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La Nouvelle Revue Française N' 189 (Septembre 1968)

De
204 pages
Henri Michaux, Tempérament de nuit
Henri Guillemin, Pas si simple, Claudel
James R. Lawler, Valéry et Claudel
Jean Follain, Počmes
Jacques-Pierre Amette, Un matin frais
Paul Claudel, Journal
Chroniques :
Jacques Réda, André Frénaud
Claude Roy, Raymond Queneau
Jean-Claude Schneider, Lectures de Kafka
Dominique Noguez, Pavane pour un Festival défunt (Fin)
Notes : la poésie :
Marcel Schneider, Anthologie de la poésie turque, par Nimet Arsik (Gallimard)
Claude Michel Cluny, Sans feu ni lieu, par Georges Haldas (Éditions Rencontre)
Notes : littérature générale et essais :
Émile Simon, La Mort des autres, par Jean Guéhenno (Grasset)
Pierre Chappuis, L'entretien des muses, par Philippe Jaccottet (Gallimard)
Roger Judrin, Demain une Église sans prętres?, par Jacques Duquesne (Grasset)
Notes : le roman :
Georges Auclair, La Jeune Géante, par Jean Blot (Gallimard)
Patrick de Rosbo, L'encerclé vif, par Michel Boldoduc (Gallimard)
Jacques Bersani, La Place de l'Étoile, par Patrick Modiano (Gallimard)
Notes : lettres étrangčres :
Michčle Pirazzoli-t'Serstevens, Chant de la femme du combattant, par Dang Tran Con et Phan Huy Ich (Gallimard)
Jean Pérol, Le marin rejeté par la mer, par Yukio Mishima (Gallimard)
Claude Michel Cluny, La Ferme, par John Updike (Éditions du Seuil)
Notes : les arts :
Renée Boullier, Tapisseries des Maisons royales d'Espagne (Bordeaux)
Bernard Savoy, Création du ŤCentre national d'Art contemporainť (C.N.A.C.)
Notes : les spectacles :
Dominique Noguez, La Cina č vicina, de Marco Bellocchio
Jacques-Pierre Amette, Le Cameraman, de Buster Keaton
Lectures :
Claude Michel Cluny, Argyne et les gypačtes, de Louis Foucher (Seghers)
Jacques-Pierre Amette, L'Ami, par Bruno Gay-Lussac (Gallimard)
Bernard Savoy, Le soldat sans tambour, par Jean-Philippe Simonne (Flammarion)
Jacques-Pierre Amette, Les enfants et les fous, par Erich Fried (Gallimard)
Variétés :
Jean Pfeiffer, Trois petites méditations
Jean-Philippe Simonne, Le voyage ŕ Paris
Henri-Jean Schubnel, Namaskard
Odile Naudin, Aube
Yves Denis, Les Lamentations de la du Ryer de Saint-Cloud
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LANOUVELLE REVUEFRAN~'AISE
TEMPERAMENTDENUIT
Généralementplusterneenmesrêves,dernièrement, dansl'un,j'étaislion.Rêveoù,dureste,jetrouvaisla situationtellementnaturelleque,sijenem'étaislevépour empêcherunepersiennedebattre,j'eussecontinuéàn'y rienvoird'étrange.C'estenmelevant,ouplutôtdéjàlevé, quejeremarquaiquelachambre,lepyjama,mafaçonde progresser,lelitenfin,toutcelaneconduisaitpasà«lion», maisà«homme».unhommequ'enplusieursfaçons sansm'enrendrecomptej'étaisdemeuré.Etc'estcomme telquejedus,commetantd'autresfois,merecoucheret achevermanuit. Maisj'avaisétélion,jevenaisd'êtrelion,quandla fenêtre.etc.
Sijenem'abuse,cequim'avaitamenélà,c'étaitque danslajournéeuneémotionm'étaitvenuequim'avait hausséau-dessusdemoi-même.Aprèsplusieurstimides tentatives,aprèsm'êtrejugéincapable,depuisquinzeans qu'onm'endemandait,j'avaisréussiàfaireunelitho-graphie,etdeuxetplusieursettoutnaturellement. Unesortedetabouquiauparavantm'empêchaitmême d'essayerànouveauvenaitdedisparaître.Triomphe!
