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La Nouvelle Revue Française N' 109 (Janvier 1962)

De
200 pages
Albert Camus, Carnets
Édith Boissonnas, Mue
Marcel Jouhandeau, Journaliers (X)
Georges Friedmann, Le Travail aujourd'hui et demain (Fin)
Michel Butor - Henri Pousseur, Votre Faust
Chroniques :
Roger Judrin, D'une effrayante nudité
Jean Duvignaud, Les filles des dieux
André Pieyre de Mandiargues, Poésie mexicaine
Claude Roy, La Ťprudente bontéť de B. B.
Claude Ollier, Cinéma et vérité
Notes : les essais :
Henry Amer, Le Monde souterrain, par Jean-Pierre Bayard (Flammarion)
Michel Foucault, Hölderlin et la Question du Pčre, par Jean Laplanche (Robert Laffont)
Robert André, Éclaircissements, par Henri Guillemin (Gallimard)
Robert Abirached, Victor Segalen, par Henry Bouillier (Mercure de France)
André Miguel, Un voyageur solitaire est un diable, par Henry de Montherlant (Gallimard)
Philippe de Saint-Robert, L'avenir du capitalisme, par Robert Fossaert (Le Seuil)
Bernard Cazes, La Civilisation américaine, par Max Lerner (Le Seuil)
Notes : les romans :
Jacques Chessex, Pierre qui roule, par Marc Michel (Gallimard)
Willy de Spens, Les Saints Innocents, par Jacques Serguine (Gallimard)
Dominique Aury, Perdre la demeure, par Pham Van Ky (Gallimard)
Jacques Chessex, L'Équilibre, par André Miguel (Gallimard)
Robert André, Les Blés, par Roger Bordier (Calmann-Lévy)
Notes : lettres étrangčres :
Roger Judrin, Nouvelles, par J.-D. Salinger (Robert Laffont)
René Micha, Le Ciel s'est écroulé, par Lorenza Mazetti (Julliard)
Notes : les arts :
René de Solier, Rabindranath Tagore (Bibliothčque Nationale) - Charles Meryon (Bibliothčque nationale, galerie Mansart) - Robert Delaunay (Galerie XXe sičcle) - Max Ernst (Galerie Le Point Cardinal) - Henry Moore (Akademie der Künste, Berlin) - Tapičs (Galerie Stadler)
Notes : lectures :
Pierre Oster, Les Belles Heures de Flandres, par Liliane Wouters (Seghers)
Denis Périer, Vie et mort d'un amour, par Marc Beigbeder (Les Paragraphes littéraires de Paris)
Philippe Jaccottet, L'Avant-saison, par Pierre Étienne (Taizé)
Jean Guérin, Ma civilisation, par Gilbert Lély (J.-J. Pauvert)
Denis Périer, Entre parenthčses, par Thyde Monnier (Grasset)
Jacques Chessex, Les dentelles de la guerre, par Jean Dubacq (Grasset)
Willy de Spens, Cajou, par Michčle Lacrosil (Gallimard)
Denis Périer, Les Dames, par Yves Jouarre (Gallimard)
André Miguel, Les Plaisirs infinis, par Jean Chalon (Le Seuil)
Jean Guérin, Le Pont des Arts, par Albert Vidalie (Denoël) - Entretiens avec Francis Crémieux, par D. H. Kahnweiler (Gallimard)
Denis Périer, L'il de Matta, par Emilio Villa (L'Attico)
Revues et divers :
J. Guérin, Extrait d'un Mémorial
A. Berne-Joffroy, Situation de Groethuysen
J. Guérin, Ŕ propos de Médiations - [Divers]
Le temps, comme il passe :
J. Grosjean, Chronique d'avant
R. Nimier, Un mariage
J.-P. Delamotte, Aperçus
Le mois :
M. Deguy, Reprise du Partage
J. Lebrau, Brindilles
J.-P. Spellman, Séparation
J. Boucher de Perthes, Petit glossaire
R. André, Le tombeau de Sainte-Claire ŕ Assise
Textes
J. Joyce, Lettres
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LA
REVUE
NOUVELLE
FRANÇAISE
CARNETS
