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La Nouvelle Revue Française N' 107 (Novembre 1961)

De
208 pages
Jean Grenier, La Ville des morts
Marcel Jouhandeau, Journaliers (IX)
Pierre Jean Jouve, Sur Lulu
Marguerite Yourcenar, Agrippa d'Aubigné
René de Solier, Peine perdue (I)
Jacques Chessex, La Tęte ouverte
Chroniques :
Saint-John Perse, Hommage ŕ la mémoire de Rabindranath Tagore
Mircea Eliade, Note pour un humanisme
Serge Doubrovsky, Jean-Paul Sartre et le mythe de la Raison dialectique (Fin)
Michel Deguy, Contre Weber
Claude Roy, Un mois au théâtre
Claude Ollier, Ce soir ŕ Marienbad (Fin)
Notes : la poésie :
Dominique Aury, Roger Allard
Pierre Oster, L'été sans fin, par Lucien Becker (Éditions de Chaumeane)
Notes : littérature et essais :
Roger Judrin, Les grands rôles du théâtre de Moličre, par Maurice Descotes (P. U. F.)
Willy de Spens, Cur double, par Marcel Schwob (Gallimard)
Jean Guérin, Théâtre complet, de Georges Courteline (Flammarion)
Notes : le roman :
André Dalmas, L'Orange bleue, par Yassu Gauclčre (Gallimard)
Michel Deguy, La Cassure, par Jean-Pierre Faye (Le Seuil)
Hubert Lucot, Le Parc, par Philippe Sollers (Le Seuil)
Philippe Beaussant, La Distribution, par Marc Saporta (Gallimard) - La Quęte, par Marc Saporta (Le Seuil)
Notes : la musique :
André Boucourechliev, Olivier Messiaen aux festivals de Darmstadt et de Besançon
Notes : lectures :
Willy de Spens, Le Cardinal de Virginie, par Marcel Schneider (Albin Michel)
Denis Périer, La Balle au bond, par Claude Michel Cluny (Denoël)
Robert André, Romans-éclairs, par Bernard Teyssčdre (Grasset)
Denis Périer, Le Temps des enchanteurs, par Manučle Peyrol (Gallimard) - Le Monologue passionné, par Véronique Valcault (Julliard)
Jean Lebrau, Tel fut Hitler, par Henri-Amédée Sabarthez (Pax)
Philippe Jaccottet, Chronique du guet, par Alexandre Voisard (Mercure de France)
Les revues :
Albert Camus - Jean Guérin, Les Ťcarnetsť d'Albert Camus
Jean Guérin - Vincent Muselli, Sur Vincent Muselli
Jean Guérin, Une revue du suspens - Divers
Le temps, comme il passe :
André Pieyre de Mandiargues, Ŕ Salamanque
Jean-Michel Frank, Toute la nuit j'écoute
Willy de Spens, Des Précieux aux surréalistes
Robert Levesque, Les Ruines
Le mois :
Gérard Genette, Une exposition d'avant-garde
Stephen Jourdain, Tout remue
Roger Judrin, Entendement et volonté
Marcel Troulay, Bristols
Michel Deguy, En relisant Le Chant du bienheureux
Jean Lebrau, Brindilles
Willy de Spens, Une si lugubre petite plage
Textes :
Yves Régnier, Tombeau de Younous Emré
Younous Emré, Počmes [mystiques]
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
I,AVIIXEDESMORTS
Lorsquej'enailetemps,ouplutôtl'envie,jemedirige ducôtéduMokettam.C'estunplateaurocheuxqui domineLeCaire.Abruptducôtédel'Ouest,ildescend enpentedouceducôtéduLevant.C'estpar-làque s'étendlaVilledesMorts,unevillecommeonn'en connaîtpasailleurs.Lelongducheminquiserpente sesuccèdentdes maisonsentouréesd'unterrainqui comprendàlafoisunecouretunjardin.Cesmaisons nepossèdentqu'unegrandepièce,rarementplus,au rez-de-chaussée;parfoisunepetitepièceàunentresol, quisertaugardien.Lagrandepièceestréservéeau mortetc'estaussiunlieuderéunionpourlafamille auxanniversairesetauxfêtes.Lerestedutemps, legardienveilleàcequetoutsoittenuenordredans cettemaison queriennetroubleàl'ordinaire.Onse demandesilaviedecegardienestenviable.Oui, esttentédesedirelevoyageurquisefatiguepour arriveràunbutquireculedevantluietquivoudrait biensefixer,luiaussi. Jenepensepasqu'ilpuisseyavoirdevieplus monotonequecelledecegardien;sinon«l'existence»
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
