La Nouvelle Revue Française N° 338

De
Philippe Beaussant, Armide ou La tragédie métaphorique
Jérôme d' Astier, Haute précision
Adolf Rudnicki, Le bel art d'écrire
Jean Starobinski, Rousseau et Baudelaire
Roger Grenier, Le Diable et son ange
Michel Butor, Six classiques de l'art japonais
Chroniques :
Pierre Klossowski, Jean-Noël Vuarnet : Du Philosophe artiste aux Extases féminines
Gilles Quinsat, Diane de profil
Pierre-Louis Rey, L'encre de Flaubert
Clément Rosset, Nietzsche et la musique
Henri Thomas, Reportage
Notes : la poésie :
Daniel Leuwers, Jules Laforgue (Revue des Sciences Humaines) - Soleil de nuit, par Jacques Prévert (Gallimard)
Notes : la littérature :
Pierre Bayard, Correspondance, III, de Valery Larbaud et Marcel Ray (Gallimard)
Pierre Bourgeade, Journal sous l'Occupation, par Marcel Jouhandeau (Gallimard)
Alain Clerval, Solde, par Bernard Frank (Flammarion)
Notes : le roman :
Nicole Quentin-Maurer, Miroirs, par Marcel Cohen (Gallimard)
Jean Blot, Intersection (Les humeurs de la mer, III), par Vladimir Volkoff (Julliard-L'Âge d'Homme)
Laurand Kovacs, La morte-saison, par Jean Lods (Gallimard)
Francine de Martinoir, Les emmurés, par Jean-Marie Laclavetine (Gallimard)
Notes : les essais :
Pierre-François Moreau, Si Parménide, par Barbara Cassin (Presses Universitaires de Lille)
Jean Philippe Guinle, Le miroir d'Hérodote, par François Hartog (Gallimard)
Marc Froment-Meurice, Ventres pleins, ventres creux, par André Collot (Gallimard)
Hervé Cronel, Travaux sur les systèmes de signes, par l'École de Tartu (Éditions Complexe)
Jean Duvignaud, Le pouvoir sur scènes, par Georges Balandier (Balland)
Jacques Laurans, Nuits blanches, par Jérôme Prieur (Gallimard)
Notes : lettres étrangères :
Christine Jordis, Au cœur des ténèbres – Amy Foster – Le compagnon secret, par Joseph Conrad (Aubier)
Jean-Marie Le Sidaner, Le garde-fantôme, par Malcolm Lowry (Éditions de la Différence)
Jude Stéfan, Vingt poètes américains (Gallimard)
Jean Luc Gautier, Audience – Vernissage – Pétition, par Vaclav Havel (Gallimard)
Notes : le théâtre :
Jeanyves Guérin, Le Conte d'hiver, par William Shakespeare (Théâtre de la Ville)
Notes : le cinéma :
Jérôme Prieur, Agent secret, d'Alfred Hitchcock
Notes : la musique :
Marcel Schneider, François Couperin, par Philippe Beaussant (Fayard)
Notes : le jazz :
Jacques Laurans, L'Improviste, par Jacques Réda (Gallimard)
Notes : les arts :
Jean Revol, Tribulations et parcours du réel, VI : Hokusai (Centre culturel du Marais) – Les Réalismes (Centre Georges Pompidou)
L'air du mois :
Jacques Réda, Septembre à Bagneux
Bertrand Poirot-Delpech, Papy n'a sûrement pas voulu dire ça!
