La Nouvelle Revue Française N° 368

De
J. M. G. Le Clézio, Journal du chercheur d'or
Benoît Conort, Fragments pour une île à venir
Daniel Boulanger, Brasserie des Deux-Mondes
Karen Blixen, Une lettre à Thomas Dinesen
Jean-Noël Schifano, La Felouque du vice-roi (Fin)
Chroniques :
Cioran, En relisant...
Octavio Paz, Alentours de la littérature hispano-américaine
Robert Pinget, Propos de New York
Clément Rosset, Archives
Henri Thomas, Amorces
Jean Clair, S. D.
Chroniques : le théâtre :
Jeanyves Guérin, Crommelynck, Vitrac, Gorki
Notes : la poésie :
Louise Herlin, Œuvres poétiques, de Louise Labé (Gallimard) - Rymes, de Pernette Du Guillet (Gallimard)
Gilles Quinsat, Espaces pour André Du Bouchet (revue 'L'Ire des vents')
Notes : la littérature :
Claude Dis, Les carnets de la drôle de guerre, de Jean-Paul Sartre (Gallimard)
Notes : le roman :
Francine de Martinoir, Le vase de Gurgan, par Noël Devaulx (Gallimard)
Pierre Bourgeade, Gilles et Jeanne, par Michel Tournier (Gallimard)
Dominique Aury, Les chagrins d'aimer, par Dominique Richard (Gallimard)
Michel Sicard, La quatrième blessure, par Jean de Bengy (Éditions de l'Équinoxe)
Laurence Cossé, L'Intouchable, par Pierre Bettencourt (Éditions Lettres Vives)
Notes : les essais :
Ghislain Sartoris, Les Rois thaumaturges, par Marc Bloch (Gallimard)
Jean Normand, Faulkner ou La fascination, par Michel Gresset (Klincksiek)
Francis Wybrands, Platon et l'Europe, par Jan Patocka (Verdier)
Alain Calame, L'occulte, objet de la pensée freudienne, par Wladimir Granoff (P.U.F.)
Laurand Kovacs, 7 000 jours en Sibérie, par Karlo Stajner (Gallimard)
Hervé Cronel, L'idée républicaine en France, par Claude Nicolet (Gallimard)
Jean-Loup Trassard, Voyage en Laponie, par Karl von Linné (La Différence)
Alain Suied, Correspondance (1930-1951), d'Arnold Schoenberg (Lattès)
Florence de Meredieu, Le papier (revue 'Traverses', Éditions de Minuit)
Notes : lettres étrangères :
Janine Aeply, Le Testament, par Rainer Maria Rilke (Le Seuil)
Christine Jordis, La mort en été, par Yukio Mishima (Gallimard)
Alain Clerval, Ararat, par D. M. Thomas (Presses de la Renaissance)
Jacques Ancet, Poème du sud et autres poèmes, de Luis Mizón (Gallimard)
Notes : le cinéma :
Jacques Laurans, Boudu nou sauve encore
L'air du mois :
Jean Grosjean, Patience
Jacques Chessex, L'après-midi
André Pieyre de Mandiargues, Sunsiaré de Larcone
Textes :
Nicolas-Antoine Boulanger, L'Antiquité dévoilée par ses usages
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072387951
Nombre de pages : 192
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LANOUVELLE REVUE~I~A.N'AISE
Journalduchercheurd'or
