La Nouvelle Revue Française N° 339

De
Pierre Gascar, Les fougères
Jacques Roubaud, Dors
Michel Chaillou, Nouvelle américaine
Cecil Bödker, La neige
André Pieyre de Mandiargues, L'aventure de la tour Saint-Jacques
Chroniques :
Daniel Leuwers, Francis Ponge ou De la naissance à la 're-co-naissance'
Marc Lambron, 'Après le déluge, nous'
Françoise Morvan, Poèmes accompagnés de proses et de dessins, de Gerard Manley Hopkins (Éditions du Seuil) - Grandeur de Dieu et autres poèmes, par Gerard Manley Hopkins (Granit) - Poèmes, de Gerard Manley Hopkins (Éditions Aubier-Montaigne)
Clément Rosset, La gaieté musicale
Henri Thomas, Reportage
Florence Delay, Le théâtre
Notes : la littérature :
Jude Stéfan, Le dix-septième siècle (10/18)
Patrick Wald Lasowski, Ce qui nous revient, par Jean Roudaut (Gallimard)
Gilles Quinsat, Hölderlin, par Peter Härtling (Le Seuil)
Notes : le roman :
Philippe Dulac, L'apocryphe, par Robert Pinget (Éditions de Minuit)
Francine de Martinoir, L'homme dans le rétroviseur, par Jean Cayrol (Le Seuil)
Alain Clerval, Dieu, sa vie, son œuvre, par Jean d'Ormesson (Gallimard)
Laurand Kovacs, Gaspard, Melchior et Balthazar, par Michel Tournier (Gallimard)
Nicole Quentin-Maurer, La Voie lactée, par Irène Monesi (Gallimard)
Notes : les essais :
Hervé Cronel, Le pouvoir confisqué, par Hélène Carrère d'Encausse (Flammarion)
Ghislain Sartoris, Sur la mort [Le chrétien devant la mort], par saint Cyprien [Cyprien Ambroise] (Desclée de Brouwer) - La Résurrection des morts, par Tertullien (Desclée de Brouwer)
Jean Duvignaud, La Vie de la vie, par Edgar Morin (Le Seuil)
Yerri Kempf, L'espace du rêve, par François Cheng (Phébus) - Le préfet Yin, par Mme Chen Jo-shi (Denoël)
Pierre Bourgeade, L'idéologie française, par Bernard-Henri Lévy (Grasset)
Notes : lettres étrangères :
Marc Froment-Meurice, Écrits de prison, par Thomas More (Le Seuil)
Jacques Borel, Œuvres complètes, II, de Franz Kafka (Gallimard)
Lionel Ray, D'un mot à l'autre, par Octavio Paz (Gallimard)
Jean-Marie Le Sidaner, Automne allemand, par Stig Dagerman (Éditions Actes-Sud)
Mémento :
Jude Stéfan, André Suarès
Jacques Réda, L'angle mort, par Pierre-Albert Jourdan - L'oiseau, l'ours et le ciel, par Claude Tabarini (L'Âge d'Homme)
Jean Grosjean, Les pirogues, par R.-J. Chauffard (La Coïncidence)
Notes : le théâtre par Jeanyves Guérin
Notes : le jazz par Jacques Laurans
Notes : les arts par Jean Revol
L'air du mois par Jacques Réda et Alexandre L. Amprimoz
Textes :
Anonymes, Beowulf
Publié le : lundi 13 avril 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782072386978
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUEFrançaise
LesFougères
LecampdeRawa-Ruska,destinéàaccueillirlespri-sonniersdeguerrefrançaisrécidivistesdel'évasion, avaitétéétabliparlesAllemandsdansunecasernede cavaleriesoviétiquetombéeenleurpossessionlorsde leuroffensiveenGalicieorientale,àlafindejuin1941. Bienques'étantpourvuedepuislongtempsd'engins blindés,l'Arméerougegardaitquelquesunitésdecava-leriepourlesmissionsdereconnaissanceousimple-mentpartradition.Celle-ciavaitpeut-êtrevoulude surcroîtquedescavaliersfussentcantonnésàRawa-Ruska,leplusillustred'entreeux,avantqu'ilne devîntlemaréchalBoudienny,avaitremporté,aux tempshéroïquesdubolchevisme,uneimportantevic-toiresurlesPolonais. Lacaserneétaitconstituéedetroisgrandscorpsde logisetd'unnombreégaldevastesécuriess'élevantau milieud'unespacenud'unequinzained'hectaresprévu
