La Nouvelle Revue Française N° 332

De
Julien Gracq, Novempopulanie
Pierre Lepère, Périmètre
Marcel Cohen, Miroirs
Jorge Luis Borges, Préfaces
Chroniques :
Pierre-Louis Rey, Misères et splendeurs du roman
Jean Métellus, Marcel Jousse et L'anthropologie du geste
Clément Rosset, Les absences du corps
Henri Thomas, Reportage
Chroniques : le théâtre :
Florence Delay, XIV<sup>e</sup> Festival de Nancy
Notes : la poésie :
Chambaz Bernard, L'Improbable, par Yves Bonnefoy (Mercure de France)
Daniel Leuwers, Ur en poésie, par Salah Stétié (Stock/Monde ouvert)
Jean Luc Gautier, Œuvres, d'Edmond-Henri Crisinel (Éditions L'Âge d'Homme)
Notes : le roman :
Gilles Quinsat, Les Beaux Jours, par Jean Grosjean (Gallimard)
Francine de Martinoir, Une passion ingénue, par Robert André (Gallimard)
Jean Duvignaud, L'accent de ma mère, par Michel Ragon (Albin Michel)
Notes : les essais :
Marc Froment-Meurice, Ex libris, par Gérard Macé (Gallimard)
Pierre Bayard, Roman et poésie, par Henri Bonnet (Nizet)
Alain Clerval, Libertines, par Patrick Wald Lasowsky (Gallimard)
Jean Philippe Guinle, La sagesse et le désordre, par Henri Mendras (Gallimard)
Hervé Cronel, Stratégies de la guérilla, par Gérard Challiand (Mazarine)
Notes : lettres étrangères :
Gerard Barriere, Collection de sable et de pierres, par Ichien Mujû (Gallimard)
Ghislain Sartoris, Au cœur du travail poétique, par Ezra Pound (L'Herne)
Laurand Kovacs, Ce pays est une grande île, par Per Olof Sundman (Gallimard)
Notes : le théâtre :
Jeanyves Guérin, Deux dialogues philosophiques sur la scène
Notes : le cinéma :
Jérôme Prieur, The Big Red One, par Samuel Fuller
Notes : l'opéra :
Pierre-Jean Remy, Boris Godounov, par Modeste Moussorgsky (Opéra de Paris)
Notes : le jazz :
Jacques Réda, Bird, la vie de Charlie Parker, par Ross Russell (Filipacchi)
Jacques Laurans, D'un soir à l'autre, de Siegfried Kessler
Notes : les arts :
Federico Fellini, Balthus
Jean Revol, Parcours et tribulations du réel, II : Salon de Montrouge
L'air du mois :
Michel Butor, Entre deux avalanches
Marthe Robert, Fin de l'avant-garde?
Jacques Réda, Jours de 1980
Jacques-Pierre Amette, Lanhelin
Textes :
J. M. G. Le Clézio, Lumière du désert
Camille Douls, Voyages dans le Sahara occidental et le sud marocain
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072379673
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
Novempopulanie
LespaysdusuddelaGaronnelaNovempopulanie del'ancienneGaulem'onttoujoursintrigué.Même endehorsdelaforêtdesLandes,quim'adèslepremier momentfaittombersouslecharme,jemesensattiré verscettefrangelâchementcousueduterritoirefrançais, grefféesurlui,ondirait,àlamanièred'unlambeaude tissuconjonctiffaiblementvascularisé,inapteànourrir aucunviscèrenoble.Sonretraitinsoliteparrapportà l'Histoireladésencombredetoutsouvenirtragiqueou théâtral.DèslaconquêtedelaGaule,ellesesignale commelaseulepartieduterritoireCésarnemen-tionneaucuncombatelleapparaîtdéjàplutôtcomme unfar-westgiboyeuxonenvoieleslégionsfourrager, cantonnerouserefaire.ApeinesilacroisadedesAlbi-geoisl'effleureparsafrangepyrénéenne,àpeine,plus tard,quelquesraidsdelacavaleriehuguenote,quelques castelspillés.Puisplus rien,quelesrarescoupsdefusil lâchésparl'arméedeSoultenretraitecontreleshabits rouges. L'enviem'estvenue,danscetterégionfavorisée,
