La Nouvelle Revue Française N° 350

De
André Pieyre de Mandiargues, Le Tapis roulant
Roger Lannes, Poème de la maladie
Jean-Marie Laclavetine, En vue du port
J. M. G. Le Clézio, Villa Aurore
Octavio Paz, L'art au Mexique : matière et sens
Chroniques :
Daniel Leuwers, Guillevic en filigrane
Jean Montalbetti, La vision dostoïevskienne d'André Malraux
Jean Roudaut, Les simulacres selon Pierre Klossowski
Henri Thomas, Reportage
Jean Clair, S. D.
Chroniques : le théâtre :
Jeanyves Guérin, Le théâtre populaire à la croisée des chemins
Notes : la poésie :
Philippe Jaccottet, Le Christ est du matin, par Jean-Michel Frank (Gallimard)
Lionel Ray, Dors, par Jacques Roubaud (Gallimard)
Jacques Réda, La poésie québécoise des origines à nos jours, par Laurent Mailhot et Pierre Nepveu (Presses de l'Université du Québec / Éditions de l'Hexagone)
Notes : la littérature :
Pierre Mahillon, Valery Larbaud, par John L. Brown (Tayne Publishers, G. K. Hall & Co)
Michel Deguy, Mont-Royal, par Robert Marteau (Gallimard)
Pierre-Louis Rey, Trésors des expressions françaises, par Sylvie Weil et Louise Rameau (Belin)
Notes : le roman :
Laurand Kovacs, Jacmel au crépuscule, par Jean Métellus (Gallimard)
Notes : les essais :
Thierry Cordellier, Journal du romantisme, par Micel Le Bris (Éditions Skira)
Marc Froment-Meurice, Approches de la Nouvelle Gnose, par Raymond Abellio (Gallimard)
Philippe Dulac, La transparence intérieure, par Dorrit Cohn (Le Seuil)
Ghislain Sartoris, Jona et le signifiant errant, par Henri Meschonnic (Gallimard)
Judith Le Hardi, L'enfant illégitime, par Gérard Haddad (Hachette)
Hervé Cronel, Les yeux de ma chèvre, par Éric de Rosny (Plon)
Notes : lettres étrangères :
Francine de Martinoir, Auto-da-fé, par Elias Canetti (Gallimard)
Bruno Bayen, Zeitlebens, par Hermann Lenz (Münchner Édition)
Florence Delay, Les bas-fonds du rêve, par Juan Carlos Onetti (Gallimard)
Notes : la télévision :
Jacques Laurans, La leçon de musique : Sonny Rollins (Production de l'INA)
Notes : les arts :
Jean Clair, Francis Bacon : Logique de la sensation, par Gilles Deleuze (Éditions de la Différence)
Dominique Allan Michaud, Collages, de Gaston Chaissac (Galerie de la SEITA)
Jean Revol, Les perversions du réel ou Du sadisme de la décadence : Alain Jacquet (Galerie de France) – Ypousteguy (Galerie Claude-Bernard)
Florence de Meredieu, Vues de dos, de Michel Tournier et Édouard Boubat (Galerie Agathe-Gaillard)
L'air du mois :
Jacques Réda, Argenteuil
Naïm Kattan, Le profane, le sacré et la littérature
Georges Lambrichs, À travers les revues, les journaux
Textes :
Jean Paulhan, Lettres à quelques amis (1943-1956) (II)
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072384035
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
LeTapisroulant
AlamémoiredejunichiroTanizaki.
