La Nouvelle Revue Française N° 316

De
Pierre Moinot, Le Grand Cerf
Ludovic Janvier, Âme qui chante
Danilo Kis, Un couteau au manche en bois de rose
Ilya Prigogine - Isabelle Stengers, Les Deux Cultures aujourd'hui
J. M. G. Le Clézio, Ma el Aïnine, l'Eau des Yeux (Fin)
Chroniques :
Henri Meschonnic, Historicité de Saint-John Perse (II)
Jean Roudaut, Pur amour, cruel amour
Clément Rosset, Remarques sur le pouvoir (Fin)
Henri Thomas, Reportage
Chroniques : le théâtre :
Florence Delay, Graal massacre
Notes : la poésie :
Jean Grosjean, Diwan, I à III, par Gunnar Ekelöf (Gallimard)
Notes : la littérature :
Michel Mohrt, Fragments d'un paradis, par Jean Giono (Gallimard)
Philippe Dulac, Journal, I, II, de Charles Juliet (Hachette-Littérature)
Notes : le roman :
Nicole Quentin-Maurer, Un air de famille, par Roger Grenier (Gallimard)
André Dhôtel, L'homme à la main posée, par Patrick Reumaux (Gallimard) - Repérages du vif, par Patrick Reumaux (Gallimard)
Laurand Kovacs, L'angoisse du roi Salomon, par Émile Ajar (Mercure de France)
Notes : les essais :
Henri Raczymow, Seul, comme Franz Kafka, par Marthe Robert (Calmann-Lévy)
Pierre-François Moreau, Du Bien suprême, par Abélard (Bellarmin - Vrin)
Hervé Cronel, Les Trois Ordres ou L'imaginaire du féodalisme, par Georges Duby (Gallimard)
Alain Clerval, Structure du sérail, par Alain Grosrichard (Le Seuil)
Notes : lettres étrangères :
Gilles Quinsat, Le Bois de la nuit, par Djuna Barnes (Le Seuil)
Christine Jordis, Les chevaux fantômes et autres contes, par Karen Blixen (Gallimard)
Notes : le cinéma :
Jérôme Prieur, L'hypothèse du tableau volé, de Raul Ruiz - Barbe Bleue, d'Edgar G. Ulmer
Notes : la musique :
Nicole Quentin-Maurer, Lulu, d'Alban Berg (Opéra de Paris)
Notes : les arts :
Jean Clair, Robert Guinan
L'air du mois :
Jean-Roger Bourrec, Études
Patrick Maury, Aorte au hasard
Jean-Loup Trassard, La poignée de marmite, le rouet et les coffins
Textes : Antonin Artaud, Lettres à Janine
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072382314
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE RevueFRANÇAISE
LeGrandCerf
Siseulementjepouvaislevoir!Rienquelevoir.Mesu-rercequ'ilasurlatête,ceboisd'osplusdurqueleplus durboisd'ébèneoudeteckd'unesoucheauxplis dedentelleetsculptétoutlelongdesperchesdener-vures,rainures,perluresjusqu'auxpointeslisseset blanchiescommedesépieuxd'arbresec.Apercevoirla hautesilhouettecommeelleestrestéefixéeenmoi depuislepremiersoir,souveraine,bienquecetteimage nesuffisepas,jemesuistoujoursdemandépourquoi d'ailleursellenesuffitpas,l'imagedeMononplus. Découvriravecuneadmirationstupéfaitequec'estle plusfortetleplusbeaucerfquej'aiejamaisvupuisque cesontsaforceetsataillequiledistinguentdansson espèceetm'ontfaitchoisirdelepoursuivre,nonpas parrevanchedeceque,moi,jesuispetitdanslamienne maisparcequecettetailleestlesignedel'âgeetcet âgelesignedel'intelligencequiluiapermisdevivre silongtemps,entriomphantdelamenacedeshommes commeilatriomphéend'autresépoquesdelamenace desloups-cerviers,deschats-pardsoudestigres.Savoir qu'iladanslecentreducœurunosdontlecontour évoqueledessindelaconstellationdelacroixdusud etdontdepuisdesmillénairesunquartdelaterreafait uneamulettemagique.Songerquesescouillesoudain-tierstirentleurnomdumotlatin«dignitas».Retrou-verdansleprofiltotémiquel'animalquelessièclesont
