeuners de Soleil. Dîners de Lune
est en quelque sorte le tome Il de Déjeuners de Soleil.
On y retrouvera le merveilleux et grand poète, qui jetait sur les choses lés plus
humbles ou les plus insolites un regard qui les transfigurait. Ici, avec l'agilité du
ludion, la grâce de l'ange et la cocasserie d'un clown génial, il évolue dans le Musée
Grévin, au Bal des Petits Lits Blancs ou dans les Maisons Tellier; il nous entretient de
magie, explique comment le stylographe est une parure, découvre un humour
français, un nouveau mal du siècle, dévoile ce que lisent les femmes, codifie les
rapports des sexes, etc.
On se plonge avec délices dans cette mine d'idées, d'images, d'observations,
et l'on regrette une fois de plus la perte irréparable qu'en la personne de
LéonPaul Fargue, la littérature française a faite.
SAINT-JOHN PERSE ŒUVRE POÉTIQUE,I.
« Le problème consistait à marier magnificence et style; mieux encore, à
conjuguer l'ambition d'être complet avec l'obligation de choisir. Or cette oeuvre luxueuseBULLETIN DE MARS 1953
est sobre, totale, et ses lignes sont simples et pures. Elle confronte toute réalité
dispersée et le texte est solide, chaque mot bien en place et comme inscrit dans
la pierre. »
Ainsi s'exprime Roger Caillois dans un numéro d'hommage des Cahiers de la
Pléiade à Saint-John Perse. Le lecteur trouvera ici, enfin rassemblé, l'œuvre
poétique complet d'un des plus grands écrivains de notre temps:
Eloges (Pour fêter une Enfance, Eloges, Images à Crusoé); La Gloire des Rois,
Anabase, Exil (Exil, Pluies, Neiges, Poème à l'Etrangère); Vents.
GENET (Jean) ŒUVRES COMPLÈTES, III Pompes funèbres, Le Pêcheur du
Suquét, Querelle de Brest.
Le lecteur retrouvera dans ce volume le monde impitoyable que Jean Genet
s'est donné le droit et la longue patience de créer et dont il s'est institué l'esclave
et le souverain. Si Genet cet orphelin a un grand-père adoptif, il ne faut pas
aller le chercher très loin c'est Mallarmé. Il s'agissait, pour Mallarmé, d'assassiner
le langage et de nous en offre le cadavre inodore et glacé. Pour Genet l'opération
était pareille. Il s'agissait aussi d'assassiner le langage. Mais de quelle façon cette
fois! En utilisant toutes les ressources et toutes les « pompes» de la langue aux
fins les plus dangereuses pour, par cette opération, les rendre les plus nobles.
A partir de là, on comprendra que les « héros » de Genet miliciens, maquisards,
Allemands, de « Pompes Funèbres » ne sont rien d'autre que des sortes de figures
héraldiques, des êtres « poétiques »; plutôt que des personnages, ce sont des
miroirs se renvoyant des images semblables et contraires qui sourdent du même
foyer où elles reviennent ensuite se confondre Jean Genet.
Genet n'est pas Dieu pour ses héros, il est leur maître et leur esclave, il les
aime, et chacun de ses livres est l'histoire de cette infernale « passion ».
ROMANS
SACHS (Maurice) ABRACADABRA.
Abracadabra tel est le mot magique que prononce le nain Grain de Sel lorsqu'il
désire se métamorphoser en vieille dame, en jeune fille ou en fêtard distingué.
Grain de Sel atrois mille ans. Vers 1925 il se prend d'amitié, voire de passion pour
un jeune Parisien fort beau et fort riche Daniel de Caumont.
Comment Grain de Sel entraînera son ami dans des aventures merveilleuses et
incroyables, de quelle étrange façon l'un et l'autre connaîtront l'amour, comment
enfin Grain de Sel troquera son immortalité contre une simple vie d'homme, c'est
ce que Maurice Sachs raconte avec un rare bonheur dans cet éblouissant roman
fantastique où l'on trouvera les qualités de style et la vivacité qui ont fait de l'auteur
du Sabbat un des plus brillants prosateurs de notre temps.
VEDRÈS (Nicole) CHRISTOPHE ou LE CHOIX DES ARMES.
Christophe, le jeune héros, apparaît d'abord comme un être dont les origines
sont obscures et dont nul ne se soucie un benêt de village, en somme. On lui a,
par dérision, donné le nom d'un des chiens du château Mingo.
Mais à la faveur de la guerre, qui éloigne provisoirement du village tous les
hommes valides, Mingo va peu à peu révéler (et comprendre lui-même) qui il est.
Un à un, il va charmer les êtres; il va dénouer les situations, servir de conseiller
aux châtelains, prendre la place du maire et conquérir enfin la femme qu'il a
toujours aimée. Sous son influence mystérieuse, puis sous son autorité déclarée, le
destin du village se modifie; on se lie et on se sépare, des amours naissent. Mingo
a cherché le salut de tous, et plus encore leur liberté. Pour y parvenir, il n'a
jamais usé que des armes qui lui semblaient belles.
Plutôt que d'en changer, quand les hommes reviennent de la guerre, il préférera
reprendre l'ancien masque, et retrouver sa solitude.BULLETIN DE MARS 1953
VEDRÈS (Nicole) LES CORDES ROUGES.
En France, quelque part au bord d'un grand fleuve, à l'automne 1940. Mingo,
le jeune homme que tout le monde aimait au village, passe pour mort. En réalité
il se terre, depuis l'arrivée des Allemands, aux abords du château. En secret il
observe, il devine, il intervient dans la destinée de chacun paysans, châtelains,
soldats ennemis. Mais, pour protéger Victor son ami d'autrefois, il se laisse
découvrir, arrêter, emprisonner. Il s'échappe pourtant, sur le chemin de la déportation.
Désormais c'est en pays ennemi, tantôt secouru, tantôt traqué, et sous divers
déguisements, qu'il cherche le chemin de la liberté, le sens de son aventure. Il
parvient à se lier avec des paysans, avec un couple d'amants tragiques, avec des
prêtres, des héros, des espions.
Une ferme, une villa romantique, des faubourgs bombardés, un asile de fous,
une église baroque lui servent tour à tour de refuge. Il accomplit enfin, avec un
groupe qui travaille contre le régime et pour le compte des alliés, quelques actions
d'importance. Elles lui valent de pouvoir rentrer en France. Mais par une absurde
méprise, il est abattu, tout près de son village à l'heure où il allait retrouver son
destin, son amour et la paix.
Il se souviendra, au tout dernier moment, du décor de l'église, des cordes
sculptées dans la pierre des piliers, et qu'il a vues tachées de sang symboles d'un lieu
et d'un temps où la beauté du monde tout à la fois s'exalte et se renie.
