La Nouvelle Revue Française N° 348

De
Michel Karpinski, Terre brisée
Henri Thomas, Joueur surpris
Carlos Fuentes, L'enfant du parc Monceau
Marcel Schneider, Un songe qui s'efface
Chroniques :
Daniel Leuwers, Mallarmé, Jouve, Bonnefoy : une filiation?
Marc Lambron, Georges Perros
Pierre Pachet, Le sommeil du requin
Jean Clair, S. D.
Chroniques : le théâtre :
Jeanyves Guérin, Crimes sans châtiment
Notes : la poésie :
Daniel Leuwers, Ferraille – Plein verre – Le chant des morts – Bois vert, par Pierre Reverdy (Gallimard)
Notes : la littérature :
Jacques Laurans, Les minutes insolites, par Marcel Lecomte (Éditions Le temps qu'il fait)
Jude Stéfan, Anthologie 80 (Atelier de l'Agneau - Castor Astral)
Notes : le roman :
Francine de Martinoir, Les sous-ensembles flous, par Jacques Laurent (Grasset)
Alain Clerval, L'empire des nuages, par François Nourissier (Grasset)
Claude Coustou, Les chats parallèles, par Daniel Zimmermann (Balland)
Alain Calame, La bibliothèque de Villers, par Benoît Peeters (Laffont)
Philippe Olivier, Les chambres du sud, par Laurence Cossé (Gallimard)
Jean Pfeiffer, La fable des jours, par Jean-Paul Goux (Flammarion)
Notes : les essais :
Jean Duvignaud, Le jeune Hegel, par György Lukács (Gallimard)
Thierry Cordellier, Spinoza : Philosophie pratique, par Gilles Deleuze (Éditions de Minuit)
Ghislain Sartoris, Vie de Giambattista Vico écrite par lui-même (Grasset)
Jean Bastaire, Comment ne pas l'aimer, par Petru Dumitriu (Cerf)
Hervé Cronel, Le miroir d'Hérodote, par François Hartog (Gallimard)
François Trémolières, Les veines ouvertes de l'Amérique latine, par Eduardo Galeano (Plon)
Notes : lettres étrangères :
Jean-Claude Masson, Beowulf (Gallimard)
Gilles Quinsat, Lettres, III, de James Joyce (Gallimard)
Christine Jordis, Grandeur et décadence, par Evelyn Waugh (Julliard) - Scoop, par Evelyn Waugh (Julliard) - Le cher disparu, par Evelyn Waugh (10/18) - Retour à Brideshead, par Evelyn Waugh (10/18)
Alain Suied, Lettres de Mordovie, d'Edouard Kouznetsov (Gallimard)
Jean Luc Gautier, Mariamne, par Pär Lagerkvist (Balland)
Laurand Kovacs, L'école d'impiété, par Aleksandar Tisma (L'Âge d'Homme)
Mémento :
Daniel Leuwers, L'Archée, par Fernand Verhesen (Le Cormier)
Laurand Kovacs, Bibliographie d'Eschyle, par André Wartelle (Les Belles Lettres)
Notes : le cinéma :
Jérôme Prieur, Numéro spécial Télévision (Cahiers du cinéma) - Max Frisch, Journal I-III, de Richard Dindo
Notes : les arts :
Jean Revol, Petit périple de rentrée : D'un baroque l'autre : Spillaert - Riopelle - Birmelin
L'air du mois :
Jacques Réda, Juin à Fontenay-aux-Roses
Jean Roudaut, Je ne me souviens plus quand cela était
Textes :
André Gide - Dorothy Strachey Bussy, Lettres (Fin)
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072383151
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE RevueFrançaise
Terrebrisée
L'ATTENTE
Oklopoliss'annulelentementdanssanuitestivale. Christophenepeutmanquerd'êtreattristéparlemono-lithegrisdechairdure,au profilanémiquequitrône au-dessousducieldelit.Ilsesentperdupourl'amour. ImpossiblederesterclouécommeautrefoissurMarie, derétablirl'échangemiraculeuxquilesrendaitaveugles etsourdsàtouteslesmisèresdumonde,impossiblede ne pasentendrelesmouches«bombinantes,obusives» quifondentsurl'étreinte(ilyadesbruitsquimesurent ledéclindudésir,lesentendreestdéjàensoiunetrahi-son),impossibledesombrerdanslemêmecoma,d'em-pêcherlamontéedecedoublefruste,ceChristophe spectral,ironiqueparsaseuleprésence,prêtàtoutdéni-grer,àgrimacersurlecoupledépensantenvainsarage solitude.L'accordestinterrompu!.L.eszam.antsd'antan d'unité,su1r'¡(lUellslld,euxcorps,leursnerfs,leurpantelante s'essoufflent,ontperdulamémoiredeleurchorégra-phieChacunYeprendsescontours,sasurface,leventre fouretourneàsonnylon,levaginrefoulelesucqu'il aspiraitpoursesdélires!Chacunserecroquevillesur l'échec,enchiendefusil,aveclegoûtamerduplaisirt, enallé.