LaNouvelleRevueFrançaise d'explorerundépartement,leGers,commeonvavoir leLuxembourgouleLichtenstein,letraversantetretra-versantenlongeten large,faisantvisiteprotocolaire àsonchef-lieu,àsesquatreex-sous-préfectures,àses anciensévêchés,attentifauborddesroutesàses modestesbornes-frontièresmi-parties,essayantdeme laisserimprégnersanspréjugésdesespaysagesetdeson climat,demefairepourunefoisdel'extérieurl'idée decequepeutêtreun patriotismededépartement,de cequeressentglobalement,confusément,unconscrit arrivantàlacasernelorsqu'ilprononcelaphrase«Je suisduGers»(Gerce). EnfaitleGersn'estniunvraipays,commel'Ardenne, niunepuremosaïqueadministrative,commelaSaône-et-Loire,maisplutôtuneesquisseinachevée,unenébu-leusedeprovinceenvoiededensificationautourd'un noyau,quiestàlavéritécequelejargonadministratif delaCinquièmeappelle unezoned'appellationcontrôlée. L'ArmagnacattirepuissammentleGersàlui,maissans s'yidentifier,sanscoïncideravecluitoutàfaitilm'a paru,auhasarddespanonceauxurbainsplantésaubord desroutes,qu'ilyavaitdesflottementsdefrontières etdesrivalitésmaltranchéesAuch(quiseprétendaussi capitaledelaGascogne)seveutcapitaledel'Armagnac, maisEauzetoutautantquantàLectoure,dontlasalle municipale,ledimanchej'ypasse,metpourtantà l'afficheLesTroisMousquetaires,ellerefusedeboiredans unverrepourtantillustre,etseproclamemutinement capitaledelaLomagne.D'ailleurs,sileGersaétépris entutelleetensommeadoptéparl'Armagnac(mais commeunménagebourgeoisdesolideconsidération adopteunpupilledel'Assistancepublique),l'imageque faitleverlui-mêmedansl'espritlenomd'Armagnacest, sionyréfléchit,passablementinhabituelle.Nonpasune imagegéographiqueethistoriqueunifiée,denseetpuis-sante,commecellequilèvedesnomsdeFlandre,de Bretagneoud'Alsace,maisseulement,distilléauxconfins
Novempopulanie
delagastronomieetd'unchef-d'œuvredelalittérature populaire,unparfum,unbouquetplutôtqu'uneessence fondamentale.Quelquechosedemousseux,delégeret depétillant,quiallègel'airqu'onrespireetmetsur lepaysageunetouchedenoblesseagreste.Aucœur mêmedelapetiteetgentillecapitaledecepetitterroir, aumilieudel'escaliermonumentalquijointlarivedu Gersauburgadministratifhautperché(lacathédrale,la préfecture,lelycéeétroitementjointsenunbouquet architecturalserré)sedresse,nonpas,commeailleurs, lastatued'unhéroséponymeetfondateur,maisl'effigie enbronzeà-demiparodiqueded'ArtagnanleGersne veutpassesouvenirquelafactiondesArmagnacsaété unmomentautempsdeCharlesVIIpresquelaFrance, ils'estdonnéparlecoupdesoleild'unmariagedecœur àunefictionromanesqueetfolâtreilestledépartement desTroisMousquetaires.Lesouvenirdecelivre,quia lavertusingulièredevousêtrefamiliermêmesi,comme c'estmoncas,onnel'apasludeboutenbout,nem'a jamaisquittétrèslongtempsaulongdecesjournéesde routesgasconnesilsurgissaitdepartout,tantôtpro-voqué,tantôtplaisammenthallucinatoire,aussibiendu menuqui,àl'hôtel,meproposait,pourmemettreen train,unPousse-Rapière«cocktaild'armagnacetdevin sauvage»queduchapeauconiquecoiffantlestourelles deshobereautièresducru,retroussédetoutespartsàsa basecommeparsaflambergelacaped'uncapitan.La bonnehumeurde cettefictionlégère,pleinedechapeaux àplumes,d'aubergesetdecolichemardes,dechâteaux bleusquis'éloignentaufildelaroute,etquisentpour moicommeaucune,aveclecoupdel'étrier,lepetitvent fraisdumatin,meservaitdeviatiquejevoyaisle paysageparlesyeuxdeceschevaucheursempanachésà quilaterrepesaitsipeu;j'allaisdegîted'étapeengîte d'étape,lenezauvent,parlesvertesvalléesetles coteauxàvignes,aveclamêmecharmanteinsouciance dulendemain.
