La Nouvelle Revue Française N° 322

De
Octavio Paz, La Table et le Lit
Michel Deguy, Art poétique 166
Daniel Boulanger, Les Feux rouges
Francis Ponge, Souvenirs interrompus (II)
Chroniques :
Gérard Macé, Mallarmé, mort en miroir (II)
Clément Rosset, L'endroit du réel
Henri Thomas, Reportage
Jean Clair, Sans date
Chroniques : le théâtre :
Florence Delay, Épopée d'un totalitaire éventuel
Notes : la littérature :
Philippe Dulac, Contes et nouvelles, de Guy de Maupassant (Gallimard)
Notes : le roman :
Pierre-Louis Rey, Les Œuvres complètes de Sally Mara, par Raymond Queneau (Gallimard)
Alain Clerval, Le guetteur d'ombre, par Pierre Moinot (Gallimard)
Valentin Beauvois, Le camp, par Pierre Bourgeade (Gallimard)
Laurand Kovacs, La maison des sables, par Vincent Sébire (Gallimard)
Notes : les essais :
Hervé Cronel, L'Empire éclaté, par Hélène Carrère d'Encausse (Flammarion)
Jean Duvignaud, Civilisation et divagations, par Louis-Vincent Thomas (Payot)
Notes : lettres étrangères :
Christine Jordis, No man's land, par Harold Pinter (Gallimard)
Francine de Martinoir, L'odeur du foin, par Giorgio Bassani (Gallimard)
Mémento :
Jacques Réda, L'heure, par Bruno Gay-Lussac (Gallimard) - L'ombre, par Roger Munier (Éditions de la Clairière) - Perdre, par Claude Mouchard (Berger-Levrault) - Le train 'à Très Grande Vitesse' Paris-Lyon
Valentin Beauvois, Mosé ou Le lézard qui pleurait, par Inès Cagnati (Denoël)
Georges Lambrichs, Anthologie de la poésie française depuis 1950, par Alain Bosquet (Éditions de la Différence)
Notes : le théâtre :
Piotr Rawicz, Festival de Spittal
Notes : le cinéma :
Jérôme Prieur, De la nuée à la résistance, de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
Notes : la musique :
Pierre-Jean Remy, Les Noces de Figaro, de Mozart (Opéra de Paris, Aix-en-Provence)
Notes : le jazz :
Jacques Réda, Bud Freeman (Caveau de la Huchette)
Notes : les arts :
Michel Sicard, Jiri Kolar (Galerie Candela)
L'air du mois :
Jean-Benoît Puech, Du même auteur
Dominique Allan Michaud, Saint-Cirq-Lapopie : dans le musée imaginaire des 'Barons du Nord', la révolution surréaliste?
Textes :
Michel Butor, Les farces de Titlacauacan ou Les malheurs des Toltèques
Bernardino de Sahagun, Les farces de Titlacauacan
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072385254
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
La
TableetleLit
Lescomparaisonsquejemeproposededévelopper requièrentunejustification.Sijetented'examinerla situationactuelleduMexique,jelacomparespontané-mentànotrepasséetjepenseauxtempsdeMoctezuma, duvice-roiBucareliou dudictateurSanta-Anna,dansle casdesÉtats-Unis,lacomparaisontendàs'établirentre laréalitéprésenteetquelqueconstructionutopique. Commelamajoritédespays,leMexiqueestdavantage lerésultatdescirconstanceshistoriques queceluidela volontédescitoyens.EncelaaussilesÉtats-Unisfont exceptionl'élémentvolontaristefutdéterminantdans lanaissancedecettenation.LepoèteLuisCernudame j disait«esuiscondamnéàêtreEspagnol.»Etunper-sonnagedeLaPlusLimpideRégion,leromande Carlos Fuentes,déclare«Lesortm'afaitnaîtreici,quepuis-je yfaire!»Ondiraqu'ilyadesNord-Américainsqui considèrentleurnationalitécommeunecondamnation, surtoutdepuisleVietnam.Peuimportedèsl'origine, etduranttoutelapériodedeleurformation,lesÉtats-Unisfurentunchoix,nonunefatalité.Ilssontlespro-
