La Nouvelle Revue Française N° 320

De
Isaac Bashevis Singer, Shabbat au Portugal
Jean Grosjean, Élégie sur la grand-mère
Mutanabbi, Élégie sur la grand-mère
Roger Caillois, Brouillon pour une confidence
Chroniques :
Jude Stéfan, Sartre et Mallarmé
Clément Rosset, Ici et ailleurs
Henri Thomas, Reportage
Chroniques : le théâtre :
Florence Delay, Salles d'attente
Notes : la littérature :
Jean Duvignaud, Œuvres complètes, V, de Jean Genet (Gallimard)
Gilles Quinsat, La belle lurette, par Henri Calet (Gallimard)
Notes : le roman :
Pierre Jean Founau, Vie de Samuel Belet, par C. F. Ramuz (Gallimard)
Michelle Gourmelon-Berman, Orient-Express, par Pierre-Jean Remy (Albin Michel)
Notes : les essais :
Pierre-François Moreau, Théorie de l'ambition, par Hérault de Séchelles (Ramsay)
Jean Philippe Guinle, Le désir de punir, par Thierry Levy (Fayard)
Pierre-Louis Rey, Espaces sociaux, espaces musicaux, par Françoise Escal (Payot)
Notes : lettres étrangères :
Louis Arénilla, Correspondance, I, de Walter Benjamin (Aubier)
Christine Jordis, Un enfant du verbe, par Iris Murdoch (Gallimard)
Bruno Bayen, Lenz, par Peter Schneider (Flammarion)
Laurand Kovacs, Le Turbot, par Günter Grass (Le Seuil)
Hervé Cronel, Le démagogue, par Chinua Achebe (Nouvelles Éditions Africaines)
Notes : le cinéma :
Jérôme Prieur, Sur le cinéma, par Jorge Luis Borges (Albatros)
Notes : la musique :
Nicole Quentin-Maurer, Nabucco, de Verdi (Opéra de Paris)
Notes : le jazz :
Jacques Laurans, There will never be another you, de Sonny Rollins
Roger Caillois :
Georges Auclair, Le Collège de Sociologie
Gerard Barriere, Reconnaissance
Yvon Belaval, Comprendre Caillois
Jean Blot, Roger Caillois ou L'âme de la poésie
Julio Cortázar, Pour un intercesseur
Michel Dard, Une écriture de l'intelligence au service de l'imaginaire
Jean Duvignaud, Caillois : homologie et dissymétrie
Étiemble, Deux masques de Roger Caillois
Denis Hollier, Tacite
Edmond Jabès, La parole du livre
J. M. G. Le Clézio, Le fou des pierres
Henri Meschonnic, Le cœur des pierres
Octavio Paz, Pierres : reflets et réflexions - Vent, eau, pierre
Gilles Quinsat, La pensée et la pierre
Henri-Jean Schubnel, Caillois et la minéralogie
Jean Starobinski, Saturne au ciel des pierres
Publié le : lundi 13 avril 2015
Lecture(s) : 1
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782072382475
Nombre de pages : 192
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
LANOUVELLE REVUEFRAN~'AISE
Shabbatau Portugal
Quandunedesrédactricesdelamaisond'édition américainequipubliemeslivresappritquejem'arrê-teraisàLisbonneavantd'alleren France,ellemedit «JevaisvousdonnerlenumérodetéléphonedeMiguel deAlbeira.Sivousavezbesoindequoiquecesoit,il seraheureuxdevousaider.»MigueldeAlbeira,àce quejecruscomprendre,travaillaitchezunéditeurou unimprimeur.J'étaisabsolumentsûrden'avoirbesoin del'aidedepersonne.Toutétaitenordremonpasse-port,mestravellerschèques,maréservationd'hôtel. Néanmoins,lajeunerédactriceinscrivitlenometle téléphonedansmoncarnetd'adresses,déjàplusque remplidenomsquejenepouvaispastousidentifier. Unmardisoir,audébutdejuin,monbateauarrivaà Lisbonneetjeprisuntaxijusqu'àl'hôtelApollo.Le hallétaitpleindecompatriotesdeNewYorketde Brooklyn.Lesfemmes,lecheveuteintetlemaquillage épais,fumaient,jouaientauxcartes,riaientetpapo-taienttoutàlafois.Lesfilles,enmini-jupes,bavardaient entreelles.Leshommesétudiaientlespagesfinancières