LaNouvelleRevue Française
Lombez,tombéd'évêchéensous-préfecture,etdedéclasséencoreenchef-lieudecanton,duhautdeson roi declocheroctogonalàquatreétagescontemplesoncœur mort,leshallesvidesauxpoutragesdeboisfontécho del'autrecôté delarueàlafaçadeclôturéedelasous-préfectureendéshérence.Unchattraverselarue,deux outroisvieillesfemmes,danslabénignechaleuraqui-taine,tricotentsurleseuildeleurporteetsemblent poséespourattesterlesilence.Quelquechosede rebutéetd'arideflotteautourdesmoellonsjaunesdela cathédrale,quis'effritentausoleilcommeletuffeaude Saumur,mais,lelongdelaSavequetraverseunpetit pont,ilyaunejolielumièremouilléesurlesfeuillages. Miranden'arienàoffrirauvisiteurquel'ingratqua-drillageorthogonaldesesrues,toutàfaitindignede sonjolinom.PresquetouteslesbastidesduGers retiennentl'oeilparunebizarreriedeproportionsou d'architectureuneplaceàarcadesdémesurée,comme àPlaisance,uneflèchedecathédralecommeàMarciac, lesvieillesgaleriesdeboisquiabritentlestrottoirsde Tillac.Ici,parexception,iln'yarien.Alain-Fournier afaitàMirandesonservicemilitaireest-cedansle vilainbâtimentaucrépijaunequ'onaperçoitunpeuà l'écartdelavilleau-delàd'unvallonfeuillu? ACondom,ilpleuvaitlaidementsurlagrappeserrée, jauneetrose,desesmaisonsetdesonéglise.Lectoure, duhautdesoncoteau,tourneverslesudunfrontbeau etfierdepetitevilleperchéequin'estpassansrappeler unpeu,enplusurbaniséetenmoinsrustique,leport incomparabledeVézelay.Lannes,tuéà Essling,estàLectourelamoitiédelamaréchaleriedeNapoléon gasconnait.Sastatueornel'entréed'unmaildégarni, d'oùondécouvreausudunmolhorizondecollines, plusrestreintetplusbanalquecequepromettaitle théâtralescarpementdufrontdeville. LechapeaupointudesmédecinsdeMolièrecoiffeçà etlà,nonsanshumour,latourelledesgentilhommières
Novempopulanie
éparsesdanslacampagneilflotteunairdegueuserie àlafoisdélabréeetparodiquesurlesgîtesdecette noblesseamiedel'opérettequisemblevraiment,à considérersonstandingrustique,n'avoircompté que descadets.Castelspaysansdepeud'apparence,bâtis dematériauxmédiocressouslecrépiquis'effrite desgrumeauxd'argilejaune,plutôtquedesmoellons, fonticileplussouvent,quandlepisénelesremplace pas,lasubstancedesmurs.Derrièrecesfaçadesqui s'écaillentsouslesnoyers,cesvoletsveufsdepeinture, onimaginedesintérieurspareilsàceuxquevisite TchitchikovdansLesAmesMortesvieillesbottes,tables bancales,glacesàtrumeausanstain,almanachsdépa-reillés,canardières,chapeletsd'aulxetdechampignons pendusàséchersousl'alcôve.Oncomprendqueles beauxfilsdelaGascogne,auxlonguesrapièresetaux longuesdents,sesoientéchappésparvoléedeleurs pigeonniersfaméliquescommedescorbeauxdeleur corbeautière.Dansleslongsintervallesentrelescônes àgirouettes,lesbordesquis'espacentsurlescollines ontpourplusdemoitiéferméleursvolets;letorchis jaunes'envaparplaquesentrelesvoligesdeleurs colombages;ungrenierdontl'étageàclairevoieest treillissédelattesdeboisprolongeseullamaisonché-tive.Nullepartdesgrangesrajoutéesouunhangar neuf;desthéoriesd'oies,surdeuxfiles,sortentçàetdecesbicoquesagricoles.Mais,malgréledésastre silencieuxdeshameauxquisevident,lescollines,plus bassesetplusjaunesverslaLomagne,plusmouve-mentéesetplusfeuilluesversleLannemezan,gardent sousleurssoleilsmouillés,leursgrandscielsremués quis'élargissentdenouveauàchaquecrête,unefraî-cheur,unenaïvetérieuse.L'eauétincellepartoutsur lesfeuillesvernissées.Lemaïs,quepartoutenFrance unétédefeuadesséchésurpied,pousseiciendrues petitesfutaiesbeigesetvertes,opulentescommedes champsdecanneàsucre.