LaNouvelleRevueFrançaise duitsd'unprojetdesociétéplusqued'unesociétédon-née.Laconstitutionnord-américaineestunpacte destinéàfonderunesociéténouvelleet,decefait,elle sesitueavantl'histoire.Avantl'histoireetau-delàla sociéténord-américainesurestimelechangementetse définitelle-mêmecomme volontéd'annexerlefutur. Aussin'est-ilpasabsurdedecomparerlasituation actuelledesÉtats-Unisavecd'autresidéesouréalités horsdel'histoire. Parexemple,aveclessociétésprimi-tivesoucellesqu'imaginalapenséeutopiqueRousseau ouFourier,lehameaudunéolithiqueoulephalan-stère.Lepremiersesitueavantl'histoire,commelepacte quifondalesÉtats-Unis;lesecondestau-delà,dansle futur,terred'électiondesNord-Américains. Lesressemblancesentresociétésprimitivesetuto-piquesneproviennentpasseulementdecequetoutes deuxsesituenthorsdel'histoire.Lasociétéprimitive (oul'idéequenousenavons)est,jusqu'àuncertain point,uneprojectiondenosdésirsetdenosrêves;ainsi participe-t-elleducaractèreexemplairedelasociété utopique.Deleurcôté,lesconstructionsdesutopistes s'inspirentpourunebonnepartdestraitsréelsouima-ginairesdessociétésarchaïques.Fourierditquele mondefuturd'Harmonieseraplusprochedelasimpli-citéetdel'innocencedesbarbaresquedesmoeurscor-rompuesdescivilisés.Nosvisionsdecequefut(ouput être)etdecequesera(oupourraitêtre)lasociété humaine,remplissentdesfonctionssimilairesmiseà partleurplusoumoinsgranderéalité,cesontdespara-digmes.Atraversellesnousnousvoyons,nousnous examinons,nousnousjugeons. Cesdernièresannées,peut-êtredanslafouléedece phénomènequej'aiappeléailleurs«ledéclindu futur'»,ontendàpréférerlesmodèlesdessociétés
i.ConjonctionsetDisjonctions,Gallimard,1971;Courantalternatif,Galli-mard,1972.
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archaïqueslehameauetnonlacosmopolis,l'artisanet nonletechnocrate,ladémocratiedirecteetnonla bureaucratie.Lefuturnousdéçoitquandilnenous épouvantepas.Néanmoins,mêmesic'estpourconfron-terlesespérancesd'hierauxréalitésd'aujourd'hui, ilmeparaîtintéressantdecomparerl'étatsocialdécrit parFourieravecleschangementsquisesontopérés auxÉtats-Unisenmatièredemoeursérotiques.Ou plutôtavecleschangementsdanslesidéesque sefontlesNord-Américainsdel'amouretdela variétédesinclinationsetpratiquessexuelles.Ilestclair, eneffet,qu'ils'agitavanttoutd'unchangementdansles idéesetdanslesopinions;leshabitudes,naturellement, ontchangéinfinimentmoinsqu'onnelecroit.Ladif-férencenerésidepastellementdanscequisefaitque dansl'attitudedevantcequisefait. PourquoiFourier?Parcequ'ilyaunedizained'an-néesuneFrançaiseérudite,SimoneDebout, découvrit etpublia,précédéd'unepréfaceintelligenteetsavante sanstracedepédanterie,lemanuscritdeLeNouveau Mondeamoureux',untextecapitalquedesdisciplespudi-bondsavaientdéclaréperdu.Danslasociétéquedécrit Fourier,grâceàl'organisationcoopérativedutravail etàd'autresréformessocialesetmorales,parmiles-quellesl'égalitéabsolueentrehommesetfemmesjoue unrôleprépondérant,«règnel'abondanceets'avère nécessaire,pourlaconcordegénérale,nonseulement uneimmensevariétédeplaisirsmaisquechacunselivre ardemmentauplaisir.».BienquelesÉtats-Unissoient loind'avoiratteintleniveaudejusticeetd'harmonie socialedépeintparFourier,l'industrieacrééuneabon-dancequi,sansqu'onfermelesyeuxsurseshorreurs, estuniquedansl'histoire.Cetteabondancematérielle etunetraditiontoujoursvivedecritiqueetd'individua-
i.CharlesFourierLeNouveauMondeamoureux,notesetintroductionde SimoneDebout-Oleszkiewicz,dansŒuvres,t.VII,Paris,Anthropos,1967.