De1935àsamort,AlbertCamusatenu,defaçonassez irrégulière,cequ'ilestconvenud'appeler,selonuneexpression desonchoix,sescarnets.Pourlapériodequivade1935à décembre1953,ilavaitlui-mêmeprocédé,en1954,autride cequ'ilcomptaitréserveràlapublication,aumoment quilui paraîtraitopportun.Cetensembledenotesestrassembléen septcahiers,quiserontprochainementpubliéslesfragments ci-dessoussontextraitsdestroispremierscahiers. Ilnes'agitnullementd'unjournal,mais,sij'osedire,d'une sortedefourre-toutintellectueletlittérairenotesdevoyage oudelecture,citations,réflexionssurl'art,laphilosophie,plus rarementsurlapolitique;croquisprissurlevif,dialogues saisisauvoldanslarueoudansletrain;projetsderomansou depièces,plansdetravail,schémaspourquelqueoeuvreen gestationetjusqu'àdespagesentièresderomanoudesébauches descènesthéâtrales.D'unecertainefaçon,Camusseconsti-tuaitainsiunevéritableréservededétailsvécus,dethèmes etd'idéespourdesœuvresàvenir.Lesquelquesnotesqueje mesuispermisd'ajouterautexten'ontd'autrebutquede préciser,quandfairesepouvait,lestemps,leslieux,oul'utili-sation futuredesfragmentschoisis. Onnes'étonnerapasdenetrouverdanslesCarnetsque fortpeud'allusionsàlaviedeCamuslui-mêmequ'ils'agît delapolitiqueàlaquelle,de1935à1940,ils'étaittrouvé mêlécommemilitantoucommejournalisteouplustard delaRésistance,qu'ils'agîtduthéâtre,ThéâtreduTravailou del'Équipeauquelildonnaitalorslemeilleurdesesforces, Camusneparlaitguèredecequ'ilvivait.Maisseslectures,ses réflexionsousesprojetslittérairesnesont-ilspasautantde confidencessurl'hommeetl'artistequ'ilfut? ROGERQUIUJOT 1
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
1935
Grenier1nousnousmésestimonstoujours.Mais pauvreté,maladie,solitudenousprenonsconscience denotre éternité.«Ilfautqu'onnouspoussedansnos derniersretranchements.» C'estexactementcela,niplus,nimoins.
Vanitédumotexpérience.L'expériencen'estpas expérimentale.Onnelaprovoquepas.Onlasubit. Plutôtpatiencequ'expérience.Nouspatientonsplu-tôtnouspâtissons. Toutepratiqueausortirdel'expérience,onn'est passavant,onestexpert.Maisenquoi?
Deuxamiesl'uneetl'autretrèsmalades.Mais l'une,desnerfsune résurrectionesttoujourspossible. L'autretuberculoseavancée.Aucunespoir. Unaprès-midi.Latuberculeuseauchevetdesonamie. Celle-ci Vois-tu,jusqu'ici,etmêmedansmespirescrises, quelquechosemerestait.Unespoirdevietrèstenace. Aujourd'huiilmesemblequ'iln'yaplusrienàespérer. Jesuissilassequ'ilmesemblequejenemerelèverai jamais. Alors,l'autre,unéclairdejoiesauvagedanslesyeux, etluiprenantlamain«Ohnousferonslegrand voyageensemble.» Lesmêmeslatuberculeusemourante,l'autre presqueguérie.ElleapourcelafaitunvoyageenFrance pouressayerunenouvelleméthode. Etl'autreleluireproche.Elleluireprocheapparem-mentdel'avoirabandonnée.Auvrai,ellesouffrede
i.JeanGrenier,ancienprofesseurdeCamus,etl'undesesmeil-leursamis,bienconnudeslecteursdelaN.R.F.
CARNETS
lavoirguérie.Elleavaiteucetespoirfoude nepas mourirseuled'entraîneravecellesonamielaplus chère.Ellevamourirseule.Etdelesavoirnourritson amitiéd'unehaineterrible.
Cield'orageenaoût.Soufflesbrûlants.Nuagesnoirs. Al'estpourtant,unebandebleue,délicate,transpa-rente.Impossibledelaregarder.Saprésenceestune gênepourlesyeuxetpourl'âme.C'estquelabeauté estinsupportable.Ellenousdésespère,éternité d'une minutequenousvoudrionspourtantétirertoutle longdutemps.
Ilestàsonaisedanslasincérité.Trèsrare.
Importantaussilethèmedelacomédie.Cequinous sauvedenospiresdouleurs,c'estcesentimentd'être abandonnéetseul,maispasassezseulcependantpour que«lesautres»nenous«considèrent»pasdansnotre malheur.C'estdanscesensquenosminutesdebonheur sontparfoiscelleslesentimentdenotreabandon nousgonfleetnoussoulèvedansunetristessesansfin. Danscesensaussiquelebonheursouventn'estquele sentimentapitoyédenotremalheur. FrappantchezlespauvresDieuamislacomplai-sance àcôtédudésespoircommeleremèdeàcôtédu mal.
Jeune,jedemandaisauxêtresplusqu'ilsnepouvaient donneruneamitiécontinuelle,uneémotionperma-nente. Jesaisleurdemandermaintenantmoinsqu'ilsne peuventdonnerunecompagniesansphrases.Etleurs émotions,leuramitié,leursgestesnoblesgardentà mesyeuxleurvaleurentièredemiracleunentier effetdelagrâce.