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lepluschargédesensetdesymbolesaveclelion,depuis lesfalaisesmagdaléniennesjusqu'auxvasesd'orde Mycènesouauxparolesdespsaumesquilefontmysté-rieusementaspirerauxeauxvives.Devineràsonport etsurtoutàl'étincelantefureurdesesyeuxobliques qu'enavançantdanssonâgeilaaussiavancédansla sauvageriequiseconfondpourluiaveclasagesseparce qu'elleest sasauvegardedernière.Ourencontrerson regarddefaceetapercevoiraufondde cettelointaine majestéunerégiondérobéequ'avueSaint-Huberten s'agenouillantetàlaquellejenepuisaccéderseul. Ilpensaitdepuislematinau cerfavecuneintensité plusfortequed'ordinaireenmarchantdansuneforêt ruisselantequelesoleiln'avaitpasréussicettefoisà assécher.Leventtourné,ils'étaitrisquédanslebasdu fourrésurlesentierd'animauxquelegardeluiavait révélél'avant-veillejusqu'auxclairièressecrètesse délitaientlespetitsgaletsnoirsdeslaisséesdebiches, etsoudainletaillisn'étaitplusvide,gardaitlesouvenir despassages,livraitdesbranchespliéesoucasséespar ungalop,unchampignonécraséparunsabotoudéca-pitéd'uncoupdedent,plusloinunecrottedévoilant quelerenardavaitmangédesmûresetdevieilles cerises-guignes,puissurunerocheplateuneprovision depetitsescargotscassésàcoupsdebecparlahuppe, ousurunesouchelesboulesd'étoupesétoiléesdepetits osdelachouettenourriedemulots.Leseulanimalvu parcorpsétaitunblaireaudébonnairefouillantlesamas defeuilles,desonallurepataude,salourdeodeuravait stagnéunmoment.Au-dessusdumiradorauxdeux échelles,labuseavaitchangédeversantensuivantle ventetplanait.Ilavaitlongéunsentierdegrandeforêt quicoupaitlechemindesRomainsets'élevaitlentement àtraverslaquatre-vingt-treize,trèsloin.L'humiditédu petitmatinpersistait,ilavaitmangéassissuruneroche ausoleilpuisdormidanssonmanteau,ils'étaitréveillé raideetglacé,ethabitéparlecerfcommeill'avaitété
LeGrandCerf pendantlanuitprécédentedanslacabane,absolument seuldanscegîtequilefaisaitparfoispenseràunbateau dehautemer.Auxparoisdeboisvenaientheurterles incessantsfrôlementsfeutrésdusilenceenflésdansles échosdecuivresdes défilésfermésdesonrêvesurlequel régnaientMoetlecerf.Ilnesavaitplusaucoursde quelsévénementscesdeuxobsessionss'étaientmêlées, nidansquelslieuxdeplantesgigantesquesetdenuages delatériterouge,oudansquellesarchitecturesusées auxéquilibresvertigineux,maisàtraverslaterrible naissanceduréveililavaitrapportédesessongesces deuxexistencesintensémentprésentesetpesantsurla siennesansrecours. Ilentenditunebranchecasséenetsousunpasavant queparvinssentlesvoixetguettaàlajumellelegroupe desbûcheronsquidevaientchangerdecoupeetmar-chaientlourdementsouslepoidsdesoutilsetdescordes. Lucienn'étaitpaslà,c'étaittoujourslemêmequidis-courait,ungrandblondàlacarruredelutteurquiécla-taitrégulièrementd'unriresonoreenchangeantd'une