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lismesontlefondsocialethistoriquesurlequelse déploielarébellionérotique.Lesanalogiesentrele mondenord-américainetceluiqu'imaginaFourierne sontpasmoinsrévélatricesqueleursdifférences.Parmi lespremièresl'abondancematérielleetlalibertééro-tique,celle-citotaleenHarmoniemaisrelativeaux États=Unis.Ladifférencemajeurerésideencequela sociétédeFourier,ainsiquesonnom l'indique,a atteintl'harmonieunordresocialqui,àl'instarde celuiquirégitlescorpscélestes,estgouvernéparl'at-tractionquiunitlesoppositionssanslessupprimer tandisqu'auxÉtats-Unis,defaçonouverteoudissimu-lée,règnentlelucre,lemensonge,laviolenceetautres mauxdelasociétécivilisée. EnHarmonie,lasouverainetéestpartagéecomme entoutesociété,ditFourierendeuxsphèresl'Admi-nistrationetlaReligion.Lapremières'occupedela productionetdeladistribution,c'est-à-diredutravail, s'ilestpossiblededistinguertravailetplaisirdansla sociétéharmonieuse.Lasecondeestledomainedes plaisirsproprementdits.Danslasociétécivilisée,la Religionlégifèresurlesplaisirs,enparticulierceuxdu litetdelatablelaReligionestamouretestcommu-nionmaispourlesréprimeretnousendétourner. Enallantcontrelespassionsetlesinclinations,elleles transformeenobsessionsetendéliresféroces.Iln'ya pas depassionscruelleslarépressiondelamoraleet delaReligionnouséchauffeetnousrendlittéralement enragés.EnHarmonie,lamoraledelacivilisationabo-lie,laReligionn'opprimeplusmaislibère,exalteet harmoniselesinstincts,sansenexclureaucun.«Ma théorieselimiteàutiliserlespassionstellesquelanature lescréeetsanslesmodifierenrien.»Ilfaudraitajou-tersauflecontextesocial.Danslasociétécivilisée,les passionssontmaléfiques,ellesdivisentleshommes;en Harmonie,elleslesunissent.Bienqu'elless'exercent totalementetsansfrein,ellesnebrisentpaslacohésion
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socialeetnelèsentpaslesindividus.Parcequ'ilestentiè-rementsocialisé,l'hommedeFourierestentièrement libre.Toutestpermismais,contrairementàcequiarrive danslemondedeSade,grâceàunrenversementradical desvaleurs,lespassionsdestructriceschangentdesigne etdeviennentcréatrices.Lesadismes'exercetoujours surunobjetérotiqueetlemasochismeconsistedansla tendancedusujetàseconvertirenobjet;danslemonde d'Harmonie,régiparl'attractionpassionnelle,tousles êtressontsujets. LajuridictiondelaReligionestdoublel'amouret legoût,lacommunionetlebanquet,l'Érotiqueetla Gastrosophie.L'érotismeestlapassionlaplusintenseet lagastronomielaplusétendue.Nilesenfantsniles vieuxnepeuventpratiquerlapremière;parcontre,ils sontaccaparésparlaseconde.Bienquel'uneetl'autre soientfaitesd'enchaînementsetdecombinaisons,de corpsdansuncasetdesubstancesdansl'autre,dans l'Érotiquelenombredescombinaisonsestlimitéetle plaisirtendàculminerdansuninstant(l'orgasme), tandisqu'enGastrosophielescombinaisonssontinfi-niesetleplaisir,aulieudeseconcentrer,tendà