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE .Ilsavaientdéjàtropbuetvoulaientmanger. Maisc'étaitsoirderéveillonetiln'yavaitplusde places.Éconduits,ilsavaientinsisté.Onlesavaitmis àlaporte.Acemoment,ilsavaientfrappéàcoupsde piedlapatronnequiétaitenceinte.Etlepatron,un frêlejeunehommeblond,avaitprisunearmeetfait feu.Laballes'étaitlogéedanslatempedroitede l'homme.C'étaitsurlaplaiequelatêtes'étaitretournée etreposaitmaintenant.Ivred'alcooletd'effroi,son amis'étaitmisàdanserautourducorps. I/aventureétaitsimpleets'achèveraitdemainpar unarticledujournal.Mais,pourl'instant,danscecoin reculéduquartier,lalumièreraresurlepavégrasde pluiesrécentes,leslongsglissements mouillésdesautos, l'arrivéeespacéedetramwayssonoresetilluminés, donnaientunreliefinquiétantàcettescèned'unautre mondeimagedoucereuseetinsistantedecequartier quandlafindujourpeupled'ombressesruesquand, plutôt,uneseule ombre,anonyme,signaléeparunsourd piétinementetunbruitconfusdevoix,surgitparfois, inondéedegloiresanglante,danslalumièrerouged'un globedepharmacie.
1936
AuxBaléaresL'étéfasse. Cequifaitleprixduvoyage,c'estlapeur.C'estqu'à uncertainmoment,siloindenotrepays,denotre langue(unjournalfrançaisdevientd'unprixinesti-mable.Etcesheuresdusoirdanslescafésl'oncherche àtoucherducouded'autreshommes),unevaguepeur noussaisit,etundésirinstinctifderegagnerl'abrides vieilleshabitudes.C'estleplusclairapportduvoyage. Acemoment-là,noussommesfébrilesmaisporeux. Lemoindrechocnousébranlejusqu'aufonddel'être. Qu'unecascadedelumièreserencontre,l'éternitéest
CARNETS
là.C'estpourquoiilnefautpasdirequ'onvoyage poursonplaisir.Iln'ya pasdeplaisiràvoyager.J'y verraisplutôtuneascèse.C'estpoursaculturequ'on voyagesil'onentendparculturel'exercicedenotre sensleplusintimequiestceluidel'éternité.Leplaisir nousécartedenous-mêmecommeledivertissement dePascaléloignedeDieu.Levoyage,quiestcomme uneplusgrandeetplusgravescience,nousyramène.
1937 JuilletJoueur. 1 Révolution,gloire,amouretmort.Quemefaitcela auprixdecequelquechoseenmoi,sigraveetsivrai. Etquoi? Celourdcheminementdelarmes,dit-il,quifait toutmongoûtdelamort.
Juillet37. L'aventurier2.A lesentimentnetqu'iln'yaplusrien àfaireenart.Riendegrandounouveaun'estpossible danscettecultured'Occidentdumoins.Ilneresteque l'action.Maisquiporteunegrandeâmen'entreradans cetteactionqu'avecdésespoir.
Femmesdanslarue.Labêtechaudedudésirqu'on portelovéeaucreuxdesreinsetquiremueavecune douceurfarouche.
Août. SurlechemindePariscettefièvrequibataux tempes,l'abandonsingulieretsoudaindumondeet deshommes.Luttercontresoncorps.Surmonbanc,
i.Ils'agitd'unprojetderoman. 2.Vraisemblablementunpersonnagedumêmeroman.
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE danslevent,vidéetcreuséparl'intérieur,jepensais toutle'tempsàK.Mansfield,àcettelonguehistoire tendreetdouloureused'unelutteaveclamaladie. Cequim'attenddanslesAlpes1c'est;aveclasolitude etl'idéequejeseraipourmesoigner,laconscience demamaladie.
22septembre. LaMortheureuse2.Voyez-vous,Claire,c'estassez difficileàexpliquer.Iln'yaqu'unequestionsavoir cequ'onvaut.Maispourça,ilfautlaisserSocratede côté.Pourseconnaître,ilfautagir,cequineveut pasdirequ'onpuissesedéfinir.Lecultedumoi Laissez-moirire.Quelmoietquellepersonnalité? Quandjeregardemavieetsacouleursecrète,c'esten moicommeuntremblementdelarmes.Jesuisaussibien ceslèvresquej'aibaiséesquecesnuitsdela«maison devantlemonde»,cetenfantpauvrequecettefoliede vivreetd'ambitionquim'emporteà certainsmoments. Beaucoupquimeconnaissentnemereconnaissentpasà certainesheures.Etmoijemesenspartoutsemblable àcetteimageinhumainedumondequiestmaproprevie. Oui,ditClaire,vousjouezsurdeuxplansàlafois. Sansdoute.Maisquandj'avaisvingtans,je disaiscommetoutlemondeque laviepouvaitêtreune comédie,etc.Maiscen'estpasçaquejeveuxdire. Plusieursvies,plusieursplans,certes.Maisquand l'acteurestsurscène,laconventionestacceptée. Non,Claire,noussavonsbienquec'estsérieux,ilya quelquechosequinousledit. Pourquoi?ditClaire.
