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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
GEORGESL.GODEAU
Le
Bon
Temps
L'ÉCHELLE
L'échelledufumistesurgitdansmoncarreau.Elles'allonge commeuntélescope. Aupied,l'hommes'engage.Ilporteunbaquetsurl'épaule. Lapluiefouette.Ilmontelentement.L'échellepliecommeun roseau. J'écartelerideau«Saletemps!»Amical,ilclignedel'oeil puisreprendl'ascension.Sessouliersferrésglissentsurlesbarres. J'attendspourrespirerquel'échelles'immobilise.
MONTERLAGRUE
1956
Monterlagruesurunnouveauchantierestunplaisir.Je portelesbarrescommeunlanceurdejavelot,jeleslèveetles tienscommeunéquilibristeetj'aiencoreletempsdecaler monbéretàcausedusoleil.
LaNouvelleRevueFrançaise
Ilgèledurmaisjepréfèrecentfoismaplaceàcelledes gensdebureauquinousregardenttravaillerderrièreleurs vitres.Ilssontenfumés.Jepariequ'ilsontlespiedsfroids. Moijerespireàpleinspoumonsetmarchesurlabraise.
IMPOSTURE
MllePasquiergardelasalledeslivres.Quandjelarencontre, noustraversonslaville,Tchekhovsurnosépaules.Laporte delabibliothèquenousguillotine. Aujourd'hui,elleestpâle.Car elleaapprisjepublieun livre.CommentoseraprèsOncleVania?Ellebredouillequand mêmeunmotpuisellepasseausuivant.Jechercheailleurs lapoignéedelaporte.Dehors,le cielpurdejanvierestd'accord avecelle.
VIS-À-VIS
Lundi,j'arpentelarive,jem'assoissurmaboîteàpêcheet jefumedescigarettes,quandj'enai.L'hommed'enfacequi ouvresesvoletsditàsafemme«Ilestdéjà»puis,par bontéd'âme,ilmesalue.Parfois,jeréponds.Chômeur,ilfaut bienquejesoisquelquepartetici,derrièrelebuisson,personne nemevoit.Sauflui.C'estunvieuxquiattendlefacteur, l'herbeàsortir,lamort.Enfait,c'estmoiquigagne.
FOUDESLIVRES
Ilnes'enquiertpasdemabibliothèque,ilyentreparerreur, ils'approchedesétagères,ilcaresseleslivresdesyeux,dela
LeBonTemps
mains'ilosait,iloseunmoment,iltripotel'ouvrage,ilen change,ilrevient,ilvoudraitlesprendretousàlafois,les tenir,lesemporterpourleslirechezlui,lesgarderpeut-être. C'estunhommelongetfragilequisecachederrièreseslunettes poursurprendreencorequelquechose.Toutcequ'ilignoreest dehors.
MALADES
Ilsontdebellesmaisons,lavuesurlaplaine,leseaux,des chiensfidèlesetdèslematin,onlescroisesurlaroute,ils voussaluentduhautdeleurvoiture,ilsvontau marché,dans lesbureaux,lesmagasins.Ilsn'ontbesoinderien,simplement desautres,delescôtoyer,delesaccoster,leurparler.Cen'est pasqu'ilsaientquelquechoseàdire,d'utile,d'urgent,mais d'entendredesvoix,laleur,serassurer.Commes'ilsavaient peur,ilsnesaventdequoi,maisdequelquechosedenoir, froid,quilesangoisse,lesétouffe.Surlaroute,lestrottoirs, lesplacespubliques,ilssontmieux,ilsreprennentdesforces, desaudaces,desonnerchezvousauretour,deresteruneheure, sefaireinviter,àdéjeuner,d'êtrelà.Rentrerchezeuxlesscie. Ilsontdesexcuses,ilssontseuls,ilsnelisentpas,ilsne rêventpas,ilsn'ontriendanslatête,dansleurspoches,que leurchéquieretdespastillesenchocolatquilesconstipent.
PHILOSOPHIE
Lavieestpresquepassée.Derrière,jen'airienlaissé,rien apprissaufunpeudesagessequimetrahitàlademande.En fait,jenedemanderien,quetenirdebout,marcher,manger, boireetlesoirm'endormirtranquille.L'hommenaîttrans-parentets'enva demême,parlaforcedeschoses.
LaNouvelleRevueFrançaise
SURLETROTTOIR
Lesenfantsquivontàlapiscineroulentàbicycletteenfile indienne.Ilsévitentlescaillouxpournepasdéraperettomber surlachausséelamortveille. Quandilsrepassentaprèslebain,la têtedanslalune,ils semoquentdespierres,ilslèventlesdeuxbraspoursaluerles voituresetenvoyerdesbaisers.Aimerlemondeestleuraffaire.
LES
MAILLERT
Ilsontquatre-vingt-dixans,leursvisagesrayonnent.Ilssont contentsdemevoirpourdirequemesdessinschezJean lesemballent.Gêné,jerépondsquecenesontpasdeslapins, deschevaux,etquelapeintureabstraiten'aguèredesens.Ils rétorquentquej'aitortetquechaquetoileestunmondeplus beauquelevrai. J'ailecroireunjour.
JEVAIS
Jevais,jemeplains,jesouhaitemourir.Puisunemanne tombe.Lamortestinsenséequandlemondeestsibeau.La jeunefemmequirevientdumarchéetquichangesonpanier demainestheureusecardemainellereçoitdumonde,elle feralacuisine.Sesbrastirent. Jesuisunejeunefemmequiporteunemanne.
LaNouvelleRevueFrançaise RAINERMARIARILKE LettresàYvonnevonWattenwyl,traduitdel'allemand parYvonneGmüretprésentéparMarcdeLaunay. PoèADOmLFRUDNeICKIs. PAUL DEROUX Lorsqueleferfutrefroidi,traduitdupolonaisetprésenté parJean-YvesErhel
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