La Nouvelle Revue Française N° 335

De
J. M. G. Le Clézio, Moloch
Lionel Ray, Le Chemin fée
Jean-Noël Vuarnet, La Fleur des saintes
Edward Morgan Forster, Le passage de Pan
José Cabanis, Petit entracte
Chroniques :
Pierre-Louis Rey, Dans les pas de Nerval
Jean-Noël Schifano, L'Italie du sud : une expression littéraire
Marcel Schneider, La condition de la musique
Henri Thomas, Reportage
Florence Delay, Le théâtre
Michel Tournier, Maurice Genevoix ou Le poil et la plume
Notes : la littérature :
Jacques Laurans, Souvenirs sur Georges Palante, par Louis Guilloux (Éditions Calligrammes)
Notes : le roman :
Jean-Marie Le Sidaner, Mes amis, par Emmanuel Bove (Livre de poche)
Francine de Martinoir, La dernière fête de l'empire, par Angelo Rinaldi (Gallimard)
Laurand Kovacs, Passage de la Main d'Or, par Michel Braudeau (Le Seuil)
Pierre Bayard, Cabinet-portrait, par Jean-Luc Benoziglio (Le Seuil)
Notes : les essais :
Pierre-François Moreau, La philosophie de l'inquiétude en France au XVIII<sup>e</sup> siècle, par Jean Deprun (Vrin)
Philippe Dulac, Pouvoirs de l'horreur, par Julia Kristeva (Le Seuil)
Notes : lettres étrangères :
Jean Luc Gautier, Gulistan ou Le jardin des roses, par Saadi (Laffont)
Jean-Marie Le Sidaner, Bienvenue au conseil d'administration, par Peter Handke (Christian Bourgois) - Faux mouvement, par Peter Handke (Christian Bourgois)
Christine Jordis, Sept fugitifs, par Frederic Prokosch (Gallimard) - La tempête et l'écho, par Frederic Prokosch (Gallimard)
Jacques Ancet, Chrysotémis – Phèdre, par Yannis Ritsos (Gallimard)
Notes : le théâtre :
Jeanyves Guérin, Les Précieuses d'Obaldia
Notes : le jazz :
Jacques Laurans, Bill Evans ou Le trio d'un seul
Notes : les arts :
Jude Stéfan, George Grosz, vie et œuvre, par Uwe Schneede (Maspéro)
Jean Revol, Parcours et tribulations du réel, IV : Musée de la Ville de Paris, Centre Pompidou
L'air du mois :
Jean-Marie Le Sidaner, Portraitures
Françoise Morvan, Ébauches
Naïm Kattam, Peut-on traduire les civilisations?
Georges Lambrichs, Revue des revues
Textes :
Roger Kempf, Les vapeurs de Pomme
Pierre Pomme, Traité des affections vaporeuses des deux sexes...
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072379796
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
Moloch
Aujourd'hui,15août1963,lajeunefemme quis'ap-pelleLianaestseule,assisesurlabanquetterecouverte deskaïvertsombre,aufonddelagrandesalle.Dehors, lachaleurpèsesurlesmursdetôle,surletoitplat,et malgrélesfenêtresouvertes,iln'yapasunsouffled'air. AuxpiedsdeLiana,Nickhalètebruyamment.C'estle seulbruitàl'intérieurdumobilehomesauf,detemps entemps,danslelointain,unmoteurdemotooude scieàchaîne,oubienundrôledecrid'enfantquifait tressaillirlajeunefemme.C'estcommes'iln'yavait personne,vraiment,personneàdeslieuesàlaronde, carlesilencepèseaveclachaleur,ilétouffe,ilserrela tête,ilempêchedepenser. IlyasilongtempsqueLianan'avupersonne.Lader-nièrefois,c'était.C'étaitilyadeuxjours,troisjours peut-être?Liananesaitplustrèsbien,c'estàpeinesi elleparvientàmettreenmarchesonespritpourcher-cherdessouvenirs.Quandellefaitcela,ilyaquelque chosequisedéclencheenelle,commesiunpetitmuscle seraidissait, commecespetitsnerfsquisemettentà tremblerdanslapaupièreousurlajoue.C'estunsignal pourqu'elles'arrêtedechercher.Alorselleselève,elle marche unpeulelongdumobilehome,piedsnussur lavieillemoquetterâpeuseetmarquéedebrûluresde cigarettes.Leplancherdumobilehometremblesous sespas.Lechien-loupseredresse,sesoreillespointent