Bruneavecdegrandsyeuxbrunscommesescheveux flous,grandeetcharnue,presquemajeure,elle,Flora Fagne,adécidésinondefairevisiteaumoinsd'aller ousurtoutd'avoirétéentousleslieuxnotablesde Parispourleprixmodiqued'unticketdemétro,car cequ'elleveutestdepouvoirs'envanterauretour auprèsdesescompagnesdulycéeFlonàCarpentras, etellen'estpasplusmenteusequ'ellen'estcurieuse oudépensière.Ainsi,àpartirdelastationOpéraquiest prochedelarueduHanovreelleachoisideloger dansunesortedecellulemonacaleau-dessusd'un restaurantjaponais,a-t-elledescendumaintsescaliers, roulantslesuns,lesautresfixes,etdansceuxdelapre-mièreespèceelles'esttenuesansbougersursamarche, lecoudeposésurlabandemobiledelarampe,ense
LaNouvelleRevueFrançaise laissantdépasserpardes genspluspressésqu'elleou curieuxdelaregarderenface.Carelleporteunerobe delégèrecotonnaderosequipouravoirétélavéesou-ventetavoirrétrécimouleunpeutroplesformesdeson corpsetrévèlepartransparencelesoutien-gorgeetle slipnoirsquisontsesseulssous-vêtements.Noirsaussi sontsesbas,serrésjusteau-dessusdesgenoux,sous leborddelarobe,pardesjarretellesdemêmecouleur. Aumoindremouvementbrusqueouauplusléger courantd'air,larobesesoulèvesurlapeaubrunedes cuisses.MaisFloraFagnearemarquéquelespersonnes quideuxoutroismarchesplusbass'arrêtaientpourse retournerversellen'étaientquedesjeunesfemmes intéresséesaupointdetrébucherquandl'escalierren-traitdansleplanhorizontal.D'hommes,jeunesou vieux,point.Pourtant,quandelleatraversélasalleà mangerdurestaurantjaponais,avantdesortir,tous lesserveursontinterrompuleurtravailetilssesont rangésdeuxsurlecôtédroitettroisdel'autre,comme pourluifaireunchemintriomphall'ontaccompa-gnéeleursregardsbrillantsetdepetitssifflements sortisd'entreleursdentsserrées.Différemment,ces femmes,deuxaumoins,quiontobservésadescenteaux profondeursdelaville,sontrestéessilencieuses.Qu'en auraitpensésameilleureamiedeCarpentras,Lia Lévidouse,dontl'inquiétude oulesavistantdefoislui ontétésalutaires?Liaquiflairaitdeloinlesdangers et lagardaitcommeunechienneseschiotsenmettant lesmainsouvertessursesseins,enl'attirantdedos contreelle etengrondantcontresesoreilles.Dansle métro,lafouleesttroppresséepourqu'onpuisseà l'odeurdistinguerlesbonnesgensdesmauvaisesentre toutescellesquivontetviennentetvousregardent ounesemblentrienvoir.LiaLévidousepourraitbien enverserdegrosseslarmessurlanuquedeFloraFagne, chacunn'existequeselonlenomqu'ilporteetquiest inscritsursacarted'identité,toutdemême queles
LeTapisroulant lieuxcélèbresdelacitésupérieuren'ontd'existenceque suivantlesnomsdesstationsquisontpeintsencarac-tèresblancssurl'émailbleudesplaques,àlahauteur lesparoiscommencentàsevoûterpourseconfondre au-dessusdeladoublevoie.Unroyaumedeladupli-cité,lemétrodeParisn'estpasautrechose,auraient àleurhabitudeprononcédoctementLiaLévidouseet EstherCarthagène,quin'auraientguèreétérassurées d'yvoirerrerleuramie.Maisn'est-cepasprécisé-mentpourleurrapportersontémoignagesurlespoints essentielsdansPariselles'esttrouvéequeFloras'est aventuréesibas? Quanddanslelabyrinthedesescaliersetdescouloirs delastationOpéraFloras'estpromenéeassezpours'y