LaNouvelleRevueFrançaise
del'InternationalHeraldTribune.Oui,medis-je,ceciest monpeuple.SileMessiedoitvenir,c'estversluiparce qu'iln'yenapasd'autre. Unpetitascenseurmemontajusqu'audernierétage setrouvaitmachambre.Elleétaitvaste,àpeinemeu-blée,maléclairée.Lesolétaitdalléetunmotiftrèsorne-mentésurmontaitlelitarchaïque.J'ouvrislafenêtreet visdestoitsdetuilesetlalunerouge.Commec'était étrangetoutprès,uncoqchantait.Dieusaitdepuis combiendetempsjen'avaisplusentenduuncoqchan-ter.Soncocoricomerappelaquej'étaisànouveauen Europe,l'ancienetlenouveauco-existent.Parla fenêtreouverteentraitunebriserafraîchissante.J'avais oubliécetarôme-là,depuisquej'étaisenAmérique. C'étaittoutelafraîcheurdeschamps.C'étaitl'odeurde Varsovie,deBilgorayquelquechosed'indéfinissable. Dusilencesemblaitmonterunesortedebruitdesonne-riemaisc'étaitdifficiledesavoirs'ilvenaitdudehorsou demesproprestympans.Jem'imaginaientendrelecoas-sementdesgrenouillesetlecri-cridesgrillons. J'auraisvoululiremaisl'éclairagen'étaitpassuffisant. Jeprisunbaindanslabaignoirequiétaitlongueetpro-fonde,puismeséchaiavecuneserviettevastecommeun drapdelit.Bienqu'unpanonceau indiquâtàl'entrée qu'ils'agissaitd'unhôteldepremièreclasse,onn'y offraitpasdesavonnetteauxclients.J'éteignislalampe etm'étendissurlelit.L'oreillerétaiténorme,tropgon-flé.Parlafenêtre,jevoyaisluirecesmêmesétoilesque j'avaisabandonnées trente-cinqansplustôtquand j'étaispartipourNewYork.Jepensaisàtousceuxet cellesquiavaientséjournédanscevieilhôtelavantmoi, quiavaientdormidanscelargelitetdontbeaucoup étaientsansdoutemortsmaintenant.Quisait,peut-être leurespritoudesrestesdeleurprésencedemeuraient encore,impalpables,danscettechambre.Danslasallede bains,latuyauteriegargouillait.Lesénormesarmoires craquaient.Ununiquemoustiquetournoyaitau-dessus
ShabbatauPortugal demoi,refusantdes'arrêteravantd'avoirextraitune gouttedemonsang.Incapabledem'endormir,j'étais prêtpourla visited'uneamantemorte. Versdeuxheures,jem'endormisetfusréveilléau matinparlecocoricodumêmecoq(j'enreconnusle timbre)etlescrisd'unmarchéenpleinair.Sansdoute yvendait-ondeslégumes,despoulets,desfruits.Je retrouvaislesclameursetlesdisputesdu marchéYanash etdeshallesdelaplaceMirowski.Jem'imaginaismême sentirl'odeurducrottindecheval,despommesdeterre nouvellesetdespommesvertes. J'étaiscenséresterdanscethôteljusqu'audimanche maisapprissoudainquemonagencedevoyagedeNew Yorkn'avaitfaitderéservationquepourdeuxjours.On attendaitbeaucoupd'Américains.L'employédelarécep-tionm'informaquejedevraism'enalleravantvendredi midi.Jeluidemandaidemetrouver unechambreail-leursmaisilfutformel,tousleshôtelsdeLisbonneaffi-chaientcomplet.Ilavaitdéjàessayé,sanssuccès,derelo-gerd'autresclients.Lehallétaitencombrédebagages