decemortsurlequelilveilleetàlaplacedequiil voudraitêtre.Jemerappelaiscequej'avaisentendu diredel'Egypteancienne,cepaysvouéàlamortet pourquilavienecomptaitpasparcequetropfugitive. Mieuxinformé,jemesuisrenducompted'uneerreur capitaleceshommesdel'époquepharaoniqueaimaient danslamortlavie.Ilspréparaienttoutpourvivre danslaplénitudedecequecemotcomporte.Dans cetteviedéfinitiveilsdevaientjouirduconfortetdu luxedontilsavaientétéprivésoudontilsn'avaient euqu'unejouissancetropbrève.«Lavilledesmorts» devraitdoncêtreappeléelavilledesvraisvivants, deceuxquisontsûrsdenepasmourir.L'Islamarecueillirl'héritagedel'Egypteantiqueàcetégard. Sansquoilesfamillesseseraientcontentéesdeces tombesdiscrètesquiconsistentenunedalle,ou encoreplussimplementdepierresfichéesverticalement enterre.Sidoncl'onabâtidesmaisons,c'estparce qu'onpensaitabriteruneviequidureraitlongtemps onabâti«endur».Cesmaisonsn'ontmalheureusement pasladécorationintérieuredeshypogéesdeSakkarah, lesscènesreprésentéesnesontpasautrechoseque desscènesdelaviequotidienne,tellesqu'ellesdoivent seréaliserlachasse,lapêche,lapromenade,lefestin. Lesserviteurssontrassembléssurcestableauxanimés pourquelemaîtresoitsûrdenepassetrouverau dépourvu.Laviefutureprolongelavieprésente,c'est lavraieviedontcelle-cin'estqueleprésageàpeine valableenlui-même. Unécrivainnietzschéenaditquelejourleshommes descivilisationsancienness'apercevront,enperdantleur foi,qu'ilsn'ontqu'unevieàvivre,lavieactuelle,un changementtotalseferadansleursactions.Ilsnesup-porterontplusd'êtredupésparleurreligionquiles faitpatienterdansunespoirfallacieuxderécompense ouunecraintenonmoinsfallacieusedechâtiment.Ils
LAVILLEDESMORTS
nevivrontquepourépuiserleursoifdelavieterrestre. Cetteprédictionnes'estguèreréalisée.L'horizona cesséd'êtrelemêmepourbeaucoupd'hommes,ilsont continuédevivrelesyeuxfixéssurl'horizon. DéjàlepromeneurdelaVilledesMortspeutse demanderparquelleaberrationlesvivantsontconsenti àsedépouillerpourconstruireetentretenirdesdemeures d'hommesquin'ontplusriendecommunaveceux. Ilneréfléchitpasàcequ'ilavudanssonpaysles tombessoignéesetfleuries,lesmonumentsfunéraires, les«chapelles»élevéesparlesfamillespouryabriter lesleursetquisontdevéritablespetitesmaisons. Est-cequelà-dedansiln'ya paslesentiment d'une véritablecommunauté?Acoupsûr,oui.Ielienentre ceuxquivoientlesoleiletceuxquiontgagnéleroyaume desombresestbeaucoupplusfortqu'onnecroirait chezceuxmêmesquinecroientpasàlaviefuture ouqui,ycroyant,n'ypensentjamaisetagissentcomme sic'étaitunechimère. Pourtantlarévoltedevraitgrandirchezlesincré-dulesquiprennentconsciencedeleurincrédulité.Le souvenirqu'ilsgardentdeladisparitiondeleursparents n'estqu'amertume.Etl'espoirqu'ilsontpoureux-mêmesesttoutterrestre.Jeconstateaucontraireavec stupéfactionqu'ilsgardentlesmêmessentiments qu'avantleurpassageàlanégationdélibérée.Ils mangent,s'amusent,travaillentniplusni moinsaprès qu'avant.Ilsontdel'ambition,etcelasecomprend puisquecettevieestlaseule,maiscetteambition n'estpaslimitéecommeelledevraitl'êtreauxlimites probablesdeleurvie,elleestdémesurée.Ondiraitque lavieéternelleadéteintsurlavieprésenteetquecelle-ciestchargéedela remplacer.L'entrepriseestabsurde. C'estl'épicurismequidevraitl'emporter.Maisles hommessontinsatiables.Leurcalculn'estpasbon puisqu'ilsnepourrontpasprofiterdecequ'ilsont