LaNouvelleRevueFrançaise pourledéploiementetlesévolutionsd'unescadron. Auxabordsdelaplainerusse,quicommenceunpeu plusloinversl'est,avecl'Ukraine,onnelésinedéjà plus surlasuperficie.Pourcréerleurcampdeprisonniers, lesAllemandsavaientlaréduiresensiblementautour desbâtimentsetdresseruneenceintedefilsdeferbar-belés,s'intercalaientdesmiradors,endeçàdes limitesprimitivesdecettezonemilitaire.Sonsoldurci etpresquesansherberappelaitquedeschevauxn'avaient cessédelepiétinerjusqu'àuneépoquerécente,car moinsd'uneannées'étaitécouléedepuisquel'Armée rougeavaitétémiseendéroutedanscesecteur. Lecamps'étendaitàl'écartdelavilledeRawa-Ruskadontonapercevaitlesmaisonsbasseset,au premierplan,lagare,vouéeexclusivementdésormais autraficmilitaireetàladéportationdespopulations. Danstouteslesautresdirectionsseportaitleregard, cen'étaitqu'unecampagneplateetnuequisemblait prolongerl'espaceducampetlapartiedel'ancienter-raindemanœuvrequilebordait.Ilyavaitdequoi découragerl'espritd'évasion,etlesAllemandsnes'y étaientpastrompés.Noncontentsdetransporterces prisonniersfrançaisàquinzecentskilomètresdesfron-tièresdeleurpays,ilslesplaçaientaumilieudela régionlamoinspropiceàlafuite,auxdéplacements clandestinsàcouvert.Bienqu'onfûtdansunecontrée plutôtfertile,l'endroitdonnaitune.impressionde grandearidité.Auloin,seuleunebuttecouverte d'arbresrompaitl'uniformitédel'horizon,maisla mauvaisetransparencedel'air,dueauprintempsfroid, aumomentdenotrearrivée,etmaintenantauventqui soulevaitconstammentdelapoussièredanslecamp etleschampsalentour,faisaitapparaîtrecettepetite hauteurboiséepluslointainequ'ellenel'étaitenréa-lité,inaccessibleetcommeabstraite. Cefutaupieddecettebuttequelecommandant allemandducampdécidaqueseraitétablinotrecime-
LesFougères tière,dontlacréationétaitrenduenécessaireparnotre nombre,quis'élevaitdéjààquelquesmilliers,parles conditionsdeviequinousétaientimposéesetparles coupsdefusilauxquels,travailléspardesidéesd'éva-sion,nousn'allionspasmanquerdenousexposer.Dans lespaysgermaniques,lescimetièressontdesenclos trèsombragés;enplaçantlenôtreàlalisièred'unbois, lecommandantobservaitlacoutume.L'endroitétait retiré;ils'accordaitaveclemotFriedhqf,nomallemand ducimetière,quisignifielittéralement«lieudepaix». Alentour,levideetlesilencedelacampagneblafarde disaientautantlaguerrequelegrondementlointain d'unecanonnadel'eûtfait. Lapeuravaitarrêtélavie. Onnevoyaitjamaisunpaysan;detemps en tempspas-saitunefemme,sansvisagesoussonfoularddetête, courantplusquemarchant,piedsnus.Portantunbras-sardblancl'étoiledeDavidétaitdessinée,lesanciens commerçantsetartisansjuifsdelavilleaccomplissaient