La Nouvelle Revue Française N° 267

De
Jean Tardieu, Frontispice et triptyque du mortel été - Une consultation
Henri Thomas, Les anciens élèves
Jean-Loup Trassard, Nos murs hourdés de terre
Colin W. Nettelbeck, Une correspondance inédite de Céline - Note sur la présentation
Louis-Ferdinand Céline, Lettres à N...
Dissemblances :
Jean Grosjean, Races perdues
Jean-Michel Maulpoix, Quand Paris bouge
Roger Judrin, Sur Giraudoux
Critique : poésie :
Jacques Réda, Jean Tardieu
Antoine Terrasse, Jean Tardieu : obscurité du jour
Bernard Sesé, L'allure poétique, par Jacques Baron (Gallimard)
Michel Quesnel, L'Espadon, par Alexis Gloaguen (Publideb)
Critique : littérature :
Alain Bosquet, Les paraboles de Jean Cayrol
Christiane Baroche, Journal 1947-1955, d'Anaïs Nin (Stock) - La Séduction du Minotaure, par Anaïs Nin (Stock)
Critique : connaissance :
Hervé Cronel, Théorie traditionnelle et théorie critique, par Max Horkheimer (Gallimard)
Guy Rohou, Zoologie, IV (Gallimard)
Critique : histoire :
Michel Léturmy, La Conjuration du Neuf Thermidor, par Gérard Walter (Gallimard)
Jacques Ménard, Écrits politiques, I, d'Antonio Gramsci (Gallimard)
Alain Clerval, Mémoires (1918-1934) de Heinrich Bruning (Gallimard)
Critique : théâtre :
Gilbert Chateau, Jacques Copeau, Frédéric Febvre, Vilar et Sobel, Poiret contre Valéry, Jacques Guimet
Critique : cinéma :
Jean-Claude Guiguet, Mankiewicz et les ruines du temps
Michel Grisolia, Scènes de la vie conjugale, d'Ingmar Bergman - Une partie de plaisir, de Claude Chabrol - Mariage, de Claude Lelouch
Critique : les arts :
Renée Boullier, Dessins d'Ipousteguy (Galerie Claude Bernard) - Raoul Haussmann (Musée national d'Art moderne)
Édith Boissonnas - Jean-Jacques Lévêque, Hundertwasser (Galerie Paul Facchetti) - Vostell (Musée d'Art moderne) - Alechinsky (Musée d'Art moderne de la Ville de Paris)
Marcel Arland, Le Bon Combat, par Émile Zola (Hermann)
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072380891
Nombre de pages : 128
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Frontispiceettriptyque dumortelété 1
POURQUOISINON
Pourquoi sinon pourquoichercher sinondanslevolindécisdesnuages nonpaslamétaphoreseule oul'enfantinsymbolemais lesensmêmeel lenon-sens etquefaul-ilcraindreenvivanlsinon lafoudreaffreusementimilée parlaguerreelpar leconflitincessantdeschoses etquefaut-ilenfinrévérer sinonlarécompenseindue devoird'entendredeloucher àprofusionlejouretl'ombre ouleplaisird'êtredebout eldefoulerlesol dusableàl'herbeeldelafeuille aupavemenletsiparfois nousvientlafaiblessemortelle 1.ExtraitdeFormeries,àparaîtrechezGallimard.
LaNouvelleRevueFrançaise.
d'imaginerdespersonnesimmenses d'abordànotreimagefaçonnées puiss'effaçanldansl'improbable alorsc'estnousc'estnous-mêmes orgueiletdélire c'estnousc'estnospropresreflets qu'ilnousfautdérisoireprièreinvoquer carrienn'estplussacréque notreénigmepasàpas etmarcheaprèsmarcheobstinée àgravirles degrésdecetempleenmouvement quin'estautre quel'aurore àl'absolucalculobéissante etlanuit ànosyeuxdevoyantsaveuglesrévélée horsdessaisonsdenotrevie elbienau-delàdes tourbillonsdusystèmedesmondes etplusloinconfondant toutl'effortdenotreesprit ettouslestermesdu langageetlamesure ellalimiteparlavitesse àtouslesventsdel'espacejetés pourquerègne letempsrévolu etquelaconscience àsonretourdans l'êtresansfigures'accoutume puisquenotrefaiblessedémente estpareilleaupassagedesjourspareille auxtroupeauxaffolésparl'oragepareille
Frontispiceettriptyquedumortelété àlaparoletrébuchanteet renverséeetquedirai-je encoredeplus sinonpourquoi?