etd'unecohued'Américains,d'Italiens,d'Allemandsqui criaientchacundanssalangue.Jeneréussispas àavoir unetableaurestaurant.Personnenevoulaitdemoini demestravellerschèques.Lesemployésdel'hôtelme dévisageaientavecunefroideindifférenceencequi lesconcernait,jepouvaisaussibiendormirdanslarue. Jemerappelaialorscenomqu'unedesrédactrices avaitinscritdansmoncarnetd'adresses.Jelecherchai pendantunebonnedemi-heure,sansparveniràletrou-ver.S'était-ilenvolédelapageparmagie,oulajeune femmenel'avait-ellefinalementpasmarquédutout? Puisjeledécouvrisàlapremièrepage,danslamarge. Jeremontaidans machambre,décrochailetéléphoneet attendisdelonguesminutesquel'opérateurconsentîtà répondre.Oncomposamonnuméromaisonm'en passaunautre.Quelqu'unsefâchaenportugaisetje m'excusaienanglais.Auboutdedeuxoutroisautres
LaNouvelleRevueFrançaise erreurs,j'obtinsfinalementlebonnuméro.Unefemme sedonnabeaucoupdemalpourm'épelerquelquechose enportugais.Puisdansuntrèsmauvaisanglais,elleme donnaunautrenumérojepouvaisjoindrelesenhor MigueldeAlbeira.encore,l'opérateursetrompa.Je sentislaragem'envahircontrecetteEuropequin'avait riengardédesmanièresd'autrefoissanspourautant adoptercellesd'aujourd'hui.Monpatriotismeaméri-cains'enflammaetjejuraidedépenserdésormaisaux États-Unisjusqu'auderniersouquejegagnerais.En attendant,ilfallaitabsolumentquejetrouveMiguelde Albeira.JepriaiDieudem'aideràyréussiret,comme toujoursquandj'aidesennuis,jejuraidefairedesdons àmesœuvresdecharitépréférées. J'obtinslebonnuméro.LesenhordeAlbeiraparlait unanglaisquej'avaisleplusgrandmalàcomprendre. Ilmeditquelajeunerédactriceluiavaitécritetilpro-posadevenirmevoirimmédiatement.Jedébordaisde reconnaissanceenverslaProvidence,lajeunerédactrice etcePortugaisinconnuqui,aubeaumilieudelajour-née,abandonnaitsontravailpourmerencontrer,uni-quementparcequ'ilavaitreçuunelettrederecomman-dationàmonsujet.Celanepouvaitarriverqu'en Europe.AucunAméricain,àcommencerparmoi-même,neferaitunechosepareille. Jen'attendispaslongtemps.Onfrappaàmaporte. L'hommequientraparaissaitavoirenvironquarante ans.Ilétaitplutôtfrêled'apparence,mince,lecheveu noir,lefronthautetlesjouescreuses.Aupremierabord, rienneledistinguaitparticulièrement.Ilauraitpuêtre espagnol,italien,françaisougrec.Sesdentsétaientmal plantéesetauraienteubesoind'êtreredressées.Ilpor-taituncostumegrisetunecravatecommeonenvoit danslesvitrinesdetouteslesgrandesvilles.Ilmetendit lamainàl'européenneetneserraqu'àpeinelamienne. Quandjeluiparlaidemonproblèmedechambre,il m'interrompittoutdesuite«Nevousinquiétezpas,
ShabbatauPortugal ilyadesquantitésdechambreslibresàLisbonne.Sila situationétaitpirequecequejecrois,vousviendriez chezmoi.Enattendant,allonsdéjeuner. C'estmoiquivousinvite. Vous?Non.ALisbonne,jesuisvotrehôte.Vous m'inviterezàNewYork.» Devantl'hôtelétaitgaréeunedecespetitesvoitures poussiéreusesquiserventdemoyendetransportàla plupartdesEuropéens.Surlesiègearrière,entredes boîtesencartonetdespaquetsdevieuxjournaux,ily avaitunpotdepeinture.Jem'assisàcôtédeMiguelde Albeiraquisedirigeaavecvirtuositéaumilieud'unecir-culationdésordonnée,encoreaggravéeparl'absencede