Textes :
Monsieur d' Assoucy, Les Avantures de monsieur d'Assoucy
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072382277
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
«
Armide»,oulatragédie métaphorique
Le17août1661,-leSurintendantFoucquetdonnaen sonchâteauàpeineterminédeVaux-le-Vicomtela fêtesplendide,parlaquelleilpensaitéblouirleroi,et quicausasaperte.Laplusbellefête,sansdoute,de toutel'histoire.Iln'estpassûrqueLouisXIVàVer-saillesaitsujamaisparveniràunetelleperfection,àun telsavantdosagedeprodigalitéetd'exactitudedansle goût.Maiscenesontpaslescinqcentsdouzainesd'as-siettes,lestrente-sixdouzainesdeplatsd'argent,la vaisselle,dit-on,d'ormassif,lestrentebuffets,lesdeux centsjetsd'eauetcinquantefontaines,lesboulingrins illuminéscachantdeslustresdanslesfeuillages;cen'est paslapluied'ord'unfeud'artificerégléparTorelliet quisemultipliedansleseauxducanal;cen'estpasla prodigaliténilaperfectiondugoûtquim'étonnent danscetteinimitablenuit.C'estlaconfrontationverti-gineusedecetteœuvred'artconçuepourdurerdix heuresparLeVau,LeNôtre,LeBrun,Pélisson,Molière,
LaNouvelleRevueFrançaise Vatel,Torelli,LaQuintinieetdecequienfutl'occa-sion.C'estlaproximité,danscepalaisd'illusion,dela splendeuretdel'imminentecatastrophe. DepuislongtempsdéjàFoucquetsesavaitmenacé. Onleluidisaitdetoutepart.Lesespionsqu'ilavait etsurtoutlesespionnesdansl'entourageduroi, luiavaientécrit.Mmed'Huxellesluiavaitenvoyéun courrierspécialporteurd'unemissivesialarmante qu'ellel'avaitécriteenpartieàl'encresympathique «jesuissiépouvantéedetoutcequej'aiapprisquej'ai obligécethommedevousallertrouverlui-mêmeetde vousapprendrecequ'ilsait».«Cependant,Monsei-gneur,j'aiapprisaujourd'huiquevosennemissont ceux-làmêmesquisouhaitentavecpassionquevous fassiezcequevousavezrésoludanscetterencontre; quecesonteuxquivousyportentsousmain,etquevous devezmêmevousdéfierdubonaccueiletdubonvisage quevousfaitleroi.Ainsi,nonseulementFoucquet » était informédetoutcequisetramaitcontreluiet n'ignoraitpasqueColbertapportaitchaquejourauroi unnouvelétatd'accusation,maisilsavaitquesonentre-prise,cettefêtequ'ilpréparaitavecpassion,étaitun précipicemortel,etqueceuxquivoulaientsaperte attendaientprécisémentqu'ilfitcequ'ilfaisait. Atouteautreépoque,ungrandministreendifficulté, pourvuencored'unetellepuissance(ilavaitsuffiqu'il cessâtquelquessemainesdetrouverdel'argentpour quetoutl'appareildel'Étataitétédémuni)auraitfait quelquecoupd'éclat politique.Ilestcentmoyensd'ap-porterlapreuvequ'onestindispensablelescomplots qu'ondécouvre(etDieusaitsi,àlamortdeMazarin, sipeudetempsaprèslafindelaFronde,ilyavaitde comploteurspassésouprésentsàprésentersurunpla-teau.)oudesrévoltesdanslesProvinces,quel'on gonfleavecsoinetquel'onmateensuite;ouquelque bonneguerreinévitable;l'argent,l'argentsurtout,dont lejeuneroiavaitsifortbesoinetdontFoucquetétait
eArmidel,oulatragédiemétaphorique encorelemaître.Maisnonàtoutautreéclat,Fouc-quetpréféraceluid'unefête.Ilneconçutpasd'autre moyendeconvaincreleroiqu'ilétaitindispensable, quedel'inviteràpasserdixheuresàVauxetdel'éblouir parsasplendeur. Jeneconnaispasd'instantleBaroquesedévoile demanièreaussipure,aussientière,quedanscettenuit fardéed'étoilesfeintes,éclabousséedefeuxdeBengale, illuminéedefauxsoleils,unministrequisesaitperdu tente,parl'excèsmêmedansladissipation,demontrer aumondecequ'ilest. L'hommebaroqueestceluipourquil'êtreetle paraîtreseconfondent.Onestcequ'onparaît.Onn'est quecequ'onparaît.