ARodrigues,toutsesait.Maintenant,jenepeux guèrecachercequejesuisvenuchercher.Pourtant, cequejesuisvenucherchera-t-ilvraimentunnom? Commentpourrais-jeledire?Bienentendu,ilsont unregardironique,avecunpetitpeud'inquiétude, eux,les«gentlemen»,les«bourzois»delabonne société,ledirecteurdelaBarclay's,lepropriétaire del'hôteldePointeVénusquepeut-onespérerde cetasdepierressauvage,sicen'estuntrésor?Oui, c'estcela,etlui-même,cethommequiestmortily acinquanteans,venuiciàl'aventure,quecherchait-ilN'était-cepasuntrésor,lebutinfabuleuxpro-? venantdesrapines deLaBuse,oud'England,l'oret lesbijouxduGrandMogol,lesdiamantsdeGol-conde?N'était-cepas,peut-être,lebutind'Avery, qui,audiredeVanBroeck,auraitcapturéletrésor donnéparleMogolAureng-Zebendotàsafille,et qu'ilestimaitàplusd'unmilliondelivressterling? Avery,quiavaitensontempslaréputationd'être devenuun«petitroi»,avaitcapturélevaisseaudu GrandMogolquiserendaitàlaMecqueavecsasuite. Alors,raconteCharlesJohnsondansHistoryofPyrates, «ilépousalafilleduGrandMogol,puisfitroutevers
LaNouvelleRevueFrançaise Madagascar»,etbientôtabandonnasonnavireetson équipageetsansdoutesontrésor(caché dansquelque île),pourserendreàBoston,auxAmériques,il vécutquelquetempsavantderetournermourirdans lamisèreàBristol.Qu'étaitalorsdevenuesafemme, lafillemerveilleuse(onnepeut l'imaginerautrement quebelle)duMogolAureng-Zeb? N'était-cepascelaaussiquecherchaitmongrand-père,danscedécordebroussaillesetdelave,ici,dans l'undesendroitslespluspauvresetlesplusisolésde laterre?Carletrésor,c'étaittoutcela,c'étaitl'aven-turefabuleusedu«Privateer»,lalégendeduGrand Mogoletdesesvassaux,NizamelMolukauDeccan, AnaverdiKhanàArcot,lacapitaledufameuxCar-natic(appeléaussiCoromandel),gardéeparsesdeux forteressesdeGingietdeTrichinopoli.C'étaitaussi lachimèredudomainedeGolconde,aunorddu Carnatic,uneforteresseinexpugnable,construiteen hautd'unrocheràtroislieuesdelacitélégendaire d'Hayderabad.C'estqu'étaitenfermé,selonla légende,lefabuleuxtrésordes«Nizam»,lesvassaux duGrandMogol,amassédepuisdessiècles.Lesdia-mantsdeGolcondeavaientétélerêvedesconqué-rantsvenusduPortugal,del'Espagne,deHollande, avantd'êtreledéliredesécumeursdesmersàlafin duxvmesiècle.Songecreux,carlorsqu'ilsentrèrent enfindansleDeccan,lesconquérantseuropéensne découvrirentpasl'Eldoradoqu'ilsescomptaient,mais lapauvretédesvillesetdespeuplesdansunpaysilyavaitplusdepoussièreetdemouchesqued'or. N'était-cepaslemême rêvequis'étaitdissipélorsque Coronado,croyantdécouvrirlesCitésdeCibolaaux toitsd'oretdepierreries,arrivaenfindevantles villagesdeboueséchéedesPueblos,n'était-cepasle mêmerêve,lorsque RenéCailléentrapourlapre-mièrefoisdansTombouctouetvitquelacitémys-
Journalduchercheurd'or térieusen'étaitenfaitqu'unrendez-vousdecha-meliers? Commentmongrand-pèrea-t-ilpucroireàla légendedutrésordeGolconde,etsurtoutàcellede ladotdelafilled'Aureng-ZebcapturéeparAverty? Al'époqueAvertyécumaitlamerdesIndes,c'est-à-direentre1720et1730,cen'étaitplusAureng-Zebquirégnaitsurl'Inde,surlesnababsetsouhabs, maisunusurpateur,nomméMohammedShahqui avaitrenverséen1720FarrukSiharlui-mêmecousin deShahAllanet desonfrèreDjahandar,filsd'Au-reng-Zebquiétaitmorten1707.Quantauxpirates ceuxquemongrand-pèreappelleles«Privateers» ilsn'ontcommencéànaviguerdanslamerdes Indes quelorsqu'ilsfurentchassésdelamerdes Antilles,c'est-à-direàpartirde1685.Celacoïncidait