Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 12,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

La Nouvelle Revue Française N' 146 (Février 1965)

De
200 pages
Eugčne Ionesco, La Soif et la Faim
Marcel Jouhandeau, Confessions
Jean-Pierre Duprey, La Lune de sel
Dominique Fernandez, Mčre Méditerranée
J. M. G. Le Clézio, La Fičvre (Fin)
Zoé Oldenbourg, La Prise de Jérusalem
Chroniques :
Alain Bosquet, La poésie d'André Pieyre de Mandiargues
Jacques Chessex, Lire Dhôtel
Jean Duvignaud, Antigone et les blousons noirs
Jean-Louis Curtis, Adam, Čve et Jean-Luc
Marcel Schneider, Schnberg et Zurbaran ŕ Madrid
Notes : la poésie :
Henri Béhar, Délyrant Vitrac
Notes : littérature et essais :
Yvon Belaval, L'Invention de la liberté, par Jean Starobinski (Albert Skira)
Claude Michel Cluny, Cette Grčce oů nous sommes nés, par Thierry Maulnier (Flammarion)
Jean Duvignaud, La Chute dans le Temps, par E. M. Cioran (Gallimard)
Notes : le roman :
Claude Michel Cluny, Le Lac, par Camille Bourniquel (Éditions du Seuil) - L'Oppoponax, par Monique Wittig (Éditions de Minuit) - La Gloire du vaurien, par René Ehni (Julliard)
Notes : lettres étrangčres :
Alain Clerval, Terres défrichées, par Mikhaďl Cholokhov (Gallimard)
André Miguel, Les Souterrains, par Jack Kerouac (Gallimard)
Notes : les arts :
Renée Bouillier, Dix-sept tableaux de Nicolas de Staël (Galerie Carré)
Édith Boissonnas, Magritte (Galerie Alexandre Iolas)
Carnet :
Willy de Spens, Point mort, par Jean-Paul Aron (Grasset) - La grand-porte est ouverte ŕ deux battants, par Jacques Bellefroid (L'Herne 10/18) - Paris le monde, par Roger Bésus (Albin Michel) - La Violence et la dérision, par Albert Cossery (Julliard) - Ŕ mon seul désir, par Claire Gallois (Buchet-Chastel) - La Disgrâce, par Georges Londeix (Albin Michel) - Et ils le reconnurent..., par Jean Montaurier (Plon) - L'assassinat d'Henri IV, par Roland Mousnier (Gallimard) - Le Soleil de Palicorna, par Jacques Peuchmaurd (Robert Laffont)
Le temps comme il passe. Parenthčses :
Roger Judrin, Contre les modistes
Le temps comme il passe :
Étiemble, Les voies de non-communication
Pierre Delisle, Pour ce corps...
Robert Levesque, Au Mexique
Textes :
Valery Larbaud, Stratford-sur-Avon
Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
LASOIF.AETLAFAIM
Troisépisodes
I
LAFUITE
Personnagesdecetépisode
JEAN MARIE-MADELEINE Plustard,TANTEADÉLAÏDE
Décor
Lascènereprésenteunintérieurassezsombre.Porteà lagauchedesspectateursunevieillecheminéesurlemur ditfond.Lefondestunmur grisplutôtsaleavecdeux fenêtresoulucarnes,verslehaut.Enfacedupoêle,un canapéusé.Unvieuxpetitfauteuilcrapaudsurledevant, unberceauàcôté.Ilyaunevieilleglacesurlemurde droite.Unetablesimple.Unechaisedétériorée.Dansla cheminéeapparaîtra,disparaîtra,aumilieuditmurdufond, unbrasier;puis,unjardinlumineux.
