La Nouvelle Revue Française N° 321

De
Francis Ponge, Souvenirs interrompus
Nandini Sen, Univers poétique de Lokenath Bhattacharya
Lokenath Bhattacharya, Le Gouffre et un certain Lokenath
Édith Boissonnas, Étude
Jacques Bens, Discours des chagrins noyés
Alberto Savinio, Suite parisienne
Chroniques :
Gérard Macé, Mallarmé, mort en miroir
Jude Stéfan, De la médiocrité (Flaubert, Svevo, Vargas Llosa)
Clément Rosset, Intérieurs romantiques
Henri Meschonnic, Mensonge scientifique et vague romanesque
Henri Thomas, Reportage
Notes : la poésie :
Daniel Leuwers, L'Ivre Œil, par André Pieyre de Mandiargues (Gallimard)
Édith Boissonnas, Inscrire, par Yves de Bayser (Granit)
Notes : la littérature :
Philippe Dulac, Jean-Paul Sartre (revue Obliques)
Notes : le roman :
Francine de Martinoir, Le 19 octobre 1977, par Bernard Noël (Flammarion)
Nicole Quentin-Maurer, Les émerveillements du mousse Olivier, par Jean-Marie Gautier (Balland)
Alain Clerval, L'Arbre de Jessé, par Diane de Margerie (Flammarion)
Notes : les essais :
Jean Duvignaud, Des bébés-éprouvettes à la biologie du futur, par Marc Maillet (Hachette)
Notes : lettres étrangères :
Jean Roudaut, La Déesse blanche, par Robert Graves (Éditions du Rocher)
Christine Jordis, Le vivisecteur, par Patrick White (Gallimard)
Laurand Kovacs, Au temps d'Anika, par Ivo Andric (Éditions L'Âge d'Homme)
Notes : le cinéma :
Jérôme Prieur, Passe ton bac d'abord, de Maurice Pialat
Notes : la musique :
Nicole Quentin-Maurer, Festival d'Aix-en-Provence 1979 : Les Noces de Figaro, de Mozart - Porporino, pièce lyrique d'après le roman de Dominique Fernandez
Notes : le jazz :
Jacques Laurans, Le jazz au soleil
Notes : les arts :
Georges Auclair, Hélion, par René Micha (Flammarion)
L'air du mois :
Jacques Chessex, Le ruisseau
Claude Emmanuel Delmas, La nuit s'éclaire – Un peu de lilas – À celle qui aimait les lys
Paul Fournel, A Star is born
Jacques Réda, Le double écart d'Erroll Garner
Textes :
François Cheng, À propos d'un conte des Tang
Li Fu-yan, Du Zi-chun ou Le prodigue et l'alchimiste
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072385377
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
Souvenirsinterrompus
i
Ilestbiennaturelquenospetits-fils,enâgemaintenantde lefaire,s'inquiètentd'uneépoquequ'ilsn'ontpasvécueetsur laquellelesmass-media,notammentlatélévision,quidepuis leurenfancelesconditionnent,reviennentdefaçondeplusen plusinsistantecommepourleureninculquerunecertaineleçon, lespersuaderqueleurdestins'ytrouveencauseetqu'ilsaient, toutesaffairescessantes,àprendrelebonpartidansdesaffron-tementsquicontinuentetdoivent,leurdit-on,continuer,sans prescriptionetsansmerci,àpartagerenbonnesgensetbêtes immondeslapopulationentièreduglobe. Voilàpourquoi,sansplusattendre,j'aidécidédepublier, commeundocumentà leurintention,larelation,tellequeje l'écrivisàl'époque,demonexpériencedesannées1939et1940. L'hommedequaranteansquej'étaislorsquedébute,ensep-tembre1939,cettechronique,aussibienpourront-ilsconstater àquelpointpouvaitl'aveuglersonadhésiondéterminéeàl'idéo-logielaplusrépanduealorsdansl'intelligentsiaparisienne. *<rAntifasciste»sedisait-elle.Pourmoi,militantdepuis1936
