La Nouvelle Revue Française N° 536

De
Faulkner :
Bertrand Visage, 'En 1946, Sartre prononce une conférence à l'Université de Yale, que l'on va...'
Jean-Paul Sartre, Les romanciers américains vus par les Français
William Faulkner, Avant-propos
Pierre Bergounioux, L'intrus dans la poussière
François Bon, Deux paragraphes de Lumière d'août
Poésie :
Luis Mizón, Le songe du figuier en flammes
Philippe Di Meo, 'Derrière le paysage (1951), le premier recueil de vers d'Andrea Zanzotto, assignait...'
Andrea Zanzotto, Poèmes
Découvertes :
Ronaldo Menéndez Plasencia, Money
Christian Garcin, Les chiens de San Romano
Chroniques :
Bertrand Westphal, L'Albanie et son double
Marie-Anne Guerin, Seul le cinéma
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072385810
Nombre de pages : 128
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SOMMAIRE
Faulkner 3 JEAN-PAULSARTRE LESROMANCIERSAMÉRICAINS VUSPARLESFRANÇAIS WILLIAMFAULKNER AVANT-PROPOS PIERREBERGOUNIOUX L'INTRUSDANSLAPOUSSIÈRE FRANÇOISBON DEUXPARAGRAPHESDELUMIÈRED'AOÛT
Poésie 4 1 LUISMIZÔN LESONGEDUFIGUIERENFLAMMES ANDREAZANZOTTO POÈMES présentéparPhilippeDiMeo
Découvertes 67 RONALDOMENÉNDEZPLASENCIA MONEY CHRISTIANGARCIN LESCHIENSDESANROMANO
Chroniques 1 0 1 BERTRANDWESTPHAL L'ALBANIEETSONDOUBLE MARIEANNEGUERIN SEULLECINÉMA
SARTRE En1946,Sartreprononceuneconférenceà l'UniversitédeYale,quel'onvalireicidanssa traductionLesromanciersaméricainsvusparles Français.Ils'agissaitd'expliquercomment,pour certainsécrivainsfrançais,l'Amériqueétaitdevenue lepaysdeFaulkneretdeDosPassos,enmêmetemps qu'elleétaitlapatriedeLouisArmstrong,dublues etducinéma.Etsurtout,ilfallaitprendrelamesure d'unmalentendu.«Lorsquej'aicitéFaulkner,lereste del'assistances'estmisàrire.Gentimentamusée,la dames'estexclamée"Seigneur-cevieuxFaulkner!» Unpeuplustard,un«jeuneécrivainlibéral » exprimeàsontoursastupeur«Ohvous,les saletés? FrançaisVousn'aimez doncqueles» VoilàFaulknercampédesdeuxcôtés.EnEurope unedecesimmenses révolutionsromanesques, ébranlantun artdurécitimmuabledepuisHomère. EnAmérique«uneimagenoireetinjustedenotre civilisation».MaisilyauralaNRF,quiremplira l'espaceflottantde cettecoupure,decedivorce.C'est danscetterevuequeSartrepubliesesdeux mémorablesarticlessurSartorisenfévrier1938,sur LeBruitet laFureurenjuin1939.
FAULKNER C'estenFrance,etdanslaNRF,queretentitpour lapremièrefoisl'échodecegrandhurlementsauvage duMississipi.Étonnanttourdeforce,sil'onveut biensongerquerienneprédisposaitvraiment «l'espritfrançais»àcapteretcomprendrel'impor-tanced'untelcri,venud'unezonemarécageusesi éloignéedenosjardinsraisonnables. Faulkner,plusquejamaisd'actualité.Dansce dossier,onliralescontributionsd'auteurscontem-porains,commeuneréponsedécaléeauxderniers motsdelaconférencedeSartre«Bientôt,lespre-miersromansfrançaisécritspendantl'Occupation paraîtrontauxÉtats-Unis.Nousvousrestituerons lestechniquesquevousnousavezprêtées.Nous vouslesrendronsdigérées,intellectualisées,moins efficaces,moinsbrutalesdélibérémentadaptéesau goûtfrançais.Parceséchangesincessantsquifontque lesnationsredécouvrentchezd'autrescequ'elles-mêmesavaientinventé,puisrejeté,peut-être redécouvrirez-vous,dansceslivresétrangers, l'éternellejeunessedecevieuxFaulkner.»
BERTRANDVISAGE
PhotoCollectionCofield
Photo CollectionCofield
LANOUVELLEREVUEFRANÇAISE
sereflètent.Dudehors,tangibleoupasunbâtiment,un arbuste,unrayondesoleil,unsouffleseproduitauregard invisible,incroyablementabsentdelamare.Peut-êtredepuis toujours,oualorscelaaprisdessiècles,leregardenfouidans cettemareadisparu.Danslaréflexion,jenepeuxm'empêcher devoiruneprojection.Certainsgrandsfilms(latrilogiede Douglas)proviennentd'unedéclarationd'absenceducinéaste (Lang,Dreyer,parexemple),d'unlienmisenévidenceentre laprésenceincarnéed'unevisionindividuelleetdeson absence.Unetropgrandesolitudeconfineàl'absence. Lorsd'unCercledeminuit,justeavantCannes,àl'initiative deLaure Adler,undébatsurlacritiquedecinémaatenté d'avoirlieu.JeanDouchetsedétachaitàlamanièredel'élé-mentquifaitexisterundécor(constituéd'unemajorité asphyxianted'hommesprésentéspourl'occasioncommedes ainSansluiauraitété «moureuxducinéma»),dispensable. absentetouteéloquencecritique.Absencequi,vouslepensez àjustetitre,estunepartinhérentedu contratpasséentrela télévisionetlecinéma. Commel'enfantamateurdemareschoisitlamarebrouillée parl'encredesseichessurlaplageplutôtquecelleclairepataugentsescongénères,JeanDouchetatenduuneperche quepersonnen'asaisie,endéclarantaudétourd'unephrase qu'iln'aimaitpasAntonioni.Savoirpourquoietsurtout entendreDouchetparlerdecinéma,deceluiqu'ilpréfèreaux filmsdugrandcinéasteitalien,vousauraitpassionné.Laparole dugrandcritiqueJeanDouchetenestunesthallucino-gène.Cedébatsuretaveclacritiquedecinéma,unpeuterne, pasmalconfus,mêmesipeuglorieuxétaitunparidifficileet unenécessité.Dansunesortedeconsensusfinalcesmessieurs (ilscomposaientunemajoritéasphyxiante)sedébarrassèrent detouslesfilmsqu'ilsn'avaientpasvus,confirmantfaceàla questioninquiètedeLaureAdlerqu'ilsavaientlesmoyensde toutvoir,qu'iln'existaitpasdefilmimportantquinesoitpas connud'eux.Commes'ilsétaientpourvusd'antennes,oud'un
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