d'ailleursavecl'expansiondestroisgrandescompa-gniesmarchandes,laCompagniedesPayslointains pourlaHollande(fondéeen1595àAmsterdam);la CompagniedesMarchandstrafiquantsauxIndes orientalespourl'Angleterre(fondéeen1600)etla CompagniedesIndesorientalespourlaFrance(fon-déeparColberten1664).LesprédateursdelaMer desIndesTaylor,LaBuse,Avery,Cornélius,Coy-don,JohnPlantain,Misson,Tew,Davis,Cochlyn, Edward England ettantd'autresn'ontacquisleur gloirequeparcesgéantsauxdépensdesquelsils vivaientcesformidablescompagniesmarchandesqui ontétélespremiersvéritablesagentsdelacoloni-sationeuropéenne,etont ouvertlaroutedel'Orient, d'abordpardeséchangespacifiques,puisparlavio-lencearmée,divisantd'immensesterritoires,des océans,répartissantentreellescettemoitiédumonde. N'est-cepascepasséextraordinairequiestaucœur dutrésor,lesecretdecesmouvementsdedigestion dumondedel'Europetriomphante?Alleràla recherchedecesmersetdesîles,passèrentautre-
LaNouvelleRevueFrançaise foislesnavires,parcourirl'immensechampdebataille s'affrontèrentlesarméesetleshors-la-loi,c'était prendresapartdu rêvedel'Eldorado,chercherà partager,prèsdedeuxsièclesplustard,l'ivressede cettehistoireuniquequandlesterres,lesmers,les archipelsn'avaientpasencoreétéenfermésdansleurs frontières,queleshommesétaientlibresetcruels commelesoiseauxdelamer,etqueleslégendes semblaientencoreouvertessurl'infini.
TerreBrûléenoire,dure,quirefusel'homme. Terreindifférenteàlavie,rocs,montagnes,sables, poussièredelave. Chaosbasaltiquedelabaiemalgache,cônesarides, lunaires,quemongrand-pèreanotésdanssesplans, quiservaient,disait-il,derepèresauxnavigateurs leLimon,leMalartic,lemontPatate,lemontLubin, leBilactère,leCharlot,lepicMalgache,leCoup-de-sec,leDiamant.Lesruisseaux,lesravins,quicreusent leflancdescollines,vontdroitàlamerrainures sanseau,profondescommedesrides,quimontrent l'intérieurnoiretpoudreuxdelaterre,blessureset balafresqu'unsimplecoup deventefface,faits'ef-fondrer.Commentmongrand-pèrea-t-ilpuespérer trouvericidestraceshumaines,unsouvenirvieux dedeuxsiècles?Commenta-t-ilpu,annéeaprèsannée, chercherl'ombredu«Privateer»entrecesrochers, sousceciel,voyanttoujourslamêmeformedesmonts, semblablesàdesgéantseffrités?Ya-t-iliciautrechose quidureplusquelevent,lalumièreetlamer?La lave,peut-être,incroyablementdure,maiselleappa-raîtetsecacheaugrédesoragesoudesavalanches depoussièrenoire.Lesrochesdelavesemblentdes ossementsnoirs,brûlés,quiglissentsureux-mêmes, ouremontentàlasurfacesouslapousséedelaterre, jouetdanslamaind'undieuinconnu. Sont-celessignesquiontguidémongrand-père,
journalduchercheurd'or quandiltraçaitsesplansderecherche?Maisdes leurresplutôtquedessignes,cesblocsdelavequi changentdeplaceàchaquesaison,quisurgissenttout àcoupaumilieudesalluvionsdelarivièreRoseaux, oudisparaissent,avalésparlabouedumarécage. Commentcroireàdetelssignes? Etpourtantcommentnepasvoirdanscepaysage désertique,façonnéparleventetparlapluie, imprégnédesoleil,l'expressiond'unevolonté?Mes-sagelaissécommeparinadvertanceparquelquegéant terrestre,oubiendessindeladestinéedumonde. Signesduvent,delapluie,dusoleil,tracesd'unordre