reconnaîtreunpeu,elleestmontéedansunerame, maiselleestdescenduedèslastationprochaine,Made-leine,à causede l'églisedontNapoléonvoulutfaireun TempleàlaGloire,quoiquecesoitàNotre-Dame,Sta-tionCité,qu'ilfutcouronnéetcouronnadesesmainsla belleputequ'ilavaitépousée,souvenirhistoriquedigne d'êtretransmis,entreautres,àEstheretàLia.Puiselle estremontéedanslaramesuivantedelamêmeligneet elleestredescendueàInvalides,naturellement,àcausedu tombeauquiconclutl'épisodeetauquelilfallaitrendre hommage.Larègle,ensuite,n'apasvarié,etpourla suivreelleestdescendueàÉcoleMilitaire,àGrenelle,à Montparnasse-BienvenueàChambredesdéputés,àConcorde, àRépublique,àBastille,àItalie,àHôteldeVille.Unbeau péripleassurément,quiluiauraitprisbiendutemps, causébiendeseffortsetcoûtébiendel'argentsiàla surfacedelaterreelleavaitvoulul'accomplir.«Etce n'estpasfini;non,cen'estpasfini»,sedit-elleau momentelleposelepiedsurlequaidelastation Châtelet.Dansleguideellealuqu'àl'ouestdelaplace s'élevaitleGrandChâtelet,forteressedeLouisleGros, ensuitesiègedelaPrévôtédeParis,transformésous CharlesV,LouisXII,LouisXIV,démolien1802et
LaNouvelleRevueFrançaise
1810,maisonnepeuttoutsavoiretmalheureusement elleignore quesilepeintreLouisDavidnaquitdu côtéouestsurl'emplacementduthéâtreduChâtelet, lepoèteGérarddeNervalmourutenfacesurceluidu ThéâtredelaVille.Etpuis,pours'orienter,trouverles pointscardinaux,dansl'espacesouterrain,illuifau-draituneboussole.Lesméandresdescouloirsdela stationChâteletnesontpasmoinsdéveloppésetpas moinsembrouillésqu'auxstationsOpéraetMontpar-nasse-Bienvenue.Floras'arrêteàuncarrefourpeupeuplé unefilled'âgeindéterminé,assezjoliequoiqueassez malpropre,chanteens'accompagnantd'uneguitare électriquepourleseulpublicdedeuxautresfillesde mêmegenrequisesontadosséesàlaparoi.«Jeferai donclatroisième»,seditFloraFagne,ens'adossant aussi.Cequechanteinterminablement,commeun disquequel'aiguillereprendaudébutquandelleest arrivéeaubout,lajoliesaligaude,estunvieuxblues quechantaitBessieSmithquelquesannéesavantqueles gensderaceblanchenelaissentsaigneràmortdansle Sudlagrandeetadmirablenoire.«Doyourduty»,«Fais tondevoir»,répèteavecunrauqueaccent chicagotela voixdelasaligaudecommeen échodelavoixdeBessie assassinée,etcedevoir,quipourtoutechanteuseest simplementdechanterjusqu'autermedesesforces, n'est-ilpaspourFloradecontinueràexplorerParis ens'arrêtantunmomentsouschacundeseshauts lieuxcommeàchaquestationd'unchemindecroix? Sansdouteet,pousséeparlesfiguresimpérieusesdeses amiesEstheretLiaquisontàCarpentrastandisqu'elle voyageplusbasquelefonddufleuveSeine,ellevase remettreenroutepourunenouvelleetpasmoins mémorableétape.«Faistondevoir;va-t'endesousle Châteletquid'ailleursadisparudepuispresquedeux siècles»,sedit-elle.Laissantaumurlesauditrices,elle s'éloigne;lavoixdelachanteuseetlesondelaguitare s'affaiblissentetpuiss'éteignent.Danslagalerieassez