JEANMarie-Madeleine)Jen'arrivepasàtecom-prendrePourquoirevenirsurceslieux?Nousétionssi bien,là-bas,danslanouvellemaison,avecsesfenêtresen pleinciel,desfenêtresquientouraientl'appartement.par
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
lesquelleslalumièrepénétraitduSud,duNord,del'Est, del'Ouest,etdetouslesautrespointscardinaux.On sortaitsurcebalcondoré,tutesouviens?ilétaitdoré. L'espacequisedéployait sousnosyeux!Non,non,je n'arrivepasàcomprendre.Pourquoivenirdenouveau logerici? MARIE-MADELEINELà-basaussituteplaignais. Quandilyatropdeplace,tun'aimespasnonplus.Sice n'estpasl'agoraphobie,c'estlaclaustrophobie. JEANCerez-de-chausséefunèbrequ'onaeulachance depouvoirquitterCen'estmêmepasunrez-de-chaussée, c'estunsous-sol.C'estpourcelaquenoussommespartis dèsquenousavonsputrouverunemaisonsaine. MARIE-MADELEINETudiscelamaintenant.Cepen-dant,quandtudescendaisdanslarue,là-bas,tun'aimais paslequartier.Ici,aumoins,iln'yapasdevoleurs.Ce sontdesgensbien,despetitsmarchands,ilsteconnaissent tous.Nosanciensvoisinssonttoujourslà,nosamis. JEAN(continuantpoursapart)C'estunvéritable cauchemar.Moncauchemar.Jeleconnais,cecauchemar. Depuistoujours,depuisquejesuistoutpetit,ilm'arrive souventdemeréveillerlematin,lagorgeserrée,après avoirrêvédeceshabitationsaffreuses,engloutiesàmoitié dansl'eau,àmoitiédanslaterre,pleinesdeboue.Tiens, regardecommec'estpleindeboue! Marie-MadeleineÇas'arrangera.Jeferaisécher. Ilyadesplombiersdanslequartier,desartisansqui travaillentàleurcompte;ilsviennentquandonles appelle. JEANCeslogisl'eauvousentredanslesbottes Ongrelotte.Onattrapedesrhumatismes,unmalaiseper-manent.Exactementcequejevoulaiséviter.Exactement cequejem'étaispromisd'éviter.Jevoulaisneplusjamais habiterunsous-sol.Lescauchemarssontdesmises engarde.Jepensaisqu'ilsneseréaliseraientjamaisou, plutôt,jesentaisobscurémentquecelam'arriverait.Je
LASOIFETLAFAIM
t'avaisracontécela.Jet'avaisditquejenevoulaispas. MARIE-MADELEINEJenet'aipasemmenédeforce. JEANJet'avaisditquejenevoulaispas.Çan'aservi àrien.Tuprofitesd'unmomentd'inattentiondemapart. Jepenseàautrechoseçaarriveonnepeutpaspen-seràtout,onnepeutpasavoirtoutesleschosesprésentes danslatêteàchaqueinstant.Laconscienceestunécran siétroit!Alors,quandj'oublie.ah.jem'étaispromisde nepasrevenir.Jen'enrevienspasd'yrevenir.Tudevais savoirquecelamefaisaithorreur.Bon.Ilarrivequeje penseàautrechose,tut'enaperçois,toiquiveillestou-jours,toiquim'épiessansarrêt.Tumeprendsparlamain, pendantquejerêveàquisaitquoi,tumedemandessije viens,jerépondsoui,l'espritailleurs.Tum'emmèneslà, tum'installes,tunousinstalles,pendantquemonimagina-tionvagabonde.Soudain,quandjemeressaisis,jem'aper-çoisquejesuistuavaisdécidédem'emmener,exac-tementmescauchemarsm'avaientavertidenepas revenir.Tusavais,tusavais,tusavais. Marie-MadeleineIlyaquelquesannées,nous avonsbienvécuici,pourtant.Nousavonsvéculongtemps ici.Tun'étaispasmalheureux. JEANCen'estpaslamêmechose.Tuvoistoutde mêmequecen'estpluspareil.Dansletemps,c'étaitun rez-de-chaussée,déjàpastrèslumineux.Maintenant,l'ap-partements'estenfoncé.Nousl'avonsquittéjustement parcequ'ilcommençaitàs'enfoncer,parcequel'eaumon-taitàtraversleplancher.Direquetuauraispusifacile-ment évitercelaTouchelesdrapssonthumides. MARIE-MADELEINE.Jemettraideschaufferettesdans leslits. JEAN.LamoisissureLebasdesmurshumidesC'est sale,c'estgras,c'estencombréetçacontinuedes'enfon-cer. MARIE-MADELEINETutefaisdesidées.as-tu vuquelesmaisonss'enfoncent?