LaNouvelleRevueFrançaise enavant.Puisillaisseretombersatête,ilserendort, ouilfaitsemblantdeserendormir.Luinonplusn'a vupersonnedepuisdesjours,maissansdouteçaluiest égal.Iln'aimepersonne,iln'abesoindepersonne. Ils'appelleNick.Cen'estpasellequiatrouvéce nom-là.C'estSimon,quandilaapportélechien.Ila ditseulement«IIs'appelleNick.»IIétaitencoresi petitqu'ilnetenaitpasbiensursespattes,etilfaisait toutletempssouslui,surlamoquette.Lianal'aimait bienquandmême,elleauraitvoululuidonnerunpetit nomdouxetsucré,maisSimonavaitditqu'ils'appelait Nick,voilàtout.Alorselleaacceptélenom,etpuisça sonnaitplutôtbienpourunbergerallemand.Quand LianaregardeNick,iln'yapasdedéclicaufondd'elle, et ellepeutseressouvenirdecetemps-là,sansqueça luifassemal.Maisilfautqu'ellepenseseulementau chien,àriend'autre,sinonilya cevertige,commeun ventquitournedanssatête,unventquivide,qui paralyse. Nickestungrandchien-loupaupoilblancetgris, avecuncollierdepoilsnoirs,etunequeuegrissombre.Il aleboutdespattesblanc,dessortesdegrainsdebeauté sur chaquejoue,delonguesmoustachesraidesetdes tachesnoiresau-dessusdechaquesourcil.Ila desyeux jaunesmarquésd'unepupilletrèsnoire,quivousfixe droitaufonddesyeuxjusqu'àcequevoussoyiezobligé dedétournervotreregard.C'estsonregardqueLiana essaied'imaginermaintenant,et,sansqu'elles'enrende comptetoutdesuite,cesontlesyeuxdeSimonqui apparaissent,jaunesaussi,durs,insistants,aveccette petiteétoiledelumièrequibrilleaucentredespupilles, etlesrendencoreplusnoires.Lesyeuxlaregardent longuement,etlesilenceàl'intérieurdumobilehome estsiintensequelevertigecreusesonpuits,insoute-nable.Pourquoiest-cequelesyeuxlaregardentcomme cela,silongtemps?C'estcommes'ilsessayaientdevoir àl'intérieurd'elle,commes'ilsessayaientd'allertoutau
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fond,pourlabrûler,pourlatuer.Alorsellesentles deuxaiguillesnoiresdesyeuxquilatranspercent,et ellepousseuncri. Lechien-loups'estencoreredressé,illaregarde,la moitiédesoncorpsenalerte.Puis,commeellenedit rien,commeellenebougepas,ilserassure,ilrelâche peuàpeusesmuscles.Maissatêtenesereposepassur letapis,entresespattes.Sesyeuxjaunesrestent grands ouverts. «Cen'estrien,Nick,cen'estrien»,ditLiana.Elle s'aperçoit qu'ellepeutàpeinemurmurer,etc'est commeunmensonge,parcequetoutsoncorpsestagité detremblements,etquelasueurmouillesonfront,son dos,lecreuxdesesmains. Quelleheureest-il?Uneheure,peut-êtreplus?Sila télévisionmarchaitencore,ellepourraitvoirsilesinfor-mationssontdéjàpassées.Maislepostes'estdémoli lasemainedernière,ilabrûléd'unseulcoupenfaisant unefuméesuffocante. Pourtant,iln'estsûrementpasplusd'uneheure,parce quel'autoroute,là-bas,auboutduterrainvague,n'a pasencorerecommencéàfaire sonbruit.Quandon approchededeuxheures,onentendlesgrondements desmoteurs,surtoutlespoids-lourds.Maintenant,ils sontencore arrêtésàl'entréedelaville,ilyales cafésetlespostesd'essence.Ilsmangent,touslesgens mangent.Lianapensetoutd'uncoupqu'ellen'a presquerienmangédepuishierausoir.Elleaeufaim, toutàl'heure,etpuismaintenantc'estpassé.C'esttou-jourscommecela,maintenant,depuisque.Elleafaim, etl'instantd'aprèselleamalaucœur.Peut-êtreque c'estàcausedubébé?Peut-êtrequ'elledevraitaller voirunmédecin,commeleluiditl'assistantesociale, lajeunefemmepâlequiadeslunettes?Maisellen'aime paslesmédecins.Ilsveulenttoujourstoucher,examiner, ilsveulenttoujourssavoir.Siellevavoirunmédecin, ilvasûrementposerdesquestions,etsesyeuxbrilleront.