seulemainsatronçonneused'épaule.Ilsesouvintqu'il lesavaitvusdéjàmaisc'étaittrèslongtempsauparavant dansuneépoquereculéedecetteviedeforêtdontle tempss'étiraitmaintenantderrièreluietdontlafinne pouvaitêtrequesarencontreaveclecerf,quileramène-raitdansl'autreexistence.Bienqu'ileûtbeaucoupde malàconsidérercetteautreexistencecommelaseule qu'illuifaudraitvivre,ilsavaitdepuistoujoursqu'il n'auraitjamaislecouragedelarefuserautrementqu'en penséeetqu'ilpouvaitseulementessayerdel'exor-ciser. Ils'obligeaàdénombrerlesjoursqu'avaientrompus sesrythmestrompeursdesommeiletdeveilleetcalcula qu'arrivaitlaSaint-Micheldontsongrand-pèrelui racontaitquec'étaitlemomentdesfoiresd'hommes, pourlapremièrelonguesaisondestravauxpaysansqui finissaitàlaSaint-Jeanavantlesmoissonsetlesbat-
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tages;laSaint-Michelamenaitlesurprenantrassemble-mentdufoirailsansautresanimauxqueleschevaux descabrioletsoudeschars-à-bancsdételéssousles tilleulsdelapromenade,fermiersetmaîtresachetaient desvaletssurlamine,centfrancsdegagesetunepaire desabotspluslapiècedesemaines'ilsavaientétédurs àl'ouvrage,lescueilleursdechouxd'hiveravaientdroit àdesculottesenpeaudechienetpouvaientalimenter lefeud'âtreàleurguisepourseséchersansriendeman-deràlapatronne,certainsmaîtrespromettaientaulieu dubas-flancdefoindansl'étableunepaillasseetdes drapsdanslegrenieràbléprèsdelapiècelogeaient leschambrières,tumecomprendsmongars,àlapaille vientlacaille,pasbesoind'appuyersurlachanterelle. Avecuneétrangeréalitéilentendlesbruitsdelafoire, ilcirculeentrelesgroupesseconcluentlesmarchés, c'estdit,monfi!,ilsesouvientd'avoirvécucetemps, bienaprèsavoirvulesbûcheronsencottedecuir,le grand blondriantavecsahachecoincéesurl'épaule, dansunsouvenirquis'effilocheaufild'uncourantd'une lenteurvertigineusedontlesrivesnes'éloignent que pourrevenir.Etderrièrelapatienteroutinedesarbres, deshommesetdescerfss'esquisseunechronologiedont ilnepeutmêmepasconcevoirl'écoulement,unarbre deJessédeplusieursmillionsd'annéeslesespèces humainessuccessivess'agrippentettombent,tardives, éphémèresauregarddel'éternitéqu'elless'épuisentà mesurer,sapropreespèceàpeinevieilledequelques centainesdemilliersd'annéess'accrochantmaintenant àcetarbresanssavoirsiellevitsonaubeousoncrépus-culenidequelspremiersâgeselledevrarendrecompte auxarchéologuesdel'avenirnisisortirad'elleune autreespèceaucrânedifféremmentsculpté.Etbienque cetteprogressionfabuleuses'apparenteàl'inimaginable éternelilluisuffitdedécouvrirqu'ilpeutenrompre enluilecoursetnavigueràsaguiseaveclesvaletsde fermeenblouse,lesbûcheronsgauloisouleschasseurs
LeGrandCerf derennespoursavoirquel'éternelestailleurs.Ainsi revenantend'autresterresoud'autresépoques,dansles Saint-Michelromanes,oudanslesforêtscentenairesdes défricheurs,ouavecleschasseursencampementprès duguédepassage,maisaussibienaufondducorpsde Mo,ilaparfoisglisséaudétourdecetteroutehorsdu temps,dansl'éblouissementd'unemémoireautreque celledelavie.