Récit poétique, récit d'aventure et d'amour et tentative d'intégrer les réalités
historiques de notre temps dans un univers proprement romanesque.
Nicole Vedrès est née à Paris, d'un père français et d'une mère russe.
Licence en droit, Licence ès Lettres, puis stage aux Universités de Heidelberg
et de Kiel en Allemagne.
Nicole Vedrès s'est ensuite spécialisée dans les recherches historiques, elle
a publié avant I 940 quelques études sur l'Art et l'Histoire. A la suite de la
publication en I 945, des Images du Cinéma français, elle s'est intéressée à la recherche
de films anciens, ce qui l'a amenée à écrire et réaliser Paris 1900 (Prix Louis Delluc
1948). A réalisé en1950 La Vie commence demain, avec André Labarthe,
JeanPaul Sartre, Picasso, Le Corbusier, Jean Rostand. C'est sur un scénario de ce
dernier que Nicole Vedrès vient de tourner Aspects de la Biologie, court métrage
sur les biologistes français actuels.
Elle a publié un premier roman Le Labyrinthe ou Le Jardin de Sir Arthur.
TRADUCTIONS
LEVI (Carlo) LA MONTRE.
Traduit de l'italien par Jean-Claude Ibert
Collection Du Monde Entier
Ce livre est le récit très minutieux de trois journées que l'auteur a passées à
Rome et à Naples en 1945. Il ne lui arrive rien d'extraordinaire; mais au cours
de ses occupations et de ses promenades, il fait la connaissance de mille êtres
singuliers, il observe une foule de lieux étranges. C'est la capitale livrée au marché noir,
un journal dont il prend la direction, les déceptions de la Résistance italienne et
la résurrection des politiciens, le banditisme, la renaissance napolitaine. Ici, comme
dans Le Christ s'est arrêté à Eboli, les choses et les gens, par la seule magie du
conteur, prennent un aspect grandiose, quasi-mythique; et cet ouvrage, tant par
ce qu'il décrit que par ce qu'il évoque, grâce aussi aux innombrables notations
psychologiques et sentimentales, nous donne une image de l'Italie qui s'apparente
de très près à celle offerte par les meilleurs films de l'école néo-réaliste.
Certains critiques affirment que nous tenons en Carlo Levi un « Proust de
l'après-guerre ». Bien des aspects de La Montre nous le laissent supposer, ne
serait-ce que cette conquête du quotidien dont la montre est le symbole, et où,
pour Levi, réside l'essentiel du fait humain.
Car, dans La Montre, Carlo Levi n'a jamais l'occasion de consulter sa montre
puisqu'elle est cassée et qu'il l'a apportée à un horloger pour qu'elle soit réparée..BULLETIN DE MARS 1953 3
PAVESE (Cesare) AVANT QUE LE COQ CHANTE.
Traduit de'l'italien par Nino Frank
Collection Du Monde Entier
Trois romans composent ce volume Par chez Nous, La Prison et La Maison
sur les Collines.
Le titre Avant que le Coq chante est celui que l'auteur avait donné au volume
rassemblant La Prison et La Maison sur les Collines il fait allusion au temps où
l'on subissait le fascisme avant la libération. Mais, dans un sens plus large, il peut
convenir également à Par chez Nous histoire d'avant l'aurore première œuvre
de Pavese, avant le succès.
Par chez Nous est l'histoire d'un paysan, Talino, arrêté pour incendie volontaire
et relâché faute de preuves. Il emmène au pays Berto, le narrateur, qu'il a connu
en prison. Berto est mécanicien, il actionnera la batteuse; mais il croit comprendre
qu'il est surtout là pour protéger Talino contre ses ennemis. En fait, il semble que
Talino ait plutôt besoin d'être protégé lui-même, et Berto ne saura pas
éviter le drame.
Dans La Prison, on voit un homme Stefano, en résidence surveillée dans un
village de l'Italie-du Sud. Il n'est pas en prison, mais son isolement est le même.
Quant à lui, il se refuse peu à peu les avantages de sa situation. La liberté. quand on
la lui rendra, lui paraîtra d'autant plusétonnante.
Enfin, La Maison sur les Collines raconte l'aventure d'un homme qui a peur.
Le récit se situe au moment des- bombardements massifs alliés sur Turin. Le
narrateur, dont les sympathies vont aux antifascistes, mais qui est avant tout soucieux
de sauver sa peau, n'a qu'une idée rentrer chez lui, dans son petit village. C'est
là qu'il attendra, le plus tranquillement possible, le retour de la paix.
Ces récits, on le voit, ont pour thème une recherche de la solitude, un refus
de participer. Ils sont l'oeuvre d'un écrivain en pleine possession' de ses moyens,
qui sont exceptionnels si l'on peut parler d'un néo-réalisme littéraire, c'est
avant tout à l'œuvre de Pavese qu'il faut se référer.
Né en I 908, dans le Piémont, Cesare Pavese s'est tué en 19 50 dans une chambre
d'hôtel à Turin, peu de jours après avoir reçu un prix littéraire considérable. Entre
ces deux dates, hélas trop rapprochées, s'inscrivent quelques ouvrages parmi les
plus accomplis dont puisse s'enorgueillir la jeune littérature italienne. Outre le
présent livre, le premier de Pavese traduit en français, il nous reste de lui des
poèmes groupés sous le titre Travailler fatigue; les Dialogues avec Leuco; et
trois romans Le bel Eté, La Lune et les Feux, et Le Compagnon.
THÉATRE
TRADUCTION
PIRANDELLO (Luigi) THÉATRE, IV.
(LIOLA TOUT POUR LE MIEUX1 MÉFIE-TOI GIACOMINO. LA JARRE.)
Version française de M. A. Comnène et Benjamin Crémieux.
Poursuivant la publication du Théâtre complet de Luigi Pirandello, fa NRF est
heureuse d'en offrir à ses lecteurs le tome IV, ainsi composé
Liola (3 actes). Mi-farce, mi-drame, Liola montre comment un beau gaillard peut
être père de trois enfants sans être marié à personne.
Tout pour le mieux (3 actes). Au bout de dix-huit ans, le Commandeur Lori apprend
que la jolie Palma n'est pas sa fille, et qu'on s'est moqué de lui toute sa vie. Mais
c'est maintenant que Palma va commencer à l'aimer comme un père. Et tout est
pour le mieux!
Méfie-toi! Giacomino (3 actes). Un vieux professeur épouse une fille-mère. Mais il
faut que le coupable file droit, sinon. méfie-toi, Giacomino Les ragots de la petite
ville n'arrangent pas les choses le bon professeur Toti passe pour un vieux vicieux,
mais peu lui importe il a le bébé qu'il aime.