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
J'avaisréussi.Lacatégoriedeslithographesdontje faisaissecrètementunesortedeclubpourmaîtres ehbienj'enétaisàprésent,oupresque.Unrestedepru-dencememontraitdanslerêvetôtachevéquejen'étais pasencoredéfinitivementliondanslacatégorie. Delithographeàlion,jen'auraispeut-êtrepaspassési fait facilementsi,laveille,observantun«collagepar unefemme-peintre,jen'avaisétéfrappéparunesortede têtechevelue,quej'appelaitêtedelion.Aquoil'artiste, présentequelquesminutesplustard,avaitréponduavec animationparcetteplaisanterieinattenduequelelion c'étaitmoi(!).Lorsqu'onvousadressepareillequalifica-tion,siincongruesoit-elle,ellenes'assimilepassur-le-champ.Ellepeutfairesonchemin,unétrangechemin;si elletrouvequelquechosepourl'yaider,ellepeutmême tardivementréapparaître.Maissûrementl'impressionde domination,venantdelaréussitedeslithographies,m'avait «gonflé»etsiellenedéclenchapasl'arrivéedulion, permitaumoinsqu'enlionjevive.etmemaintienne quelquetemps. Maisécartonslesapparitionsquipourraientpasserpour dessymbolesmajeurs. Dansl'ensemble,lesélémentshabituelsdemesrêves sontd'unegrandemédiocrité,matériauxmesquinsleplus souventréalistes,sortesd'imagesd'Epinal(c'estqu'ils sontsouventaussilatraductiondemots),faitesavecde l'ordinaire.
Ajugerd'aprèsmoncasetceluidequelques-unsdemes amisremarquablesetimaginatifscependantauxrêves denuitpareillementgrisetmédiocres,lerêveur,l'évo-cateurdenuitavolontiersunvocabulairepauvre,àquoi ilramènetout,oupresquetout.
1.Tandisque,ilestvrai,desindividusfroidsetfonctionnaires, incapablesdelamoindrerêveriependantlajournée,ontdenuitdes rêvesrichesquileurlaissentunsouveniretuneforteimpression.
TEMPÉRAMENTDENUIT
Onsaitqu'ilenestainsidecertainsbeauxpoèmes,leur auteurn'employantqu'unnombrerestreintdemotsmots évocateurs,lesseulsquisoient«chargés»,qui,parmiles milliersqu'ilconnaît,luireviennentlorsqu'ilesttouchéen profondeur,étantseulsporteursdechargesmultiples,mots àdédoublement,àrecouvrements,àreports. Toutefoislevocabulairedemon«rêveurnocturne»est pauvreautrement.C'estunchoixfaitordinairementdans lesminableschosesdelatristeprosedeshumblesetdiffi-cilesconditionsdel'existence, chargéessansdoute,mais duplusvulgaire,decequiamacérélepluslongtemps danslamédiocritéetl'indigence,àquoi,nuitaprèsnuit, ilrevient. Mêmelorsqu'ils'agitd'unesituationsurlaquelled'une certainefaçonjesuisd'accordaveclui,ilyemploie,pour s'exprimer,uneprésentationetdesdécorsfortéloignésde cequemoi,éveillé,jechoisiraispourdirelamêmechose, oudecequi,dejour,pendantunerêveriemeviendrait àl'esprit. Cettesortedetempéramentdenuit,quiparplusd'un pointsemblel'enversdemontempéramentdiurne(un enversquinaturellementétaitdéjàdejour,maistapi,à quijenefaispaslapartbelle,àquijenepermetsquede trèsbrèvesetquasisecrèteséchappées),serattrapede nuit,noncertespardesrevancheséclatantes(pasdutout songenre),maisparunecertainefaçondereprésenter l'existenceetlemonde,découronnésetplats.
Là,ilestàsonaffaire,monSanchoPança,quis'en tientauximagesprosaïques,auximagesqu'ilconnaît bienetdepuislongtempsetsurlesquellesseulesilfera fond. Jelebrimedejour.Ilmebrimedenuit.Unelongue accoutumanceetpromiscuiténoustientliés. Levocabulaireprincipaldemoncontrariantcommen-tateurnocturneestfaitprincipalementd'une trentaine,non,
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
d'unevingtained'imagesaveclamoitiédesquellesilsuit laplusgrandepartdemavie. Cinéasteauxdixdécors. Decesdécors,letrain,lachambrereviennentleplus souvent,aveclesquelsilsuitmavie.Celaluiconvient. Contrairementàmoi.Ilaimecequiaservi,lesimages lesplususées,lesplusquotidiennes,ouplutôtquifurent quotidiennespendantdesannées,lesassommantes,les médiocres,lesbourgeoises,lesmiteuses.Aurais-jepeur demevoirrevenir'enceslieux,auxmomentsd'ilyasi longtemps?