Au-dessusdespinssolennelsquiplantentleursgrilles surlacrêteunsoleiljaunejaillitd'uncontinentde nuagesetsuspendleplateauderochesdansunberceau delumièrepacifiéelesfilons desiliceetdecuivre s'endorment,au-dessusd'unevalléedontlacoquille vides'enfonceentournoyantdansl'obscuritéconfuse desgrandsfonds.Un ressacinvisibleau-dessusduquel leplateausebalancedoucementdéferleetrouleenécra-santlescimeshérissées,puiss'écrouleenruisselantdans lesfeuillagesavecuncrépitementdebléqu'onvanne. Puistrèsprèsetnonparhasardunarbregrinced'un longcraquementquin'enfinitpasdes'étirer,comme uneportepeusouventpousséequimaintenants'ouvre quelquepart.Laportegrinceets'ouvrepeuàpeuet c'estpeut-êtrel'échodecegrincementoulesouvenir del'échoquilà-basmeurt.Ilsaitqu'ilestentrainde passerdel'autrecôté deladureetinvisibleparoifer-mantlavoûtedupaysageàl'intérieurduquelils'est tenujusqu'ici.Etcettefoislegardenefrappeplus commeilyaquelquesjourssurlatransparenteenve-loppedecepaysageenarticulantdesparolesqu'ilne peutentendre,cettefoislegardeattendpaisiblement auboutdusilence,sachantcommentinvoquerlegénie descerfs.Maismoi?Chacunporteledestinqu'ilpeut, chacunsertdechevalaudieuqu'ilsent,maismoi?De quel dieusuis-jelecheval? Anouveauquelquepartau-dessusdemoil'arbre grincelonguement,maisnonpluscettefoiscommela
LaNouvelleRevueFrançaise portepousséeparlaquellejesuisentré,c'estunlong craquementdemâturequ'étireunetropfortevoile,la plainterépétéedecharpentesdebateauportéesd'une peséesurl'autreparlebalancierdelahoule.Despois-sonslunairesparcourusd'éclatsbleuspassentdansles feuillagesaumilieude légèresmédusesauxtraînes frangéesdesouplesfilsd'argent.Au-dessusdeseaux vertesflottentdesîlesderochesquidériventlà-haut, cernéesdenoirducôtéprofonddesfalaises,fardées deblancsurleshautsfondsdesplages.Etportépar lagrandenavigationsylvestrejem'avanceencher-chantderrièrelesmillecolonnesdutemplelaface calmedelaDivinité.Jetraîneavecmoidevieillesimages inlassablementinventéespourfigurercetterencontre. J'ailongtempserréàtraversellespuisjesuisvenu attendredansdevieuxlieuxsansaucunetraced'hommes qu'uneprésencefoisonnantedébordeenmoidétruise meslimitesm'emportedel'autrecôtédumiroirme consoledumalacceptelepauvredondemonhistoire etsonéchangecontrel'éblouissanteperfectiond'une autreforêtsanstempsniespacedanslaquellejecroise àborddecenaviredontlemâtcraquaittoutàl'heure soussonpoidsdevoilure.Jesuisdanslesilenceabsolu, l'arrêt,l'éclipse.J'entendstoutaufondlemondedébou-lerensifflantdansletroupeaudesnébuleusesj'écoute laforêtpousserjediscernel'incoercibleforcedessucs qu'uneaspirationaveugleacherchésdanslesépaisseurs lesplusduresetleurcheminementdanslamoelledes boisjusqu'auxdisparitions aériennesjeperçoislegémis-sementdesécorces gonfléeset lapousséehaletantedes fûtsquis'écartèlentpourgrandir.Etdanslaprofon-deurvertetisséed'arbresetd'astrespalpitentles braisesdesplanètesjedevienslamatièredelapierre, jedécouvrelesouffledeforgerontriomphant,lasagesse invincibledesformeslesplussubtilesetdivinesdelavie. Ils'aperçutbrusquementqu'ilétaitarrêtéetimmo-biledepuisilnesavaitcombiendetemps,l'oeilperdu