La Jarre (Iacte). Soit une grande jarre cassée. Si grande que, pour la réparer, le
père Dina Licasi, raccommodeur de faïence et de porcelaine, entre dedans. Mais, le
travail fait, le voilà prisonnier. Comment va-t-il sortir du récipient ?BULLETIN DE MARS 1953 5
Que ces pièces de Pirandello soient moins connues que d'autres, cela ne signifie
pas qu'elles leur soient inférieures. Au contraire, on y retrouve tout l'éclat et toute
la subtilité du grand dramaturge italien pour qui la vérité n'est jamais toute la vérité.
ESSAIS-LITTÉRATURE
MONTHERLANT (Henry de) TEXTES SOUS UNE OCCUPATION (1940-1944)
Tous les textes recueillis ici ont été écrits sous l'occupation allemande, deI 940
àI 944. La plupart ont paru, en édition à tirage restreint, sous cette occupation.
On se met en route sur les routes de l'invasion, l'étéI 940, avec les combattants.
Puis deux essais datant de ce même été contiennent le germe et jusqu'à l'intrigue
de Fils de Personne, tandis que l'Assomption du Roi des Rois donne le germe du
roi Ferrante de La Reine Morte et que les notes Comme les Hindous. laissent
pressentir Le Maître de Santiago. Puis quelques textes rappellent la position de
l'auteur devant le gouvernement français du moment, développée avec plus
d'abondance dans le Solstice de Juin plus loin, Jules César et Saint-Simon vont nous
ramener encore, nolens volens, à l'actualité. Les pages qui suivent expriment
quelquesuns des sentiments qui pouvaient naître alors du contact avec une œuvre sociale.
Et le hasard qui fait que le dernier texte que j'ai écrit sous l'occupation de Paris
soit un éloge de la volupté, illustre, sans que je l'aie cherché, la phrase que j'écrivais
parmi les horreurs de l'été 40 « La sagesse, et nos passions, nous soutiennent
dans les épreuves. Nos passions surtout. »
1 Ainsi ces textes, par leur seul développement chronologique, donnent un
aperçu des diverses préoccupations qui furent celles d'un écrivain français parmi
d'autres, pendant cette période si particulière. Et c'est cela, il me semble, qui fait
leur unité.
Vieux de huit, de dix, de douze ans, je les ai rassemblés ici auprès de moi,
comme un homme qui va mourir appelle ses enfants au bord de son lit, les regarde
une dernière fois, dans un sentiment d'amitié chacun d'eux portant quelque
chose du moment où il le conçut et ensuite les éloigne.
H. de M.
MONTHERLANT (Henry de) SERVICE INUTILE.
Texte revu et ne varietur
Service Inutile, paru en 193 5, est le plus célèbre des livres d'essais de Henry
de Montherlant. L'auteur, quand il le publia, venait de recevoir le Grand Prix de
Littérature de l'Académie française, et on s'attendait à le voir obliquer dans une
direction de tout repos. Service Inutile montra qu'il gardait toute son
indépendance. Le livre ne fut pas sans influence sur la jeune génération de cette époque.
Albert Camus a écrit « Montherlant aussi m'atteignit alors profondément. Pas
seulement par l'ascendant de son style: Service Inutile est un livre qui m'a remué. »
(Nouvelles Littéraires, 10 mai 1951.)
Traduit il y a quelques mois en japonais, Service Inutile rencontra au Japon un
tel succès que l'éditeur japonais en fit ensuite une édition populaire (pocket-book
édition de poche). Une maison d'édition sud-américaine est sur le point d'en faire
également une édition pocket-book.
A la suite de ces faits, les Editions Gallimard ont pensé à donner en France
Service Inutile dans une édition qui fût elle aussi à la portée de toutes les bourses.
Au moment où paraissent les Textes sous une Occupation, écrits par Montherlant
entre 1940 et I 944, une édition de cette nature incite en outre à comparer ces
deux ouvrages dont la parenté est évidente.
DOCUMENTS-SOUVENIRS
TERRAIL (Dominique) MON MÉTIER D'HOMME.
Lors des événements de juin 1940, Mme Dominique Terrail devint médecin
de campagne, choisissant librement ce métier que l'on considère en général commeBULLETIN DE MARS 1953
un métier d'homme. Pendant quatre années l'occupation fit peser sur l'exercice
de la médecine des impératifs angoissants, et c'est de son expérience au cours
de ces temps-là, que Mme Dominique Terrail rend témoignage. Elle n'a voulu mettre
dans ce récit que des choses exactes, sans parti pris de relief forcé ni de violences,
sans précisions scientifiques ni descriptions anatomiques, mais on y aborde de
plain-pied le drame quotidien et, en dépit de tout, le sens de la mission à accomplir.
Le Prix Vérité a- justement consacré cette figure saisissante d'une femme qui
a montré pendant quatre années particulièrement dures, le courage, l'endurance,
la volonté d'un homme d'un homme volontaire, endurant et courageux.
Dominique Terrail est originaire du sud de la Drôme. Après des études de
lettres au Lycée, puis à la Faculté de Grenoble, elle a fait ses études de médecine à
Lyon et Paris, avec une orientation vers la psychiatrie. Devenue médecin de
campagne en I 940, l'effort physique exigé ayant dépassé ses forces, elle a été contrainte
en 1947 d'accepter un poste administratif, et « Mon Métier d'Homme » a été
écrit pour adoucir la déception qu'a causée à Dominique Terrail l'abandon de la
« vraie médecine ».
TRADUCTIONS
LOEWY (Raymond) LA LAIDEUR SE VEND MAL.
Collection « L'Air du Temps ».
dirigée par PIERRE LAZAREFF
Depuis la plus tendre enfance, Raymond Loewy rêve de locomotives,
d'automobiles, de navires.
La première guerre mondiale ayant interrompu ses études d'ingénieur, le
capitaine Loewy, avec pour tout bagage son uniforme, sept décorations dont la
Légion d'Honneur et la Croix de Guerre et 40 dollars, s'embarque pour
l'Amérique.
Incapable à l'époque de s'exprimer en anglais, c'est physiquement que le jeune
homme fait connaissance avec le pays. Ne pouvant parler, il regarde, tout fasciné.
Ses premières impressions, nous les trouvons dans ce livre écrit 30ans plus tard.
« On fabriquait à tort et à travers ascenseurs, moulins à café, grues mécaniques,
etc., avec pour seule préoccupation que « ça marche ». Quand vint l'ère de la
production en masse, le pays fut inondé de produits souvent de bonne qualité, mais
disgracieux et coûteux ».
Très vite, R. Loewy gagne confortablement sa vie en faisant des dessins de mode.
