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La Nouvelle Revue Française N° 472

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L'annéequarante
1
Quandonenterreuneépoque Nulchantfunèbrenemonte. Lesseulsornementsdesatombe Serontlechardonetl'ortie Etseulsdehâtifsfossoyeurs Viennentl'enfouird'unemainprompte. Autourunsiprofondsilence Qu'onentendletempspasser.
Puisl'époqueremontecommeuncorps Quiflotteauprintempssurl'eaudufleuve. Maislefilsnereconnaîtpassamère Etlepetit-filstroplassedétourne. Lestêtess'inclinentplusbas encore Souslelentbalancierdelalune.
Cesilence,ilrègne SurParisquimeurt.
LaNouvelleRevueFrançaise
AUX
2 LONDONIENS
Letempsajouteavec indifférence UndernierdrameauxdramesdeShakespeare Etnous,conviésàcenoirfestin, NousrelironsHamlet,CésarouLear Au-dessusdufleuvedeplomb. Plutôtconduireavecchantsetflambeaux LatendreJulietteàsatombe, ÉpieràlafenêtredeMacbeth Etfrémirquandlemeurtriertremble, Toutlireplutôtquecedrame Dontnulnesupportel'horreur.
3 L'OMBRE
Pourquoiremontes-tudufonddesannéesmortes Danstoutl'éclatdetonaltièrebeauté? Pourquoimamémoireavidea-t-elleéveillé Tonprofildiaphaneàlavitred'unfiacre? Qued'échangesencetemps!Toil'angeoul'oiseau! Unpoètealorst'appelaitSolominka1.
1.Ils'agitdeSaloméeAndronikovadontlepoèteMand lstamétait épris.«Solominka»,quisignifie«brindepaille)),peutêtreprispour undiminutifdeSalomée.
L'annéequarante Tulaissaisruisselerentreteslongscilsnoirs Latendrelumièredetesyeuxinsondables. Pardonne-moi,chèreombre.Cematinlimpide, Flaubert,unenuitblancheetlesdernierslilas Ontfaitrevivretonéclatdel'annéetreize Etl'égalitésereinedetesjours, Quandiln'estplustempspourmoi Quecepassérenaisse.
4
J'aivécutantdenuitsblanches Quej'enconnaistouslesgouffres, Maiscelle-cidéferleetgronde Commedeschevauxàlacharge. J'entredansdesmaisonsdésertes, Hierencoredesrefuges. Aucunbruit.Seulesdepâlesombres Parfoistraversentlesmiroirs. Est-celà-basdanslabrume LeDanemark?laNormandie? Leslieuxmêmesjevenais? Toutn'est-ildonc quelereflet D'instantsàjamaisenfuis?
5
Maisautantvousledire Jevispourladernièrefois.
LaNouvelleRevueFrançaise Jeneseraipasl'hirondelle, Leroseau,l'étoileoul'érable, Lesonvibrantdelacloche l'eaujailliedessourcesvives Pourques'émeuventleshommes, Etmaplainteinextinguible Netroublerapasleurssonges?
L'ÉGLANTIER
EN
FLEUR
Surcetteroutejadisunprince Menaitàlagloiresonarmée, leventsesouvientdesbarbares, lalunead'étrangesclartés, Jemarchaiscommeaufonddelamer. L'odeurdel'églantierchargeaitl'air, Sifortequelesmotsennaissaient, Etj'étaisprêtealorsàcroiser Lahautevaguedemondestin.
Cettenuit-làsouslesétoiles J'écoutaisdesmotssansrecours, Étourdieetcommepenchée Au-dessusd'ungouffredefeu. Maislamorthurlaitsurleseuil, Lejardinobscurhululait
1940.
(extraits)
LaNouvelleRevueFrançaise
LesCahiersroumains(deBucarest),quiensontàleursecond numéro,rassemblentunedizained'étudessurcethème«La littérature,l'humanismeetl'avenir.»
DansRomantisme(n°8),signalonsenparticulierl'étudedeNelly ViallaneixKierkegaardromantique.
OnliradanslarevuetrimestrielleD'atelier(sixièmenuméro)le débutd'uneœuvredeMiklôsSzentkuthyPrae,quiparuten1934 àBucarest.Laversionfrançaisedecespages,quiattirentl'atten-tion,estdePhilippeDôme,PaulNogyetTiborPapp.
L'association-PrésencedeGabrielMarcel(85,boulevarddePort-Royal),apourdesseindeservirlamémoired'unhommequilui-même,danssesamitiéscommedanssonœuvre,nefutquedévoue-ment.