ancien,incompréhensible,pareillesàcesgraffitigravés danslalave,àl'ouestduNouveau-Mexique,ousur lemontCurutaran,aucentreduMexique.Ilme semble,tandisquejemarcheici,aufonddecette vallée,entrelescollinesnoires,quejesuisparvenu dansunautremonde,quin'appartientpasaux hommesmodernesnimême auxpirateslemonde d'avantleshommes.Ilyaicilesilence,levent,la lumière,etjesensencoresousmespiedslefeupro-fonddelaterre.Jevoislesracinesdesvacoas,des tamariniersaccrochésàlaterrebrûlante,jevoisces feuilleslisses,aiguëscommedeslames,etje comprendsquecemessagequejecherche,quiest écritaufonddecettevallée,nepeutmeparvenir, seulementm'effleurer.Commeuneparolequivien-draitd'unboutdutemps,etquiiraitenvolantdroit devantelle,versl'autreboutdutemps. Devantlabeautédecepaysagesimpleetpur lignesdescollinespelées,lignedelamer,blocsde laveémergeantdelaterresèche,chemindesruis-seauxsanseau,jepense aux tracéscompliquésde mongrand-père,cesplans,cesréseauxdelignes, pareilsàdestoilesd'araignée,pourcapturerlesecret disparu.C'estvrai,celapeutsemblerabsurde,inutile, unenchevêtrement,unembrouillaminiquicachait
LaNouvelleRevueFrançaise alorslaréalitédecetteîlepauvre,decetteterrenue, lavied'uninsecteetd'uneplanteestdéjàun bien grandmiracle. Maispeut-êtreétait-cenécessaire?Sanscestracés delignes,mesuresd'angles,repérages,axesest-ouest, calculsméticuleuxdespoints,est-cequecetteterre auraitexisté,est-cequ'elleauraiteuunesignification, est-cequ'elleauraitprisformesoussesyeux,jeveux dire,nonpluscommen'importequelpointindiffé-renciédelaplanète,maiscommecette«Anseaux Anglais»choisieparle«Privateer»pourycacher sonoretsesdiamants,c'est-à-direl'undeslieuxles pluspuissantsetlesplussecretsdumonde?Ainsi faisaientlespremiershommes,lorsqu'ilsdonnaient leursnomsauxendroitsdelaterre,montagnes, rivières,marécages,forêts,plainesd'herbesoude cailloux,pourlescréerenmêmetempsqu'ilsles nommaient.Alorschaqueparcelledecepaysage devientunsymbole.Le«marécageoumarnelamer», prèsdel'estuairedelarivièreRoseaux,lacourbe lentedelarivièreversl'est,puisverslesud,les collinessombresdel'ouest,dominéesparle«Comble duCommandeur»enformedeMmajuscule.L'ou-vertureduravinàl'est,avecsoncul-de-sacetson verroudepierres,etlagranderochetailléeenforme deMmajusculequirépondausignedel'ouest.Enfin, lesdeuxpierrespoinçonnées,l'uneàl'ouest,l'autre àl'est,traçantlalignegéométriquementperpendi-culaireàl'axetracéparlecoursgénéraldelarivière. Lepoint0«figuredel'organeaumarinpoinçonné , encreuxdanslapierre»,ettouslesautrespointsqui déterminentcepaysage,luidonnentsonsens,son histoire. Lepoint8«Autrefiguredel'organeau,plus grandeetmoinsaccentuée,lanaturedelapierrene seprêtantpasàun travailaussisoignéqueceluidu