Mais il n'est pas satisfait. On lui offre sa première et dernière situation étalagiste
pour un grand magasin. Il passe la nuit à vider la vitrine où sont empilés les articles
les plus hétéroclites et ne laisse qu'un mannequin en robe du soir avec un manteau
de vison à ses pieds. La vitrine est plongée dans la pénombre, une seule source
lumineuse est dirigée sur le mannequin. Au matin, la direction assemblée contemple
le désastre. L'aspirant étalagiste calcule ses chances, bondit vers l'intérieur, attaque
par surprise en s'écriant «Je m'en vais» avant qu'on ait eu le temps de dire
« vous êtes renvoyé ».
C'est ainsi que R. Loewy décide de n'avoir jamais d'autre patron que lui-même
et de créer une. profession sa profession, 'celle d'esthéticien industriel. Il
entreprend une croisade contre la laideur, le bruit, l'encombrement, le gâchis
en matières premières et main-d'œuvre.
Son principe ?Donner à toute chose une apparencè parfaite, liée à un
fonctionnement parfait. Son idée fixe? L'harmonie, qu'il s'agisse d'une locomotive, du
mariage, d'une boîte de conserves ou des rapports humains.
A travers ces pages, abondamment illustrées, l'auteur nous livre sa vie, de
l'enfance à la maturité, sa carrière, maints portraits celui de son ami Lecomte du Noüy
ou de son client, le Roi des Chemins de fer aux U.S.A.
La Laideur se vend mal est l'histoire d'un homme contée avec la plus charmante
sincérité, une grande clairvoyance et aussi avec beaucoup de cet humour
américai n que l'auteur a acquis sans perdre, pour autant, l'esprit français.BULLETIN DE MARS 1953 3
MILLER (Henry) SOUVENIR SOUVENIRS.
Traduit de l'américain par G. Belmont.
Les récits et les essais que l'on trouvera dans ce livre ont pour objet le
gigantesque « examen de l'Amérique» auquel Henry Miller se livre depuis plusieurs
années.
Pour Miller, la plus grande force de son pays ne réside pas dans son extrême
mécanisation, mais au contraire dans l'âme de quelques hommes plus ou moins en
révolte avec leur temps et qui se sont totalement exprimés sur le plan de la
personnalité ou celui de l'art.
Les portraits que l'auteur trace de trois peintres Rattner, Beauford Delaney
et Varda; d'un sculpteur Bufano, et d'un directeur de théâtre: Jasper Deeter,
sont exemplaires en ce qu'ils nous font assister au combat de l'homme contre
une civilisation de plus en plus inhumaine.
Le texte intitulé Souvenir Souvenirs, qui donne son titre au volume, est une
méditation de Miller sur la yie qu'il a menée en France et qui contraste violemment
avec les conditions d'existence américaines. Hollywood n'est pas oublié l'auteur
l'évoque dans une bouffonnerie magistrale Fricassée astrologique. Enfin, on
lira le célèbre pamphlet Assassinez l'Assassin, qui eut une influence considérable
aux Etats-Unis, et dans lequel Miller précise sa position à l'égard de la guerre.
TURKUS (Burton B.) et FEDER (Sid) fSOCIÉTÉ ANONYME POUR ASSASSINATS.
Traduit de l'américain par Nicole Hirsch.
Collection « L'Air du Temps ».
dirigée par Pierre Lazareff
Société Anonyme pour Assassinats n'est pas un roman, c'est un document.
Voici en effet le rapport de police révélant l'extraordinaire histoire d'une
association de gangsters qui, par le meurtre, le « racket» et la corruption, réussit depuis
vingt ans à jouer un rôle considérable dans la politique et l'économie des.Etats-Unis,
et jusque dans la vie de l'Américain moyen.
Vers 1932, en effet, les chefs des différents gangs jusque là rivaux sans pitié
voulurent appliquer à leurs activités clandestines les méthodes de la grande
industrie. De l'Atlantique au Pacifique, ils réunirent leurs forces et fondèrent
une sorte de « société » qui couvrit bientôt tout le pays d'un réseau serré.
Mais, en I 940, l'un des chefs de l'organisation dénonça ses complices il cita des
noms, apporta des preuves. C'est alors qu'entra en action l'appareil de la Justice.
Pour raconter le déroulement de l'enquête, nul n'était plus qualifié que le District
Attorney, Burton Turkus, puisque c'est lui qui découvrit l'existence de la «société »
et qui poursuivit et envoya sur la chaise électrique sept des plus redoutables
gangsters d'Amérique.
Son récit, authentique et brutal, nous mène des bas-fonds de Brooklyn aux
collines fleuries de Hollywood, des maisons de jeu du Middle West aux chambres de
mort des Cours d'Assises à la Mairie de New-York. Il décrit dans ses moindres
détails les drames les plus sanglants, nous fait partager la vie, luxueuse ou sordide,
de hors-la-loi célèbres, démonte le mécanisme de cette dictature de la terreur,
et déchire ie voile qui protégeait jusqu'ici le monde mystérieux et farouche de la
pègre américaine.
Depuis que Burton Turkus a découvert l'existence de la « Société », il n'est pas
un auteur de films ou de romans policiers qui n'ait puisé dans les archives de cette
affaire toute la Série Noire, par exemple, est sortie de là.
MELVILLE (Herman) TAÎPI.
Traduction intégrale de l'anglais de Théo Varlet et Francis Ledoux.
Le mot Taïpi désigne à la fois une région de l'île Nuka Hiva, de l'archipel des
Marquises, et la population qui l'habite. C'est ce pays et ces hommes que le jeune
matelot Herman Melville, évadé de la Dolly, navire baleinier, fut, environ l'année
I 843, amené à connaître après de nombreuses aventures.BULLETIN DE MARS 1953
Les Taïpis ont une horrible réputation on les dit cannibales. Cela n'empêcha pas
Melville et son camarade Toby de se réfugier chez eux. Contre toute attente, les
deux fugitifs furent très bien accueillis et vécurent avec les Taipis des mois
merveilleux. Toby se lassa le- premier. Il se sauva. Melville resta seul avec ses amis
primitifs.
Ce livre, écrit quelques années plus tard, est le tableau des mœurs enchanteresses
des Taïpis, telles que l'auteur les a observées. Devant les splendides paysages des
Marquises qu'il décrit avec une poésie inimitable, Melville fait revivre la gentillesse
et l'intelligence de ses hôtes, ses amours avec la belle Faïawaï, ses nobles discussions
avec le grand chef Mehevi, ses démêlés avec Kory-Kory son domestique, etc.
C'est vraiment un Eden que Melville a recréé, un Eden qui communique au
lecteur la nostalgie profonde d'un bonheur qu'il ne connaîtra jamais. Que ce fût un
Eden cannibale n'y change rien, sinon qu'il fallut un jour à l'auteur le courage de
s'enfuir.