s'étendreetàsepropager(saveurs,dégustations).C'est probablementlaraisonpourlaquelleFourierfaitde l'amourunart,l'artsuprême,etdelagastronomieune science.Lesartssontleroyaumedel'Érotique,les sciencesceluidelaGastrosophie.L'Érotique,quiest don,correspondàlavertu;laGastrosophie,quiest partage,àla sagesse. Harmonieasessaintsetseshéros,trèsdifférentsdes nôtressontsaintsleschampionsdansl'artdel'amour; hérosleshommesdescience,lespoètes,lesartistes. Danslasociétécivilisée,consentirauxfantaisiesd'un perversoufairel'amouravecunvieillardestuneexcen-tricitéouunactedeprostitution;enHarmonie,c'est uneactionvertueuse.L'exercicedelavertun'estpasun sacrifice,maislaconséquencedel'abondance.Iln'est
LaNouvelleRevueFrançaise pasdifficiled'êtregénéreuxquandnulnesouffre depri-vationsexuelle(toutlemondeadroitàunminimum érotique).Enoutre,lesaintoulasainted'Harmonie gagne,ensatisfaisantlesdésirsd'autrui,lareconnais-sancepubliqueetsatisfaitainsiunepassionnonmoins violentequelasensualitél'ambition,lapassion«caba-liste»,commel'appelleFourier.Qu'ils'agissedusexe ou dugoût,leplaisircessed'êtrelasatisfactiond'une nécessitépoursemuerenune expérienceledésir nousrévèlecequenoussommesetnousinvitedansle mêmetempsàallerau-delàdenous-mêmespourêtre autres.Imaginationetconnaissanceou,commedit Fourier,vertuet sagesse.Danscettedoubleperspec-tivedel'ÉrotiqueetdelaGastrosophie,nouspouvons maintenantjeteruncoupd'œilsurlasociéténord-américaine.
Hygièneetrépression Lacuisinetraditionnellenord-américaineestunecui-sinesansmystèrealimentssimples,nutritifsetpeu assaisonnés.Nulpiègeicilacarotteestunehonnête carotte,lapatatenerougitpasdesaconditionetlesteak estungéantsanguinolent.Transsubstantiationdesver-tusdémocratiquesdesfondateursunenourriture franche,unplatsuitl'autrecommelesphrasespru-dentesetsimplesd'unvertueuxdiscours.Toutcomme laconversationentrelescommensaux,larelation entresubstancesetsaveursestdirecteprohibi-tiondudéguisementetdesaccommodementsqui exaltentlesyeuxetconfondentlegoût.Lasépara-tiondesalimentsestanalogueàlaréservemarquantles rapportsentrelessexes,lesracesetlesclasses.Dansnos pays,lerepasestcommunion,nonseulemententreles convives,maisaussientrelesingrédients;lerepasyankee, imprégnédepuritanisme,estfaitd'exclusions.Lesouci maniaquedelapuretéetdel'originedesalimentscor-respondauracismeetàlaségrégation.Lacontradic-
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tionnord-américaineununiversalismedémocratique faitd'exclusionsethniques,culturelles,religieuseset sexuellessereflètedanssacuisine.Cettetradition culinaireseraitscandaliséeparnotrecultepourles ragoûtssombresetpassionnelscommelesmoles' saucesépaissesetsomptueuses,rouges,vertesetjaunes. Elleleseraitaussiparlaplaceprivilégiéequ'occupe surnotretablelehuitlàcochequiajouteaufaitd'êtreune maladiedejeunessedumaïsceluid'avoirunecouleur noire.Ouparnotreamourdespimentsetdesépisde