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE gagnéavectantdepeine.Peunombreuxsontceux quivoientleslimitesdeleuractionetquientiennent compte. Cesréflexionsquem'inspiraitlaVilledesMorts reposaientsurunesuppositioncellequelesindigènes chargésdeveilleraureposde ceuxquin'ontplusà craindred'êtredérangésétaientdeshommesqui déjàgoûtaientleseauxduI^éthé.Or,sij'observe bien,jem'aperçoisqueceshommessontpareilsaux autresilsmènentunevierelativementaussiagitée quelanôtre.Jedisrelativement;commelavied'une vieillefemmed'unvillagepeutêtreaussiinquièteque celled'unhommed'affairesdelacapitale.Ilsnerestent pasdanslapetitepiècequileurestménagée,durant toutlejourettoutelanuit.Ilfautbienqu'ilsaillent auxprovisions,qu'ilsfréquententleursamis,qu'ils apprennentlesnouvellesetlescommententaucafé, enfinqu'ilsviventJecroismêmequ'ilsn'habitent pascesdemeuresdontilssontlesportiers.Nous noustromponsbeaucoupsurlesmœursdesétrangers, leurprêtantuneréalitédontilsn'ontquel'apparence. Sinousétionsàleurplace,nousaurionslemêmerespect théoriquepournostraditionsetlamêmelibertéd'allure enpratique.Nousavonslul'Évangile,qu'enavons-noustiré?Nouspassonsindifférentsdevantdestemples aufrontondesquelsestinscritDieuestamour(ou plutôtGodisLove)etquirésonnentdeprédications surlethèmeAimez-vouslesunslesautres. Bref,quecesoitlesentimentdel'amouroucelui dudestinquiprétenderégirnotreconduite,nous sommesàégalitédansnotremanièredenouscomporte^ cequin'empêchequelesdifférencessoientéclatantes danslesmœurs.Etcesontlesmœursquidissimulent laconduite. QuandjemepromènedanslaVilledesMorts,je suissensibleauxdifférencesdemœurs;j'inclineà
LAVILLEDESMORTS
lesjugerirréductibles;j'admetsdifficilementcelles quiconsistentàfairepasserlamortavantlavie, lesmortsavantlesvivants,etpourquoi?C'estparce quejenecroispasassezenlaviefuture,parcequeje nel'imaginepas,parcequej'aiunehorreuranimale delafindecettevie-ci,etpourtoutessortesderaisons enfinquinedevraientpasvaloir.C'estcelaquim'arrête. Etjesupposequ'ilenestainsipourtoutlemonde.
Pourdesraisonsdiamétralementopposéesàcellesqui viennentàl'espritdesEuropéensincrédulesoutroublés, lesmonumentsfunérairesdelaVilledesMorts(dénommée enarabeQarafa)sontblâmésparlesthéologiensrigo-ristesdel'Islam.Silecorpsestdestinéàdevenirpous-sière,àquoibonbâtirpourluiunemaisonquiparfois estunpetitpalais?Toutaupluspourrait-onsurmon-terlasépulturedeplusieurspierrescommeonlefait dansledésert poursignalerqu'uncorpsaétéinhumé. oudisposerunecoupedepierrequirecevraitl'eau ducieletabreuveraitlesoiseaux,actecharitablevis-à-visd'êtresvivantsenmémoired'unmort?Aquoi bonaussicesjardinspourlesquelsilfautconstruire desaqueducs?Nilecorpsn'enaplusbesoinni l'âme. Quel'ondoutedelasurvieouqu'onycroie,l'on aboutitdoncàlamêmeconclusionceshabitations posthumesnesejustifientpas.Ellesnes'expliquent quedanslaperspectivedecesChamps-Elysées,vision vaguedesGrecsettrèspositiveetprécisedesÉgyp-tiens,prolongationdelavieactuellesousuneforme meilleure. Cen'estpasunmauvaisalimentpourcetteespèce demensongesicaptivantqu'estlapoésie.Auxlimites dedeuxmondes,àcesfrontièresaussifluctuantesque
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
possible,leshommesontinventéuntroisièmemonde, composédephantasmes,àlacréationduquelont participédesespritsaussivigoureuxquePlatonet Dante.Cesaffabulationsdevraientfairehorreuréga-lementauxcroyantsetauxincrédules.C'estneprendre ausérieuxnileCielnilaTerrequedeselaisserbercer parcesmythes.Maissinouslesprenonspourtels nousn'yvoyonsquedesagrémentscesontdesthèmes favorablesauxrêveriesd'unpromeneursolitaire etl'oncomprendmême quecertainsveuillentpro-longercetétatl'hommesortquelquepeudelui-mêmeendemandantàêtreenseveliauprèsde ceux quiontsul'exprimerlemieux.Commecemystique sévillandontparleMassignonetqui,ayantmené «uneviedure,defoinue»,avouluêtreenterréicipour participerparl'extaseaux«étatsdesmorts,desbien-heureuxetdessuppliciés»abolissantainsicet écartinsupportablequiexisteentrelapenséequ'ona etlaviequ'onmèneoucommecetteprincesse turquequisouhaitaitreposerauprèsdusigrandlyrique etmystiqueIbnalFariddontl'ÉlogeduVin,traduit parDermenghem,exprimeavectantd'éclatlasoif d'absolu.
