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La Nouvelle Revue Française N' 149 (Mai 1965)

De
204 pages
Jacques Audiberti, Dimanche m'attend
Jean Starobinski, Kierkegaard et les Masques (Fin)
Jean Wahl, Počmes
John Cowper Powys, Un Adorateur du Vent
Marguerite Yourcenar, La Mort ŕ Munster
Chroniques :
Roger Judrin, Villiers de L'Isle-Adam
Étiemble, Počtes ou faiseurs? [Scaldes et Iraniens]
Claude Roy, Le Théâtre de la Cruauté en Europe
Jean-Louis Curtis, Psychanalyse d'une fille en or
André Dalmas, Lecture de Vitruve
Notes : la poésie :
Claude Michel Cluny, Le Chien ŕ la mandoline, par Raymond Queneau (Gallimard)
Philippe Jaccottet, Pierre écrite, par Yves Bonnefoy (Mercure de France)
Claude Michel Cluny, Les Villes ouvertes, par Jean Tortel (Gallimard)
Jean Tortel, Les Plages de Thulé, par Jean Laude (Le Seuil)
Notes : littérature et essais :
Willy de Spens, Les Libertins au XVIIe sičcle (Buchet-Chastel)
Franz Hellens, Contes immoraux, du prince de Ligne (Nouvel Office d'Édition)
Robert Abirached, Guillaume Apollinaire, Alcools, par Marie-Jeanne Durry (Société d'édition d'enseignement supérieur)
Willy de Spens, Journées de lectures, par Roger Nimier (Gallimard)
Notes : lettres étrangčres :
Claude Michel Cluny, La Lune et les Feux, par Cesare Pavese (Gallimard)
Alain Clerval, Conclusion, par Henry Green (Gallimard)
Claude Michel Cluny, Monsieur G. A. ŕ X, par Tibor Déry (Éditions du Seuil)
Notes : les spectacles :
Raymond Bellour, Le regard de Munk
Notes : les arts :
Gérard Mourgue, Poésie de dessins chez Cocteau
Renée Boullier, André Masson - ŤComparaisons 65ť
Le temps comme il passe :
Antonin Artaud, Ŕ Alfredo Gangotena
Jérôme Peignot, Un mousquetaire de la plume
Michel Deguy, L'Océanide
Jean Lebrau, Brindilles
Textes :
Vitruve, Quatre chapitres du Livre Cinquičme
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
DIMANCHEM'ATTEND
Saint-Sulpice. EnprésencedeJacobetdesonangejegriffonne.Deux jeunesgodelureauxviennentd'entrer.Décidément,onn'est jamaistranquille.OhIlstouchentlemuràunmètrede moi.DésastreAussitôt,enhautetàgauchedelafresque, justeàfrôlerlesfrondaisonsbleu-vertdesgrosarbresdu fond,desampoulesbrillent.Surlecoupledansantlutteur serépanduneélectricitéqui,quoiqueassezdouce,gâte notretripleintimité. Lesgodelureauxpartis,jem'emploieàremédieràcet éclairageintempestif.Amontour,jepressesurlesbou-tons.Lalumièrepersiste.Même,jemerisqueàabaisser, prèsduconfessionnal,unemanette.Aulieud'éteindre, j'amorceunenouvellelampe.Rapacefarceur,Edouard Corniglion-Molinier,ministredesTravauxpublicssousle présidentEdgarFaure,m'avaitprêté,boulevardSaint-Germain,danslesbâtimentsdesonministère,unechambre, ausixièmeétage,desarbresetdesgazonspleinlescroisées. Unsoir,rentrantversonzeheures,danslevastebâtiment intégralementdépeuplé,leconciergeendormidansson
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
pavillon,toutàl'autreboutdujardin,ducôtédelaruede l'Université,jemetrompedecommutateur.Aulieude n'éclairerquel'escalier,legrandescalierdemarbreaux lourdestapisseries,j'embrase,d'unseulcoup,tousles salons,touslesappartements,touslesbureaux,lesinon-dantdediplomates,debals,d'uniformes,debuffets,Talley-rand,Metternich,àfairecroireauxpassantsetauxagentsà quelquecongrèsmondialdéfinitifderrièrecesbaiesflam-boyantes.Dansunedecespaniquesàmoicoutumièresje cherchaisenvain,lecontretruc,montantetdescendant éperducetescalierd'honneurtapissédegobelinsmytholo-giquesquej'utiliseraiplustard,lesdécrivantdansLa Poupée.Enfin,surlesminuit,leministrerentraduPalais-Bourbon. Quéfas,amie?medemanda-t-ilenniçois.Donnèsun galafQu'est-cequetufais,monvieux?tudonnesungala? (Jesuisunpeufâchédecetrémaquejecollesurle« u», maisendehorsdetoutmimétismegothique,iltendàconser-le veràce« usonqu'ilanormalement,sansqu'ilse perde,commeenfrançais,danslenasonnementdu« n» quilesuit.) Soudain,d'elle-même,laminuterieconsentqueretourne ladoucepénombre.Jacobetl'ange,aprèss'être,ironiques, penchéssurmondésarroi,reprennentleurpose.Elletra-versal'artillerielourdedeVerdun,ladansedeHitlersur lesoldelaFranceetlesbombardementsdelaCorée. Lefroidmegagne.L'églisesevide.Dehorslapluielus-trelaplace.Entrelesautosarrêtées(arrêtéesmaisnon condamnées)marcheunegrandejeunefillebottée,coiffée d'unetoque,unmanteaugrissansmanches,lesmanches remplacéespardesespècesd'ailesd'étoffe,lesyeuxbleus trèsobliques,lescheveuxblonds.Jelaregardeémerveillé. Mais,j'ypense.Vousmecroirezsivousvoulez,jeme précipitaidansl'église. L'angeétaittoujourslà. Ouf! 1
DIMANCHEM'ATTEND
Coresse. Dimanche. Redimanche. Etreredimanche.