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danslessyndicatsliésauparticommunistefrançaisetdans lesrangsmêmedeceparti,certesl'analyse ditemarxistedes événementsencourspouvaits'avérerenquelquefaçonéclai-rante,maiscombienparailleursaveuglantec'estàn'ypas croire! Voilàbienpourquoi(hormis,pourn'offenserpersonne, quelquesnomspropres)jen'airienvouluchangeràcequivint alorssousmaplume,afinquenospetitsfilss'eninstruisentet enviennentàconcevoircombiendétestableestleprônedela continuitéprétendumentadmirabledesconduites,puisque celle-ciimpliquel'irréversibilitédesopinions,constamment enfaitdémentie,voireàtrèscourtterme,àchaqueinstant del'histoire. Maintenant,quecettenarrationcommeellefutécrite,ou plutôtsapublicationsansvergognesoitbientôtdénoncée commeparticulièrementinsolenteaujourd'huietsonauteur taxéd'exhibitionnismesénile,jenem'enétonneraiscertespas. Selonlaparfaiteformuled'unpolémiste(d'ailleurspeurecom-mandable)«métierd'auteur,métierd'oseur»,me bornerais-jealorsàrépondre;etnecesserai,quoiqu'ilensoit, tantquejepourraiteniruneplume,d'oser.
(F.P.,août1979)
Cenesontpasdebonssouvenirsquejegarderaide monséjouràRouenetàGrand-Quevilly,l'undesesfau-bourgs,en1939-1940.Jeneconnaissaisqu'àpeine Rouenetseulementsesquartiersmonumentaux pouryavoirfaitdeuxcourtspassagesàdixannéesde distance,vers1922et1932;jen'étaisjamaisalléau Grand-Quevilly.Quand,le12septembre1939,onzième jourdelamobilisation,chargédedeuxmusettesetd'une h petitevalise,jedébarquaivers2130àlagareRive DroitevenantdeSensparletraindeParis,lavilleétait plongéedansuneobscuritécomplète.Nuitsansluneet sansdoutenuageuse,extinctiondeslumièrespubliques
Souvenirsinterrompus etvoilageparfaitdeslumièresparticulièresenexécution desordrespermanentsdeladéfensepassivedepuisle débutdelaguerre.Jedevaismerendrelesoirmêmeau dépôtdela3eSectiondeCommisetouvriersmilitaires d'administrationàGrand-Quevilly,selonlesprescrip-tionsdufasciculerosedemobilisationquim'avaitété remisparlagendarmerieplusieursannéesauparavantet quejegardaisdepuislorsenportefeuillepourmeservir depièced'identité.D'aprèsunecarteconsultéechezun librairedeSensjesavaisqueGrand-Quevillydevaitse trouverà6ou7kilomètresdelà,etdel'autrecôtédela Seine.Unegrandeheuredemarchepourquiauraitsu lescheminsàprendreetpus'ydirigersûrement.Mais lanuitétaitsinoirequej'hésitaisàm'engager.Les voyageurssortisdelagareenmêmetempsquemoi s'étaientàpeuprèstousdispersés.Surlaplace,cependantdevaientsetrouverplusieurshôtelsoucafés, etils'entrouveeneffet,aucunraidelumièren'en indiquaitl'entréeoulaprésence.J'aperçusenfincequi devaitêtrelekiosqueterminusd'unelignedetramways. J'ypénétraietm'aidantd'unelampeélectriquede poche,parvinsàliresuruneaffichequ'unelignepartant deaboutissait bienauPetit-Quevilly(etnonauGrand) maisladernièrevoitureavaitpartirquelques minutes auparavant.Deuxdamesquistationnaientàcetendroit avecleursbagagesmeleconfirmèrent.Ellesétaientde Petit-Quevillyetattendaientleproblématiquepassage