leurtempsd'esclavage,avantlagrandeextermination, quicommenceraitaumilieudel'été,et,del'extérieur, achevaient,souslasurveillanced'unsoldatallemand, deconsoliderl'enceinteducamp,geôliersinvolontaires, finalementplusprisonniersquenous. Lefrontétaitmaintenanttrèséloigné,maisiléten-daitjusqu'icisesarrières,lazonedevigilanceàlaquelle ils'adossaitdevantêtreaussilargequepossible,afin degarantiràlaWehrmachtlancéedansuneguerre extrêmementmobilelasécuritédeseséventuelsreplis enprofondeur.Lestrainsnecirculaientqueprécédés d'uneplate-formedestinéeàsupporterl'éclatementdes minesquiauraientpuavoirétéplacéessouslesrails; lesautomobilesmilitairesallemandes,lesseulesvoi-turesqu'onaperçûtde temps entemps,étaientdécou-vertesetportaientunemitrailleuseenbatterie;lamilice forméeparlesAllemandsdansl'espoirdefairerevivre Petlioura,lenationalisteukrainienqui,aulendemain delaRévolutionde1917,avaitconstituéunearmée
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etcombattucontrelesbolcheviks,patrouillaitdansla campagne,l'onsignalaitdespartisans. Lerégimeauquelétaientsoumislesprisonniersfran-çaisnepouvaitquereproduire,àquelquesnuances près,l'oppressionquis'exerçaitsurlapopulationcivile, ainsiquelamisèrematérielledans laquelleelleétait maintenue.Lagardeducampsemontraitsouventbru-talel'eaunousétaitmesurée;lanourriturequotidienne seréduisaitàunboldesoupeclaire,deuxpommesde terreetunmorceaudepain;l'infirmeriemanquaitde tout.Cefurentlesraisonspourlesquellesuncimetière dutêtrecréé,presquedansl'urgence,dèsl'arrivéeau campdupremiercontingentdeprisonnierstransfé-résd'Allemagne.Quelques-uns,déjàéprouvésparles fatiguesdeleurdernièreévasionmanquée,nesuppor-tèrentpaslerégimeducampetmoururent,fautede pouvoirtenirpendantlescinqousixsemainesaubout desquelleslegouvernementdeVichyet laCroix-Rouge Internationalefirentparveniraucampquelquesvivres etmédicaments, tandisqu'arrivaientenfinlescolis expédiésauxprisonniersparleursfamilles.Désormais, onnemouraitplusbeaucoupdanslecamp,etlecime-tière,unetombenevenaits'ajouterauxautresque deloinenloin,n'étaitpluspournousqui,afindel'en-tretenir,nousyrendionschaquejoursouslaconduite d'ungardien,qu'unlieudedévotionou,pourêtre franc,uneoasis,unrefuge. Legroupedeprisonnierschargésd'ensevelirles mortsetd'acheverl'aménagementdu cimetièreétait composéd'unedemi-douzained'hommesdésignésau hasard,maisdevenusinamoviblesettenantàlerester, carl'emploicomportaitdesavantages.Jefiguraisdans legroupeenqualitéd'interprète,afindetraduireàmes camaradeslesordresdugardienoud'exprimeren allemandleursdésirs,quandunofficiervenaits'enqué-rirdecequinousmanquait pouraccompliraumieux notretâcheoutils,ustensilesdivers,peinturepourles
LesFougères croix,où,en plusdunomdumort,nouspeignionsune cocardetricolore,etc. Lecommandantducampsouhaitaitquelecimetière fûtentouréd'uneclôture(c'étaitàcroirequesesfonc-tionslefaisaient rêverd'endresserpartout)quiréserve-rait,évidemment,unassezlargeespaceintérieur.Mais fixerleslimitesdecelui-cilemettaitvisiblementdans l'embarras.Ilétaitvenu,cejour-là,aucimetière,à cheval,encompagniededeuxoutroisofficiersetde deuxfemmesunbutdepromenadecommeunautre. M'indiquerl'endroitdevraits'éleverlabarrièreet, cefaisant,laisserdisponibleendeçàuneimportante portiondeterrain,c'eûtétédesapartformulerimpli-citementuneprédictionsinistre,avouermêmelespires intentions.Aussi,ils'enremettaitànous.