Nosexpressions,pasplusquenosgoûts,neconcordent. Danssonvocabulaire,àlui,lesinsectesrepré-senterontdepetitsinconvénientsetagacements,restés préoccupants,dessoucisdontilfaudraitsedélivrer. Dansmonvocabulaireàmoi,dans mavieetmesgoûts, lesinsectes,c'estcequej'aimelemieuxobserver,direc-tementouàlaloupe,etpendantdesheures,queje n'appréhendenullementetque,loindevouloirm'endéli-vrer,jerecherche. Ilenestainsihabituellementpourlaplupartdenos spectacles.Différencedelangue.Difficultésdetraduction. Obstaclesentrenousjamaisfranchisàcoupsûr.
Cevieil«enversdemoi»quidesannéespasséesretient desimédiocresbribes,quesait-ilaujustedemavie?Mes émotionsillesconnaît,lesreconnaît,lesapparenteà d'autresqu'ilconnaît,qu'ilconnaîtcommeunfœtus,dans leventredelamère,laconnaîtsansl'avoirencorevue, enayantressentileshumeurs,maisfœtusiciquinedevien-
1.Maiscenesontpasvraimentlesmêmes,dumoinschezmoi, ilssontseulementdumêmegenre,appeléspardesimpressionsparentes.
TEMPÉRAMENTDENUIT
drajamaisenfantaujouretadultesurlaterre.Onle diraitaigriparfois!etrevendicateur. Quoiquejesoisdepuisdesdizainesd'annéesoccupé d'art,ilnemeconnaîtpascommeteletn'ytrouveaucun intérêt.Iln'estautantdirejamaisquestiondevieartis-tiqueoudelittératuredansmesrêves.Sijesuis,dejour, engagéavecardeurdansunerechercheauxgrandespers-pectivesavecdéjàquelquesépreuvesàcorrigerd'urgence, àcetteurgenceressentieenmoi,ilmevoit(merevoit) merendantàunegare,mepressantendirectiond'untrain quej'attraperaidejustesse.Sidesobstaclesseprésentent danslacréation,qui«refroidissent»monpremierenthou-siasme,ehbienlui,continuantàmesuivreàsafaçon, mevoitànouveauentrantdansuncompartiment,ilya descourantsd'air,laportières'étantouverteoulaporte ducouloir.(Ceserapeut-êtrepareilleimagesipendant monsommeillechauffages'estéteint.) Ai-jedesproblèmesavecuntraducteur?Lui,ànou-veaumevoit«entrain»,occupécettefoisàmechercher uneplacedifficileàtrouver,etuneautrepluspetitedans lefiletpourmespesantesvalises,quin'entrentpas. « Lorsquejereviens,toutexcitéd'unejournéequim'a exalté,aprèsavoirfaitunedécouverteouaumoinsune trouvaille,ouaumoinsl'avoircru,ehbien,lanuitvenue, pourluijeseraiencore dansletrain,c'estainsiqu'ilvoit mes«progrèsdansuntrain,maiscettefoisàl'aise,de laplacelibredevantetàcôtédemoietleconvoiroulant àviveallure. Avecletrain, parletrain,dansletrain,ilmecomprend, mesuivantcommeilpeut!Maislefairesortirdeson mauditvulgaire matérield'expression,pasquestion. Laissonscetaccompagnateurdiresonmot,montrerses imagesagaçantesqu'àtortjenereconnaispas.Ilmefaut lesexamineravecplusdepatience.Cevieuxmatériel,fait decequisepassaitautourdemoiilyavingtoutrente ans,oudavantage,monSanchones'appuiepasdessusau
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE hasard.Ilyaétéavecmoiautrefois.C'estfixé.Pourla vie.Encequileconcerne.Moi,j'évolue,etm'endétache. Unavionj'enprendssouventmeditplusqu'un train,etplusieurspiècessesuivantc'est-à-direun appartementmesontdevenuesplusparlantes,deplus d'intérêtetdenécessitéqu'unechambreseule.Luipas. Misonéisteetpasséiste,ilatoujoursdeuxoutroisdizaines d'annéesderetard. J'aioublié.Luipas.Aussidois-jechercherlonguement enmoi,pourretrouverenmamémoirequin'enveutplus cequefurentcestrains,cesmodestesvieux comparti-ments,quipourmon«retardatairedenuitsonttou-joursactuels.Ilestvrai,lestrainspourmoiontêtre importants,mesauvantdel'environnement,deslieuxet dessituationsdétestablesjemetrouvais.Ilsontd'abord étéliésauxfugues,àlafuite,ausoulagementdelafuite, àl'aventure,auxexaltantsquoiquemédiocresdébutsde monmoienquêted'inconnu.Avoirdelaplacedans untraindevaitêtrealorsunegrandeaffaire.Ledéplace-mentaisé,àpeudefrais,souverain(unefoisinstallé,on nedoitpluss'occuperderien,onarriveàcoupsûr,ou presque,ailleurs.)acompterplusquejenepuisconce-voirmaintenant,compterroyalement. PouvoirsedéplacerSymboledetantdechoses Signeréconfortantdetoutcequiestenvoiededépla-cement,dechangement.Avenir.Imagedelavie,enpro-gressionplussouventqu'enprogrès,etc.,etc.