Journalduchercheurd'or pointO.Lecorsaireautilisépourcesmarques, commeonpeutlevoir,despierresàdemeure.» Lepoint«Coinnettementpoinçonnédansla R pierre,dontl'undespansestdirigéverslepointZ.» LepointZ«Énormebosseenformede fût de colonne,enterréeperpendiculairementdanslesol, etdontlesommetsupérieur,amincipardeuxpans parallèles,étaitdirigéverslepoint29.» Lepoint«Trianglerectangleisocèlepoinçonné Y dansunedesparoisverticalesdelapierre.» LepointP«Figureenformed'équerre,poinçon-néedansunepositionobliquesurlaparoiverticale delapierre.» Lepoint«Triplerainureaupoinçonrayonnant E vers5,Fet30.» LepointF«Traitlongetprofondpoinçonnédans lapierre,dirigéverslepoint29.» C'estcefouillisdelignes,d'angles,depointsde repère,quirecouvrentledessinsimpleetfacilede l'AnseauxAnglais,annéeaprèsannée,traçantleur réseaudeplusenpluscompliquésurcesquelques arpentsdeterremongrand-pèreavécupresque sansdétournersonregard.Absurde,inutiletravail d'arpenteur,degéomètre,maispuis-jeenjuger?Cette terren'estpasseulementlaterre.Ainsileshommes ont-ilsrecouvertlabeautéindicibleducielnocturne remplid'étoilesaveclesdessinsdeleursconstella-tions,lesdivisions desheuressidérales,lesdegrésde déclinaison.Alorssontapparueslesfiguresmythiques duciel,leChien,lePoisson,leChariot,leSerpent, leDragon,quidisaientledésirdeshommesde comprendrel'ordresecretdumonde,ledestin commandéparlesdieux.Ici,dansl'AnseauxAnglais, c'estunautreordrequecherchaitmongrand-père, peut-êtreceluidesapropredestinée.Peut-êtrece pointinconnuquiferaitenfincoïncidersavieavec celledecemystérieuxvoyageurquin'avaitlaissé
LaNouvelleRevueFrançaise enétaitéclatant,maisdanstoutlerestelepeuple affectaitdeseconformeràlasimplicitédugenrede viedespremiersâges.Onobservaitlamêmechose enGrèceetenItalie;onnevivaitalorsquedesfruits delaterrepourserappelerquesesancêtresn'avaient autrefoisvécuquedeglands,defeuillesd'arbreset d'herbesdanslesfêtesdeCérèsonportaitdesfigues sèches,deslaitues,despavots,desgâteaux,desgre-nades,delalaineetdiversesautresproductionsfaites pourretracerlamémoiredespremierstemps. Commeladivinités'étaitmultipliéeparlamulti-tudedesnomsetdesemblèmessouslequelonla désigna,onvoitquelesmêmespratiquess'obser-vaientauxfêtesdedivinitéstrèsdifférentes;c'est pourcetteraisonquel'onfaisaitdesemblables commémorationsàAthènesdanslafêtediteplante-ria,enl'honneurdeMinerveAgranle,jourquiétait réputésimalheureuxquetouslestemplesétaient fermés.Aux fêtesd'Adonislesdifférentesproduc-tionsdelaterreétaientportéesenprocessionet ensuitejetéesdanslarivièreetdanslamer.Dansces joursfunestesetmalheureuxonétaitcouronnéde myrtheet denarcisses;oncouraitlanuitavecdes torchesàlamain et encriantcommedesforcenés, etl'onerraitdecôtéetd'autrepourreprésenter, disait-on,lescourses deCérèscherchantProserpine enlevéeparPluton;enEgyptec'étaitOsirisqu'on affectaitdechercherdelamêmemanièreenpleurant etvêtude deuilpourimiterlesrecherchesd'Isis;ou peut-êtrecescoursesavaient-ellespourobjetde représenterlavieinquièteetvagabondedespremiers hommesembarrassésdetrouverleursubsistance.Il n'estdoncpointsurprenantsilesBéotiens,comme leditPlutarque,appelaienttouteslesfêtes deCérès odieusesetfunèbres.Cérèselle-mêmeétaitappelée triste,engrecAchnia,parcequ'ellenecessaitd'être représentéecommedésoléedel'enlèvementdesa
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