«Cecimetière estvraimentbienentretenu,répétait-il.Mieuxquele cimetièremilitaireallemand.Ilestvraiquedesprison-niers,eux,n'ontquecelaàfaire,s'occuperdeleurs morts.»Ilnousferaitapporterdesplantsdefleurs. Enattendant,ilnousfallaitconstruirelaclôture,pour laquelleilavait étédécidéquenousemploierionsdes troncsdejeunesarbresprélevésdansleboisvoisin. Nousn'yavionsjamaisencorepénétré,bienquenous passionsnosjournéesàlalisière,dansl'ombrede laquellenostombess'alignaient.Lesoldatallemand quinoussurveillait,etquin'étaitpastoujourslemême, carlesrelèvespourlefrontprovoquaientdeconstants renouvellementsdelatroupestationnéedanslaville, semontraittoujoursanxieux,àcausedelaproximité deceboisl'undenouspouvait,àtoutinstant,s'y précipiterenquelquesbondsetydisparaître;nous pouvionsmême,d'unseulélan,nousjoindretousà lui.N'étions-nouspas,commelerappelaientsanscesse auxsoldatsallemandsleurssupérieurs,desmaniaques del'évasion? Sonarmeposéedroiteentresesgenoux,legardien s'asseyait,ledoscontreundesarbresdelalisière,afin
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denoustenirdanslechampdesonregard.Nousne travaillionsguère,bavardant,agenouillésouaccroupis autourdestombes,quenousrecouvrionsavecapplica-tiondeplaquesd'herbeprélevéessurlestalusvoisins. Exclu,commetenuenquarantaine,lefeldgraus'en-nuyaitet,quelquefois,n'ytenantplus,m'appelaitpour fairelaconversation.Ilcommençaitinvariablementpar meposerunequestionsurlaFrance,lanaturedeses paysages,lafaçondontonyvivait,intriguéqu'ilétait, depuisplusdedeuxheures,parnosproposanimés, notrebonnehumeur(carnousétionsplutôtgais),notre vivacité,etmêmesecrètementfascinésansdouteparce quenotrecomportementévoquaitcetteFrancelégen-daire,impossibleàcomprendreetquivousdonnerait toujoursconfusémentl'impressiond'êtreunpeumoins intelligentqueseshabitants. Pourquenoustrouvionsdequoiconstruirelaclô-ture,ilfallutbienquenotregardiennousaccompagnât, unjour,danslebois.Afindepouvoirmieuxnoussur-veiller,ilnousordonnademarcherlentement.Cette allurenonchalante,rêveuse,setrouvaits'accordertout àfaitavecnotreétatd'espritdumomentlaplupart d'entrenouss'étaient,àplusieursreprises,évadésà pied,enutilisantlepluspossiblelecouvertdesbois ouens'yréfugiantentoutcaslesoir,pourydormir. Nousredécouvrionssoudainlesimagesdenotreliberté éphémère,cettelibertédufugitif,laréalité,icicelle delanature,commeavivéeparlajoie,l'impatienceet l'angoisse,sepeintd'irremplaçablescouleurs.Com-mentn'aurions-nouspaséprouvédansceboisun tiraillement nostalgique? Cebois,engrandepartiecomposédemoyenetde hauttaillis,nerecouvraitpasseulementlabutte, commenousl'avionssupposé,maisseprolongeaiten s'élargissant,au-delàduversantopposéàceluiaupied duquelsetrouvaitnotrecimetière.Nousdisposions ainsid'unvasteespaceboisénemanqueraientpas
