La Nouvelle Revue Française n° 201 (Septembre 1969)

De
Giuseppe Ungaretti, Vermeer
Jean Tardieu, Figures et non-figures
Jean Follain, Poèmes
Jacques Boudillet, L'express de Cracovie
Pierre Pachet, Confession
Dora Vallier, Art, anti-art et non-art
Claude Esteban, De la sculpture et de quelques objets
Roger Nimier, Une étude sur Marcel Aymé
Chroniques :
Peter Brooks, Nouvelle critique et critique nouvelle aux États-Unis
Henri Thomas, Jean Follain : ciel appris, ciel vivant
Jean Blot, Henri Thomas
Michel Gresset, Un Faulkner féerique
Maurice Pinguet, Le Nô et la scène du désir
Dominique Noguez, Prenez garde au cinéma
Notes : la poésie :
Pierre Chappuis, Voir, par Pierre Torreilles (Le Seuil)
Alain Bosquet, Neige exterminatrice, par Christian Bachelin (Guy Chambelland)
Notes : littérature et essais :
Jean Follain, Monplaisir... en Histoire, par Paul Morand (Gallimard)
Michel Léturmy, La Foudre de Dieu, par Marcel Moré (Gallimard)
Jean Blot, L'aventure d'un pauvre chrétien, par Ignazio Silone (Calmann-Lévy)
Jean Duvignaud, Cent mille provinciaux au XVII<sup>e</sup> siècle, par Pierre Goubert (Flammarion)
Roger Judrin, Vie de Lavoisier, par Léon Velluz (Plon)
Michèle Pirazzoli-t'Serstevens, Claudel et l'univers chinois, par Gilbert Gadoffre (Gallimard)
Notes : romans français :
Jean Blot, La deuxième mort de Ramón Mercader, par Jorge Semprun (Gallimard)
Lionel Mirisch, Creezy, par Félicien Marceau (Gallimard)
Willy de Spens, Printemps au parking, par Christiane Rochefort (Grasset)
Patrick de Rosbo, Le corps, par Dominique Rolin (Denoël)
Lionel Mirisch, La Façade et autres miroirs, par Georges Piroué (Denoël)
Notes : romans étrangers :
Claude Michel Cluny, Mémoires d'un Italien, par Ippolito Nievo (Librairie Klincksieck)
Jean-Claude Schneider, Un fils dévoyé, par Renate Rasp (Gallimard)
Notes : les arts :
Renée Boullier, L'art et la musique (Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux)
Notes : les spectacles :
Robert Abirached, Les Dialogues, de Ruzante (Théâtre des Nations) - La Moscheta, de Ruzante (Théâtre du Huitième) - Œdipe-Roi, de Sophocle (Mai de Malakoff)
Claude Michel Cluny, La Femme infidèle, de Claude Chabrol
Lu et vu :
Georges-Emmanuel Clancier, Signatures de l'espace, par Raymond Datheil (Caractères)
Claude Michel Cluny, Poésie et prose, d'Edwin Muir (Seghers)
Jean Grosjean, Le mythe de l'éternel retour, par Mircea Eliade (Gallimard)
Alain Clerval, Le Jéroboam, par Didier Martin (Gallimard)
Willy de Spens, Comprenne qui pourra, par Roger Bésus (Plon)
Jean Grosjean, Quatrième Festival international du film militaire (Versailles)
Dominique Noguez, Thérèse et Isabelle, de Radley Metzger
Publié le : mardi 31 mars 2015
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EAN13 : 9782072387517
Nombre de pages : 160
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LANOUVELLE REVUEFI~AN~'AISE
VERMEER
LadestinéedeVermeerestl'unedesplusextraordi-nairesquisoientmoinspoursonaccessiontardiveàla renomméequepourlalumièredegloiredéfinitivedans laquellel'aplacél'élogedeProust.Jusqu'en1866,jusqu'à lamentionqu'enavaitfaiteàlafindecetteannée-là,dans laGazettedesBeaux-Arts,ThéophileThoré,plus connusouslepseudonymedeBürgerdontilavaitsignéson essaisurVermeer,onsaitquel'oeuvreétaitpassée,même duvivantdupeintre,presqueinaperçue.Quantàl'homme, iln'estpasmoinsextraordinairequ'ilsembles'êtreingénié ànelaisserd'autrestracesdansleschroniquesquecelles d'unebanaleexistencedebonpèredefamilleetdemodeste citoyendeDelft,dontl'événementleplussaillantfutd'avoir étéchoisiparsescollèguesdelaGuildepourexercerdurant unanlesfonctionsdedoyen.Ilétaitcatholique;cequià cetteépoque-là,enHollande,nedevaitpastoujoursêtre facile;maisrien,danssonoeuvrenidanssabiographie,ne permetdesupposerquecelaluiaitétédifficile,nimêmeque desproblèmesreligieuxl'aient jamaispréoccupé. Sapeintureestsingulièredanssonépoque etparrapport aupassé,singulièreauxPays-Basetparrapport auxautres pays. Parmilesœuvresdespeintresd'Europequileprécé-dèrentouquifurentsescontemporains,unseultableaupeut