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
JEANTuneterendscomptederien,alors? MARIE-MADELEINETuvoistoutennoir.C'estton imaginationquiestmorbide. JEANÇacrèvelesyeux!Çaarrivetoutletemps! 1 Desruesentières,desvillesentières,descivilisations entièressesontenglouties. MARIE-MADELEINE.Celasefaitsidoucement.si doucement.insensiblement.etpuis,sic'estlesortcom-mun,ilfautaccepter.Aprèsonfaitdesfouilles.On retrouvelesmaisonsensevelies,ellesrecommencentàs'épa-nouirdanslespaysdusoleil. JEANEnattendant,ons'enfonce.Jedétestecegenre d'habitations. MARIE-MADELEINELaplupartdes gensviventainsi, dansdesmaisonscommecelle-ci. JEANIlssecomplaisentdanslafange,ilss'ennour-rissent.Çalesregardes'ilsaimentl'ombreoulanuit.Tu auraispum'épargnercela.Nepaspouvoirévitermon sort,nepaspouvoirévitermonsort!Jen'aimequeles maisonsavecdesmursetdestoitstransparents,oumême sansmursetsanstoit,lesoleilentreparvaguesde soleil,l'airentreparvaguesd'air.Ah,l'océandusoleil L'océanduciel! MARIE-MADELEINETumedisaisparfoisquetuvou-laisquitterlanouvellemaison.C'estpourcelaquej'ai cherché. JEANJenevoulaispaslaquitteràtoutprix.Jene désiraislaquitterquepourunemaison pluslumineuse encore,enveloppée,pénétréeparl'azur.Unemaisonper-chéesurlamontagne,çasetrouvedanslemonde.Même au-dessusd'unerivière.Pasdanslarivière,suspenduedans l'air,unpeuau-dessusdel'eau,avecdesvisagesdefleurs auxfenêtres,desfleursdontonnevoitnilesracines,ni lestiges,seulementlehautdeleursvisages,desfleursà portéedelamain.Ilyadesfleursquipleurent,c'est
LASOIFETLAFAIM
entendu,maisilyenaquirientpourquoinepaschoisir cesfleurssouriantesdansleur élévation? MARIE-MADELEINECesjardins,cesmaisonssont horsdenotreportée,au-dessusdenosmoyens. JEANCefauteuilbancal,cesportespourries,cette commoderongéeparlesvers. MARIE-MADELEINEC'estunmeubleancien. JEANDelavasedanslestiroirs. MARIE-MADELEINETuvoisbien,c'estauthentique. Tuestoujoursmécontent. JEANJ'aidesamisquihabitentsurdescollinesmira-culeuses,surdescimesquibrillent.Ilspayentmoinscher quenous;desloyersdérisoires!D'autresnepaient'même pasdeloyerdutout. Marie-MadeleineIlsonthéritécesmaisonsde leursparents.Nousn'avonspaseucettechance.Pourvu quej'aieunlit,unpeudelumièreetsijesuisavectoi, celamesemblebeau. JEANVivredanslecrépuscule,oudanslanuit,alors quejen'aimequelesaurores! Marie-MadeleineIlyadesgensquiviventsous lesponts,quin'ontpasdedomicile.Tudevraisêtreplus contentdetonsort. JEANQuellechanceilsont!Ilsontlesrues,ilsont lesplaces,lesjardins,ilsontlesprairies,ilsontlamer, ilsn'ontpasdepays.Tunepensespasauxrhumatismes quenousallonsattraperdanscettemaison?. MARIE-MADELEINEEcoute-moi.Jetelerépètec'est unappartementnormal.Deschambres,deslits,deslivres, unecuisine,onestchezsoi. JEAN.Dansnospantouflesmouillées,dansnosvête-mentshumides. MARIE-MADELEINEJeferaisécherdansleséchoir,la petitepièceàcôté. JEANIlpleuttoutletempsdansleséchoir.Jen'habi-teraiplusdanscette maison,jenemeconsoleraipas,jene
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
merésignerai.J'aifroid.Iln'yamêmepaslechauffage central. MARIE-MADELEINEJechaufferailamaisonavecla chaleurdemoncœur. JEANNousn'avonspasl'électricité.Devieilleslam-pesàpétrole! MARIE-MADELEINEJ'éclaireraiaveclalumièrede mesyeux. JEANIlyadesmaisonsquisefontoublierd'êtredes tombeaux.Ilsuffitqu'onyaperçoiveleciel.Lecielvous consoledevivre,ilvousconsoledemourir. MARIE-MADELEINEIci,c'estlamaisondel'habitude. JEANJenepeuxvivrequedansl'attentedequelque chose.Lefacteurnepassepasdanscetterue. MARIE-MADELEINETunerecevrasplusdeslettres quit'agacent,deslettresdésagréables,deslettresd'injures ouderemerciementsoudessollicitationsdetoutessortes. JEANSansmêmeletéléphone. MARIE-MADELEINETunepeuxpassupporterletélé-phone.Toi-même,tuvoulaislesupprimer. JEANJeveuxlesupprimerquandjel'ai.Quandje nel'aipas,ilfautl'avoir.Ilfautl'avoirpourpouvoirle