«Cen'estpastoutqued'avoirdu mérite,illefautsçavoirdébiteretfairevaloir.»Qu'est-ce qu'unhommenu?Cen'estpasunhommeilfautêtre vêtupouraccéderàcettedignité,et lafonctiondu vêtementn'estpasalorsdecouvriretdetenirchaud, maisdeparer.L'âgebaroqueestleseulsansdoutel'habitmasculinl'aitemportésurceluidelafemmeen bouillonnements,envolsdeplumes,frémissementsde rubans,cascadesdedentelles,etlachevelureparut indigne.LaRenaissanceaaimélenu;lexviiesièclelui préfèrelesdrapésquis'envolentetquidonnentaucorps sonépaisseuretsonmouvement.Lesdieuxsculptés sontnus,parprivilège,etparnécessairehommageà l'Antiquitémaisl'hommesedoitd'êtrevêtu.Sa dignitéconsisteàpolirlanatureetàl'ornersila natureestdemarcher,l'hommebaroquedanse;sila natureestdeparler,l'hommebaroqueseveutéloquent. LeBaroquenecroitpasquelaVéritésoittoutenue àelleaussi,ilfautsaparure.LaVériténueestpourlui aussihorrible,ouplutôtaussiindécente,qu'unmur sanspilastres,sansfrises,sanscornichesetsansfron-tons. C'estpourquoijenedispasqueleBaroquepréfèrele paraîtreàl'êtreleparaîtreetl'êtredoiventcoïncider,
LaNouvelleRevueFrançaise maisdanslesenscontrairenousl'entendons.Ce n'estpasàl'apparencedesefairelimpideettranspa-rentepourquelavéritéqu'ellerecouvrepuisseêtre regardéesansobstaclec'estàl'êtrebrutdesehausser àladignitédelaparure,etdes'identifieràelle.Leche-valierdeMéré,modèledel'honnêtehomme,neditpas qu'entoutecirconstanceilconvientd'êtrehonnête homme;ilditqu'ilconvientdeparaîtrehonnêtehomme «r entouterencontre»,etajoute«Pourleparaîtreilfautl'être eneffet.Ainsic'estàl'êtredeseconformeràlanécessité duparaître,nonlecontraire.Silemondedemandede paraîtrehonnêtehomme,soyons-lepourlemieux paraîtrevoilàlavéritablesincérité.Lemondebaroque estunthéâtrechaquehommejoueunrôlederrière unmasquemaisàl'inversedesjansénistes,ilnepré-tendpointàdémasquer.Iljoueentrelemasqueetle visageundoublejeu,etrefused'accorderàl'unplutôt qu'àl'autreleprixdevéritéc'estl'époqueRotrou aécritcetteétrangetragédiedeSaintGenest,l'on voitunacteurseconvertiràsonmasque,entrerdans sonparaîtrejusqu'àcequ'ildeviennesonêtremême.Et sil'ons'étonnequelethéâtreetlescomédiensaient encetempsétésiviolemmentcondamnés,c'estqu'on oubliequeleBaroqueignoreleparadoxeducomédien, etqu'ilacruvraimentquelespassionsjouéesétaient despassionsvraies.
SilafêtedeVauxmeparaîtunemanifestationàce pointexemplaireduBaroque,cen'estpasseulement danssondéroulement,soncadre,sondécor.Jene m'arrêteiciqu'àl'intentionFoucquetaconçu,dansla nécessitéimpérieuseeturgenteilsetrouvait,qu'il luisuffisait,parcetteinoubliablenuitseconsumait l'équivalentdesfinancesd'uneprovince,d'accroître sonparaîtrepouracquérirunsupplémentd'être.Ils'est
«Armide»,oulatragédiemétaphorique représentéquel'étalagedecettemagnificenceétaiten elle-mêmeunargumentderaison,quientraînaitde manièrenécessairelaconvictionet lacertitude.Fouc-quet,dansledangerlepluspressant,àlaveilled'être précipité,etlesachant,aconfiésonsalutàcequele Baroqueainventédeplusfuyantetdeplusinconstant desjetsd'eau,desfeuxd'artifice,ladanse,letrompe-l'ceil,deslumièresdanslanuit.Cesonged'unenuitd'été étaitunactepolitique.Cejeuétaitd'unterriblesérieux. Cetteentreprised'ostentationfolleétaitlachoselaplus raisonnablequ'ilpûtconcevoir.Etc'estbiencemélange desgenresquim'intrigueencettefête,etquime paraîtrévéleravecleplusdeforcesonbaroquisme essentiel.