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
enêtrerapprochéc'estlaMadoneàl'EnfantdePiero dellaFrancesca.Jem'ensuisrenducompteenretournant visiter,voilàquelquesmois,laGalerieduPalaisDucal,à Urbino.Et,enlisantaujourd'huipourmoninformationles dernierslivresconsacrésàVermeer,jem'aperçoisque RobertoLonghi,dèssonpremieressai,lointaindéjà,sur Piero,avaitrelevécetantécédentetpersonne,certes,n'a pourlapeinturedemeilleursyeuxqueLonghi. LespersonnagesdePiero,danscetableaucommedans touslesautres,sontcampésdelafaçonlaplusfermeetla plusmassive;et,siconcretqu'ensoitlevolumecorporel, cequidominedanschacun,c'estlamajestéquilesélève au-dessusdeleurconditionhumaine.AdroitedelaMadone, onentrevoitparuneporteouvertedeuxfenêtresjumelles, éclairéesensemble,dontlalumière,reflétéesurlaparoi voisine,paisiblement,apparaîtdanscerefletcommeune mincetranchelumineusedouéedelavertumêmede l'ombreuneincroyable fragilité. Cettefrêleverticaleest coupée,cachéeparlemanteausombresurl'épauledroitede laMadone.Onaperçoitencoredanscetableau,ducôté opposé,toutàfaitàl'écart,au-dessusdelatêtedel'ange degauche,unecorbeilledefruitsposéesuruneétagère; plushautencore,ilsemblequ'ilyait,presqueinvisible,une secondeétagère.L'harmonietonaleestobtenueàpartirde teintesclaires,etcommesilafranchiseetlavigueurde l'expressionnepouvaientselepermettrequ'àcondition d'avoirprouvéqu'ellesn'excluaientpascettedélicatessede touchequiexigeuneadaptationcontinuelledelasensibilité. Lerésultatestlacréationd'unespaceclosàl'intérieur duquellerecueillementatteintaucombledusilence.Tous élémentsqueVermeern'oublierapas. LespersonnagesdeVermeer,eux,n'ontpasdemajesté, etn'yprétendentpas.Cesontdesêtresaccoutumésàne pasfranchirleslimitesimposéesàuneexistencedebour-geoismoyensetqui,danslemeilleurdes cas,pourraient allerjusqu'às'imposerleslimitesquesouhaitel'êtrepar-
VERMEER
faitementsimpleàtouségards,doncaussidanssasensi-bilitéetsonimagination.Cela,loind'exclurelaprofondeur, peutmêmedonneràl'expressionsaprofondeurjuste,la justemesuredelaprofondeur,cettemesureindispensable, quandonpoursuitlevraiàl'intérieurdeslimiteshumaines, poursusciteretaffirmerl'indéterminationpoétique.Ilfaut examinerdeplusprèsceparquoiVermeeratteintetatteste àtraverslevérismeforcené des«petitsmaîtres»hol-landaislanégationmêmedeleurvérismeetdetout vérisme,enrestantfidèleauvrai. Jenote,entreparenthèses,uneremarquequimevient encemomentàl'esprits'ilarrive auxvisagesdesper-sonnagesdeVermeerdeparaîtrefades,cedoitêtrela conséquencefâcheusedupeudescrupulesdecertainsres-taurateursenversdesglacissansdéfense.Jepuisledire,car j'aivisitéàplusieursreprises,àdesannéesd'intervalle,des expositionsdeVermeerainsiquelesmuséeshollandais,et ilnem'aétéquetropfaciledeconstateravecamertume, lorsdelarécente expositiondeParis,combiencertains tableauxavaientétéamoindris,réduitsàunesortede brouillardilyavaiteu,avantl'intervention,dela couleur,cetriomphedelacouleurqueVermeern'ajamais cesséderechercherdanssonceuvre.Fermonslaparen-thèse. Vermeerapparaîtd'embléecommel'antagonistedes «petitsmaîtres»antagonistepeut-êtresanslesavoir. Montrercequ'aperçoitlepassantderrièrelesvitresdes grandesfenêtresdonnantsurlaruedesustensilesde cuivremiroitantaccrochésauxparoisrevêtuesdecuirde Cordoue,dessiègesauxboisraressavammentouvragés, desmeublesettoutesorted'autresobjets,depréférence exotiquesouprécieux,étaitenHollandeunusageencore bienvivant,pourunecertaineostentationd'aisance.La tâchedu«petitmaîtreconsistaitàpeindre,commes'il étaitunpassant,cetespacefermépardesimplesvitreset pourtantimpénétrable,sinonauregard,àquin'étaitpasde