PUBLICATIONS
DU 15 JANVIER AU 15 FÉVRIER
(Renseignements bibliographiques)
On trouvera ici les renseignements bibliographiques sur les ouvrages
effectivement parus du 15janvier au 15février 1953 et dont l'analyse a été publiée
dans l'un de nos précédents bulletins ou dans le présent bulletin.
POÉSIE
CHAR, René Lettera Amorosa, 36 p. in-16double
couronne. Collection « Espoir ». I 50 fr.
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(épuisé)
30ex.numérotéssurHollande(epu;sé) 900 fr.
75 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre (épuisé) 450 fr.
NIMET. Anthologie des Poètes Turcs
Contemporains, 128 p. in-16double
couronne. Collection blanche. 350 fr.
SAINT-JOHN PERSE. Œuvre Poétique. I. Eloges. Anabase.
La Gloire des Rois. Exil. Vents. 480p.
in-8 soleil. Collection blanche. 980 fr.
50 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre (épuisé) 3.000 fr.
ROMANS-RÉCITS
BOSCO, Henri Monsieur Carre-Benoît à la Campagne.
3 I2 p. in-8 soleil. Collection blanche. 650 fr.
HELLENS, Franz Mélusine ou la Robe de Saphir.
Edition définitive, Roman d'aventures,
272 p. Collection blanche, in-16 6
double couronne 550 fr.
3 5 ex. numérotés sur arches. 2.500 fr.
I 50 ex. sur pur fil Lafuma
Navarre 1.400 fr.
MERLE, Robert La Mort est mon Métier, 328 p. in- 1 6.
double couronne, Collection blanche. 590fr.
50 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre (épuisé) 1.800 fr.BULLETIN DE-MARS 1953
SACHS, Maurice Abracadabra, 232 p. in-16double
couronne. Collection blanche. 450 fr.
60 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre (épuisé) 1 .3 00 fr.
GENET,Jean. Œuvres complètes. Tome III. Pompes
Funèbres. Le Pêcheur du Suquet.
Querelle de Brest. 352 p. in-8 soleil.
Collection blanche 700 fr.
50 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre (épuisé) 2. 1 00 fr.
TRADUCTIONS
CALDWELL, Erskine. Soleil du Sud. 256 p. in- 166 double
couronne.Collection «Du Monde Entier»,
traduit de l'américain par Max Morise. 500 fr.
80 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre (épuisé) 1.500 fr.
CAPOTE, Truman La Harpe d'Herbes, traduit de
l'américain par Maurice E. Coindreau,
224 p. Collection « Du Monde
Entier », in-6double-couronne 450 fr.
80 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre 1.200 !r.
LEVI, Carlo La Montre, Traduit de l'italien par
Jean-Claude Ibert, 300 p. in-8 soleil.
Collection « Du Monde Entier ». 650 fr.
80 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre 1 500 fr.
MADARIAGA, Salvador de.. Le Cœur de Jade, traduit de l'anglais
par Amélie Audiberti, 648 p. in-8
soleil. Hors-série, sous couverture
illustrée en 3 couleurs. l.200fr.
MELVILLE, Herman. Taïpi, traduction intégrale de l'anglais
de Théo Varlet et Francis Ledoux,
300 p. in-8 soleil. Collection blanche. 590 fr.
DOCUMENTS
GROSSER, Alfred. L'Allemagne de l'Occident,1945-19 52,
préface d'Edmond Vermeil, 344 p.
in- 16 double-couronne. Hors-série. 680 fr.
TURKUS, Burton B. et Société Anonyme pour Assassinats,
FEDER, Sid traduit de l'américain par Nicole
Hirsch, 448 p. in-8 soleil, collection
« L'Air du Temps». 750 fr.
BIOGRAPHIE
DEUTSCHER, Isaac. Staline, traduit de l'anglais par
JeanPierre Herbert, 448 p. in-8 soleil.
Hors-série, couverture en 2 couleurs. 900 fr.
THÉATRE
PIRANDELLO, Luigi Théâtre IV. (Liola. Tout pour le
mieux! Méfie-toi Giacomino. La
Jarre.) Traduit de l'italien par
MarieAnne Comnène et Benjamin
Crémieux, 224 p. in- 1
6double-couronne. Collection blanche. 490fr.BULLETIN'DE MARS 1953
LA N
NOU
REVUE 1
REVUE MENSUELLE DE 1
Directeurs JEAN PA
Secrétaire de Rédac
publiera
ANDRÉ GIDE Lettres à Maurice Beaubourg.
MARCEL PROUST Carnets inédits.
ANDRÉSUARËS. Le Paraclet,
ANTONIN ARTAUD Fragmentations.
C.-F.RAMUZ. Désordre dans le Coeur.
PAUL VALÉRY Paraboles.
VALERY LARBAUD. Le souvenir de Gabriel Miro.
JULES ROMAINS Poèmes.
JEANGIONO. Le Bonheur fou, roman.
PAUL LÉAUTAUD. Journal littéraire.
HENRI MICHAUX Témoin, qu'as-tu fait de tes yeux ?
CIORAN. Contre le roman.
JACQUES LEMARCHAND. Les Escrocs,
LOUJSGUiLLOUX. Vingt ans passés.
ROGER PEYREFITTE. Les trois Roses.
BRAQUE Nouveaux Propos.
ARMAND ROBIN Poésie non traduite.
ÉDiTHBOtSSONNAS. Les Limaces.
ETIEMBLE Mots d'enfant.
JEAN GRENIER Mon oncle Charles.
MARC BERNARD. Liberté, Liberté chérie.
MICHEL DEM'UZÀN. La chasse.
ROGER GILBERT-LECOMTE 1 Rêves.
KAFKA. Lettre à son Père.
Les Directeurs reçoivent le mercredi, de 5 d 7 heures.
La Revue n'est pas responsable des manuscrits qui lui sont adressés.
Les auteurs non avisés dans un délai de trois mois de l'acceptation de leurs
manuscrits peuvent les faire reprendre au bureau de la Revue, où ils restent d leur
disposition pendant unon.
Les manuscrits accompagnés des timbres nécessaires pour les frais de poste sont
seuls retournés à leurs auteurs.BULLETIN DE- MARS' 1953 3
ELLE
ZLLE
IANÇAISE
LATURE ET DE CRITIQUE
N, MARCEL ARLAND
DOMINIQUE AURY
inement
des poèmes, essais et récits de
Roger Martin du Gard. Paul Claudel. Louis de Broglie. André Malraux. Albert
Camus. René Char. Jean Grosjean. André Chamson. Julien Gracq. Julien Green.