LaNouvelleRevueFrançaise
Maissontlesancienscrépuscules,transfigurations sanglantesd'après-guerre?Mariefolâtraitsurlesruines, narguantdesespiedsnusledésastrequil'avaitépargnée, glissaitaufondd'unrécenttroudebombeetsurl'herbe nouvelledéployaitsescuissesécarlates.Christophemet-taitdesheurespoureffleurercediadème.Unepuissance intérieureleurordonnait,parvaguesobscurémentdif-fusesqu'ilssavaientaccorder,d'extraireduchaos,dece creuxmortuaire,enunspasmeglorieuxetprovisoire, unecréaturequigrandiraitdanslesilencedesMessersch-mitt.AlorsMarieBizarrerassemblaittoutesonénergie pouraimeretChristophesemblaitdescendredusoleil, commesisachair,sesporesavaientbulalumièred'un coupdebraguettemagiqueilpénétraitenelle,ill'empa-laitetluidonnaitàvoirautermedudéliceleciel.de Picassodansunjaillissementd'oiseaux-chirurgiens, d'oiseaux-chats,d'oiseaux-brochetsetautrescréatures innommablesquivoletaientde-cide-là,planaientpai-siblement,gouttesbrûlanteséternisantlanébuleusedu plaisiretrecomposantsurl'horizonnaguèrelacérépar lesbombeslesfragmentsdel'enfantàvenir,lesfiligranes d'Ange.Al'heurelesgens«responsables»apaisaient leurfatiguedansl'ombrequinoyaitlesmaisonsrecons-truitesetlesruines,alorsquebeaucouprepensaientà leursmorts,leursdouleursouleurscrimes,Christophe murmurait«SalutMarie!Sourced'espace!Lesoleil estentoi»Danslemystèrerevenu,lanuitenfintom-' bée,MarieBizarreramenaitsescuissesinvisiblesetfré-missaittrèslonguement,livréeauplaisirdel'eau d'amour,lesmainsserréessursonventre.Quin'aurait cruàl'absoludeleursétreintes,àl'indissolubilitédecet engagement Maisaujourd'hui,25juillet1956,ilestcinqheureset Christophen'aplusledroitderêver.Lecorpsdégagé desdraps,villeclose,maladieenveloppante,ileffectue, danslademi-consciencequ'il reprendauréveil,unvol mentaljusqu'àlafenêtre.Là-basilyaunChristophe
Terrebrisée
indestructible;unpoèteparallèlequ'ilnejoindraplus jamais,àquitouslesgestessontfaciles,quipeutaussi-tôtcequ'ilveut,sanslesbavuresnauséeusesque l'acte imprimeauxmeilleuresintentions,là-basilyaunfan-tômevoleurde touslessonges,seuladmisauxballets desultra-violets,tournesolfrémissantauxpremiers éblouissementsdel'aube,guidantsesyeuxdontlequartz scintille,sesbras,safaimverscetespacebleuquiestla négationdutravailetdudevoir.Ilestcinqheures,et tandisquelafemmeetl'enfantpoursuiventleursom-meil,enretraitdel'existence,Christophepuisedans l'inertiedesesmuscleslepremiermouvement,par lequelilexpulsesonâmeetliesoncorpsaumanège ténébreux,souslarigueurdesuns,avecl'humilitédes autres.Illefaut.Angedortàpoingsferméssoninno-cenceestplusfrappante,auréoléed'undemi-jour.Ange àluiseulméritequesonmineurdepèrecontinuede payerletributdesMitolowskiàlavillequilesaaccueil-lis,qu'ilailles'enterrerdanslesentraillesd'Oklopolis, qu'ilsoitprivédetouslessoleilsceluiquiarasantla ligneirrégulièredestoituresvientenluminertimidement