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE e.Lepetitmaître lamêmecasteoudelamêmesect«» peignaitavecuneméticulositéscrupuleusedebigot,sans autresouciquedefaireressemblant,defairemieuxquene feraitaujourd'huilaphotographie,maisavecl'espoirdene pasfaireplusquecequedevaitfaireplustardcelle-ci. QuandmêmeVermeerauraitreprisaux«petits maîtresleurbutprincipallesvuesd'intérieurs,lapein-tureditedegenre,ilacherché,enfait,toutautrechose. Onl'appellelepeintredelalumière.Onditqu'ila cherchélalumière. Cen'estpasfaux.Voyez-lavibreràtraverslesvitres, émouvoirl'ombre,l'ombredelalumière,l'ombrepresque impalpabledescilsquandleregardaiméseferme,regard dontondirait,pourunpeu,qu'ilimite,étiréentremémoire etdésir,lesignemêmedel'ombre.Néanmoins,quandon parledelumière,ilfautfaireattention.Peut-êtreVermeer, encherchantlalumière,a-t-iltrouvéautrechose,peut-être lamerveille desapeintureest-elled'avoirtrouvéautre chose. Tantdepeintresontvoulucapterlalumière. LeCaravageforcelalumièreàconcasserleréel,pour bâtirensuite,àpartirdecesdébrislumineux,danslajoie etlafrénésiedessens,uneautreréalité. Rembrandtlaisseentendrequ'ildisposeàsongrédela pierrephilosophale;ilpeutsusciterunelumièred'alchimie, saisieaumomentlesoleilfrappelesvitresetlesbriques desmaisonsavecunelangueurétrange,etpourtant,secrète-ment,d'uneextrêmeviolence.Alorsleplombs'écaille,l'or éclateetdévorecommeunelèpre. PoussinetCorotontperpétuésurdesmodesdifférents, maisl'unetl'autredansl'étonnement etletransport, l'exacterestitutionenpeinturedesboisalbainspeuplésde faunesetdenymphes,sousuncield'unbleuintactqui tamiseetdiffuse,surterre,salumièrejustedeparadis nonencoreperdu. Cézannerendlalumièresurlemodedramatique.Ila
VERMEER
essayéd'affirmer,endépitetenconsidérationdelalumière, levolumedesobjets,lesdéveloppementsvolumétriquesque lesobjetspeuventsuggéreràl'intelligenceetàl'imagination d'unpeintre. Seurat,pourconstruirelevolumepesantdesesfigures, seborneàdécomposerlalumièrequilesentoureenminus-culespointsdescouleurscomplémentairesduspectre. Enfait,touslespeintresquenousavonscités,sauf Seu-rat,onttrouvéautrechoseque lalumière,mêmesic'est grâceàlalumièrequ'ilsl'onttrouvé. Nouspourrionsallongeràl'infinilalistedespeintres quiontsuexploiterlesressourcesdelalumière.Enfinde compte,onnesauraitconcevoird'objetssanselle,puis-qu'iln'eûtpasétépossibledelesidentifieretdelesnommer avantqu'unêtrehumainnelesaitvus,desesyeuxvus. Plutôtque lalumière,Vermeeratrouvéautrechose lacouleur,unecouleurvraie,absolue.Silalumièrecompte tantchezlui,c'estqu'elleaaussiunecouleur,lacouleur delalumièrecouleurqu'ilvoitcommeunecouleuren soi,commelumière,etdontilvoitaussi,dontilisole,quand elleestvue,l'ombre, cettechaîneindispensabledela lumière.Lesvolumeseneux-mêmesnecomptentpaspour lui,trempésqu'ilssontdelumière,macérésdanslalumière, projetésenavant,ventresgravidesqu'ilcerneavectantde pudeur,tantd'angoisse,unesitremblantetendresse.C'est lacouleurquicompte.Cespersonnages,safemme,oul'une desesfilles,oului-même,cesfamiliersqu'ilportraiture,ces objetsusuelsqu'ilévoquenesont-ilsdoncquedesfan-tômes?C'estpossible.Leréeldemeuredanssajuste mesure,etenmêmetempsilluiéchappepourdevenirméta-physique,poursefaireidée,formeimmuable,pourneplus êtreàlafinquecouleurpureoumieuxrépartitionavisée, mesurée,decouleurspuressecompénétrantl'unel'autre, s'isolantl'unedel'autre. Ilm'estarrivénaguère,àproposdesrapportsdel'art etdelanature,dem'enréféreràVanEyck.Jesaisbien
