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LANOUVELLE JUILLET REVUEFRANÇAISE
Le
JEANGROSJEAN Voiledutemple
ISSU
Lejourrôdelelongdespersiennes.Issudel'ombreilvient sansbruit,maislecoqdeferseretourne.Lejourenjambe lesombresqu'ilprojette.Ilvoitlesableaufonddelarivière, maisl'ondeestsombresouslaberge.Untraitdelumière entrelesbranches.Untraitdelumièresurmoi,ditl'ombre, maislejourdetoutespartsdéjà.
MATIN
L'envold'uncorbeaubrasselabrume.Desrestesderêve etderoséebrillentdansl'ombre.Unmerisier,satêtedans lanue,sesbrasdanslesgrives,chantez.Là-baslapâleur dessaules,laclartéparmicequ'elleéclairecommeun maîtreintimeetpublic.Etl'aunepenchesesbranchesà fleurd'eau.
BÉATITUDES
Fidèleslesherbesetlespierreschaquejoursurlesentier desheures.Constantlejouràvenirchaquejournoyerdans salumièrelemonde.Tranquillelejourcommeunlierredans unfrêne,commeunebriseaubrasdel'été.Lejours'enva commeunruisseaumaislesrocheslefrangentd'écume.
CONNU
Lesoleilsurlestournesols,maisl'airtrembleau-dessus dessources.Lesblésdeboutjusqu'àlaroute,maislesoleil frappeaussilesfermes.Puislesgerbesseulessurleséteules etlesoleilsurdescheminsdepavots.Lescaillouxcrientsa gloirecommedesenfants.S'iltombed'untoitentredesmurs, ilcourts'asseoirsouslesarbresl'ombremeconnaîtbien, dit-il.
OISIVE
Lourdeslespaupières,sombres lesnuées.Leventdégingande lesarbres,l'éclairzigzague,lesgrondementsroulent.le Ô riredespluiessurlesronces.Puisvoguentlespetitsnuages blancsau-dessusdel'égouttementdesbranches.Oisivela lumière.Unvieuxclochermanqueunemarcheettinteses bronzes.
OISEAUX
Lescoteauxàmoissonfaitecommedesmurssurl'horizon. Lenéantdel'œuvrefaite.Labrumeaucreuxduvallon.Le cielcommeunœilimmensevoitquelesoiseauxsecachent. Moijelesentendssetaire.Ilslaissentrespirerl'oreille.Les instantscirculentenvêtureflottante,maisonnelesvoitque dedos.
COURAGE
Lesfeuillesdesarbrescolléescontreleciel,leurombresur l'oiseauquipasse.Lasiesteàtâtonscommelesglaneuses dansleschaumes.Uncoqéberluéchanteaufondd'unecour. Letempsseréveilleenpleinjourmaislesoleilsongeà descendre.Ahretroussezvosmanches,monâme,commeles bûcheronsdansl'aurore.
PATRIES
L'arbredeboutaupieddesonombrecommeunex-voto parmilessauterelles.Lesombrellessporadiquesparmilesprés commedesermitesquiretiennentleursouffle.Tucroisqueje dors,maisj'entendsgeindrelasource,tournerl'ombreetfuir lesheures.Adieupatries,avecvoscantonniers,lesfeuxdu soir,lesguêpessurl'abat-jour.
ANGES
Lespinssurlahauteur,leursbrastordus,leurchevelure sombre,lasenteurdesrésines,leslégerscrissementsdumonde. Lesroyaumess'étendentauloin,maislalueurducielnous guérit.Elledescendaveclesangesvisiterleschambresde l'âme.Lesangesnes'égarentpassansnous.Ilss'assoient, ilspenchentlatête etonnelesvoitplus.
VOLUBILIS
Lenteurdujour,mufledesbœufs.Rienencore,riende décisif.Leventhésiteenhautdestrembles,maischaque ombreestprêteàtourner.Lalumièredanslesailesd'insectes etdanslestoilesd'araignées.Ahlejours'inclinecommeun volubilisavecdesenjôlementsdecouleurs.Lesbribesdephrases montentduvillageàl'angledujouretdelanuit.
VESTALES
Adieu,longsjoursd'interminableété.Lesoleilstagnait surlesblés.L'ombretapiedanslesforêtsprofondesnesortait deslisièresqu'ausoir.Unmurmuredesourceàl'écart,un aboidansune fermeauloin.Grandesetcreusesfurentles heuresardentes.Maintenantlesheuressevoilentcommedes vestalesetveillentlabraisedescrépuscules.
BANC
Lemurdel'anciencimetièredanslevallesoleilse coucheetlabruyèreauborddelaforêt.Est-cequej'irai jusque-là?Ôlesbrusquesviolences del'air,lescharroisde nuagesendéroute.Ilnerestequ'unvieuxsoleiletl'ombre desfruitssurl'allée.Lebanc derrièrel'atelier,personnene s'yassoitplus.Lesoiseauxlesavent.
SOUDAIN
Célestes,lesfleursdechicoréesdansl'ombredumoulin mort.Lescardèresvacillaientdanslesfossés.Soudainçay est,lapluiesurlesvisages,leventdanslescheveux,les cris.Maislesoironesttousrevenussousunfourmillement d'étoiles.
ALORS
Maisonlaisséelelongduboisavecsesmursquelessoleils cuivraient,sesfenêtresquin'ontplusderegards,savigne viergedécouronnée.Ehbienledeuilestdevivreailleurs commeunelampesurpriseparlejour.Alorslesdéchaînements duvent.Lesoiseauxseperdentdanslanue,lesarbresplient, onn'ajamaisvufa.
BAQUET
Leventjetaitlesbranchescontrelagrille.Lafumée tournaitsurletoitetlesoiseauxtournaientdansl'air.Ô l'ombredesportessurlesseuils,l'eaudubaquetavecleciel dedans,lesridesduciel.L'odeurdesplantesetleslueurs descouchants.Lesjoursmedévoraientdesyeux.Jenelesai vusques'enaller.
TORRENT
Nousdescendionsdelamontagne,lejourétaitàson déclin.Maigreslesfleursdansl'herberaresurlesbordsdu torrentchanteur.Nousparlionsdetoiparénigmes.Puisvient lanuit,puislesjoursautres.Leventdansl'effeuillement desarbres,lalueurducielentrelesnuées,lespluiesdes plainesetl'amnésiedesmorts.Maisletondesvoix,laisse-moil'entendre.