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Frontispiceettriptyque dumortelété 1
POURQUOISINON
Pourquoi sinon pourquoichercher sinondanslevolindécisdesnuages nonpaslamétaphoreseule oul'enfantinsymbolemais lesensmêmeel lenon-sens etquefaul-ilcraindreenvivanlsinon lafoudreaffreusementimilée parlaguerreelpar leconflitincessantdeschoses etquefaut-ilenfinrévérer sinonlarécompenseindue devoird'entendredeloucher àprofusionlejouretl'ombre ouleplaisird'êtredebout eldefoulerlesol dusableàl'herbeeldelafeuille aupavemenletsiparfois nousvientlafaiblessemortelle 1.ExtraitdeFormeries,àparaîtrechezGallimard.
LaNouvelleRevueFrançaise.
d'imaginerdespersonnesimmenses d'abordànotreimagefaçonnées puiss'effaçanldansl'improbable alorsc'estnousc'estnous-mêmes orgueiletdélire c'estnousc'estnospropresreflets qu'ilnousfautdérisoireprièreinvoquer carrienn'estplussacréque notreénigmepasàpas etmarcheaprèsmarcheobstinée àgravirles degrésdecetempleenmouvement quin'estautre quel'aurore àl'absolucalculobéissante etlanuit ànosyeuxdevoyantsaveuglesrévélée horsdessaisonsdenotrevie elbienau-delàdes tourbillonsdusystèmedesmondes etplusloinconfondant toutl'effortdenotreesprit ettouslestermesdu langageetlamesure ellalimiteparlavitesse àtouslesventsdel'espacejetés pourquerègne letempsrévolu etquelaconscience àsonretourdans l'êtresansfigures'accoutume puisquenotrefaiblessedémente estpareilleaupassagedesjourspareille auxtroupeauxaffolésparl'oragepareille
Frontispiceettriptyquedumortelété àlaparoletrébuchanteet renverséeetquedirai-je encoredeplus sinonpourquoi?
C'ESTLA
(NaissancedecentmilleVénus)
Surl'eaupasencoreséparéedelanuit d'abordseformapeuàpeu lerassemblementdesrumeursqui aufurelàmesuredel'insertiondel'aube entrelesélémentss'animèrent enunprofondellargebuissonde clartésfrissonnantes elsi dansunsensoudansl'autre longtempshésitalepassage del'ouïeauregard cen'estpas quel'oneûtlapeurnilasouffrance d'unsubitéblouissement niledésirdemieuxentendreni lebesoindefermerlespaupières pourmieuxposséderensoi-même lesmultiplesrefletsdudehorsmaisbien
LaNouvelleRevueFrançaise pourassouvirdanslalumière lasouverainejoie decréerl'êtrejamaisvu capableenfin d'oscillerentredeuxmondesoui jedisbienouicetuniqueouicedouble animalamphibieattiré toutautantparleretouraufluxnatal queparl'espoirdevaincreàla surfacedel'airfrais lapesanteur fardeauinsupportable(pourtantlaseulepreuve) etquand jevinsplusprès déjà lanarineéveilléeàl'embrunàla senteursalubreduvarech c'estc'estbienc'estalors c'estquelechocm'atteignitenpleinventre d'unepalpitationdebrasetdeseins puisdecuissesdereinsetdecroupes parleslueursparl'ombreetparl'ambre àlapleinefaveurdesvolumeshausséspuisofferts quandtoutàcouplerire ànouveau(autantdecriailleries demouettess'envolant)parutdésigner l'obliquepland'intersection vallonforêtenfant puisseàl'infinid'unehoulesoulevée detempsfortsettempsfaibles crisdegorgeetsoupirs seporterauxabordspuisaufond ledésirassouvirenaissant
LaNouvelleRevueFrançaise
nonplus,ici,sousl'impulsiondesrêves.Plutôtfortementmarqués parlescrimesdelasociétémoderne,lescolèresetleshaines,une luciditéeffroyableetpaniquéedevantlescampsdeconcen-tration,latorture,lesguerres,lafaimetlamortviolente.Collages dansl'espace,avecunefougue,uneverve,undynamismequi, parfois,seboursouflejusqu'aubaroquisme.Existe-t-ilunbaro-quismedelacolère?Lorsquecelle-cinepeutplussecontenir, nisecontenterd'imagesplastiquesrépondantà descritèresde beauté.Alorsl'artistebrise,casse,massacre,griffe lesobjets, tantilestvraiquecréer,aujourd'hui,c'estaussi,souvent,marquer desonempreintelaréalité,afindedénoncersesagressions,ses dangers,sesexcès,satyrannie. Ilestsymptomatiquequ'amorcéeparlesgraffitislesaffiches lacérées,les«décollages»,l'œuvredeVostellsesoitépanoui dansl'objetqui,tantparsesdimensionsqueparsesfonctions,blesse notreregardetmetendangernotreaspirationaubonheur. Objetsnonpluscomplicesdel'homme,maischargésd'unpouvoir maléfique,etcontrelequelilconvientdes'armer.Vostellserait-il unesortedeDonQuichottepartienguerrecontreunecivili-sationqu'ilrefuse?
ALECHINSKY (Muséed'ArtmodernedelaVilledeParis).
J.-J.L.
Lapeinturecommeunoutrage.Etunesolennité.Maisportée aurougevifdelacolère,au noirintensedelatragédie,auxexcès delabouffonnerie.Carpeindre,pourAlechinsky,n'estpascélé-brer,encoremoinssesatisfairedecequ'ilvoit,maissevautrer dansl'insulte,danslescacophonies,danslesoutrances,comme unecertainelanguedite«verte»sedéveloppeenmargedela «bellelangue».Ensomme,ilestl'artisted'uncertainargotde lapeinture.Al'enseignedelagrimaceiltientéchoppedepeintre àl'acrylique,car,selonlui,elleestbiensupérieure,souple,fluide etavenante,àlapeintureàl'huile.Ilad'ailleursfaitd'assez séduisantscoupletslà-dessuspourchanterlavenuespontanée desimagesquisourdentdanslaconscienceetpassentfrétil-lantescommepoissontirédel'eau,danslepinceaujaponais auquellepeintrerestefidèle.Tantilestvraiquegrâceàl'acry-liquepeindrec'estencoredessiner.D'oùcetteextraordinaire mobilitédutrait,sesfollesconvulsions,sesdénouementsenéclats
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