d'untaxi.Maiscommeaucunevoituren'étaitenvueelles décidèrentdepartiràpiedetmeproposèrentdemarcher avecellespuisquec'étaitmonchemin,etqu'ellesm'indi-queraientensuiteceluiquejedevraisprendrepourme rendreàmonbutquandellesauraientatteintleleur.Je mechargeaidoncsupplémentairementd'unedeleurs lourdesvalisesetbutantauxtrottoirs,titubantsousle poidsdemesfardeaux,parfoisdésagréablementébloui depuisl'horizonparlalampeélectriqued'unpassant venantensensinverse,jecommençaiàdescendreavec
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ellesverslaSeinelaruequiestenpleinjourlarue Jeanned'Arc.Vais-jecontinuersurceton?Non,cela dureraitdesheuresetmonrécitdevraitalorscomporter desmilliersdepages,sibienqu'ilmeseraitencore pluslongetpéniblequelesmornesaventuresqu'il retrace.Jeveuxdonnerseulementuneidée demon séjouràRouenpendantleshuitpremiersmoisde guerre,etcecienquelquespages,avantdecommencer monrécitaumomentlefrontdesarméesserappro-chant,l'atmosphèredecettevilledevintvraiment extraordinaireetdigned'êtredécriteavecdétails. Jen'étaispasdetrèsbonnehumeur.Nonqueje détesteleschangementsdansmasituation, unevienou-vellej'aimeplutôtcela.Maisd'abordtoutsepassait dansuncadrequin'avaitrienàprioripourmeplaire. Oupresquerien.Qu'apourellelaNormandie?De beauxmoisdemaietdejuin.Beauxesttropdire. Agréablesseraitsuffisant.Quelquesrichessesarchitectu-rales.Deuxoutroissoirsj'aiaimélepanoramade Rouen,danssoncielmouillé,laSeine,leportindustriel, leshautsbâtimentsdesquaisRiveDroite,vusdela rivegaucheou duPontdePierreaveclatrèsfinecathé-dralequiémergedublocdesimmeubles.J'aiétésur-prisparlafinessedelaflèche,d'ailleursdeconstruction récente,surprisaussiparladentelledelafaçade,mais commeparuncoquillage,parquelquechosed'unpeu monstrueux.Quedis-jeuncoquillage?Lemoindre coquillagem'émeutbiendavantage,d'uneémotionde premièremain.Etsurtoutpourquoimetrouvé-jecethiver?Cequim'yobligeaitc'étaitmasujétionàun gouvernementDaladier-ChamberlainouReynaud-Churchill.UneguerrepourlaPolognedisait-onetje savaisbienquec'étaitplutôtpourlesignoblesintérêts économiquesd'unecertainecoteriedebourgeoisfran-çaisetanglaiscontreunecertainecoteried'aventuriers allemandsouitaliens.Jen'aipasàentrerdansledétail demesréflexionsàcesujet.Quel'onveuillebiens'en
Souvenirsinterrompus teniràceciseulementquej'avaismesraisonsd'ennui etdecolère,etsic'étaitd'ennuietdecolère,c'estparce queledésespoirn'estdécidémentpasmonfait. Grand-Quevillyn'étaitdemonpointdevuenon, n'étaitpaspirequeRouen.Onyparvenaitparuneinter-minableavenueàlachausséetrèslarge,auxtrottoirs presqueaussilargesbordésdemaisonsbasses,demurs d'usines,dejardinsdésoléspercéeàtraversdesquar-tiersinfâmes,jeveuxdiresanshistoire.Sansautre histoirequecelledelamisèreouvrièreetdelalaideur ducommerceetdel'industriebourgeoise.ARouen,des ruesétroites,desmagasinssansgoût,desmonu-mentsreligieux;àGrand-Quevillydesterrainspelés, d'immensesentrepôtsdepétrole,despetitesmaisons ouvrièressanscharme,depetitscaféssinistres,etce châteaudeMontmorencydansleparcduquelily avait,pourtant,desarbres.Cesontcesarbres,c'estle