Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 12,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Partagez cette publication

Publications similaires

La Nouvelle Revue Française n° 196 (Avril 1969)

de editions-gallimard-revues-nrf

La Nouvelle Revue Française N° 389

de editions-gallimard-revues-nrf

La Nouvelle Revue Française N° 265

de editions-gallimard-revues-nrf

Vous aimerez aussi

suivant
Quelquesmots.
jesuisentréàLaNouvelleRevueFrançaiseen 1922.J'yaiconnuRivièreetPaulhand'abord,bientôt Gide,GastonGallimardetSchlumberger.J'avais vingt-troisansetmepiquaisavanttoutd'êtrelibre. SijesuisrestéàlaRevue,c'estquej'yaitrouvé,en mêmetempsqu'unaccueilamical,unespritindépen-dantjusquedanslacommunautédel'effort. Tellefutlabasedelalongueamitiéquidevait m'uniràPaulhan.Différents decaractère,sansdoute, d'humeuretdefaçonsiln'yeutjamaisentrenousni mensongenifeinte,fût-cequandnousn'étionspas d'accord.Ainsipendantdesannées. En1953,aprèslesilencedelaRevue,quand PaulhanetGastonGallimardmedemandèrentd'en partagerladirection,jen'ignoraispointquelatâche seraitlourdeetdangereuse.Maisj'aipenséqu'elle pourraitêtreplusutileencorequejadis,etl'amitié plusétroite.J'aiaccepté. jeneleregrettepas.Nousavonstravailléchaque jour,jeanPaulhan,DominiqueAuryetmoi,discuté, rassemblénosamis,apaiséplusd'unequerelle,convié denouveauxécrivains,accueilli,jecrois,lesmeilleures tendancesdel'époque. Vintlejouroù,malade,jeanduts'éloigner.J'ai
LaNouvelleRevueFrançaise voulupartiretmedonnerpleinementàmontravail d'écrivain,«Sivouspartez,m'aprévenuGaston, laRevuedisparaît.»J'aicontinué,etcenefutpas desplusfaciles.Maisdenouveauxcompagnonsm'ont rejoint,jeanGrosjeanlepremier,etdeplusjeunes, tandisqueMadeleineLacour,dixannéesdurant,se consacraitausecrétariatdelaRevue.jelesremercie. Quantàmoi,cequej'aipu,jel'aifait,connaissant d'ailleursmieuxquepersonnemesinsuffisances.J'ai voulusoutenirunecausequejetienspourl'unedemes raisonsd'être,lapréserverdesintriguesetdescalculs, etpouvoirlasaluerjusqu'aubout. Paulhanestmort.Schlumbergerestmort.Mort, GastonGallimard.Mort,voilàquelquesmois,André Malraux,leplusanciendemesamis.Etbeaucoup d'autresontdisparu,quej'aimais,quim'ontaidéet quejenepeuxoublier. Aprésent,nil'âge,lesforces,nilesconditionsd'un travail,nilesexigencesd'uneentreprisetellequejela conçoistoujoursnemepermettentd'assumerplus longtempslaresponsabilitédecetteRevue.Mais,en remettantLaNouvelleRevueFrançaiseàd'autres soins,jeresteattachéauxvaleursquenousavons toujoursserviesetqui,j'enail'espoir,neserontpas moinsdéfendues.
MARCEL
ARLAND
Chroniquefabuleuse
Autrefoisettoujours