signauxlumineuxdanslesruesétroitesquimontaient etdescendaiententredesmaisonsdatantsansdoute d'avantletremblementdeterrede1755.Lesautresvoi-turesnes'arrêtaientpasquandnousavionslapriorité. Lespiétonsnesepressaientnullementpourtraverser devantnous.Icietlà,unchatouunchienfaisaitlasieste aubeaumilieudelarue.LesenhordeAlbeiraneklaxon-naitpresquejamaisetilnemanifestaitpaslemoindre énervement.Toutenconduisant,ilmequestionnaitsur monvoyageetmesprojets,medemandaitquandet pourquoij'étaisdevenuvégétarien,sijemangeaisdes œufsetbuvaisdulait.Aupassage,ilmemontraitles monuments,lesvieillesmaisonsetleséglisesduquartier d'Alfama.Ilnousconduisitdansuneimpasseàpeine assezlargepourmanoeuvrerunevoiture.Desenfants crasseuxjouaientdansleruisseau.Despigeonspico-raientdescroûtesdepainsales. LesenhordeAlbeirapénétradansunecourilgara savoiture.Jelesuivisdanscequimeparutd'abordêtre unrestaurantdetroisièmeordre,maislasalleàmanger ilmefitentrerétaitvaste,éclairéeparuneverrièreet lestablesétaientdresséesavecunegrandeélégance.Sur desétagèresétaientalignéesdesbouteillesdevinaux formesbizarres,enveloppéesdepaille.Lesenhorde
LaNouvelleRevueFrançaise Albeiramanifestaitpourmonrégimeunsouciquime parutexagéré.Est-cequej'aimaislefromage,lescham-pignons,lechou-fleur,lestomates?Quellesortede salademeconviendraitetquelvin,blancourougepré-férerais-je?J'avaisbeauinsisterpourqu'ilnes'occupe pastantdemoietdemonrégime,luidirequ'àNew Yorkjem'installeaucomptoird'unself-serviceetavale mondéjeunerendixminutes,lesenhordeAlbeirane voulutrienentendre.Ilcommandaunbanquetetquand jevouluspayer,jevisquec'étaitdéjàfait. Levendrediàonzeheures,lesenhordeAlbeiravint mechercher,empilamesbagagesdanssavoitureetme conduisitàunhôtelpluspetit,dontlesfenêtresdon-naientsurunparc.J'avaisunbalconet lachambreme coûtaitmoitiémoinscherqu'àl'Apollo.Jerestaiéveillé unepartiedelanuit,essayantdecomprendrepourquoi unétranger,àLisbonne,faisaitpreuvedetantdegen-tillesseàl'égardd'unécrivainyiddishdeNewYork.
2
Non,lesenhordeAlbeiran'avaitrienàgagnerdema visiteàLisbonne.Iltravaillaiteffectivementdansune maisond'éditionmaismeslivrestraduitsenportugais paraissaientàRiodeJaneiroetnonàLisbonne.Lajeune rédactricequim'avaitrecommandéàluil'avaitren-contréparhasardetilsn'entretenaientpasderelations professionnelles.Desesréponsesàmesquestionsetde cequejeréussisàcomprendredenotreconversation,je déduisisqu'ilétaitloind'êtreriche.Ilexerçaitdeux métiers,sontravaildanslamaisond'éditionnesuffisant pasàlefairevivre.Ilhabitaitunevieillemaison,avait troisenfantsetsafemmeétaitprofesseurdansuncol-lège.Ilavaitluundemeslivresenanglaismaiscene