LeTapisroulant largeellevientd'entrer,ladirectionindiquée est celled'AubervilliersMairied'IvryMairiedesLilas. Apremièrevue,rienn'esthistorique,maiselles'est arrachéeàunechansonetilsepourraitqu'ellefûttom-béesouslecharmedumot«lilas».Oubienc'estau hasarddesespasqu'elledoitd'avoirétémenéedans unevoienevontquederarespersonnes. Plusspacieuxquelescommunscouloirs,cettevoie monteunpeu,puiss'élargitencorepourledépart etl'arrivéed'unedoublepistedetapisroulantquiaux heuresd'affluencedoitcharrierdesfoulesmaisqui maintenantrouleàvideouquasiment.«Tantmieux», seditFlora,quidelapressealedégoûtqu'ontlesjeunes provincialesetquiserangepouréviterlecontactde deuxfemmesauxbrasnouésqueletapisprojetait surellequisetenaitdevantl'arrivée.Cequ'ellesluiont ditest«sarcellerose»,avecunaccentetunrirede gorgedontelleauraithonted'avouerqu'ilsneluiont pasdéplu.Maislesvoilàdisparues,heureusement, quandelles'engageavecprécautionsurl'autrepiste, quidanslelointainseperdsansquel'onenpuissevoir lafin. Alorsletapismouvantl'emporte,etsoussesminces semellesellesentcommeunevibrationdelasurface quiluichatouillelaplantedespieds.Selaissantempor-ter,hésitantunpeu,ellefaitquelquespassurcevibrant plan;puiselles'arrêteetelleseretourne,car,d'une façonmalaiséeàdéfinir,elleaeul'impressionque quelqu'unmarchaitderrièreelleavecl'intentiondela dépasserdèsqu'elleauraitlâchél'unedesdeuxrampes mobilesauxquellesellesetientetquivontàlamême vitessequeletapis.Eneffet,etc'estunjeunehomme enmanteaulongetcasquetteimperméablesdecou-leurvertequilaregardeavecuneapparenced'effroi danssesyeuxrosés,soussessourcilsroux,au-dessus deseslèvrestrèsminces,blanchescommesapeau. Ilareculébrusquement,ilaposélesmainssurla
LaNouvelleRevueFrançaise rampemobile,derrièrecelledeFlora,etd'unleste bondilsautesurlemuretpeuhautquisépareles pistes.Là,pourunmoment,ilsemetdeboutetparaît grand.Qu'importe?Carilselaisseglissersurletapis delapisteopposéequivalerameneràsonpointde départsansqu'ilaitdonnéuncoupd'oeildeplusà Flora,quivoitsaverteéchinediminuer,s'effacer. Jamais,sedit-elle,siloinquedanssamémoireelle puisseremonter,ellen'aproduitsurquiconque, homme,femme,enfant,animalmême,unrésultat comparableàcequivientdesepasser.Cequ'illuifau-draitmaintenantestunmiroir,pours'yvoiretserassu-rerpeut-êtreens'ytrouvantordinaireetennedécou-vrantaucuneexplicationàunfaitdontellecommence àsedemanders'ilavraimenteulieudanslaréalité. Maisiln'yapasdemiroirdanslagalerie,etiln'ya riend'autresurlesmursquedesaffiches,ouplutôt uneseuleaffiche,toujourslamême,largementespacée etdontlalégendeestlaseulepartiequivaried'un motchaquefoissurlefondclair,au-dessusd'undécor debâtimentenconstructionoud'échafaudage.La vitessedutapisaaugmenter,lesaffichespassentà sadroiteetàsagaucheavecautantderapiditéquesi elleétaitdansunevoituresurunerouteentunnel, maislescaractèressontassezgrospourqu'ellen'ait aucunepeineàlire«Achetezentreparticuliers», «Vendezentreparticuliers»,«Louezentreparticu-liers».Aquelleadresse,onseledemande. Sursapisteiln'yapersonnedevantelle,aussiloin qu'elleregarde,ellelesait,et elles'estretournéeencore unefoispours'assurerquepar-derrièreilenétaitde même.Personnenonplussurlapistecontrairependant quelquesminutesetpuis,toutàcoup,dessilhouettes ontsurgilà,quiserapprochentvite.Noiresd'abord etdesexeindéterminé,ellesserévèlentcellesdecinq hommesjeunes,vêtusdumêmecostumeléger,soie oucoton,àcolouvertsurlapeau.Leurstêtessont