lacouretcetautre,toujourslà,maissilointainquepeut-êtreChristophenel'ajamaisremarqué.Eneffetau-dessusdelacommodebruneprèsdelaquelleChristophe s'habille,dansleplusgrandsilence,quatrevieilles punaisesmaintiennentaumurlareproductiond'un tableautrèsancien. Danscerectangleauxdimensionsréduites,unevoile demisaineetunevoiled'artimon,gonfléesparunvent moyenqu'ellessuggèrentavecd'autrespluslointaines, vontentraîner,depuisdessiècles,ungaliondansun calmeestuaireaucentreduquell'eauàlateintecrayeuse ducielquil'incrimine,l'eauaccueillecommeunenébu-leuselerefletdusoleilémergeant derrièrelabrumeque sonocreirradie.Aupremierplan,lesarbresfluetsetla verdurefrisottantlarocaillesontétrangementimmo-biles.Lesoleil (est-illevant?)sembletropbaspourjus-
LaNouvelleRevueFrançaise tifierlerôlequelalégendeluiattribue;ledramesejoue danslecoingauchedelatoileàquelquesbrassesdu vaisseauetdepuisplusdedeuxmillénairesn'intéresse personne. Passeencorequelavilleauxtoitsrosesquienserreune crique,àl'extrémiténord(?)del'estuaire,quelesfalaises fuyantdanslesnuagesausud(?)etl'îledéchiquetéequi leurfaitface,quetoutcetarrière-planbaignedansla blancheurdel'aube(?)triomphante,sansentrerdans uncataclysmedignedesévangiles.Passeencorequela naturenetremblepointdesvétilleshumaines,qu'elle poursuivesansfaillesondevenirinaltérable,quelacita-dellerocheuseflanquéedesesarbustes,lesdeuxrocs inégauxquilajouxtentn'aientàsubirquelebaiserà peinevisible delamer.Passeencorequedeuxoiseaux minusculescontinuentdeplaner,insouciantsdecet Icarequin'apaspulessuivre!Passeencorequesurle promontoire,danslaproximitédudrame,desmoutons oudesbrebiscontinuentdepaîtrel'herbequelamagie dupinceauaabolie.Passeencorequ'unchevalderobe brune,crinièreetqueueargentée,excuséparsesœillères, soulèvesonsabotarrièredroitetpersistesansahans, malgrélesinjonctionsdufouet,àtirerl'araireprimitif. Maiscetaraireetlemancherigidedufouetsonttenus pardeuxmainsquiappartiennentàunhommepresque tropbeaupourêtrelaboureur.Sonbrasgaucheenfoui sousunemancheorangeetbouffantenetrahitnuleffort etsajambegauchedégagéed'unetuniquegrisesemble esquisserunpasdedansesurdessillonsquel'ondirait d'argile(?).N'a-t-ilrienvu,rienentendu?Fait-ilsem-blantdelaboureruneterreincultivableavecuncheval plusdemi-sangquebêtedetrait,dontlesjarretsfinset fragilespourraientoffrirdeplusrafraîchissantespro-menades?Fait-ilsemblantdetravaillerpournepas regarderlachuteenface? Maisletroupeauestgardéparun pâtrequibayeau ciel,l'œilévidécommeunaveugledelaparabole,
Terrebrisée