LesFougères lesbouleauxassezjeunes(c'estuneessencedecette partiedel'Europe)quenouspourrionsutiliserpour laconstructiondenotreclôture.Grâceàsonécorce blancheetimperméable,lebouleauseprêteparticuliè-rementàcetemploi;ondiraitduboisdéjàpeint. L'aspectunpeufantomatiquedecetarbre,familier deshorizonsbrumeux,ledestinaitaussiàsignalerun cimetière,fût-cesimplementsouslaformed'unebar-rière,lacouleurdecelle-ciétantappeléeàsemarier aveclablancheurdescroix. Lesjeunesbouleauxsetrouvantdisséminésaumilieu d'autresessences,nousavionsfiniparnousenfoncer assezprofondémentdanslebois,sansquenotregardien enparûtinquietetsemblâtvouloirnousfairerebrous-serchemin.Ilavançaitderrièrenous,commeperdu,lui aussi,dansunrêve.Quelssouvenirsdeliberté,quelles imagesheureuses,cettepaixetcettelumièredusous-boisramenaient-ellesdanssonesprit?An'enpasdou-ter,lecharmedulieuopéraitsurluiavecautantde forcequesurnous.Disparue,laplaineblafardede Rawa-Ruska,aveccehameauincendiéquiachevaitde fumerauloinactiondespartisans,commel'affir-maientlesAllemands,ouactedereprésaillesdontils n'osaientpasavouerêtrelesauteurs?aveccevide accablant,cettepesanteurdel'heure,commeune caniculesanschaleur,aveccesdeuxpaysannespiedsnus, trottinantaubordduchemin,têtebaissée,lapeur, devenuequotidienne,finissantparressembleràdela honte,aveccestrainschargésdematérielmilitairequi grinçaientinterminablement,lelongdelavoieferrée, endirectiondel'Est. Onseseraitcrudansn'importequelboisdelaBour-gogneouduWurtemberg,quelquesannéesplustôt, avantlaguerre,dansunmondedontnouspensions, depuisquenousétions soldats,qu'ilavaitàjamaisdis-paru.Quoiqu'onprétendeetquoiqu'ilaffirmelui-même,ungarçond'unevingtained'annéesatoujours
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LeprincedesGoths,encolèreextrême,fondsurl'in-fâme.I!l'empoigneàl'épaule,ill'étreintàlagorge, tantetpluslamalmène,enfinilcroitlateniràmerci. Maisl'ennemiadelaressource. C'estlamèredeGrendelquimaintenantveutculbu-terBeowulf,ellel'agrippeetiltrébuche,lui,leplusfort desguerriers,maismaintenantlas.L'hydreacloué Beowulfausoldesonantre.Elleassuresapriseetle couvretoutentier,puiselletiresoncouteau,arme fouillanteetféroce.
Elleveutvengersonfilsunique. Maislecouteauglissasurlacottedemailles. Sinon,lefilsd'Edgetheowauraitvécusadernière heuredanscesabîmes. MaisleSeigneurdansSasagesseenavaitdécidéautre-ment. Beowulfseredressa.
Entred'autresarmes,sonregardseportasuruneépée immense,desanciens temps,l'enviedesguerriers.En vérité,elleétaitsigrandequenulautrequeluin'aurait pulabrandir.Laforged'ungéantl'avaitfaçonnéetelle. Beowulfs'ensaisitparlagarde,ilfendl'air,encolère extrême,etfrappelemonstre,luirompantlecou.La lamedéchireleschairs.AlorslamèredeGrendels'af-faisseetsuccombe.Beowulfestcontentdesonexploit. Sonregardseportesurceslieuxéclaboussésde lumière.Envérité,oncroiraitqueleséclairelachan-dellemêmedescieux. Beowulfestseuletengrandcourroux.Illèveson armeets'adosseaumur.C'estsaclaireintentionde châtierlamèredeGrendel.Tantdeméfaitsinquali-fiablessonfilsacommis,prenantlaviedessuivantsde Hrothgar,arrachésàleursommeil Voyantlalouvedesmaraisétenduegisante,illui
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