LaNouvelleRevueFrançaise
Lesgensaimenttellementposerdesquestions.Ilsont desyeuxquibrillent,etavecleurbouchehumideils parlent,ilsdisentdeschoses,ilsdemandentdeschoses, ilsveulentsavoirdesnoms. Nick,lui,neparlepas.Ilnedemanderien.Ilsait resterdesheures,desjourssansbouger,rienqu'à écouteretregarder,sansfairedebruit. C'estlesilencequiestpartout.Lianasentlesilenceà l'intérieurd'elle,lesilencequinefinitpas.Au-dehors, dansl'airtorride,danslalumière,lesarbressontimmo-biles.Cesontdesarbresmaigresaufeuillageterne,des eucalyptus,deslauriers,quelquespins,despalmiers. Laterreestblanche,caillouxetpoussière.MaisLiana n'apasbesoinderegarderau-dehors.Lesilencequiest partoutestaussienelle,etçafaitcommeunregardqui balaiel'horizon,commelefaisceaud'unphare,qui scrutetout. Ilyasilongtempsqu'ellen'estpassortie.Deuxjours, troisjours?Danslemobilehomesurchaufféiln'yarien quiarrêteletemps,rienquiretiennelepassagedes heures,desminutes.Lapenduleélectriqueestarrêtée; sansdoutelapilequiestusée,maisLiananepense mêmepasàlaremplacer.Aquoicelaluiservirait?Elle nesauraitmêmepaslamettreàl'heure,etpuisest-cequ'elles'occupedel'heure?Elleregardeseulement lalumièrechangerdecouleuràl'intérieurdumobile home.Lematin,lalumièreestpâleetclaire,unpeu grise.Plustard,quandlachaleurmonteau-dehors,elle devientjaune,brutale,ellefaitmal,etLianaplisseles yeuxpourlaregarder.Après,c'estlalumièreoblique, chaude,où onvoitdesgrainsdepoussièreflotter commedesmoucherons.Aprèsencore,c'estlalumière orange,douce,trèscalme,lalumièrefatiguéedelafin dujour,etcelasetransformepeuàpeuenvoilemauve ducrépuscule.Puisçadevientgris,maispasgriscomme aumatin;d'ungrisquis'éteintpetitàpetit,couleurde cendres.Mêmequandilfaittoutàfaitnuit,ilyaencore
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delalumièrequientredanslemobilehomec'estla lueurtristedesréverbères,là-bas,surlaroute,et la brumeroséedeséclairagesdelaville.Detempsen temps,ilyalesfaisceauxmouvantsdespharesd'une auto.Onpeutresterdesheuresàregarderlalumière passersurlesmursdumobilehome,etlesrefletscourir surlamoleskinevertedelabanquette,surlatable vernie,surletissuàfleursdesrideaux. Lianabougelemoinspossible.Elleestlourde,très lourde.Quandellemarche,sesgenouxcèdentparfois, etellemanquedetomberparterre.C'estcommesielle avaitquelqu'unassissursesépaules.Quelquefoiselle penseàSimon,ellesentlepoidsdesoncorpssurlesien, etellesesecoueaveccolèrepourlefairetomber.Mais lepoidsinconnunes'envapas,nelaquittejamais. Alorsellepréfèrenepasbouger.Elleresteassise,tan-tôtsurlabanquette,prèsdelafenêtre,tantôtsurune chaise,lescoudesappuyéssurlatable. est-cequ'ellepourraitaller?Partout,là,etail-leursaussi,c'estlamêmeterreblanchâtre,lesable,les caillouxpointus,laterreâcreetéblouissante.Partoutil yacesarbresmaigres,ceseucalyptus,ceslauriers,ces palmiersrongésdesoleil.Lelongdesroutesilyales platanes,etlesaloèsauborddufleuve.Euxnebougent pas,c'estvrai.Lesarbresetlesaloèsrestentilssont nés,danslaterresèchequilesenserre,souslesoleilqui lesbrûle. Maislesautres,leshommes.Ilssauraientvitela retrouver,ellenepourraitpasleuréchapper.Les hommes,lesfemmes,quis'agitenttoutletemps,qui vontetviennentdansleursautos,lesmotardscasqués, là-bas,surtouteslesroutes,etlescamionssurlesauto-routes.Eux,ilssaventilsvont,ilsn'ontpaspeurde seperdre,ilsn'attendentpas.Lianasaitqu'ilspeuvent venir,àchaqueinstant,etl'emmener,l'emporterdans leursprisons.Ilslacherchent,chaquejour,lesmédecins, lespoliciers,lesassistantes,lesconducteursd'ambu-