debout,jambescroisées;lebusteappuyésurunbâton (plushautquelui)qu'ilétreintfermement,chapeauren-versésurlanuque, tenantenlaisseunchienaccroupiet indifférent.N'ont-ilsrienvu,rienentendu?Leber-gerrêve-t-il,assouvit-illesrestesd'unsommeiltroptôt interrompu,implore-t-ilunvaguedieuquiguériraune peinemineureou unrédempteuraléatoire,hypostase del'inertiehumaineetdel'impuissance,quiviendra rachetertoutesleschutespasséesetàvenir? Passeencorequ'àbordduvaisseauenpartance,deux matelotsrisquentleurcorpssurlesverguespour déployerlesvoilesd'arrièreetqueleurattentionnouée surledangerlesdétournedeleurfrèreorgueilleux,qui abrisésesailesPasseencorequesurlepontuntroi-sièmedansl'exaltationdu départ,soitoccupéàdémêler sesdrisses! Maisunautreagrippéauhauband'artimonetunder-nierdanslaposturelaplusoisive,dirigeantlamanœuvre (peut-être)desongaillardd'avant,n'ontpaspunepas voirIcaresombrerdansl'eaulaplusnoiredelatoile. Souffrent-ilsdudénouementqueladistancequiles séparedel'enfantàdeminoyéannonceirréversible? Mesurent-ilsleurfragilitéàlacoquemassivequialan-guittoutesmanœuvres?Lecapitainea-t-ilreçudes ordresqu'aucunemortnepeutinfléchir?Est-cele commerçantquifaitlaniqueauconquérantd'azur? Sont-ilslapointepresquefinaled'uneincitationnaïve àl'obéissancefiliale,auxrespectsdesloisetquimeten exerguelechâtimentinéluctableréservéàtouslestrans-gresseurs?Sont-ilslescoupsdepinceaupresqueultimes d'unedénonciation,sobreetviolentedel'Indifférence? Presqueultimes!parcequ'ilrestecepêcheurqu'on voudraitextirperdelatoilepourenéluciderlemystère, pourvoirenfincevisagequ'ilnouscache,pourvoirqu'il n'enapas,qu'ildonnelechangeaubouletquiluia emportélaface,qu'ilacouvertd'unecagoulerouge uneblessureincomparable, dugenredecellesquivous
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coupentàjamaisdumonde.Carenfinilestlà,allon-geantpassionnémentsaligne,prêtàferrerlepoisson quin'enfinitpasdesuçoterl'appâtetriennedit,sur-toutpasl'étrangeoiseau-tortuequil'observe,qu'ilne sacrifierapastoutàl'espoirdecetteprisedérisoire Icaresedébatàsespieds,erreurdejeunesse?Effraction parlaquelleonsefaithomme?.Oui,onvoudrait extirperdelatoilecepêcheurinsupportablepourcons-taterenfinqu'ilavaitlesoleil(maîtreabsolududrame) danslesyeuxoulavisièredesonchapeaunoirtrop rabattue.Etlebruit?Lachairrebroussantl'air,l'étoile soudaineduchocvenutrouerledemi-silenced'une matinéeordinaire?A-t-ilpunepasl'entendre?Soit! Observezbiennotrehomme!Regardezbiensanuque! Vouscomprenez?Oui,c'estévident,iln'apasd'oreilles àl'instarduberger,dulaboureuroudesmarinsaux-quelsonseraitbienenpeinefinalementdetrouverde véritablesyeux.L'honneurdelaraceestsauf! Qu'adoncvoulumontrerBruegheldanscettetoile lescouleurs,lesréfractionsdelalumièresemblent n'avoirqu'unseulbutfaireensortequelesperson-nagessurlerectanglepeintdepuisdessièclesetlesspec-tateursquilescontemplent,sedétournentdu«foyer divergent»s'accomplitlachute?Qu'adoncvoulu montrerBreughel?Indifférence,confianceaveugleenun dieusecourable,anesthésieparletravail,hypocrisie démissionnaire,rêverieégoïstementcoupable,divertis-sementhypnotique,impudence,démesuredeshommes oiseaux,desvoleursdefeu,s'excluantdelacommu-nauté,vaincuspouravoirtransgresséleurslimites, condamnésà l'exilglorieuxoumisérable,déchéancedu demi-dieuramenéàlamer,àsonstatutmortel?.A-t-il voulumontrerautrechosequ'untableaudésarmantle tempsparsasimplicité,avecsonsoleillevantoucou-chant,soleilénigmatiquequel'onquestionneraencore quandtouslesdieuxserontbannisduciel? Ainsiàcinqheurescinqminutes,alorsquelesmouches