Jacques de Lacretelle. Noël Devaulx. Béatrix Beck. Marcel Bisiaux. René de Solier.
Léon Bopp. Nathalie Sarraute. Albert-Marie Schmidt. Henri Bosco. Franz
Hellens. Roger Nimier. Henri Calet. Manuel Rainoird. Armen Lubin. G. Bataille.
des textes de
Alexéi Remizov. Rainer Maria Rilke. G. Ungaretti. Constantin Brünner. G. Bataille.
de vieux textes français, et des inédits de
André Gide. André Suarès. C.-F. Ramuz. Victor Hugo. Antoine de Saint-Exupéry.
Antonin Artaud. v
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de luxe de La Nouvelle Nouvelle Revue Française, à partir du I°· 19.
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domicile la somme de Édition ordinaire
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recouvrement d domicileJ. 1.000 fr. 1.250 SIX MOIS
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NOUVELLE REVUE FRANÇAISE, 5, Rue Sébastien-Bottin, Paris-Vil*. Compte Chèque
postal t169-33. Teléph. Littré 28-91, 92 et 93. Adr. télégr. Enerefena Paris. R. C.
Seine 35-807.BULLETIN DE MARS 1953
ESSAIS-LITTÉRATURE
FARGUE, Léon-Paul. Dîners de Lune, 208 p. in-16double
couronne. Collection blanche. 500 fr.
20 ex. numérotés sur hollande van
Gelder (épuisé) 3.000 fr.
I 00 ex. sur pur fil Lafuma
Navarre. 1.500 fr,
• MONTHERLANT, Henry de.-Jervice Inutile, 192 p., format I l.5x
16.5. Horssérie I 2fr.
PAULHAN, Jean. L'Aveuglette, 76 p. in- 166 Jésus.
Collection Point du Jour. Tirage limité à
50 ex. numérotés sur arches.1.900 fr.
1.500ex. sur vélin labeur. 6>50 fr.
SAINTE-BEUVE Port Royal. Tome I. 1.396 p. in- 61
double couronne, relié pleine, peau.
Texte présenté et annoté par Maxime
Leroy. Collection Bibliothèque de la
Pléiade 2.400fr.
CORRESPONDANCE
SAND, George et
DORVAL, Marie Correspondance inédite, publiée avec
une introduction et des notes par
Simone André-Maurois, préface
d'André Maurois, 408 p. in-6 double
couronne. 2 hors-texte. Collection
blanche 800 fr.
Oex. numérotés sur hollande (épuisé.) 6.500 fr.
75 ex. numérotés sur pur fil Lafuma
Navarre (épuisé) 2.500 fr.
SÉRIE NOIRE
DODGE, David. Le Calumet de la Guerre, traduit de
l'américain par Henri Robillot.
ARD, William. Journal d'une Sauterelle, traduit de
l'américain par J.-G. Marquet.
STEWART, Terry. La Soupe à la grimace.
Chacun de ces volumes, 256 p. in-6
double couronne reliure jaune et noire,
sous couverture assortie. 220 fr.BULLETIN DE MARS 1 9 53
DIOGÈNE
REVUE INTERNATIONALE DES SCIENCES HUMAINES
(Revue trimestrielle.)
L'homme cultivé du XX* siècle a ordinairement une culture qui date du
XIX* siècle. Il continue de vivre sur ce qui était nouveau pour ses maîtres quand
ceux-ci étaient jeunes. D'où, sans compter les retards dus aux distances
géographiques ou aux inégalités culturelles, un écart normal de deux générations entre
le temps de la fertilité scientifique effective d'une théorie et l'heure de son prestige
auprès de l'élite intellectuelle non spécialisée. En règle générale, une théorie
commence à avoir de l'influence sur le mouvement général des idées quand elle a cessé
d'être tenue pour valable dans son domaine propre.
Pour remédier à cet état de choses et pour procurer un organe unique à un
groupe de sciences dont l'importance ne cesse de s'accroître, le Conseil
international de la Philosophie et des Sciences humaines a pris la responsabilité de publier,
à partir de I 952, une revue qui porte le titre de Diogène.
C'est la première tentative de ce genre conçue à l'échelle mondiale et avec le
maximum de garanties et d'ambitions du point de vue du niveau, du sérieux et
de la valeur des textes qu'ellepubliera.
Il s'agit avant tout d'aider l'esprit à s'affranchir des opinions reçues et des erreurs
accréditées, de donner à chacun le moyen de renouveler ou de préciser la partie
peut-être périmée ou vague de ses connaissances, de rattraper ainsi le retard de
la culture générale par rapport aux multiples savoirs spécialisés.

COMITÉ DE RÉDACTION
BROGAN (Royaume Uni), CASTRO LEAL (Mexique) KOPPERS (Autriche)
LEVI DELLA VIDA (Italie) McKEON (États-Unis) POS (Pays-Bas).
Rédact. en chef: Roger CAILLOIS Secrét. de Rédaction:Jean d'ORMESSSON
RÉDACTION ET ADMINISTRATION
19, avenue Kléber, Paris (16*). Tél. KLEber 52-00
L'édition française de DIOGÈNE est publiée par la LIBRAIRIE GALLIMARD.

SOMMAIRE DU PREMIER NUMÉRO
E. BENVENISTE, Communication animale et Langage humain.
Karl JASPERS, Liberté et Autorité.
Gilbert MURRAY, Les Leçons de l'Histoire.
Jean PIAGET, De la Psychologie génétique à l'Épistémologie.
C.-M. BOWRA, La Poésie en Europe de 1900 à 1950.
Alf. SOMMERFELT Tendances actuelles de la Linguistique générale.
Darsie R. GILLIE, Découvertes et Controverses.
John U. NEF, Lettre ouverte à « Diogène ».
SOMMAIRE DU NUMÉRO DEUX (sous presse)
Colin CLARK. L'avenir du Prolétariat.
Heinrich FICHTENAU La Naissance de l'Empire Médiéval.
Pierre DEFFONTAINES Valeur et Limites de l'Explication religieuse en
Géographie Humaine.
Lionello VENTURI. Piero della Francesca, Seurat, Gris.
Louis RENOU L'Indianisme en 1952.
Claude LEVI-STRAUSS Panorama de l'Ethnologie 1950-1952.
Prix du N" 200 fr. -Abonnement annuel (4 nos) France 700 fr. Étranger 875fr.
Les abonnements sont reçus au « Service Abonnements Diogène », Librairie
Gallimard, 5, rue Sébastien-Bottin, Paris (7·). C. C. P. Paris 169-33.BULLETIN DE MARS 1953
BIBLIOTHÈQUE DE LA PLÉIADE
DOSTOIEVSKI (Tome III). L'IDIOT. LES CARNETS DE L'IDIOT. HUMILIÉS ET
OFFENSÉS. Traduction et notes d'A. MOUSSET, B. DE SCHLŒZER et SYLVIE
LUNEAU. Introduction de PIERRE PASCAL. Chronologie, Bibliographie
par SYLVIE LUNEAU.