maïs,lesunsallantduvertperroquetàlapourpre ecclésiastique,lesautresdel'orsolaireaubleunuit. Couleursaussiviolentesquelessaveurs.LesNord-Américainsadorentlescouleursetlessaveurstendres etfraîches.Leurcuisine semblepeintureàl'eauouau pastel. Lacuisinenord-américainefuitlesépicescommele diable,maissevautredansdesbourbiersdecrèmeet debeurre.Orgiesdesucre.Oppositionscomplémen-taireslasimplicitéetlasobriétéquasiapostoliquesdu lunchfaceauxplaisirsfaussementinnocentsetprégéni-tauxdel'ice-creametdumilk-shake.Deuxpôlesleverre delaitetleverredewhiskey.Lepremierproclamela primautéduhomeetdelamère.Lesvertusduverrede laitsontdoublesc'estun alimentsainetilnousfait retourneràl'enfance.Fourierhaïssaitlerepasfamilial, imagedufoyerdanslasociétécivilisée,rituelquotidien del'ennuiofficientunpèretyranniqueetunemère phallique.Qu'aurait-ilditduculterenduauverrede lait?Quantauwhiskeyetaugincesontdesboissons poursolitairesetintrovertis.PourFourier,laGastro-sophieétaitnonseulementlasciencedelacombinai-sondesaliments,maisencorecelledesconvivesàla variétédesmetsdevraitcorrespondrecelledesparti-
i.Ragoûtsdeviandemexicainsaccommodésdediversesmanières avecdupimentrougeetdusésame,avecunesauceauxtomatesetpiments verts,etc.(NoteduTraducteur.)
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elless'enfoncèrent;etilyalongtempsqu'ellessont ainsi,ettoutlemondepeutlesvoir,depuislesoljus-qu'enhaut. AinsiallaitcheminantSerpent-à-Plumesprécédédeses flûtistes,etils'arrêtaenun autrelieupoursereposer, ets'assitsurunrocherilposalesmainsquilaissèrent leursmarques. Etcommeilregardaitducôté deTula,commençaà pleurertristementetseslarmescreusèrentettrouèrent lerocherilsereposaitenpleurant.
XIII.Desmarquesqu'illaissadanslesrochers,faites avecsespaumesetsesfessesàl'endroitils'estassis. CeSerpent-à-Plumesposalesmainssurlegrandrocher ils'étaisassis,etylaissalesmarquesdesespaumes commesicettepierreavaitétédelaboue,etillaissa lesmarquesdesesfessesàl'endroitils'étaitassis, etcesmarquessevoientclairement,alorsnommace lieuTemacpalco(marque-des-paumes). Seleva,repritsoncheminetarrivaaulieuTenanoyan (Passage)passeunfleuvegrandetlargesurlequel Serpent-à-Plumesfitfaireunpontdepierre. ReprenantsoncheminarrivaaulieuCoahuapanlesditsnécromantsvinrentàsarencontrepourl'em-pêcherd'allerplusavant,luidisantt'envas-tu, pourquoiabandonnertonpeuple?Aquil'as-tuconfié? Quiferapourluipénitence? Leurréponditenaucunefaçonnepouvezm'empê-cherd'aller;c'estmondestin.Lesnécromantslui demandèrent;t'envas-tu?Etréponditjevaisjus-qu'àTula-la-Rouge. Etdemandèrentpourquoi?Réponditonm'a appelé,c'estleSoleilmême.Etluidirentbonnechance pourtonvoyage,maislaisseicitouslesartsmécaniques, lafontedel'argent,latailledespierresetdubois,la peintureetl'artdesplumesettouslesautres. Lequittèrentlesnécromants,etSerpent-à-Plumesse
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