Terrebrisée
«bombinantes,obusives»sillonnentànouveaula pénombremourante,Christophes'éloignedelarepro-ductionprimitive,etcédantplusàlatorpeur,auxgestes queledevoiraincrustésdanssesmoëlles,qu'ausortilège toujoursactifdupeintre,iln'ad'yeuxquepourson cafénoiretfroid.Combiendemois,combiend'années luifaudra-t-ilpouraccéderàcetteénigme,aumystère delachuteetaprèsdesmilliersdedescentesremonter définitivementparmileshommesanonymesdujour? la Ange,aumoins,«gagnerasurface,maispour romprelecycle,fautederévolution,lesacrificedoit s'accomplir.Lecapitalréclamelesuicidedupère,la mortlente,letempstournantsansarrêtsurlui-même, l'hivermangeantl'été,l'année,l'anneauténébreux, térébrant. Demaincommehier,uneallumette,quelquesflam-mèchesgéométriques,unpainbeurré.Lecaféattiédi faitmiroiterquelqueslunulesets'écouleprécipitam-mentdanslecorpsdeChristophe,avivantlapensée quilesauve,ladégageantdeslimbesdusommeil,réta-blissantsalogiquesimpleetfulgurantequelafatigue necessededistendre,detrouerdedésirsoudedéses-poirsfous.Décidé,décrotté,peigné,botté,bardédesa gamelle,ChristophesalueMariedesyeux,s'attardeprès dulitd'Ange,ouvreetrefermelaported'unemainde velours,descendaujugéetsansheurtlesquinzemarches sombres,vireàdroite,traverselecouloir,débouche dansl'auroreironiquedejuillet,résisteàlaprovocation, entameàgauchelesderniersmètresdelarueJean-François-Colin,esquiveinstinctivementlescloquesque lachaleurdelaveillea faitlever,débouchesurlaplace Delatre,longelapalissadederrièrelaquelledesdétritus disparaissentsouslesorties,dépasselejeudeboules desprivilégiés,envacances,viendrontaprèsmidi égrenerleurfarniente,s'amollir,s'abolir,emprunte unraccourci,vraichemindecampagne(Oklopolisn'a pasencoretoutdigéréellesedéveloppeparplaques,
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Riend'autreàdirequ'adieu. Jevaisenvoyerceciparavionetessayerainside ne pasmesentirtroploindevous. Votre D.B.
Voustraduiseztoujours«LordHamlet»par«Sei-gneur»ou«Prince))àl'ActeI.
A.G.ÀD.B.
[novembre1942]
Chèreamie, VoicilesversdeHamletdontjevousparlais.Vousles trouverezdansladernièrescènedu1~acte.Lespectre dupèredeHamletditàcelui-ci
Butvirtue,asitneverwillbemoved, Thoughlewdnesscourtitinashapeofheaven, Solust,thoughtoaradiantangellink'd, Willsateitselfinacelestialbed, Andpreyongarbage.
Ilmeparaîtqu'icilaplupartdestraductionsse à méprennent;moins quejenememéprennemoi-même.Dites-moiqui,d'euxoudemoi,araison.Voici parexemplecommenttraduitJulesDerocquigny
Maissines'émeutpointlavertu,quandlevice S'enviendraitlatentersousdecélestestraits, Levice,entréaulitd'unangeradieux, Prendbientôtendégoûtcettecouchecéleste Etcourtàl'immondice.
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