Classique,baroque.Employonscesmots-là,puis-qu'ilsexistent.Maisfaisons-lesansleurlaisserleloisir deréduirelaréalitécomplexequ'ilsrecouvrentetla multiplicitédesforcesquisecontrarientets'opposent encexvnesiècle.Ilyaunearchitecturequej'appelle baroqueetune quej'appelleclassique,nonpasdutout parcequelapremières'enchantedecourbesetde contre-courbesetquelasecondepréfèrelesjustespro-portionsetlessageséquilibresmaisparcequ'elles participentàunepolitiquebaroqueetàunepolitique classique,àunepoésiebaroqueetàunepoésieclas-sique,àunephysiquebaroqueetàunephysiqueclas-sique,àunemoralebaroqueetàunemoraleclassique, etlereste.Lexviiesiècleestlelieud'unconflitgéné-raliséetmultiforme.C'estunchampdebataille.Ilne ressembleàcemonolithe,àcemonumentdecertitude qu'onnous,aapprisàvoirenlui,qu'encequ'aulieu d'êtredéchiréparlesforcesquis'affrontentenlui,ila suenêtrediversetun. Orl'unedesesbataillesselivreàVaux-le-Vicomte,
LaNouvelleRevueFrançaise le17août1661.LafêtedeVauxestexemplaireence qu'ellenousenmontreexactementl'ordonnance,et nousfaitcomprendrecommentsesuperposentetse mêlentlecombatmoral,lecombatpolitiqueetlecom-batesthétique.Onpeutparlerdel'unenutilisant levocabulairedel'autre.Onpeutdécrirelafinance selonFoucquetaveclesmotsdontPierreFrancastelse sertpourdéfinirl'artBaroque«unartdel'illusion,de l'apparence,unartdel'improvisation,unartdudéve-loppementetdumirage».Etl'onpourraitdécrirela financeselonColbertaveclevocabulairequisertdepuis deslustresàdirecequec'estqu'unclassicisme,oubien avecceluiquel'onemploiepourtracerl'idéalmoral derigueur,desévérité,d'âpretéetdepositivisme avant lalettre,quifutceluidelaclassebourgeoiseenexpan-sion.Etnouscomprenonsbiencequisepasseencette inimitablenuit,aumilieudecesfeuxd'artificequien sontleplusexactsymbole.Cetembrasementfinaldela plussomptueusedemeurequ'unparticulieraitjamais construite,c'estuneapothéose,etc'estunefin.Toutart, toutesociété,toutsystèmemoraloupolitique,lors-qu'unemenaceaussiconsidérablesedressedevantlui, etqu'uneobscureprescience,cellemêmequel'on connaîtauxmourants,luifaitsentirl'approchedela fin,s'affermitsoudainsurlui-mêmeetporteuncourt momentàunétatd'absolucequijusqu'alors,àl'état d'impulsiondiffuse,avaitdéterminésondestinetson évolution.Ils'agit,encejourdefolieFoucquet choisitlesjetsd'eau,lesfeuxdeBengaleetladanse pourpareràlacatastropheimminente(nonpasla sienneseule,maiscelled'unordredeschosesetd'un étatdumondedontilestl'image),ils'agitdenierd'un couplaraison, l'économie,laprudencec'est-à-dire l'ossaturemorale,psychologique,économiquedece peupledegagne-petitvêtusdenoirquiselèveetdont Colbertestlesymboleetvoiciquelagratuitéaristo-cratiques'exaspère,nonpasàVauxseulement,maisen