moindrebrind'herbedecejardinquimeréconcilièrent aveclavie. Ilmeresteunsouvenirattendridesvoyagesqueje faisaischaquematinentramwaydebonneheure,depuis Rouenjusqu'àlaDemi-LunedePetit-Quevilly.Pour-quoi?Parcequecestramwaysétaientbondésdetravail-leursfemmes,vieillardsetquelqueshommesplus jeunes.Quandj'arrivaissurlaplacedel'HôteldeVille, legrandkiosquequiétaitlà,etleterraindevant,étaient déjàcomblesd'unefouledecesouvriers,pauvrement habillés,certainspresqueenloques,d'aucunsavecde grandscache-nez,desfichus,despasse-montagnes,qui battaientlasemelle,oumêlaientendebrefscolloques leurshaleinesbrumeusesdanslanuitoulejourglacial. AladifférencedesfoulesdeParis(maisqu'ensais-je, sansdouteàlamêmeépoqueétaient-ellessemblables) pointdejournauxoutrèspeu.Toutcemondes'entas-saitdanslewagonousurlesplates-formes, mêmesur celledel'avant,larapacitédelaCompagnien'ayantpas reculédevantl'inconvénientpourlewattmand'êtreainsi
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dangereusementgênédanslesmouvementsnécessaires àsontravail.Maisqu'importeunaccident?Lepluspos-sibledeplacespayantes,voilàcequiimporte.Jen'ai cesséd'êtrefrappéparlapauvretéouvrièreàRouenet danssesfaubourgs.L'onmediraqueleNormandplus qu'aucunautreFrançaisestavare,d'unepart,alcoolique del'autre,etquelevêtement(etmêmelanourriture) et ladécenceluiimportentpeu.Sansdoute,maisceci aussiestvrailessalairesàcetteépoqueétaientbeau-coupmoindresencoreàRouenqu'àParis,lesconditions devieàpeinemoinsonéreuses.Trèsfrappéaussiducôté blagueur,bienfrançais,de cettefoule,alorsquele bourgeoisnormandestplutôtfroidetinsensibleàla plaisanterie,malgrépar-cipar-làquelquespointes d'humour.Maistrèsfrappéaussidequelquestraitspar lesquelssemarquesonretardquantàl'affranchisse-mentsurl'ouvrierparisienlesoucidepayersaplace tandisquel'ouvrierparisiennefaitrienpourpayer, s'iln'essaiepasdenepointpayer.Etaussidansles conversations,bienquedansl'ensembleilssemblaient avoir biencomprislabizarrerie,aumoins,decette guerre.Toutceci,ouplutôtrienquececisemblerabien superficiel,l'esteneffetcommepeinturedelaclasse ouvrièrerouennaiseàcetteépoque.Maisjen'aipaseu laprétentiond'ébauchermêmeunetellepeinture.J'ai vouluseulementdécrirel'undesseulsmilieuxsympa-thiquesjemesoistrouvépendantmonséjour. Aumomentpolitiquel'onétait,ilm'étaitprécieux depouvoirchaquejourmetremperuninstantdansce milieu,coudoyerausensproprecesgens,seulsinno-cents,seulssansprétention,seulsauthentiquement humains,seulspurs. Dumêmeordreleplaisirquej'éprouvaisàpasser, placedelaBasse-Vieille-Tour,sousl'obscurpassageétaitferméeunetrèshumbleportesurlaquelleselisaient cesmotsUniondessyndicatsouvriersdeRouen.Les journauxm'avaientapprislespersécutionsqu'avaient