supprimer.Jenepeuxmêmepassupprimerletéléphone! Plusrienàattendre,plusrienàfaire. MARIE-MADELEINETunepeuxpasvivrecommetout lemonde.Toujoursquelquechosetemanque. JEANToujours,eneffet.Jenepeuxvivrequedans l'espoirquel'extraordinairevanaître.Déjà,quandj'étais àl'école,j'attendaislejeudi,j'attendaislesvacancesde Noël.Jevivaisdansl'espoirdesjouets,deschocolats; j'aiencorelesouvenirdel'odeurdesorangesetdesman-darines,etpuis,j'aivécudansl'espoirquetum'aimerais. Marie-MadeleinePuisquejet'aime,celanetesuf-fitplus,biensûr. JEANEtpuis,l'hiver,jevivaisdanslacertitudedu printemps.Jevivaispourlesgrandesvacances;pendant
LASOIFETLAFAIM
lesvacances,jevivaisenrêvantdel'automneetduretour àlaville.J'aitoujoursvécudansl'espérancedelaneigeet delamer,desmontagnesquel'onretrouveaprèslesplaines etdeslacslimpides.J'aivécusurtoutdansl'espoirdu renouvellementetdel'alternancedessaisons.Ici, uneseule saisonmorne,mélanged'automneetd'hiver. MARIE-MADELEINECeseralecalmeetlaquiétude. Riennemanqueànotrepaix. JEANCen'estpaslapaixquejeveux,cen'estpas lesimplebonheur,ilmefautunejoiedébordante,l'extase. Danscecadre,l'extasen'estpaspossible.Nousvenons d'arriveriln'ya pasvingtminutes.Jeteregardetuas déjàvieilli,tucommencesàavoirdesrides.Tuasdesche-veuxblancsquetun'avaispas.Çavaplusvitequetune lepenses.Tatêtes'incline,troplourdefleurpourlatige. Marie-MadeleineViteoumoinsvite,qu'est-ceque celapeutfaire?Uneheureoudixminutes,unanoudeux semaines,qu'est-cequecelapeutfaire?Nousyarrivons, detoutefaçon. JEANCeplafonds'effrite,ils'affaisse,jelesensdéjà quipèsesurmesépaules,lestachesd'humidités'agran-dissentsurlesmurs.Est-cel'imagedutemps?Avued'œil, toutsedégrade. MARIE-MADELEINEPourvuquejesoisavectoi,je n'aipaspeurdemourir.Sijefaisunpasetquejetouche tamain,situesdanslachambreàcôtéetquej'appelleet quetumerépondes,jesuisheureuse.Ilya«elle»aussi (ellemontreleberceau).Jesaisquetunousaimes.Peut-êtrepasassez,peut-êtren'oses-tupas,peut-êtrenelecom-prends-tupas?Maistunousaimes,moijelesais.Tune tedoutespasquellegrandeplacenousavonsdanston cœur.Oui,tulesaisunpeu.Pasassez.Ah,situpouvais lesavoirprofondément! JEANVoustenezunegrandeplace.L'universest encoreplusgrand,cequimemanque,plusgrandencore. MARIE-MADELEINEElleetmoi,noussommestout
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
pourtoi.Unjour,tut'enapercevras.(Apart:)S'ilpou-vaitêtreconscientdel'amourqu'ilnousporte! JEANQuivamefaireoublierquejevis?Jenepuis supportermonexistence. Marie-MadeleineTuneregardespasassezautour detoi.Tuneregardes pasattentivement.Cesmursquetu trouvesvieux,avecdestachesd'humidité,demoisissure, lesas-tubiencontemplés?Voiscesformes,cesbelles taches. JEANC'estvieux. MARIE-MADELEINE(prenantJeanparlamainpourlui montrerlesmerveillesdelamaison)Cen'estpasvieux, c'estancien.Jecroyaisquetuétaisunesthèteraffiné.Tout demême,préféreràcepointlemoderne!Ellessontélo-quentescesformes,cesfiguresexpressivesdansleur mutisme;j'aperçoisdesîles.Tiensunevilleantique,des visagesamicauxquis'inclinentpournoussaluer.Regarde encore.Deslèvresentrouvertes,desmainsquisetendent versnous,etdesarbres.Tuvoulaisdesfleurs,envoicisur lesmurs,dansdebeauxvases. JEANJ'aibeauécarquillerlesyeux,jenevoisrien saufmoisissures,dégradations.ahsi,jevois.pasceque tuvois.Jediscerne,danscestaches,desvertèbressan-glantes,destêtespenchées,tristes,desagonisantseffrayés, descorpsamputés,sanstête,sansbras,desmonstresincon-nusetmaladesquigisent,quihalètent. MARIE-MADELEINEIlssontdevenusimpuissants,ils nesontplusdangereux. JEANNoushéritonsdeleursmalheurs.Etlà,tuvois, cettetêtedevieillard,oui,c'estunvieuxChinois,toutridé. Qu'ilesttristeMalade,certainement,avecsonchapeauà grandsrebords.desratssejettentsurlui;ilssontsurses épaules,ilsvontluimordrelevisage. MARIE-MADELEINETutetrompesc'estunvieillard serein,toutsouriantilnousregarde,ilvanousparler. JEANLesratsdresséssursesépaules?