ShabbatauPortugal pouvaitpasêtrelaraisondesagénérosité.Ilmeditqu'il avaitsouventaffaireàdesauteursetnemeparutpas avoirunetrèsbonneopiniond'euxengénéral. Lesamedi,j'avaisl'intentiondefaireunevisiteguidée delaville,maislesenhordeAlbeirainsistapourme servirdeguidelui-même.Ilvintmechercheràl'hôtel lematinetmepromenaenvoiturependantplusieurs heures.Ilmemontradeschâteauxenruine,deséglises anciennes,desparcsplantésdetrèsvieuxarbres.Il savaitlesnomsdetoutessortesdefleursetd'oiseaux exotiques.Pourcequitouchaitàl'histoireduPortugal etdel'Espagne,ilfaisaitmontred'unevéritableérudi-tion.Detempsàautre,ilmeposaitdesquestionsquelle différenceya-t-ilentreleyiddishetl'hébreu?Pour-quoinem'étais-jepasinstalléenIsraël?Ilsemblait fascinéparlefaitquej'étaisjuif.Est-cequej'allaisàla synagogue?Lefaitquejesoisvégétarienavait-ilune connotationreligieuse?Ilnem'étaitpasfaciled'expli-querausenhordeAlbeiracommentetenquoijeme sentaisjuif.Dèsquej'avaisréponduàunedesesques-tions,ilm'enposaituneautre.Souteniruneconversa-tionavecluis'avéraitdifficilecarj'avaisbeaucoupde malàcomprendresonanglais,malgrélarichessedeson vocabulaire.Ilm'avaitprévenuquenousirionsdîner chezlui.Ilsouhaitaitmefaireconnaîtresafamille. Quandjevoulusm'arrêterpouracheteruncadeau,le senhordeAlbeirafitdesdifficultés.Finalement,endépit desesprotestations,jeréussisàfairel'acquisitionà Sintradedeuxcoqsenbronzeetmunisdecesprésents, nousarrivâmesàsondomicileàseptheures. Ilfallutgrimperunescalierétroitettortueux,dans unebâtissequiavaitpeut-êtreétéunpalaisautrefois maisquimaintenantmenaçaitruine. Derrièreune lourdeportesculptéeapparutunefemmeauteintoli-. vâtre,vêtuedenoiretdontlescheveuxétaientras-semblésenchignon.Danssajeunesse,elleavaitêtre d'unegrandebeauté,dontilnerestaitplusdésormais
LaNouvelleRevueFrançaise
Leparithéorique,laconjecturesystématique,touten ouvrantlaperspectived'unesciencepossible,s'ac-compagnentd'uneeffervescencedontlerésultatest immédiatementpoésie-prosequifaitscintillerles mots,pourdirecequi,dansunavenirpeut-êtreproche, devraitêtreconfirméparlelangagedeséquations.Le savoirgénéralisé,telquelesouhaitaitCaillois,nepou-vaits'énoncerquesousl'aspectd'uneanticipation lyrique,extrapolantaudacieusementàpartirdel'acquis scientifique.Fautedepouvoird'oresetdéjàformuler danstoussesdétailsune«logiquedel'imaginaire )) prolongeantlalogiquedel'organisationmatérielle, pourquoinepasdonnerl'essoràl'imaginationd'une /O~M~ Ainsi,aprèsavoirrompuaveclapoésie,Cailloisla retrouve,nonparunretourenarrière,maisauboutdu cheminparlequelilavaitcrus'enéloigner.Envoiciles aveuxcomplets
«Ilestinfinimentplus malaiséetplusrarededécou-vrir,decalculerunalphabetquedecomposeroude laisserdesoijailliruncri,unaveu,unebrève splen-deur,jeveuxdireunpoème.J'aicherché,jecherche danslemonde,quiestlimitépourundieu,maisiné-puisablepourunmortel,l'élémentaire,lechiffre, plusprécisémentl'alphabet.C'estdémarchevaine. Tropfortunéencoresi,aucoursd'unequêtequitou-joursl'arefusé,ilm'arrivaitdebutercontrele poème»
Est-cel'aveud'unedéception?C'estaussibienl'aveu d'uneréconciliationavecunadversairequelavolonté inquisitorialedeCailloisn'avaitcessédevoirsedresser devantelle,parcequ'ilrenaissaitenraisonmêmedela fascinationqu'ilexerçait.Créaturesdelanuit,monstres, rêvesCailloisleurprêtaitdesforcesalorsmêmequ'il 1.Pierresf~M/t~J,p.t~.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

La Nouvelle Revue Française N° 311

de editions-gallimard-revues-nrf

La Nouvelle Revue Française N° 228

de editions-gallimard-revues-nrf

suivant