LeTapisroulant nues;leurscheveuxsontnoirscommeleurvêtement; ilsontunefrangequicacheleurssourcils.«DesJapo-nais»,apenséFloraFagne,quivoitqu'elleavaitpensé justequandilsarriventàgrandevitesse. Cequ'ellen'auraitjamaispenséestcequ'ellevoitqui sepassealors,etquiestquelepremiertoutseul,puis lesdeuxsuivantsensemble,puislequatrième,puisle dernierenfinontfaitunbondàsahauteurenserece-vantsurlesmainsappliquéesentrelesrampes,surle muretdeséparation,d'oùilssontretombéssurlespieds derrièreelle,sursontapisdontsanscesselavitesseaug-mente.Deuxaffichesontpassécommedeséclairs,lais-santpourtantqu'ellelise,àcôtédeséchafaudages «Aimezentreparticuliers»,«Haïssezentreparticu-liers». Ellelesvoitdonctouslescinq,quisesontregroupés àquelquesmètresderrièreelle.Elledistingueledétail deleurvêtement,quiestuneblousenoireserréedans unpantalonserréauxchevilles.Leurspiedssontnus. Sansdoute,cesontdesathlètes. Celavadeplusenplusvite.Soussespieds,celavibre etronfleethouledeplusenplusfort.Deuxaffiches, aussitôtdisparues,ontordonné«Riezentreparti-culiers»,«Pleurezentreparticuliers». LesJaponaissesontconcertés.Deuxd'entreeuxse sontapprochésdeFlora,quiensetenantauxrampes mobilesdegaucheetdedroitebarrelapiste,etlepre-mierluiprendlepoignetpourlafairelâcheretcéderle chemin.«Non»,dit-elle,enrésistant.Maisildit«haï», «oui»,avecunrirequinerassurepas,etilesttropfort pourqu'onessayedeluirésistervraiment.Tousdeux passent,suivis,uninstantplustard,paruntroisième. Floralaisselepassagelibrepourlesdeuxderniers,mais non,ceux-làneviennentpas.Derrièreelle,àquelques mètres,ils sesontarrêtésetlaregardentavecunregard auquelonnecomprendrien,cependantquedevant,à pareilledistance,lestroispremiersfontdemême.Enca-
LaNouvelleRevueFrançaise
aimezmieux,unpréjugé.Sivouspréférezencore,une convictionobscureetuneplaquesombreàquoitientsa valeur,ousaclarté. C'estlaconduiteaujourd'unetelleobscurité,qu'il mesemblaitreconnaître,engénéral,danslesœuvresdes cubistes;enparticulier,danscellesdeBraqueoude Fautrier.Ici,jevoisbienquejem'exposeàdenouvelles objections,bienpluspressantes;maisilfaudraittoutun livrepourrépondre.(C'estlelivrequejetâched'écrire, etdontma«peinturemoderne»n'étaitqu'unepremière version.)Jepensedumoinsavoirréponduauxvôtres. Jesuisàvous,affectueusement.
àAndréLhote.
29.X.56
CherAndré j'étaisbienheureux,jen'étaispasleseul,devoir tonarticledanslanrf.Heureuxet(légèrement)malheu-reuxilétaittropsensibleàcertainelenteurdudis-cours,icietàcertaineinsistance,quecen'étaitpas pournousquetul'avais écrit.Maiscelaviendra. C'estunpetitaccidentàl'œilquim'aenvoyéjusqu'à Vence,chezJeanDubuffetetdanslamaisonqu'ilvient debâtirauborddugouffre(quinousséparedesderniers contrefortsdel'Estérel,delatourdesTempliersetde la(ridicule)chapelleMatisse.(Jen'aipasencorevu Chagall, maisluiaussis'ymetilvaorner,sitôtbâtie, unechapellesyncrétistesyncrétiste!seréunira cequ'ilyademeilleurdanstouteslesreligions.Bien.) QuantàDubuffet,ilfait,pourlemoment,des «assemblagesd'empreintes».Cesontdescollagesde vieuxmorceauxdetoilessurdenouvellestoiles.Jevou-draisbiensavoircequetuenpenserais.
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