Lemêmepoulet,lapeaurissolée,lededansrosâtreet mou.Lemêmeécrandetélé,lesimagestoujourslégère-ode mentdédoubléesversladroite,àcausedel'«échla colline.Et,danslejardindelavillavoisine,àl'enseigne duZéphir,toujourslemêmesexagénaireàdemiparalysé, quimesaluedesonbâtonspasmodique.Non!monvieux, non!jenesuispasmûrpourrallierl'arméedesmalades, desvieux. Lemêmeitinéraire.Descendrejusqu'àlaVeuvière, remonterdroitsurlegaragedesAllobroges,suivreunbout deroutedeChartres,puis,tandisquesonnedéjàlacloche delachapelle,monterencore,enregistrantaupassage l'inéluctablecroissanced'unpavillonquebâtissentles amateurs.Ilsensontàlasonorebriquedesétagespar-dessuslesfondementsdebétonhérissédemenaçantsbouts defer. Apropos,lecombiensommes-nous?Jerêvedecescar-tonsamovibles,qu'onsuperposetouslesmatinsdansun étuiverticalmachinédefaçonànelaisserapparaîtreque lenomdumoisainsiquelenometletantièmedujour. Unprêtreinconnu,grossetêterondeetbustecylin-drique,célèbrelamesse,dansunechasubled'unbeau violet.Etrange,proprementmiraculeux,entoutcas,etqui donneàpenser,cesprêtres,ceshommes,normaux,solides, bienportants,lessoldats,lesserviteurs,leschevauxd'un rêvepeuclair,puissantcarrossefrêlejem'accroche incertainderrièreunefamilledivine,bédouine.Demême, enfant,àAntibes,jemejuchaissurlemarchepieddel'om-nibusdel'hôteldesAiglesd'Or,descenditBonaparte, mourutChampionnet,d'oùmedélogeait,d'avanten arrière,lecoupdefouetducocher.Jenesavaispassauter
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
enmarche.Mesgenouxétaientàdemeurecouronnés d'ecchymosesenformedepiècedecinqfrancs.