LeGrandCerf aufonddesfeuillagesetsiégaré,siloindelui-même qu'ilmitunmomentàserapatrierenretrouvantson corpsraideetlas,l'odeurdelasueur,lesjambeslourdes, l'épauledouloureusepuislesentier,leplateaurocheux inondédesoleil etlevacarmed'oiseaux.«allons bon!moiaussimaintenantj'attendsl'herbeànaître commel'autrevieuxbestiaufantôme!»Ilrepritsa marcheensourianttoutseul,ilsesentaitpleinde générositéetdepuretécommedanslesmomentsqui suiventungrandbonheur.Ilavançalongtempsdansla lumièreoisivejusqu'àunerégionmolleetsombrede bouenoireenchâssantl'eauscintillantedessouilles, lespattesdessangliersavaientlaissédestrouspro-fonds.Lestroncsentourantlesmaresétaientcuirassés d'unecroûtedeterresècheindiquantlatailledesbêtes quis'yétaientfrottées.Prèsdel'unedessouillescette carapaceétaitfraîcheetencorepleined'odeurs,toute laforêtreprenaitsoudainsonrôledemémoirepassa-gère.L'ombreétaitgrasse,degrandesdraperiesde mousseassourdissaientlepasetileutenviederester couchésanspenséesjusqu'àcequelessangliers revinssent,maissonanimaldechassen'enavaitpas finidesesexigences.Iltraversedenouveaul'étendue deshêtresau-dessusdesquelsdeshunesetdes vigies doiventcommanderunhorizon.Ilestdansunefièvre paisible;ils'arrêteparfoispourécouterlepiétine-mentimperceptibledesarbresentraindepousser oupourdécouvrirdanslesveinesinscritessurles rochesoutaraudéessurlesboismortslessignesd'une écrituredontiln'interprètepaslesens.Jemarcheau milieudemesdéessesetdemessourcesmères,j'avance àtraversmesgénieslibérésverslarévélationentr'aper-çue,enmedépouillantdemesmisérablesoffrandes,je nepuisrienprésenterd'autrequemesseulssouvenirs, lemondedesvisagesetdespaysagesquejecontienset plusencoreceluidesformesinventées,toutesces œuvresnéesdelapiétéetquiparmoiyretournentet
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/6. Paris,le6septembre tetsincèintentiondont J'aieuloyalemenrementl' témoignemalettre,vouspouvezpenseraprèscelaque maloyautéetsincéritésontbonnesàdonneràmanger auxchiens,maissij'aichangéd'avisvouspensezquece n'estpassansraisons.Jenesuisplusàvotreégard danslessentimentsdanslesquelsj'étaislorsquevous êtespartie,jen'aiaucunscrupuleàvousl'avouer,mais jemedemandeaunomdequoivous-mêmepourriezme reprocherunmanquedefidélité.Jenevouscacherai pasnonplusquevoslettresm'onttrèsfortementdéçu, nonparcequevousn'ymettiezriendevous-mêmemais parcequejen'aitrouvéàaucunmomentuneffortpour répondreseulementàuneseuledesquestionsqueje vousposais.Toutcelam'aparud'unégoïsmeforcené. Notezbien quejenevouslereprochepas,vousêtes libredevossentiments,maispourquoivoulez-vous m'enleverunelibertéquevousvousreconnaissezsi libéralementàvous-même.Enfinlasolitudem'adonné àréfléchir,y~a:t~MdansquellevoiesansmM~~~~gag~M. Toutevotreattitudenemedissimulaitriendanscesens. Enfindesliensquiétaienttoutemavienesepouvaient pasbriseraussifacilement,j'avouem'enétaispas assezrenducompte.Dececôtéaumoinsc'étaitlasécurité, lacertitude.Jemedemanded'ailleursenquoivossenti-mentsd'amitiépourraientêtrechangésparlefaitque j'aireconnuladuréedecertainsliens.Sinousnous étionsfaitmutuellementdetrèsgravespromessesje comprendraisquevousattiriezmon'attentionsurune duplicitédontjesuisincapable.Jecroisaucontraire i.Tournureconformeàl'autographe.Lesecondsubstantif n'estpas affectéd'unpossessif.
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