C'ESTLA
(NaissancedecentmilleVénus)
Surl'eaupasencoreséparéedelanuit d'abordseformapeuàpeu lerassemblementdesrumeursqui aufurelàmesuredel'insertiondel'aube entrelesélémentss'animèrent enunprofondellargebuissonde clartésfrissonnantes elsi dansunsensoudansl'autre longtempshésitalepassage del'ouïeauregard cen'estpas quel'oneûtlapeurnilasouffrance d'unsubitéblouissement niledésirdemieuxentendreni lebesoindefermerlespaupières pourmieuxposséderensoi-même lesmultiplesrefletsdudehorsmaisbien
LaNouvelleRevueFrançaise pourassouvirdanslalumière lasouverainejoie decréerl'êtrejamaisvu capableenfin d'oscillerentredeuxmondesoui jedisbienouicetuniqueouicedouble animalamphibieattiré toutautantparleretouraufluxnatal queparl'espoirdevaincreàla surfacedel'airfrais lapesanteur fardeauinsupportable(pourtantlaseulepreuve) etquand jevinsplusprès déjà lanarineéveilléeàl'embrunàla senteursalubreduvarech c'estc'estbienc'estalors c'estquelechocm'atteignitenpleinventre d'unepalpitationdebrasetdeseins puisdecuissesdereinsetdecroupes parleslueursparl'ombreetparl'ambre àlapleinefaveurdesvolumeshausséspuisofferts quandtoutàcouplerire ànouveau(autantdecriailleries demouettess'envolant)parutdésigner l'obliquepland'intersection vallonforêtenfant puisseàl'infinid'unehoulesoulevée detempsfortsettempsfaibles crisdegorgeetsoupirs seporterauxabordspuisaufond ledésirassouvirenaissant
LaNouvelleRevueFrançaise
nonplus,ici,sousl'impulsiondesrêves.Plutôtfortementmarqués parlescrimesdelasociétémoderne,lescolèresetleshaines,une luciditéeffroyableetpaniquéedevantlescampsdeconcen-tration,latorture,lesguerres,lafaimetlamortviolente.Collages dansl'espace,avecunefougue,uneverve,undynamismequi, parfois,seboursouflejusqu'aubaroquisme.Existe-t-ilunbaro-quismedelacolère?Lorsquecelle-cinepeutplussecontenir, nisecontenterd'imagesplastiquesrépondantà descritèresde beauté.Alorsl'artistebrise,casse,massacre,griffe lesobjets, tantilestvraiquecréer,aujourd'hui,c'estaussi,souvent,marquer desonempreintelaréalité,afindedénoncersesagressions,ses dangers,sesexcès,satyrannie. Ilestsymptomatiquequ'amorcéeparlesgraffitislesaffiches lacérées,les«décollages»,l'œuvredeVostellsesoitépanoui dansl'objetqui,tantparsesdimensionsqueparsesfonctions,blesse notreregardetmetendangernotreaspirationaubonheur. Objetsnonpluscomplicesdel'homme,maischargésd'unpouvoir maléfique,etcontrelequelilconvientdes'armer.Vostellserait-il unesortedeDonQuichottepartienguerrecontreunecivili-sationqu'ilrefuse?
ALECHINSKY (Muséed'ArtmodernedelaVilledeParis).
J.-J.L.
Lapeinturecommeunoutrage.Etunesolennité.Maisportée aurougevifdelacolère,au noirintensedelatragédie,auxexcès delabouffonnerie.Carpeindre,pourAlechinsky,n'estpascélé-brer,encoremoinssesatisfairedecequ'ilvoit,maissevautrer dansl'insulte,danslescacophonies,danslesoutrances,comme unecertainelanguedite«verte»sedéveloppeenmargedela «bellelangue».Ensomme,ilestl'artisted'uncertainargotde lapeinture.Al'enseignedelagrimaceiltientéchoppedepeintre àl'acrylique,car,selonlui,elleestbiensupérieure,souple,fluide etavenante,àlapeintureàl'huile.Ilad'ailleursfaitd'assez séduisantscoupletslà-dessuspourchanterlavenuespontanée desimagesquisourdentdanslaconscienceetpassentfrétil-lantescommepoissontirédel'eau,danslepinceaujaponais auquellepeintrerestefidèle.Tantilestvraiquegrâceàl'acry-liquepeindrec'estencoredessiner.D'oùcetteextraordinaire mobilitédutrait,sesfollesconvulsions,sesdénouementsenéclats
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