D'unecertainefaçon,plussimplementencore,letrain s'adapteà dessituationsmineures,toujoursactuelleset quidurerontsansdoutejusqu'àmamort.Surtoutletrain quiavance,quiprenddelavitesse,letrainquejevais avoirdumalàrattraper.Carl'ayantnotéquantitédefois, notépourm'obligeràreconstituerlerêveévanescentqui tendàsebrouiller,enfaitjeneratepasletrain.Jecours après.Jemehâte.Ouseulementjepresselepas,préoccupé
TEMPÉRAMENTDENUIT
àcausedecetrainencoreloinquirisquedepartirsans moi.Pauvrementiltraduit,cetrain,àsafaçonmédiocre etmonotone,unepréoccupation,résultantd'undemes défauts,àsavoirquepourbiendeschoses«matérielle»s etquelquesautresaussi,jesuisenretard,commesontles «lève-tard»,les«longtempsaulit»,quinerattrapent lesautresetn'achèventleurtravailquebientarddans lajournée;enretardconstammentd'unecinquantainede lettres,etd'autantdecoupsdetéléphoneet d'obligations socialesdontjenemesouvienspas,oupasàtemps.Cela esttoujoursvrai,quotidiennementvrai. Danslajournéej'aimieuxàfairequ'àm'occuperde correspondance,demiseàjour,d'obligationssociales.Obli-gationsquejenereconnaispas,ouseulementtrèssubsi-diairement.Maissansdouteunevoixd'autosurveillant, depion,pendantlejourpeuécoutéepersisteàrappeler àl'ordre,voixpourl'accomplissementdesdevoirs médiocres.Denuitellereprendsondiscours.avecdes images.Etcettefoissansstimulation,sanslesincitations àl'action,seulementfaisantconstaterindéfinimentledom-mage.
D'unefaçonplusglobale,maviemême,ma vieactiveest partietard.Jecommenceseulementmaintenantceque d'autresentreprennentàvingtans. Letrain,cetrain-lààrattraperresteravrai,imagetou-joursdecirconstance. Encelanullementoriginal,n'étantpasleseulàavoir desretards,jenesuispasleseulàavoirenrêveuntrain àprendre,assezéloignéetquis'éloigneencore.Etqui sempiternellement,pendantd'innombrablesnuitssemettant àrouler,représentelemêmeécartquineserapas comblé.
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
Ilconvientd'ajouterqueletrain,quienmonvocabulaire denuitsertàbiendeschoses,rarementmeconduitàune gare,rarementmefait«arriver».Néanmoinsl'événe-mentplusd'unefoisaeulieuqui,selonmesobservations, estalorsenrapportavecunrésultatdemaviediurne, outoutfraîchementatteint,ousurlepointdel'être. Etcerésultat,leplussouvent,estunedecesmaigreset secondairesréussitessurlesquellesjem'envoudraisdeme retourner,maisqui,aupassage,aintéressémonSancho, qu'ilaattrapépoursoncompte,demanièreàpouvoiry revenirplustardàsonaise,dèsquemoijeneseraiplus auxcommandes. Faitàrappeler,les«arrivées»,lesréussitessontrares chezmoi,etpasreconnuescommetellesetpasavecenvie d'y«demeurerJesuisplutôtenévolution,aumoins » enprogression,donc«dansletrajet». Etantunêtrededéplacement,c'estaussiledéplacement quiseramapréoccupation,mais.jeneremarquepas quemespréoccupationsimportantes,mesaspirationsavec leursobstaclesmereviennentdenuit,fût-ce dansun fâcheuxtravestissement. Non,cesontlespassagères,lesvulgaires(embarrasde lajournéesubisparunhomme vitedépasséparlequoti-dien),cesontcelles-làqui,lanuit,soustelleoutellefigure, fontsurface. Neserait-cepaspourcelaquelespectaclequichezmoi apparaîtdanslerêveestassezmédiocre,auximages jamaisriches,etdemêmemesdéplacements,jamaisen paquebot,jamaisenunrapidedegrandeligne,maisdans untrainquinepaiepasdemine,avecdescompartiments demêmeet.demêmelesoccupants,quandilyena. Encorepareilmoyendetransportpourmesdéplace-mentsest-ilparfoisencoretrop«noble»,commej'eneus dernièrementladémonstration. Maisd'abordlesfaitsdujourautéléphone,àl'impro-viste,uneinconnueétaitvenuemedemander,ausujetde
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