L'undescharmesdecettesaisonsenourritdelarelative absencedestouristes.Dansl'ignominiehôtelière,misà partlerestauranttoscandupassagedesPanoramas,se profileunavantage,celuidedécouragerleshordesamé-ricaines,leurmorvegutturale,leursaccoutrementslâches, leursexeinconscientexhibétoutaulongdeleurgigan-tisme,leurlanguequicontaminetout.J'entendis,cesjours-ci,àlatélé,undenossympathiquesbonisseurs,parlant d'un«général»américain,prononcercarrémentdgé-né'hohlQuantàParis-Match,microbeenchefdecette le anglodémie,iln'hésitepasàimprimer«crockettjeu quenousappelons croquet.Lenôtre,degénéral,reconnaît laChine.Ilsetrouvedesjournauxetdeshommespoli-tiquespourgémirque,ducoup,leditgénéral,quise prétendaniméd'unevocationmondiale,seséparedesEtats-Unisetdeleurbelle-sœurl'UnionSoviétique.Entout cas,reconnueoupas,laChineestlà.Etpuis,aprèstout, pourquoin'aurais-jepas,commechacun,undadarevendi-catif,ledésespoirquelefrançaissecorrompe,àvued'œil, luimonpain,luimonanchois? Lesermonn'incombapointaucuré,cequimedéçutfort. Parlasoutanenoire,petitetêtebanaledecitoyenun missionnaire,nimalnibien,plutôtbien.Lesenfants,dans lesuddel'Inde,n'ontsurleventrequ'unboutd'étoffe. Danscesbledsinfortunés,tudoisfairevingtkilomètres surunemauvaisepistepourtrouveruneéglise,tandis le qu'enFrancenoushabitonsunjardin.Noushabitons«» jardin.Jepliaiunbilletdemilledansleplateaudela quête. Cemissionnairerompaitlecharmedominical.Ilexpo-saitavecdignitélesdifficultésdel'apostolatexotique. Cependant,outrequedanslagentilleéglisetteilintrodui-
DIMANCHEM'ATTEND
saitdesfoulescalamiteusesauxprunellesdévorantes,moi, metarabustaitl'équivoquedel'apostolatmissionnairese tuantà diffuserunecroyanceliéeàunecivilisation,la nôtre,laquelle,parmalheur,nesemblepointjusqu'ici. Etpuis,labarbe!Encoreunefois,jen'airienàdirede nouveausurcessujetsmillefoistraitésetparlesmeil-leurs Desnonnesetdesjésuitesdérouillantfermedansdes Congod'atrocité,lescatholiquesasiatiquesseheurtantaux bouddhistesducrudanslapétaudièretonkinoise,ces regrettablesévénementsentretiennentautourdelabarque dePierreunebatailleusenuéeparticipefâcheusel'odeur desboulespuantesquipleuventsurleplateaudel'Athénée lavaillantissimeFrançoiseSpiramonteLehicaire.
Coresse. Explosentcerisiers.Poirierssedemandent,réguliersdia-blesfourchusunpeudamnésparlepied,sileurscocardes éclateront.Soyeztranquilles!Eclateront! Auborddesroutes,desarbresmunicipaux,peut-être deschâtaigniers?tendentdesbouquetsderameauxen gerbeverticauxhorsdesbranches àlaterminaisonmafflue, organescompliquésdansdesétuisderoséecollante,prêts às'épanouir.
Non!Décidémentnon!Jenedoispasêtrefaitpour tenirunjournal.Toutautantqu'àmeprononcerdansla batailleciviquej'hésiteànotervraimentparlemenules incidentsetlestrafalgarsdemavie.Pourqueleregistre aitdugoûtje devraisyconsigner,journéeaprèsjournée etheureaprèsheure,l'épopéedemesdémêlés avecl'univers quim'entoureetceluiquejeporteenmoilemême univers,maisfiltré,maisinjecté.Jemelamentesurl'insup-portableéclatdublanc,quivadesnappesderestaurantà
LA NOUVELLEREVUEFRANÇAISE
l'éclairparoxystiquefracassantdesphotographes.Là-des-sus,jemefigurem'êtrelivrétoutentieretjemerenterre dansdesgénéralitésetdesbanalitésressassées,l'inquiétude del'homme,lesyeuxbandés,cherchantDieu.Ducourage, mongars!Vas-tujacter,oupas?Gallimardteregarde. Tonmanuscritluitarde.Tusaisbienque,dansdes«sou-venirs»,quineprendront,enprincipe,leurvaleurqu'à forced'avenir, d'avenirconsommé,cequiplaît,cequi touche,c'estl'olivedénoyautéesoudaindanslapâteconfuse, letraitsensibleirremplaçable,lacouleur,effectivement,du chevalblanc,etquel'empereurGuillaume,celuideQua-torze,pourregardersurlacartedenosdépartementsl'en-droitl'ondisposeraitlesvaporisateursàgaz,nemettait pasdeslunettesmaisdeslorgnonsàcordonnet. Ehbien!Jedoisassister,cesjours-ci,àuneréunionde copropriétaires. Ouf 1 Copropriétaires.Copropriété.Laquelle,danscertains cas,sivousvouleztoutsavoir,neconcernepaslamaté-qui rialitémêmed'unappartement,maisla«partla représentesouslaformed'unefeuilleimprimée. Enfant,jeregardaislespatriessurl'atlas.Avraidire, iln'enexistaitguèrequedeux,laFranceetl'Angleterre. Rose,laFrance,diluantpudiquedansuneteinteenl'hon-neurdel'amourlevermillonphrygien,legarancepanta-lonnieretlegrosvin.Bouton-d'or,l'Angleterre,bouton-d'oretfleurdethé.Quantauresteduglobe,pourl'en-sembledesesdiversempires,royaumesetcantons,ilne disposaitqued'unbariolageneutrelemauveetlevert, çàetlà,désignaientquelqueTurquieouquelqueNorvège. LesEtats-Unis,régnaientNickCarter,BuffaloBill, NatPinkertonetTexas-Jack,laRussie,métairiedeLéon Tolstoï,appartenaient,ainsiqueleJapon,àununivers périphérique,celuidelaguêpeautourdela pomme.Le rosedelaFrance,éparpillésurquatrecontinents,seconcen-traitexquisentreLille(lacalottepolaire,vued'Antibes)et
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Menton(qui,àcausedetouscescitrons,nousparaissait, vud'Antibestoujours,sudisteen diable).Dansleslimites mêmedecerosesipur,moninnocenceinénarrableconsi-déraitcommeautantdemenaces,derupturesetd'épines lespropriétésprivées,maisons,campagnes,villas.Enbonne logiqueellesdevaientcomporter,chacune,uneteinteparti-culière.Danscetteinnombrablemarqueterien'auraitlégi-timementsubsistédevraimentrosequelesmairies,les écoles,lescasernes,lesroutes,lesrues,lesrivières,lamer. Acetteépoqueonneparlaitpasd'immeublesdivisésen domainesindividuels.Etlesaéronefsneviolaientpasle droitélémentairederégner,chezsoi,enhauteur,àl'infini.