Autrefois,cher Martinien,étantrevenud'au-delàdes mers,jemesuistrouvéprisonnierd'uncoindeprovince n'importequiauraitpumourird'ennui.Enparcou-rant,selonmonhabitude,cheminsetsentiers,ilme semblaitsanscessechercheruneissue.Deuxbellescol-lineséloignéesetleglissementdelaplainejusqu'au ciel,c'étaientdesmerveillestrèsprovisoires.Encetemps j'aimais,par-dessustout,lespetitstaillisclairseméssur unplateaudépourvud'habitations. Lepleinhiver.Desherbesdesséchéesentreles arbustes.Pasunepoussedepissenlitoudeviolette. Riennes'annonçait.Leventnefaisaitmêmepasbou-gerlesraresfeuillesdel'andernierqui subsistaientaux branchesdeschêneaux.Maisdanscevidelestaillisse divisaientcentfoisdecurieusefaçon,sibienqueje croyaistoujoursentrerdansdenouveauxespaces.Quel espacen'estpasnouveausil'onyprendgarde? Donc,unjour,j'aisilongtempserréquejesuispar-venuau-dessusd'untrèshauttalusdontlapenterapide descendsurdesvoiesdechemindeferquisecroisent, cellesd'unepetitegareauxquais démesurésdevaient s'arrêterlestrainsrapidespourunecorrespondance avecquelqueomnibusdetroisièmeordre.Cettegare semblaittoutàfaitdéserte.Jenepusrésisteràl'agré-mentdem'ypromenerenintrus.Jedévalailetalus,tra-versailesvoiesetjememisàarpenterlequai.
LaNouvelleRevueFrançaise Jen'avaispasremarquéqu'unjeunehommeétait assissurunbanc,là-bas.Ilestvraiqu'enveloppédans sonmanteauilressemblaitdeloinàunpaquet.Pour-quoisuis-jeallém'asseoiràcôté delui?Peut-êtreainsi, encompagnie,jeferaissemblantd'attendreuntrain. Lejeunehommenemeprêtaaucuneattention.Bien-tôt,surgionnesaitcomment,unemployépassaànotre hauteur.Ils'arrêta «Jedoisvousapprendre,messieurs,quedepuispeu onexigedesbilletsdequaipourlesgensquineprennent pasletrain.» Commentsavait-ilquejen'étaispasunvoyageurnon plusquemonvoisin?Certeslestrainsétaienttoutàfait improbablessouscecielgrispeuchargédepromesses. Etsansdoutelelongquaiavecdeuxoutroisbancs,que l'onpouvaitgagnerfrauduleusementparunpassageà niveautoutproche,attirait-ilparfoisdespassantsoisifs? «Moi,celam'estégal,repritletype,maisjevous assurequ'ilvousfautdesbilletsdequai.» Lejeunehommeàcôtédemois'éveillasoudaindesa torpeur.Ils'écria «Bientôtilfaudradesticketspourl'éternité!» Quelrapportavecl'éternité?L'employéfitunegri-maceets'éloigna. «Ilmesemble,dis-je,quel'éternitén'estpasen cause.» Cemotm'enchantaitnéanmoins.Lejeunehomme meregardadetravers. «Probablementvoussavezcequiestencause,me dit-il.Vousêtespsychanalyste? Enaucunefaçon. Sociologue?Linguiste? Paslemoinsdumonde. Etvousn'attendezaucuntrain,toutcommemoi?» Jehaussailesépaules.Vraimentquefaisions-noussur cebanc?Jepouvaisalléguerquej'étaisvenumedétendre aucoursd'unelonguepromenade.Maislui?Sijene
Terreprochaine Caillois)
Monpère
LaNouvelleRevueFrançaise
LUISMIZON (traduitdel'espagnolpar
MICHELMOHRT
Roger
PIERRE-FRANÇOISMOREAU PuissancesdeNietzsche Delacertitude,deLudwigWittgenstein
Lepouvoirdesmots
Lamitre
LeVicomte
Eux,lesanges
ROGERMUNIER
FRANÇOISNÉRAULT
GEORGESNIGREMONT
NORGE
RENÉDEOBALDIA Uncorpspourunautre
JEANONIMUS Lemaîtred'inquiétude L'obstacleet lafête
L'Athos
GILLESORTLIEB
PIERREOSTERSOUSSOUEV Touteslespresciences
CLAUDEPRÉVOST Lesavantouvrierdesmots
11i
i
105 105
85
72
99
18
88
58 62
75
go
58
290
290
291 294
293
289
293
289
291
291 293
292
293
293
Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin