La Nouvelle Revue Française N° 306

De
Yukio Mishima, Le prêtre du temps de Shiga et son amour
Pierre Klossowski, L'Indiscernable
Louis Guilloux, Carnets (Fin)
Jean Tardieu, En moi-même paysages
Pierre-Louis Rey, Le reflux (III)
Chroniques : reportage :
Henri Thomas, 'Les contours me fuient' (Cézanne)
Chroniques :
Denis Buican, La génétique, clef de la vie
Clément Rosset, Propos d'outre-tombe (II)
Jean Clair, À propos de Cézanne
Chroniques : le théâtre :
Jeanyves Guérin, Maîtres penseurs, maîtres censeurs, maîtres chanteurs
Notes : la poésie :
Alain Bosquet, Figures qui bougent un peu, par James Sacré (Gallimard)
Chambaz Bernard, Sang d'autruche, par Bernard Collin (Mercure de France)
Notes : la littérature :
Gilles Quinsat, Le fleuve Alphée, par Roger Caillois (Gallimard)
Philippe Dulac, Lettres et premiers écrits d'Afrique, de Céline (Gallimard)
Notes : le roman :
Alain Clerval, L'enfant de Bohème, par Daniel Boulanger (Gallimard) - Miroir d'ici, par Daniel Boulanger (Gallimard)
Valentin Beauvois, Mathieu Chain, par G.-O. Chateaureynaud (Grasset)
Jean Duvignaud, Si on partait..., par Pascal Lainé (Gallimard)
Notes : les essais :
Pierre Jean Founau, Traité des Tropes, par Du Marsais (Le Nouveau Commerce) - Rhétorique de la lecture, par Michel Charles (Le Seuil)
Jean Roudaut, En quête de la Gnose, I, II, par Henri-Charles Puech (Gallimard)
Erik Arnoult, La banqueroute de Law, par Edgar Faure (Gallimard)
Pierre-François Moreau, Le monde à l'envers, par Christopher Hill (Payot)
Notes : lettres étrangères :
Christine Jordis, Tourbillon, par Shelby Foote (Gallimard)
Pierre Pachet, L'Œuf du Serpent, par Ingmar Bergman (Gallimard)
Bruno Bayen, Le poids du monde, de Peter Handke
Notes : le cinéma :
Jérôme Prieur, Roberte, de Pierre Zucca
Notes : la musique :
Alain Duault, L'Incoronazione di Poppea, de Monteverdi (Opéra de Paris) - Requiem, de Verdi (Théâtre des Champs-Élysées – Saint-Louis des Invalides)
Notes : les arts :
Florence de Meredieu, Traverses/10 : Le Simulacre (CCI Éditions)
L'air du mois :
Jacques Réda, Wagon stellaire
Dylan Thomas, Lettre de Swansea
Textes :
François Le Coigneux Bachaumont - Chapelle [Claude-Emmanuel Luillier], Voyage
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072379017
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUEFrançaise
LePrêtredutempledeShigaetsonamour
D'aprèsEshinetsontraitéL'EssentielduSalut,lesDix Plaisirsnesontqu'unegoutted'eaudansl'océan comparésauxjoiesduPaysPur.Laterredecepays-là estfaited'émeraude,etlesroutesquilatraversentsont festonnéesdecordesd'or.Lasurfaceenestuniesans fin,etonn'yvoitpasdeclôtures.Al'intérieurdechaque Enceintesacrées'élèventcinquantemillemillionsde palaisetdetourstravaillésd'or,d'argent,delapis-lazuli, decristal,decorail,d'agateetdeperles,etdeprodi-gieusesdraperies sontdisposéessurtouslesdaisornés depierresprécieuses.Al'intérieurdespalaisetau-dessus destoursunemultituded'angesjoueconstammentde lamusiquesacréeetchantedeshymnesdelouange auTrèsSaintBouddha.Danslesjardinsquientourent lespalaisetlestoursetlescloîtresilyadegrands étangsd'oretd'émeraudelesfidèlespeuventfaire leursablutions,etlefonddesétangsd'orestensable d'argent,etlefonddesétangsd'émeraudeestensable decristal.Lesétangssontcouvertsdelotusdontles couleursvariéesétincellent,etlorsqu'unebrisesouffle surlasurfacedel'eau,d'admirableslumièressecroisent danstouteslesdirections.Jouretnuit,l'airestrempli dechantsd'oiseauxgrues,oies,canardsmandarins, paons,perroquetsetKalavinkasàlavoixdoucequiont levisagedebellesjeunesfemmes.Tous,etd'autres oiseauxparmyriades,couvertsdepierresprécieuses,
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élèventleurchantmélodieuxàlalouangeduBouddha. (Sidoucesquesoientleursvoix,uneassembléetelle-mentimmensed'oiseauxdoitfairebeaucoupdebruit). Lesrivesdesétangsetlestalusdesrivièressontbor-désdebosquetsd'arbres-trésors.Lestroncsdeces arbressacréssontenor,leursbranchesenargent,leurs feuillessontencorail,etleurbeautésereflètedansles eaux.L'airestremplidecordesgemmées,par myriadessontsupendueslesclochesquirythmentà l'infinilaLoiSuprêmeduBouddha,etd'étrangesins-trumentsdemusique,quijouenttoutseulssansque jamaisonlestouche,sedispersentàpertedevuedansle cieltransparent. Sil'ondésiremanger,unetableauxseptgemmes apparaîtaussitôt,etsurlasurfacebrillantes'offrentdes jattesseptfoisgemmées,rempliesdesmetslesplus raffinés.Maisilestinutiledeprendrecesalimentspour lesporteràlabouche.Ilsuffitd'enregarderlesallé-chantescouleursetd'enapprécierl'arome,l'estomacse remplitetlecorpssenourritcependantqu'onreste purspirituellementetphysiquement.Lorsquelerepas s'estainsiachevé,latableetlesmetsdisparaissentà l'instant. Demême,lecorpsestautomatiquementrecouvert devêtements,sansnulbesoindecoudre,delaver,de teindre,ouderéparer. Leslampessontégalementinutiles,carle cielest éclairéd'unelumièrepartoutprésente.Enoutre,le PaysPurjouitd'unetempérature modéréetoutel'année, sibienqu'iln'estpasnécessairedechauffernide rafraîchir.Centmilleodeurssubtilesparfumentl'air etdespétalesdelotuspleuventsanscesse. Danslechapitredu Portaildel'Inspection,onnous ditquepuisquelesvisiteursnoninitiésnepeuvent espérerpénétreraucoeurduPaysPur,ilfautqu'ilsse concentrent,toutd'abord,pouréveillerleur«pouvoir d'imaginationextérieure»,etensuitepouraugmenter
LePrêtredutempledeShigaetsonamour régulièrementcepouvoir.Lepouvoirdel'imagination peutoffrirunraccourcipouréchapperauxentraves de notreviemondaineetpourvoirleBouddha.Sinous sommesdouésd'uneimaginationricheetfoisonnante, nouspouvonsenfixantnotreattentionsuruneseule fleurdelotus,atteindre,àpartirdelà,àdeshorizons infinis. Vuecommeaumicroscope,etprojetéeàl'échelledes astres,lafleur delotuspeutdevenirlepointdedépart detouteunethéoriedel'univers,etfournirlemoyen parlequelpercevoirlaVérité.Ilfautd'abordsavoirque chaquepétalecomptequatre-vingt-quatremillener-vuresetquechaquenervurerépandquatre-vingt-quatre millelumières.Enoutre,lapluspetitedecesfleursa deuxcentcinquanteyojanasdediamètre.Sil'onsesou-vientqueleyojanadontnousparlentlesSaintesÉcri-turescorrespondàtroiscentlieues,nouspouvons conclurequ'unefleurdelotusdontlediamètrecouvre soixanteseizemillelieuesestdepetitetaille.Orces fleursontchacunequatre-vingtmillepétales,etentre chaquepétaleunmilliondepierresprécieuses,dont chacuneétincelledemillelumières.Ducalicedechaque fleurs'élèventquatrecolonnesornéesdepierrespré-cieuses,etchacunedecescolonesestcentbillionsde foisaussihautequeleMontSumeru,quidominele centredel'universbouddhiste.Degrandesdraperies sontsuspenduesauxcolonnes,etchaquedraperieest brodéedecinquantemillemillionsdepierrespré-cieuses,etchaquepierreprécieuseprojettequatre-vingt-quatremillecouleursdorées,dontchacuneàson tourprendsansfindescouleursd'ordifférentes. Seconcentrersurcesimagessedit«méditersurle TrônedeLotussiègeleBouddha»,etlemondede conceptsquiestàl'arrière-plandenotrehistoireestun mondeàl'échellede cetteimagination.
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LeGrandPrêtreduTempledeShigaétaitunhomme delapluséminentevertu.Ilavaitlessourcilsblancset c'esttoutjuste,appuyésursonbâton,s'ilpouvaittraî-nersesvieuxosd'uncoinàl'autredutemple. Auxyeuxdecesavantascète,lemondeétaitunsimple tasd'ordures.Depuisdelonguesannées,ilenvivait éloigné,etlepetitbaliveaudepinqu'ilavaitplantéde sesmainslorsqu'ils'étaitétablidanslacellulequ'il occupaitétaitaujourd'huidevenuungrandarbredont lesbranchesseprenaientàlahouleduvent.Lemoine quiavaitréussiàabandonnersilongtempsleMonde Flottantdevaitêtresansinquiétudepoursonavenir. QuandleGrandPrêtrevoyaitlesnoblesetlesriches, ilsouriaitdecompassionetsedemandaitcommentil étaitpossibleàcesgensde nepasserendrecompte que leursplaisirsn'étaientquerêvessanssubstance.Quandil remarquaitlabeautédesfemmes,iln'avaitpourtoute réactionqu'unélandepitiépourleshommesquihabi-taientencorelemondedel'illusionetquesecouaientles vaguesduplaisircharnel. Del'instantl'hommeneréagitplusauxmobiles quigouvernentlemondematériel,cemondeluiparaît complètementimmobile.AuxyeuxduGrandPrêtre,le monden'offraitqu'immobilité,ilétaitdevenusimple imagepeintesurunefeuilledepapier,cartedequelque terreétrangère.Lorsqu'onestparvenuàl'étatd'esprit touteslesfunestespassionsdumondeprésentont étéentièrementdéracinées,onoubliedemêmelapeur. C'estainsiqueleprêtrenepouvaitpluscomprendre l'existencedel'Enfer.Ilsavait,par-delàtouteconjonc-ture,quelemondeprésentn'avaitplusaucunpouvoir surlui;maiscommeilétaittoutàfaitdépourvude vanité,ilneluivenaitpasàl'espritquec'étaituneffet desapropreéminentevertu. Pourcequiétaitdeson corps,onauraitpudirequele prêtreavaitétéàpeuprèsabandonnéparsapropre chair.Quandilluiarrivaitdeleregarderlorsqu'il
LePrêtredutempledeShigaetsonamour sebaignaitparexempleilétaitcontentdevoirqueles protubérancesdesesosétaientrecouvertesdepeau desséchéeetprécaire.Maintenantquesoncorpsenétait parvenuàcestade,ilavaitlesentimentdes'accorder aveclui,commes'ilappartenaitàquelqu'und'autre. Apareilcorps,sansdoute,lanourritureduPaysPur convenaitdéjàmieuxquelesalimentsetlesboissonsde laterre. Touteslesnuits,ilvivaitenrêveauPaysPur,etlors-qu'ilseréveillait,ilsavaitquecontinuerdanslemonde présentétaitdemeurerenchaînéàlapassagèretristesse d'unsonge. Al'époquedesarbresenfleurs,desvisiteursengrand nombrevenaientdelaCapitaleauvillagedeShiga.Ce quinedérangeaitenrienleprêtre;ilavaitdepuislong-tempsdépassélemomentlesclameursdumonde peuventirriterl'esprit.Unsoir,ilquittasacellule, appuyésursonbâtonpourdescendrejusqu'aulac. C'étaitl'heurelesombrespercentlentementleur sombrechemindanslaviveclartédel'après-midi.Iln'y avaitpaslapluslégèrerideàtroublerlasurfacede l'eau.Seuletdeboutauborddulac,leprêtrecommença d'accomplirleritesacrédelaContemplationdel'Eau. Aumêmeinstant,unelitièretraînéepardesbœufs, appartenantdetouteévidenceàquelquegrandperson-nage,apparutaudétourdulac,ets'arrêtaprèsdel'en-droitsetenaitleprêtre.C'étaitlalitièred'uneDame delacourquiportaitletitreéblouissantdeGrande ConcubineImpérialeetvenaitdeKyogokudanslaCapi-tale.Cettedameétaitvenuevoirlespectacleduprin-tempsàShiga,et,enrepartant,avaitfaitarrêterlalitière etreleverlestorepourregarderlelacunedernièrefois. Machinalement,leGrandPrêtretournalesyeuxdans sadirection,etfutaussitôtanéantiparsabeauté.Leurs regardsserencontrèrent,etcommeilnefitrienpour détournerlesien,ellenepritpassurelledes'écarter. Cen'étaitpasqu'elleeutl'espritassezgénéreuxpour
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permettreauxhommesdelafixersieffrontément,mais elleeutlesentimentquelesmobilesdecevieiletaustère ascètenepouvaientguèreêtreceuxdeshommesordi-naires. Auboutdequelquesinstants,ladameabaissalestore. Salitièresemitenmarche,etaprèsavoirfranchilaPasse deShiga,descenditlentementlaroutequimèneàla Capitale.Lanuittombaitetlalitièreprogressaitvers lavillesurlaRouteduTempled'Argent.Jusqu'au momentlalitièrenefutplusqu'unepointe d'épingle quidisparaissaitdanslelointaindesarbres,leGrand Prêtredemeuraenracinésurplace. L'espaced'unclind'oeil,avecuneforceterrible,le mondeprésentavaitassurésarevanchesurleprêtre.Ce qu'ils'imaginaitinattaquables'étaitécroulé. Ilrevintau Temple,faceàlaGrande Image du Bouddha,etilinvoqualeSaintNom.Maislespensées impuresrépandaientautourdeluileurombreopaque. Labeautéd'unefemme,sedisait-il,n'estqu'une volanteapparition,unetemporairemanifestationde chairdechairquiseratôtdétruite.Cependant,il avaitbeauessayerdes'endéfendre,l'ineffablebeauté quil'avaitécraséencetinstantauborddulaccontrai-gnaitsoncœuraveclaforced'unepuissancevenued'une distanceinfinie.LeGrandPrêtren'étaitpasassezjeune, niparlecorpsniparl'esprit,pourcroirequecesenti-mentnouveaunefûtqu'unmauvaistourqueluiaurait jouésachair.Lachaird'unhomme,illesavaitbien, nechangepasaussivite.Plutôt,illuiparaissaitavoir étéplongéenquelquerapideetsubtilpoison,quilui auraitbrusquementmétamorphosél'esprit. LeGrandPrêtren'avaitjamaisrompusonvoeude chasteté.Lecombatintérieurqu'ilavaitmenédurantsa jeunessecontrelesexigencesdesachairluiavaitfait considérerlesfemmescommedescréaturesuniquement charnelles.Laseulechairvéritableétaitlachairqui existaitdanssonimagination.Puisqu'ilvoyaitdansla
LePrêtredutempledeShigaetsonamour chairuneabstractionplutôtqu'unfaitphysique,ilavait enconséquencecomptésursaforcespirituellepour lavaincre.Ilavaiteneffettriomphé,triomphequeper-sonneenvérité,quandonleconnaissait,nepouvait mettreendoute. Cependant,levisagedelafemmequiavaitrelevéle storedelalitièrepourcontemplerlelacétaittrophar-monieux,troprayonnantpourêtreappelésimpleobjet dechair,etleprêtrenesavaitdequelnomledésigner. Ilpouvaituniquementpenserque,pourqu'aitsurgi cetinstantmiraculeux,quelquechoses'étaitbrusque-mentrévélé,quisecachaitdepuislongtempsenlui,et letrompait.Etcequelquechosen'étaitriend'autreque lemondeprésent,quijusqu'alorsétaitdemeuréimmo-bile,etsoudainavaitéchappéauxténèbresetcommencé àbouger. Commes'ileûtétédeboutauborddelagranderoute quiconduitàlaCapitale,desmainssecouvrantétroite-mentlesoreilles,etqueregardantsecroiserdeuxgrands charsàbœufs,ileûttoutàcoupretirésesmains,le bruitdumondeextérieurl'avaitenvahidepartout. Percevoirlefluxetlerefluxdesphénomènes,avoirdans lesoreilleslerugissementdeleurtourmente,c'estentrer danslecercledu présent.Pourunhommecommele GrandPrêtre,quiavaittranchétoutrapportavecles chosesdel'extérieurc'étaitseplacerdenouveauen relationavecelles. MêmeenlisantlesSoutras,ilsesurpritàpousserde grandssoupirsd'angoisse.Lanature,sedit-il,ledis-trairaitpeut-être,etparlafenêtredesacellule,il contemplalesmontagnesquis'élevaientauloinsousle cieldusoir.Maissespensées,aulieudeseconcentrer surlabeauté,sedéfirentetsedispersèrentcommedes voléesdenuages.Ilmaintintsonregardsurlalune,mais sespenséescontinuèrentàerrer,etlorsqu'ilrevintse tenirdeboutdevantlaGrandeImagedansuneffort désespérépourretrouverlapuretédesonesprit,le
LaNouvelleRevueFrançaise Ilnesecontentapasdenousavoirsibienreçuschez lui,ilvoulutencorenousaccompagnerjusqu'àBlaye. Nousnousdétournâmesunpeudenotrechemin,pour allerrendretousensemblenosdevoirsàM.lemarquis deJonsac,sonbeau-frère.Uncomplimentdepart& d'autredécidalavisite,detouteslesoffresqu'ilnous &: fit,nousn'acceptâmesquedesperdreaux&:dupain tendre.Cetteprovisionnousfutasseznécessaire,comme vousallezvoir
CarentreBlayes&jonsac, OnnetrouvaqueCroupignac. LeCrOM~!g?MCesttrèsfuneste, CarleCroupignacestunlieu sixTMOMraM~~MO~M~lereste Decinqousixcensquelapeste AvoitenvoyésdevantDieu; Etcessixmouranss'étoientmis Toussixdansunmêmelogis. Unseptième,soi-disantprêtre, Pluspestiféréquelessix, LescoM/o~parlafenêtre, Depeur,disoit-il~~rcpris 6' D~MMmalsifâcheuxtraître. Celieusidangereux&simisérablefuttraversébrus-quement&;n'espérantpastrouverdevillage,ilfallutse résoudreàmangersurl'herbe,lesperdreaux&;lepain tendredeM.deJonsacfurentd'ungrandsecours. Ensuited'unrepassicavalier,continuantnotrechemin, nousarrivâmesàBlaye;maissitard,&lelendemain nousenpartîmessimatin,qu'ilnousfutimpossible d'enremarquerlasituationqu'aveclaclartédesétoiles lemontant,quicommençoitdetrès-bonneheure,nous obligeoitàcettediligence.Aprèsdoncavoirditmille adieuxàLussans,&reçumillebaisersdelui,nous nous embarquâmesdansunepetitechaloupe,&;voguâmes long-temsavantlejour
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