1.392 pages in-16double couronne, reliure peau 2.450 fr.
Dans.ce tome, le troisième du « Dostoievski » de la Pléiade, on trouvera l'Idiot,
Les Carnets de l'Idiot et Humiliés et Offensés.
Humiliés et Offensés fut achevé en revue en 1861. L'idiot commence en 1868.
On mesurera quels progrès, dans J'espace de ces sept années, Dostoievski aaccomplis.
Rien ne rapproche en apparence ces deux romans; mais le premier porte déjà
en germe tout ce qui fera la puissance et l'originalité de Dostoievski.
Quant à l'Idiot, c'est selon Pierre Pascal (à qui l'on doit l'introduction de ce
volume) « une solution provisoire de Dostoievski au problème de l'homme bon.
D'autres solutions sont en germe, qui se développeront plus tard ». Notamment
dans Les Frères Karamazov.
La pensée de Dostoievski n'est jamais restée immobile. A l'époque d'Humiliés
et Offensés, elle est frappée par l'impuissance des vertus naturelles, des beaux
sentiments, des utopies sociales en face du mal. Dans L'Idiot, le romancier revient à
l'utopie, mais une utopie chrétienne le salut ne peut être que dans un Christ
présent parmi nous. Le chemin parcouru est immense. En même temps le
romanfeuilleton-mélodrame est devenu un roman-tragédie-mystère.
Les traductions et notes du présent volume sont dues à A. Mousset, Boris de
Schloezer et Sylvie Luneau.
RELIURES D'ÉDITEURS
d'après la maquette de PAUL BONET.
GIONO, Jean. Le Moulin de Pologne, 1.000 exemplaires
numérotés sur vélin labeur (édition originale).. 1.380 fr.
d'après la maquette de MARIO PRASSINOS.
GHEERBRANT, Alain. L'Expédition Orénoque-Amazone, 1.000
exemplaires numérotés sur alfama 1.850 fr.
Pendant l'année 1953, tout abonné à la Nouvelle N. R. F. qui nous enverra
l'adresse d'un nouvel abonné d'un an, accompagnée du montant de cet
abonnement, recevra, sur sa demande, un volume à son choix du fonds des
Editions Gallimard, d'une valeur égale ou inférieure à 1.000 francs.BULLETIN DE MARS 1953
ACTUALITÉ DE SAINTE-BEUVE
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Textes présentés et annotés par
MAXIME LEROY
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ŒUVRES, Tome I Premiers Lundis. -Portraits Littéraires (début) 1.975 fr. Il Portraits Littéraires (fin). Portraits de Femmes. 2.450 fr.
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qui contiendra une étude sur Sainte-Beuve social.. en prépar.
MARCEL PROUST. L'Anti-Sainte-Beuve en
Aux Éditions STOCK
SAINTE-BEUVE. Correspondance Générale, recueillie, classée et annotée par
JEAN BONNEROT. Six volumes actuellement parus, s'arrêtant en 1846.
Tomeset IV, 960 fr. Tome V (2 volumes), 800 fr. Tome VI, 1.500 fr.
(Tomes Il et III épuisés.)
Aux Éditions FLAMMARION
ANDRÉ BILLY. Sainte-Beuve (Sa Vie et Son Temps)
I.- Le Romantique (1804-1 848) 950 fr.
II. L'Epicurien (I 848-1 869) 900 fr.

On lira en outre l'étude de Marcel ARLAND sur SAINTE-BEUVE dans les
numéros de la Nouvelle N. R. F. de février et mars 19 53 (I. Joseph-Amaury
Delorme; II. L'Oncle Beuve).

ACTUALITÉ DES CUBISTES
A PROPOS DE L'EXPOSITION DU MUSÉE D'ART MODERNE
GEORGES BRAQUE. Le Jour et la Nuit (Cahiers,1 9 1 7-1 952), avec
2 dessins dans le texte, sous couverture illustrée en 3 couleurs 230 fr.
100 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma Navarre- 680 fr.
DANIEL-HENRI KAHNWEILER. Juan Gris (sa vie, son œuvre,
ses écrits), avec 44 reproductions dans le texte, 50 hors-texte et
un frontispice 720 fr.
550 ex. numérotés sur Plumex Téka, reliés d'après la maquette de Mario Prassinos. 1.200 fr.
JEAN PAULHAN. Braque le Patron 330 fr.BULLETIN DE MARS 1953
EXTRAITS DE PRESSE
GROUSSARD (Serge) LA VILLE DE JOIE
(Roman)
384 p. in-8* soleil. Collection blanche 680 fr.
75 ex. num. pur fil 2.000 fr.
Serge Groussard aime trop la vie pour ne pas la communiquer à ses héros de
manière singulièrement convaincante.
Le Parisien Libéré, 7 octobre 1952.
Il y a chez ce romancier d' « atmosphère» comme on dit, un incontestable
fresquiste qui loin de dormir dans le secret, rêve tout éveillé et donne à ses héros,
aux conflits minces ou pathétiques propres à les déchirer, un décor d'une puissance
suggestive singulière.
Jean NICOLLIER, Gazette de Lausanne,I1 octobre 1952.
Un roman d'amour, d'ambiance, de mœurs, envoûtant, fait de mille points
lumineux, comme ces enseignes de La Ville de Joie que nimbent les brumes d'octobre
dans les grandes villes.
Jean PRASTEAU, Le Figaro, 15 octobre 1952.
M. Groussard nous donne aujourd'hui un livre vivant, passionnant.
Gilbert MURY, Les Lettres Françaises, 16 octobre 1952.
Un pouvoir de suggestion peu commun, un art de « Suspense » qui retient le
lecteur jusqu'à la ournière liane, font le prix de ce livre où la tension dramatique
et les images du profond Paris soulignent l'ironie amère du titre.
France-soir, 17 octobre 19 52.
Groussard a un sens extraordinaire d'un certain envoûtement parisien.
Jean BLANZAT, Le Figaro Littéraire, I" novembre 1952.
Ce roman, remarquablement évocateur, vous passionnera grâce à son
atmosphère envoûtante, son style, sa vérité.
Elle, 3 novembre 1952.
Groussard y retrouve sa veine poignante; il se dépouille de son brillant et
pratique une technique complexe de virtuose.
Jean CATHELIN, L'Observateur, 6 novembre 1952.
Un Simenon à la fois plus minutieux et plus ample, plus richement orchestré.
Le meilleur roman de Serge Groussard.
