Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Achetez pour : 12,99 €

Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Publications similaires

Vous aimerez aussi

suivant
Poèmes
RACHEL
EtpourRachel,Jacobservitsept annéesquiluiparurentquelquesjours, carill'aimait.
EtdanslavalléeJacobrencontraRachel, Illasalua,voyageurerrant. Lestroupeauxsoulevaientlabrûlantepoussière, Unepierreénormerecouvraitlepuits. Ils'approchadelapierreetlafitrouler Pourabreuverd'eaupurelesbrebis.
Maissoncœursoudainfutlourddanssapoitrine, Ileneulmalcommed'uneblessure Etconsentitpourceltejeunefille AgarderseptannéeslestroupeauxdeLaban. Rachel,pourquiestentonpouvoir, Septannéesnesontplusqueseptjoursaveuglants.
MaisgrandeestlaruseducupideLaban Etsoncœurneconnaîtpaslapitié. Qui,pense-t-il,n'admettraqu'onpuissetromper PourlagloiredelamaisondeLaban?
LaNouvelleRevueFrançaise Etd'unemainfermeilentraîneLial'aveugle ElladonnepourfemmeàJacob.
Au-dessusdudésertlanuitimmensepasse, Elleversedesgouttesfraîchesderosée, EllaplusjeunedesfillesdeLaban Gémitentordantsalourdechevelure. Ellemaudilsasœur,elles'enprendàDieu Elordonnedeparaîtreàl'AngedelaMort.
ElJacobrêvedel'instantquilecombla L'eaulimpidedupuitsdanslavallée, CetéclatjoyeuxauxyeuxdeRachel, Elsavoixdoucequiluimurmurait Jacobnem'as-tupasembrassée? Nem'as-tupasappeléelacolombenoire?
LACALOMNIE
(1921.)
Partoutlacalomniem'asuiviepasàpas. Jel'aientendueramperdansmonsommeil, Etdanslavillemortesouslecielimplacable, Quandj'erraisauhasard,privéedepainetd'abri, Sesrefletsbrûlentdanstouslesyeux, Icitrahisonelpeurinnocente. Jenelacrainspas.Jerépondrai Hautaineàloutnouveaudéfi. Maisjepressensdéjàlejourfatal mesamisviendrontàmoidanslemalin. Troublantdeleurspleursleplusdouxdessommeils, Ilsposeront l'icônesurmapoitrinefroide
Poèmes
Ellacalomnieentrera,inconnuedetous. Inlassable,saboucheavidecomptera Dansmonsangdescrimesimaginaires Enmêlantsavoixàlaprièredesmorts. Alorstousentendrontsondélireinfâme, Nuln'oseraleverlesyeuxsursonvoisin, Unvideaffreuxseferaautourdemoncorps Elmonâme,emporléedanslabrumedel'aube, Brûleraunedernièrefoisd'impuissancehumaine Eldepitiésansbornespourlaterrequittée.
LAFEMME
DELOTH
(1922.)
LafemmedeLothseretournaet futchangéeenstatuedesel.
Ellejuste,grandi,rayonnanldelumière, Suivaill'envoyédeDieusurlamontagnenoire. Maisl'angoisseassaillaitsafemmeelluidisait Iln'eslpastroplard,lupeuxregarderencore
L'enceinterougedelaSodomenatale, Laplacetuchanlas,lacourlufilais, Lesfenêtresvidesdelahautemaison luasenfanlépourceluiquetuaimes.
Elleregardaetcommefrappésdemort Sesyeuxà l'instantcessèrentdevoir, Soncorpsdevinttransparentcommelesel Elsespiedslégersfurentclouésausol.
LaNouvelleRevueFrançaise Quiverseradespleurssurcellefemme? Elleestsidémuniequ'onlajugeramal. Seulmoncœurnepourraoublier Cellequia donnésaviepourunregard.
Cellevilleaiméedepuisl'enfance M'estapparueaujourd'hui, Danssonsilencededécembre, Aussidépouilléequejelesuis.
Toulcequisedonnaitdesoi-même Elqu'ilétaitsisimplederendre, L'élanardent,lesondesprières Etlagrâce dupremierchant,
Touls'estenfuienpâlefumée Els'esldéfaitaufonddesmiroirs. Etdéjàl'archetdelamort Scandeuntempsirréversible.
Maiscurieusecommeuneétrangère Quetoutenouveautéenchante, Jeregardaisglisserleslraîneaux, J'écoulaismalanguematernelle.
Etsoudain,m'envahissanldefraîcheur, Lebonheurm'asouffléauvisage, Commesiunamidetoujours Monlaillesmarchesàmescôtés.
(1924.)
(1929.)
LaNouvelleRevueFrançaise lonnentde1945(premièreexpositionchezDrouin1)àl'année desamort1951(ilavaittrente-huitans).J'avouequecesnou-vellesœuvresnemesemblentpasàlamesuredeleurambition. SiWolsarenoncéauprécieuxbonheurdesesaquarellesetdessins, cequ'ilnousproposecen'estleplussouventquesurcharge, éclaboussures,couléesetconfusionsansmystère.Lacouleur,plus violente,aperdusavibration.Deuxtraitsjadissurunefeuilleou deuxteintesc'étaitWols,lefamilierdeLao-tseu,deMaldororet deChaplintoutensemble,leconteurde«petitscontesterrestres», l'hommequisutécrire Achaqueinstant danschaquechose l'éternitéestlà. Aujourd'hui,devantcestoilesambitieuses,onsongesurtoutà cequ'ilfut.Cequ'ilauraitpudevenir,onlecherche,onlepressent peut-êtredansquelques-unsdesesdernierstableaux,lesmieux contrôlésdestructureetdecouleursTachesrouges(1949),Les Voyelles(1949)ouCompositionChampigny(1951).Maisquoil va-t-onévoquerletachisme?Sansdoute,ilenestl'undespré-curseursetnousn'ignoronspointsoninfluence,nicequelui doiventunBryen,unMathieu,unBellmeretbeaucoupd'autres. CependantleWolsquenousaimonsnesauraitseréduireàune école. Destinsuspendu.Resteuneœuvreinégale,inachevée,mais d'autantpluspathétique. MARCELARLAND
GNOLI (Centrenationald'Artcontemporain).
Peut-êtrepourrait-ondéceleraudébutdel'œuvredeGnoli uneinfluencedeChirico(Façade,1954).Dès1958,parl'intervention del'espace,devenumatièreopaque,danslequellesujets'imbrique, Gnoliatrouvésonexpression.Acetteépoque,ilpeintdescathé-drales,desmonuments,delamanièrequ'ilreprendraentre1964 et1968pourdécrirelepersonnage,ou plusexactementl'appa-rencevestimentairequiledésigne.Iljouealorsaveclestramesou lesdécorationsdestissuscommeilajouéaveclesfenêtresetles reliefsdesfaçades. Vers1960,ilseproduitunamenuisementdelapâteenmême 1lefitentrerson«inventeur»Henri-PierreRoché.