LaNouvelleRevueFrançaise
Ladissymétriedesvalléesdel'Armagnac,pont-aux-ânesdel'apprentigéographe,estmoinsnettesurle terrainquenel'indiquesurlacarteuncheveluhydro-graphiquetropcaractériséleslonguesridesdecollines quiséparentlesrivièreslesserresplusépaisses qu'onnel'imaginait,sontcompliquéesdevallonsetde ravinsàcontre-pente.Elleresteévidentecependant pourl'oeilaulongdelagrandeetdelapetiteBaïse,au longduGersenamontd'Auch,etsoulignéeencorepar lesfrichesetlesboqueteauxduversantabrupt.Avecla Save,aulongdelaroutedel'Isle-JourdainàLombez, ladissymétriecesse.Maistoujours,vued'unpointhaut, laperspectivedescolliness'emmêle;lespetitesroutes sinuentparmontsetparvauxpleinesd'insoucianceet deparessetellejolichemind'écoliers,buissonnieret soudainunpeuféerique,quivadeMarciacàEauze,et passeaprèsLupiacenvueducastelded'Artagnan. Auchcommeilestrafraîchissant,en1976,quandon arrivedanscettemodestecapitale,de nelongernulle partunemanufacture,descheminéesd'usine,oumême unestation-servicesophistiquée!ondéboucheicides vertescollinesdirectementdanslalongueruequimène àlacathédrale,commedanslesavenuesd'uneville d'eaux.Quandons'éloigneparlaroutedeLectoure,au boutdequelqueskilomètres,lerétroviseurcadresou-dainuneimageinattenduedelapetitecitélesmaisons escamotéesparunplideterrain,onnevoitplusquela silhouettedelacathédraleauxlourdestourscarrées,et, toutàsonbout,enporte-à-fauxaupenchantducoteau, laTourd'Armagnacautoitpointu.Lecomteetl'arche-vêquerestentseulsentêteàtêteàl'horizondansl'adieu deceskylineemblématique,quialanaïvetéd'une silhouettedevilledelivred'heures,lasimplicitépar-lanted'unefiguredeblason. Envisitantcesbourgadesdontaucune,endehors d'Auch,n'approchemêmedeloinlescinqmillehabi-tantsetceladansundépartementquiacomptéquatre
Novempopulanie
évêchésetquatresous-préfecturesonmesurel'am-pleurdesdramesdudéclassementadministratif,la capitiodeminutiobrutalementinfligéeà descitésnaines etsansressources, etqui,danslamesquineriesour-noiseetcamoufléedudésastre,atteintàunpathétique balzacien.Aveclegreffeetl'officialité,lepalaisépisco-palet lasous-préfecture,lepeudesang,ouplutôtde lymphe,quilesanimaitencoreadisparulesilencehar-gneux,agressif,desruellespavéesdeLombezoude Lectoureestceluidesveuvesquisecloîtrent,inconso-lablesmoinsencoredumariperduquedudouaire dissipé. Hélas!lesCenturiesAstrologiquesdeNostradamus n'augurentguèrebiende cettepacifiquecontrée,pro-miseexplicitementaufeuduciel,outoutaumoinsà quelquebombardementatomique,pardesquatrains pourunefoistoutàfaitclairs
CondometAux,etautourdeMirande Jevoisducielfeuquilesenvironne Sol,Mars,conjointauLion,puisMarmande Foudre,grandgrêle,murtombedansGaronne
Toutauprèsd'Aux,deLectoureetMirande, Grandfeuducielentroisnuitstombera Causeadviendrabienstupendeetmirande Bienpeuaprès,laterretremblera.