Poursuivantmamarcheàtraverslescollinespelées quis'étendentàl'estduMokettam,j'arriveàdes mosquéescélèbres,richementornées,quicontiennent lestombesdesMamelouksetdesCalifes.Cesontles vestigesdeladominationturque,commelacitadelle quisurplombelavieilleville.J'ailul'histoiredecette longuedominationquin'apascessédepuissilongtemps (unsiècle,c'estpeuenEgypte).Jen'enaipasretenu grand-chose.Leslieuxmetouchentplusquelesdates, oubienjenepuisretenirunfaithistoriquequesije
LAVIU,EDESMORTS levoisinscritdansunsiteetcommémoré.Encoreles monumentsmefont-ilsmoinsd'impressionqueles paysageslesencadrementsdeciel,deterreoud'eau serefermenttrèsvitesurlestableauxqu'ilsontenca-drésunmomentetlesengloutissent. Cesmosquéessemblentêtreabandonnées. Elles nelesontpas;ellessedégradentpeuàpeuets'har-monisentdeplusenplusaveclessablesquilesentou-rent.Quandjeparledesable,jeferaismieuxdedire terrepeléeetcomposéedecouchesdebriques,de pierres,etc.Lesoladû s'exhaussercombiendefois? Jesuisallésouventmepromenerdel'autrecôté duMokettam,danslaplainequis'étendjusqu'auNil. gisentlesrestesdeFostat,lacapitalequiaprécédé LeCaire.Surungrandpérimètrelesruiness'étendent, quirarementdépassentlahauteurd'unhomme.Tout yestbriquesetpoteries.Lesmurs,lesmeublesetles ustensilessemblentavoirétéfaitsdelamêmematière, quiestsimplementdel'argile.Descentainesdemilliers decruches,devasesdetoutessortesjonchentlesol. Beaucoupdepoussièrevégétale,animaleethumaine doits'ymêler,etjemerappellecequeditlepoète arabe1«Passedoucementsurcetteterrequiestfaite d'ossementsdeceuxquiontvécuavanttoi.Sais-tu surquoitumarchesimprudemment?»Etc'est vraiqu'ilyaunretouràlaTerrenatale;nousnepen-sonsjamaisqu'ànotreéclosionhorsdecetteTerre, nousadmettonsquelecomposépuissenaîtredusimple. Orcequiapparaîtsimple sousnospasn'est-ilpas décomposition?Jevoiscesbeauxcorpsquisetenaient deboutréduitsenquelquechosed'impalpableetfor-mantlapoussièredéplacéeparlevent. AupiedduMokettam,jeconnaisunautreendroit j'aimeàaller.Ilsetrouvenonloindelaforêtpétri-
i.Abou'alaelmaari.
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
fiée,ceplateaud'oùémergentd'énormestroncsde palmiersetdebambous recouvertsd'unematièresili-ceuse,etquitendentleursbrasversleciel.Lesoly estcalcaireetcomposédemilliardsdecoquillesdans lesquellesj'aireconnudesoursins,deshuîtres,toutes sortesd'animauxmarinsaujourd'huiréduitsàl'état desquelettes. Dansuneanfractuositédeceplateausecachele couventdesBektachis,communautédederviches albanaisquis'yétablitilyaenvironsixcentsans. Uneprofondecavernes'enfonceauflancdeshauteurs etfaitcroirequ'on estàmillelieuesdumondehabité. Devantlecouventlui-mêmes'étenduneterrassed'où l'ondécouvreleNil quidéroulesoncoursmajestueux piquetédevoileslatinesetbaignelesgigantesques trianglesformésparlesPyramidesdeGizeh.Avotre droitelesminaretsduCairesepressentenfoule.Je neregardepasdececôté-là,maisdroitdevantmoi, ducôtédudésert.J'aitoujoursaiméetjenesuis pasleseulcesvuesdegrandspaysagesextrêmement étendusquel'onpeutavoiràpartird'unsiteextrê-mementresserréetquimarientlesingulieravecl'uni-verselcommesinouspouvionscirconscrirelagrandeur etlatenirenferméedanslamain. Aucrépusculeunevapeurroseetimperceptible s'élèveau-dessusdelavallée;ellesemêleàlapous-sièredelaville;elledécomposelebleuducielenmille teintesdontladiversitéravitl'œil.C'estunefête paisibleetsilencieusequiprécède laprocessiondes étoilesetlesrumeursdelanuit.Jemedemandaisà quoiavaitservimajournéesinonàenarriverlà,à cepointd'orguequ'ilnetenaitpasàmoide nepas laisserdurerindéfinimentetj'éprouvaisenm'en allantlesentimentd'unmanqueetsurtoutd'unpéché jefaisaisuneperteetc'étaitparmafaute,jedésertais monpostecommelasentinelleoubliéequittelesien