Marcel ARLAND, Gazette de Lausanne, 155 novembre 1952.
Le roman entremêle subtilement deux romans, dont l'alternance soutient
jusqu'au bout le ton haletant et lemystère.
Mercure de France, décembre 1952.BULLETIN DE MARS 1953
SALACROU (Armand), (de l'Académie Goncourt)
SENS INTERDIT ou LES AGES DE LA VIE
(Psychodrame)
Tirage limité à
10 ex. num. velin purfil. 1.500 fr.
(épuisé)
1.200 ex, num. suralfa. 500 fr.
Ce thèmepermet à M. Salacrou d'affirmer une fois de plus son éblouissante
maîtrise on y retrouve la marque de cette vivacité brillante et amère qui caractérise
ses meilleures pièces au nombre desquelles il faudra désormais placer « Sens
Interdit ».
A. DAVID, L'Information, 31 janvier 1953.
Je crois que c'est la pièce la plus courte de Salacrou cela ne peut pas nous la faire
prendre pour une œuvre mineure. Les limites mêmes que l'auteur s'est fixées,
le refus qu'il s'est opposé de traiter longuement un sujet original et dont le
développement eût pu être infini, donnent à sa démonstration une rigueur et une
intensité dramatiques qui suffisent à faire accueillir « Sens Interdit » parmi les
vraies réussites de son auteur.
J. LEMARCHAND, Le Figaro Littéraire, 24 janvier 1953.
Et voici le divertissement d'un grand auteur dramatique. M. Armand Salacrou
nous dit avoir écrit « Sens Interdit » entre deux actes d'une longue pièce à laquelle
il travaillait alors. On gagerait que cette pièce fut « Dieu le savait » qui, on s'en
souvient, traitait du mystère de la prédestination. Quelque chose de cette hantise
passe dans « Sens Interdit ». C'est pour rire, bien sûr, mais le rire de M. Armand
Salacrou accuse encore un peu le désespoir contre lequel il entend dresser une
défense. Le « psychodrame » devient ainsi une espèce de « psychanalysé
existentielle»!
Luc ESTANG, La Croix, 166 janvier 1953.
«Sens Interdit », sous les paradoxes du sujet arbitraire, c'est un chant,
mélancolique mais optimiste, à la gloire de la jeunesse. Un texte chargé d'humour et
de sensibilité. Amusant et discrètement pathétique.
Jean GANDREY-RETY, Ce Soir, 9 janvier 1953.
L'acte est charmant, fin, vif, cocasse, délicieux, moqueur et plein d'une âcre
inquiétude; son comique est doublé de désespoir à la Salacrou.
Jean-Jacques GAUTIER, Le Figaro, 9 janvier 1953.
Ainsi la comédie d'Armand Salacrou fait naître dans le spectateur un rire qui
n'est pas sans angoisse. Il y a en elle une sorte d'atrocité.
Thierry MAULNIER, Combat, 9 janvier 1953.
Salacrou fait semblant de plaisanter. Mais je vois bien qu'il est sérieux et que son
optimisme nous atteint plus loin que dans la région du rire. Car il profite de son
renversement pour, mettre en accusation les coutumes reçues, les habitudes de
l'homme.
R. LAPORTE, Journal du Dimahche, I janvier 1953.BULLETIN DE MARS 1953
SÉRIE NOIRE
ARD (William) JOURNAL D'UNE SAUTERELLE
N° 151. Traduit de l'américain par J. G. Marquet.
II est invraisemblable que la disparition du journal intime d'une gamine de
dixhuit ans puisse mettre à jour de telles turpitudes.
« Sottes histoires enfantines! » répète le père de Diane à Tim Dane, en le
chargeant de reprendre le petit carnet au valet porto-ricain qui l'a volé. « Rien de
sérieux! »
Mais alors pourquoi offre-t-il dix mille dollars au voleur?
« Non, ce ne sont pas des rêves, c'est la réalité! » insiste la petite Diane Rebow.
Et son affolement semble bien une preuve de sa sincérité.
En tout cas, Timothy Dane n'aurait jamais pu s'attendre à cette descente aux
enfers qui commence dans une boîte de Harlem pour se terminer à la résidenc'e
personnelle du Gouverneur.
Il aurait encore moins pu prévoir ces divers meurtres et enlèvements qui se
produisent en cascades, ni penser qu'il se verrait barrer la route par une police
aussi étrangement incompréhensive.
CLARKE (Donald Henderson) BERETTI PAS MORT
.N° 153. Traduit de l'américain par Minnie Danzas.
C'est toujours risqué de fréquenter les truands, explique à son fils Lewis
Barrett, ex-Louis Beretti, ex-bootlegger et ex-truand. Mais le danger est plus
grand encore quand on traverse une rue, ou quand on glisse sur une savonnette
en prenant son bain. Maintenant, ne t'avise jamais de te mêler de leur bizness,
et surtout méfie-toi de leurs poules.
Mais, digne fils d'un tel père, Dan Barrett ne craint pas de jouer avec le feu. Et
les flammes jaillissent. Et ça fait du vilain. Et on appelle papa à la rescousse.
Alors papa, oubliant sa respectabilité nouvellement acquise, retrousse ses
manches, fonce dans le tas et sauve les meubles.
Beretti pas mort!
STEWART (Terry) LA SOUPE A LA GRIMACE.
N° 152.
La jungle.
La vraie jungle, étouffante, pluvieuse, boueuse, où dans une brume collante
grouillent des êtres qui ne sont plus des hommes, pas encore des fantômes, mais
en qui se déchaîne une sauvagerie que les fauves ne connaissent point.
Désirs exaspérés, lucre, abêtissement, ivrognerie, voilà pour l'atmosphère.
Plus les femmes, et l'or.
Embusquée derrière les noirs squelettes des arbres, au détour de chaque galerie
de mine, dans le sac d'une femme, la boîte à outils d'un contremaître, la trousse
d'un médecin ou les yeux impassibles d'un Indien, la mort guette, attend son
heure.
Pas longtemps.
LE RAYON FANTASTIQUE
VAN VOGT (A. E.) LE MONDE DES A
Nous voici dans un monde en fin de compte uni et gouverné incroyable mais
vrai à la perfection. Mais par une gigantesque Machine à Penser! Infaillible,
puisqu'armée de tout ce que sait l'homme. Et d'autant plus odieuse, pour certains
assoiffés du pouvoir absolu. Ils détraquent la Machine, ils vont livrer la Terre au
Napoléon des planètes. C'est alors qu'entre en jeu sur l'échiquier des mondes
(seul contre quel Empire!) l'un des mystérieux « A ». Surhumanisé par une culture
physique et psychique intensive de l'appareil nerveux, l'homme nouveau
pourrat-il sauver la Terre ?t