Jeliscesquatrainsdansunbizarrecommentaire contemporaindesCenturies,achetésurlesquaispour medésennuyer.Ilyauneespècedestyleentoutcas unescansionamiedel'oreilledanslesabirpresque complètementabsconsdecesprophéties,proches,par levocabulaire,delalanguemacaroniquedesmédecins duMaladeImaginaire,etplusencore,parleton,deleur majesténuageusedanslepronostic.Devinettesabstruses, anagrammes,contrepèteries,imagesdeblason,étymo-
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rages.L'eauduSaguiat-el-Amraestdouceet trèslégère. Commejel'avaisprévu,cettemarchefuttrèspénible. J'eusàsubirsurtoutdegrandesprivations.Nousnous arrêtionstouslessoirsaucoucherdusoleil.Sinous trouvionsdescampementsdeMaures,nousdeman-dionsl'hospitalité.Certes,l'exercicedel'hospitalité estlaplusgrandevertudesMauresnomadesetune tellevertulesrelèvebeaucoupàmesyeux.Lorsquenous arrivionsdansuncampement,nousavionssoindenous arrêterdiscrètementàquelquespasdespremièrestentes. LesMauresvenaientalorsversnouset,nousserrantla main,noussouhaitaientlapaixdeDieu.Ilsfaisaient abattreensuitenosdromadaires,lesdéchargeaient, leurmettaientdesentravesauxpiedsetnouspriaient delessuivre.Nousétionsintroduitsdanslatentedu plusriched'entreeux,onnousoffraitlameilleureplace, lepremierlaitdelatraiteétaitpournous,etpuis, lorsquelaprièredusoiravaitétérécitéeencommunet quel'heuredureposétaitvenue,nousavionsune grandecouverturepournousenvelopperetpasserla nuitlepluschaudementpossible.Ettoutcelasansques-tionindiscrète,sansnous connaître,sansdemander quinousétions,nousallions,d'oùnousvenions. Cesdevoirsd'hospitalités'exerçaientméthodiquement aveclemêmerespectdepuislechefdelatentejusqu'au dernieresclave.Quelquefoisnousnerencontrions qu'uneoudeuxtentesisoléesgardéesparquelques femmesoufilles,lesMauresétantabsents.Danscecas, l'accèsdelatentenousétaitinterditet,selonlacou-tume,nousnousarrêtionsàunevingtainede pasdu camp.Lamaîtressedelatentevenaitalorsau-devant denous,noussouhaitaitlabienvenue,nousinvitaità descendredenosmonturesetchoisissantunaccident dusolcommeabri,nousledésignait.Ensuite,elleallait chercherlanattedelatente,ainsiqueletapisquisert decouverturedefamillependantlanuit,etl'étendant surlesolnouspriaitd'yprendreplace.Elleavaitsoin,
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