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qu'ils'agitd'unpeintrequiatravailléenvirondeux sièclesavantVermeer,etd'unFlamand.Lessiècles,pour monpropos,necomptentquejusqu'àuncertainpoint. Les Flandres,certes,nesontpaslaHollande;maisHollandais etFlamands,pourlemoins,cousinent.Voyez,aumuséede Bruges,laMadoneduchanoineVander Paele.Descinq personnagesdutableau,quatreunévêque,unguerrier,la Madoneetl'Enfant,restentvolontairementimaginaires. QuandPierodellaFrancesca,parexemple,évoqueun saint,iln'oubliejamaislanécessitédetrouverenlepei-gnant,pourlerendresensibleaucœur,unéquilibreentre l'idéedesaintetéetunepersonneréelle,dechairetd'os. Danslecasduchanoine,aucontraire,VanEyckne sepréoccupequeducontrasteentreleréeletl'imaginaire, maisnel'obtientpas,parcequelesdeuxpartiesdutableau restenttotalementinconciliables,etquel'incompatibilité absoluenelaissepaslamoindreplaceaudrame.C'estun castypiqued'incommunicabilité.L'imaginationn'estpasen mesuredelaréduiresipeuquecesoitelleaboutitcertesà desrésultatsd'unesuprêmedélicatesse,maisdetellenature quetoutrapportavecl'humainsembleabolietquela virtuositéetletransportmystique,s'ilssubjuguentlespec-tateur,nepeuventniletoucher,nileconvaincre.Quantau réel,ondiraitquecetabsurdegaspillaged'imaginationdans lesquatreautrespersonnagesn'aeulieu,souslesyeuxdu chanoine,quepourluiprouverquellefolleillusionc'était d'ycroire. Cecinquièmepersonnage,cechanoineledonateur estenfaitsiextérieurautableauqu'ilsemblen'avoirpu qu'enêtreexpulsé.Sansriendereligieux,cettefigure, agenouilléeàl'écart,àl'extrêmeborddel'estradeelle estplacée,estmassive,compacte,autoritaireetbruyante dansleva-et-vientdesvisiteursoui,elleparlesihaut qu'ellevousparalyse.Négligeonsleslunettes,lebréviaire, toutuncondimentdedétailssansliensorganiquesavecla figure,etobservonslevisagequiestpeint,aucontraire
MIRCEAELIADE (Gallimard).
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE ~M~ LeMythedeRetour
Voilàunepassionnantehistoiredelarésistanceàl'histoire, depuislesoriginesjusqu'aujourd'huietjusqu'àcertainsreplis denoscoeurs.Nosjourspassentàchaqueinstantetcepassé quis'éloignenousdevientméconnaissabletandisquenous sommessanstrêvelivrésànosimprévisiblesfuturs.Dèsqueles peuplessesontaperçusdelanature«historique»dutemps, ilsontétéprisdevertige.Lescivilisationssesontconstruites contrecettepeurellesontinventélesarchétypesetlescycles poursedonnerducouragenousretrouveronsduconnu dans notreavenir,nousrécupéreronsnotrepassé,toutn'estque retour.Abrahama, lepremier,osésortirdecebagneconfor-tableils'estfiéaudieu<j~Mappellecequin'estpasco~Mt~ c'était.Maisnotreépoquesemblesedéfaireàlafoisdela croyanceaux«retours»etde celleenundieulibre.Reste alorsl'angoisse. JEANGROSJEAN
DIDIERMARTIN
LeJéroboam(Gallimard).
C'estdanslasolitudequel'artistedoitédifieruneœuvrequi tiennecontrelamort.Lafaussemonnaiedesillusionsdoit êtreconvertieenlaseuleréalitéquiimporte,lelivreàvenir. Enempruntantunedémarchepropreàbeaucoupd'écrivains decetemps,pourquisagenèseconstitue lamatièremême d'unlivrequitrouve,danslesévénementsayantdétournéle narrateurdesavocation,lethèmedesoninspiration,Didier Martinapeut-êtrevoulusacrifieràunetendanceactuelle.Le récits'achèveparilacommencél'étudedespassions,enfin renduepossibleparlasublimationdessouffrancesdel'amour, peuts'appliqueravecunerigueurinlassableàfairelavérité enetautourdesoi.Parsonécrituresensible,frémissante,de trèsbellespagessurl'Egypte,DidierMartinréussitànous attacher.Malgrésesmaladresses,LeJéroboamestlapromesse d'unvraiécrivain. A LA INC LER V A L
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