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lances.Lianaapeurd'eux,deleurbruit,deleurvitesse. Sanscesseilscourentlesruessurleursmachines,etle bruitdetousleursmoteurss'unitetronfleau-dessusde lavillecommelebruitd'unecataracte. Detempsentemps,ellemarcheunpeulelongdu mobilehome.Ellesentsoussespiedsletremblement desstructuresmétalliques,etlemobilehomeoscilleun peucommeunbateau.Nickaredresséencorelatête, etilsuitsamaîtressedesesyeuxjaunesinsistants.Puis ilbâille,ilselève,etilvaverslaporte.Ilveutsortir. Lianavientverslui. «Tuveuxallerdehors?» Ellemetlamainsurlapoignéedelaporte.Nick regardelamainavecimpatience,etilaboieunpeu,en gémissant.Lianaseretourne,ellecherchelalaissedes yeux,maisellenelavoitpas.Elleestpeut-êtretombée derrièreunmeuble.Lianaestlasse,ellen'apasenviede chercher.Peut-êtrequ'elleaperdulalaissel'autrejour, quandelleestalléeavecNickausupermarché?Ellene sesouvientpassiNickavaitsalaissequandelleest revenue.Tantpis.Elleouvrelaporte,etNickseglisse au-dehors.Ilfileviteau milieudelaplaineblanche, commeunloup.Lianasaitqu'ilvaallerchasserdu côtédufleuvesec,qu'ilvatuerdespoules,deslapins danslesfermesvoisines,maisçaluiestégal.C'est commeunaccordentreluietelle.Ilreviendraàlanuit peut-être,fatigué,lesyeuxbrillants. Lianadescendlemarchepied,lourdement.Elletitube surlaterre'.chauffée.Lalumièrel'aveugle.Elledoit mettresamaindroiteenvisièreau-dessusdesesyeux. Ellevadroitdevantelle,aumilieuduterrainvague. Toutàcoup,elleserendcomptequ'elleestpiedsnus, parcequelescaillouxaiguslablessent. Ellecherchelechiendesyeux,maisiladisparusurle plateaudeterreblanche,del'autrecôtédelahaiede broussailles.Elleentendleschiensdesfermiersqui aboientsursonpassage.
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Lianaresteimmobiledevantlemobilehome,etla lumièrel'enveloppe,entreenelle.Elleesttouteseule surlaterrepoussiéreuse, loindesarbres,loindesmai-sons,sansrienpours'appuyer,poursecacher.Lesoleil brûleaucentreduciel,ilenvoiesesondesdouloureuses. Ilyadescerclesquinagentsurplace,etdessilhouettes quifuient,loin,desombres,desenfantspeut-être,ou deschiens,oudesautos,c'estdifficiledesavoir.Ilya desvolsd'insectesinvisiblesquiépaississentl'air,des guêpes,deshannetons.Ilyalalumièrequitourbillonne autourd'ellecommelevent,lalumièredusilence,la solitudequipèsesursoncorpscommelepoidsd'un inconnu. Lianavoudraitfairequelquespas enarrière,maiselle titube,etmaintenantc'estleplateaudelaterreentière quisemetàtournersurlui-même,entraînantlesarbres etlescarlinguesdesmobilehomes.Çatourneunbon momentainsi,autourd'elle,laterreavectoutcequ'elle porte,lesmobilehomes,lespoteauxélectriques,les broussailles,lespalmiersmaigres,lestonneauxde kérosène,etmêmelestoursdesimmeublesauborddu grandfleuvesec,etlesupermarchéautoitdetôle. Çatournelentement, lentement,commes'ilyavait unemusiquequelquepart.Ettoutd'uncoupLiana sentqu'elletombeparterre,soncorpscognesurlesol commeunmorceaudebois.Lianaentendungrand bruitdanssatête,puisellen'entendplus rien,parce qu'elles'estévanouie. Quandelleseréveille,ellevoitd'aborddeuxyeux insistantsquilaregardent,avecdespupillestrèsnoires. Maiscenesontpaslesyeuxduchien.C'estunejeune femmeauvisageenfantin,avecdeslunettesquibrillent fortdanslalumière.Lianalareconnaît toutdesuite c'estl'assistantemédicale,cellequivientsouventlui parlerdevantsaporte. lermaintenant?»o «Çavaallermieux,çavaal Lavoixdouceestinsistanteaussi.Lianaseredresse
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JEAN-BENOÎTPUECH LaTroisièmePersonne
GILLESQUINSAT HistoiredeBillyet lamienne,deD.Jourda esBeauxJours,dej.Grosjean L HENRIRACZYMOW LeNécrophore fée. LIONELRAY LeChemin JACQUESRÉDA IciArmandRobin Russell. Bird,laviedeCh.Parker,deR. Joursde1980 Ellingtonetsamiseenoeuvre Chinoisetparavents
PIERRE-JEANREMY BorisGodounov,deM.Moussorgsky /o FestivaldeGlyndebourne
PATRICKREUMAUX
Aquoitupenses,d'H.Thomas
JEANREVOL ParcoursettribulationsduréelI Parcoursettribulationsduréel (SalondeMont-rouge) ParcoursettribulationsduréelIII ParcoursettribulationsduréelIV
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