Souvenirsinterrompus subies,quesubissaientalorslesmilitantssyndicalistes decettegrandevilleindustrielle.Cetteporteétait fermée.Maislacathédraleregorgeaitdemondeetles esthètesaimaientbiens'arrêterlonguementdevantsa façadesoigneusementrestaurée. Lesoir,àmonretour,lesmêmestramwaysétaient pleinsdesoldatsanglaisenkaki,jeunes,soigneuse-mentpeignés,lachevelurecolléeausaindoux,mais étonnammentcrasseux,dugenrebutor,rianthautetchan-tantenchoeurdeschansonsstupides.Ensomme,dans leurétatactuel,plutôtantipathiquesilsavaientl'air siinconscients,sibêtementheureux. Cesmêmessoldatsoupeut-êtreplutôtleurssous-officiersetofficiersemplissaientlesoiràquatre-vingts pourcentlesdeuxgrandscafésdeRouen,danschacun desquelsilyavaitunorchestredejazz.Etc'estdel'un decesorchestresquejeveuxparleraussicommede l'undessouvenirsagréablesquejegarderaideceslieux etdecettesaison.J'aiditqu'ilyavaitdeuxgrandscafés àorchestres.Leplusgrand,lepluscélèbreétaitleCafé Victordontl'atmosphèremeparutaussitôtfranche-mentintolérable.C'étaitnaturellementlepluscouru, celuiserendaientàlafoislesofficiersfrançais,les bourgeoisetleursfamilles,etquelquesparvenus ouà parvenirdesplusbassesclasses.C'étaitleParis-Soirdes cafés.Derrièresesrideauxopaquesrégnaitunelumino-sitéblancheetintense. Lesdamesdel'orchestreétaienthabilléesenpierrots desArtsDécoratifs,ouautrescostumes«modernes». Outrageusementmaquilléesellesjouaienttousleurs morceauxsurlemêmerythmefaussementendiabléà grandrenfortdegestesetdehurlementsfaussement canailles.Sansdoutesejugeaient-ellesdistinguées.Tout celaétaitàpleurerouplutôtàsesauver auplusvite, cequejefisbientôt. L'autregrandcafé,trèsvoisinsurlequai,étaitleCafé delaBourse.Plusdiscretàtouspointsdevue.L'or-
LaNouvelleRevue Française foisdes'évanouir,detomberdesonlit,etmêmede trébuchersurlepoêle.Ellesupportasonmalstoïque-ment,sansdiremot.Devenuejeunefille,elleétaitbelle àravir,sanssedépartircependantdesonmutisme.Aux railleriesetinsultesdecertainsmembresdesafamille, ellenerépliquajamais. Unlauréatdupays,nomméLuKui,éprisdesabeauté, lafitdemanderenmariageparuneentremetteuse.La famille,considérantlajeunefillecommeunemuette, déclinal'offre.«Dumomentqu'elleestbonneépouse, jen'aicuredesaparole!Elledonnerauneexcellente leçonàcellesquiontlalanguetropbienpendue!» futlaréponseduprétendant.Alors,lafamilleaccepta. Lucélébralemariageengrandepompe.Durantplu-sieursannées,lejeunecouplevécutdansuneentente parfaite.Illeurnaquitunfils.Celui-ci,àl'âgededeux ans,montrauneintelligencehorspair. Unjour,Lu,tenantl'enfantdanssesbras,tenta d'incitersafemmeàluirépondre.Seseffortsrestèrent vains.Soudainexcédé,etfoudecolère,ils'écria «Autrefois,leministreJiaétaittenuenméprisparsa femmequinedaignaitjamaisluiaccorderunsourire. Alachasseauxfaisanspourtant,ilserévélaexcellent archer;elleregrettaalorsdel'avoirméconnu.Or,jene suispasmoinsprésentablequeJiaetmontalentlitté-raireestaumoinssupérieuràl'artdetirerlesfaisans. Aquoibongarderl'enfantsilemariestàcepoint méprisédesafemme?» Saisissantl'enfantparlesdeuxpieds,illuicognala têtecontreunepierre.Lecrânefracassé,lesangen jaillitetserépanditàplusieurspiedsdelà.par l'amourmaternel,etoubliantsapromesse,Dulaissa échapperuncri«Ah» Le criencoreauxlèvres,Duseretrouvaassisàlamême place,devantleprêtretaoïste.Lejourallaitselever. Dufourneaujaillirentdesflammespourpresquimon-tèrentjusqu'auplafond.Embrasanttoitureetmurs,
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