Les «gauches»reprochentaupapePie,Pacelli, théâtraletmaniériste,entresaBavaroiseetsoncanari,de n'avoirpasprotestéd'unemanièreclaireetdécisivecontre lemassacredesJuifs.Rendantàcesouverainl'hommagede luifairegriefdesonmutismepublicaumomentdespersé-cutés,ilsreconnaissentparlà,implicitement,involontai-rement,danslepontiferomainunarbitreplanétaire.De même,dansl'autresens,lecatholicisme,quandildénonce, ouquandildénonçait,àcoretàcri,le«communisme athée»,ilconcèdeàcecommunismeathéel'étrangehon-neurdeleconsidérerdetailleàtuerDieu. Boufre!Amusons-nousdecesconcurrentessymétries, illustrées,danslamarge,parleprésidentPaulRaynaud quand,audébutdeladernière,ilafficha«Nousvain-cronsparcequenoussommeslesplusforts»enhom-mageàladurephilosophiedenosennemisetàleurmanière devoirleschoses,lesquelsennemis,deleurcôté,n'avaient plus,enretour,qu'àseproclamerlespaladinsdelajustice etdelaliberté,quitteàneréaliserl'uneetl'autrequ'au bénéficedequelques-uns.
LANOUVELLEREVUE FRANÇAISE
Cetteréunionm'ennuie.Jemereprésentemalmoi-même entantquepossesseurd'unpérimètrecubed'espace,d'ail-leursminuscule,prisdansunebâtisselecaractèrecom-munautairedesconduitsetdesescalierssousunetoiture àtousetàpersonneobèretouteidéedequant-à-soi.Sije neme«représente»pasmoi-même(etlà,nousquittons l'imaginativepourlajuridicité)quelqu'unvoudrabien mereprésenter.Ilsuffitdesignerunpouvoir.Toutefois, soucieuxderesponsabilité,jemerésousàpayerdema personne.Jeme«représenterai».J'entreraivivantdansla cageauxhommes. Desgensni bien nimal,quanddetellescirconstances lesrassemblent,laguerrelessaisit.AMontmartre,une ruepartduboulevarddeClichy.Ellefranchit,envolant surungrandpontdefer,lecimetière,unamourdecime-tièrequivitd'autantplusquedavantageils'effrite.Son marbrejoue.Illivresestombeauxàlaforceretorsedes racines.Sesarbreslecachentaupoint qu'enmaintede sesalléesaucunen'apparaîtdesmaisonsquil'entourent, oasisjecrusvoir Sainte-Beuvevivant,calottenoire desoie,mitaines noires,lireassissurunbanc.Franchi lecimetière,ungrandbelhôtelàbalconscrèmes'ensoleille prometteur.DanscetterueJacqueline Gautier,laprin-cessemythomanedeL'EffetGlapion,habiteunpimpant appartementbleu.Moi-même,quelquesnumérosplusloin, j'essayais,voicicinqans,dem'installerhautperché.Mon deuxièmeétagesesituaitàl'extrémitédedeuxvoléesnor-malesd'escaliers.Mais,lapenteduterrainjouant,decelle demesfenêtresquinedonnaientpointsurlaruevous surplombiezdetrentemètresunecoursombreetvous dominiez,faceaucouchant,destoitsetdestoits,desgris, desnoirs.Aupremierplanmontepéniblementjusqu'à vouslacoupoleécailleuseovoïded'ungrandmagasin. «MontmartreMontmartre»disaitlaconciergepour expliquercesphénomènes,d'ailleurspropresàtousles territoiresdéclives.S'adossentàlaparoirocheuse,à