Armide»,oulatragédiemétaphorique <r unesociété,enunart,enunepolitiquefondéssurla dissipationquejenommebaroque.Unordrele résultat comptemoins,dirait-on,quel'excèsetladis-proportiondeladépensedépensed'argentpourune seulefête;d'étoffes,dedentelles,derubanspourunseul vêtement;decheveuxpouruneseuletête;demouve-mentetdedrapéspouruneseulestatue;demotspour unseulsermon;decandélabrespourunseulcatafalque; d'étoilespourunseulfeud'artifice.Scandalepourcelui, nonmoinsriche,nonmoinspuissant,quiafaitde l'économieleprincipeuniquedesavie,etquechaque prodigalitéheurteaucœur.Voicicegoûtnostalgique pourcequipasse,pourcequifuit(maisn'est-cepas eneffetquelaréalitédupouvoir,delarichesseetdela vieontdéjàpassé,ontdéjàfui?)cettepréférencedonnée aurefletplutôtqu'àlachose,autrompe-l'oeil,parce qu'ilssontuneouverturesurquelquechosequipour-raitêtre,mêmesicen'estpas.Scandalepourceluiqui saitlepoidsdeschoses,etleprixdeschosesmais c'estqu'àluilemonden'estpasentraind'échapper. Iciencorecegoûtduparaîtreetdel'ostentation;ce théâtrequisedresseentoutecirconstance,cethéâtre quiestlavie,cetteviequisejoue,quel'onjoue;cette façadetoujoursouvertesurlemonde,etquivauten tantquefaçade,quoiqu'elledissimule.Cettehorreur delanudité,cettehorreurduvidelevidedelasur-facebâtie,qu'ilfautremplirdepilastres,devoluteset decrochets.Levideducœur,qu'ilfautremplirpar l'excitationtoujoursnouvelledelapassionvoici DonJuan,etavecluiuneesthétique,etunemorale del'inconstance.Levidedutemps,etvoicilafête.Dis-sipation,trompe-l'œil,divertissementtroisfoisscan-dalepourl'hommeennoiretpartisdedeuxpolitiques, dedeuxesthétiques,nousdébouchonssurdeuxmorales. Cemultipleconflit,iln'estpasunhommedece tempsquineleporteenlui.Racine,Corneille,Molière biensûr,quiatoutdeviné(pourquoil'avaricedel'Avare
LaNouvelleRevueFrançaise dormirauxdouxmurmuredesZephirsouàlamusique desoyseaux!Queldélice,aprèsavoirfaitainsitrois lieuesàpied,desetrouverinopinémentsurlehaut d'unpetittertre,yvoirsongiste,etpourlecontempler avecplusd'aizeetdeloisir,s'asseoirsurletinetleser-polet,tandisque,pouryflattervostrelassitude,un charitablevaletvouschatouillelaplantedespieds,ou vousfrottelesgrasdesjambesdurantcetextatique ravissement!Est-ilriendeplusagréable quedevoir d'uncostéleSoleilentrerdanssonlitd'oretd'écarlate, donnerlebonsoiraumonde,etl'asseurerparsonteint depourpredelaserenitédulendemain,etdel'autre, ayantlesmachoiresaffiléesetl'appétitaiguisé,dedécou-vrirdansunfondleclocherduvillagedestinéàvostre repasetàvostrerepos?Queldelice,ayantleventre creux,d'envoirfumerlescheminées,etdecestefumée quiestlesymboledel'esperance,serepaistreparavance del'angeliqueapparitiond'unsucculentetproche repas,pourlequelattrapern'ayantplusqu'àdescendre dansvostrehostellerie,sansavoirquasiplusbesoinny depiedsnydejambes,yglisseraveclamesmefacilité qu'unepiècedevinqui,parsonproprepoids,descend desoy-mesmeaufondd'unecaveC'estdanscebienheu-reuxcentreoù,sileventreaffaméquin'apointd'oreilles pouvoitparler,ildiroitbien,n'endéplaiseauxpuis-sancesdelaterre,queMessieursleschartierssavourent desplaisirsdontlesRoysetlesPrincesnesontpoint capablesc'estdanscejoyeuxtempledeCerèsetdeBac-chusque,moyennantleursecours,réparantlesesprits qu'enmoyletravailducheminavoitdissipez,chaque verredevinquej'avalloismesembloitdunectar,et chaquemorceauquejedevoroismeparoissoitdel'am-broisie.Pourendignementparler,ilfaudroitavoir estéperegrinantcommemoy,etpourlepersuaderaux Roysquimanquentquelquefoisd'appetit,ilfaudroit qu'ilseussentdanslepasd'unchevalavecautant desoifetdeplaisirquelegrandAlexandre.Ainsi,après
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