i.CamusétaitpartipourEmbrun,ildevaitsesoignerunmois durantdansunemaisondesantéuneactivitéexcessiveavait compromisunéquilibrepulmonaireprécaire. 2.Titred'unromanécritentre1935et1937etqueCamusrenonça àpublier.Letextequisuitestunfragmentdeceroman.
CARNETS
Parceque,sil'acteurjouàitsanssavoirqu'iljoue unepièce,alorsseslarmesseraientdeslarmesetsa vieseraitunevie.Etchaquefoisque jesongeàce cheminementdedouleuretdejoieenmoi,jesaisbien, etavecquelemportement,quelapartiequejejoueest laplussérieuseetlaplusexaltantedetoutes. «Etmoi,jeveuxêtre cetacteurparfait.Jememoque demapersonnalitéetn'aiquefairedelacultiver.Je veuxêtrecequema viemefaitetnonfairedemavie uneexpérience.C'estmoil'expérienceetc'estlavie quimefaçonneetmedirige.Sij'avaisassezdeforce etdepatience,jesaisbienàqueldegrédeparfaite impersonnalitéj'arriverais,jusqu'àquellepousséede néantactifmesforcespourraientaller.Cequim'a toujoursarrêté,c'estmavanitépersonnelle.Aujourd'hui, jecomprendsqu'agir,aimeretsouffrir,c'estvivreen effet,maisc'estvivredanslamesurec'estêtre transparentetacceptersondestincommelereflet uniqued'unarc-en-cieldejoiesetdepassions. Laroute,etc. Maispourcelailfautdutemps,j'aidutempsmain-tenant. ClairelongtempssilencieuseregardaPatrice1enface etditlentement Beaucoupdedouleursattendentceuxquivous aiment. Patriceseleva,quelquechosededésespérédansle regard,etditviolemment I,'amourqu'onmeportenem'obligeàrien. C'estvrai,ditClaire.Maisjeconstatais.(Vous resterezseul,unjour.)
20octobre. L'exigencedubonheuretsarecherchepatiente.Il i.PatriceMersault, personnagecentraldeLaMortheureuse, quiléguerasonnomàunelettreprèsauhérosdeL'Étranger.
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE n'yapasdenécessitéàexilerunemélancolie,maisil yenauneàdétruireennouscegoûtdudifficileetdu fatal.Êtreheureuxavecsesamis,enaccordavecle monde,etgagnersonbonheurensuivantunevoiequi pourtantmèneàlamort. «Voustremblerezdevantlamort.» «Oui,maisjen'aurairienmanquédecequifait toutemamissionetc'estdevivre.»Nepasconsentir àlaconventionetauxheuresdebureau.Nepasrenon-cer.Nejamaisrenoncer exigertoujoursplus.Mais êtrelucidemêmependantcesheuresdebureau.Aspirer àlanuditénousrejettelemonde,sitôtquenous sommesseulsdevantlui.Maissurtout,pourêtre,ne paschercheràparaître.
21octobre. Ilfautsingulièrementplusd'énergiepourvoyager pauvrementquepourjouerauvoyageurtraqué1.Prendre unpontsurlesbateaux,arriverfatiguéetcreusépar l'intérieur,voyagerlonguemententroisième,nefaire souventqu'unrepasparjour,comptersonargentet craindreàchaqueminutequ'unaccidentinconsidéré n'interrompeunvoyageparlui-mêmedéjàsidur, toutcelademandeuncourageetunevolontéqui défendentqu'onprenneausérieuxlesprêchessurle «déracinement».Cen'estpasgaidevoyager,nifacile. Etilfautavoirlegoûtdudifficileetl'amourdel'inconnu pourréalisersesrêvesdevoyagelorsqu'onestpauvre etsansargent.Maisàbienvoir,celaprévientcontrele dilettantisme.etsansdoutejenediraipasquecequi manqueàGideetàMontherlant,c'estd'avoirdes réductionssurlestrainsquilescontraignentdumême coupàrestersixjoursdansunemêmeville.Maisjesais
i.Enseptembre,Camusavaitvisitél'Italie,etnotammentFlo-rence(Cf.Noces).