La Nouvelle Revue Française N° 553

De
François Nourissier, Guerre aux femmes
Jeroen Brouwers, Balikpakan, 1947
Odysseus Elytis, Personne et Société
Charles-Albert Cingria, La Grande Ourse
Jude Stéfan, Le Fait Nietzsche
Michel Deguy, Proses en prose
Ludovic Janvier, En passant par les ruines de soi
Jacques Chessex, Élégie alpestre
Catherine Tresson, Un chien qui passe
François-Guillaume Lorrain, Petit abrégé de figures scéniques sur un terrain de football
Cécile Philippe, Maman
Jean Luc Sarre, Poèmes
Jim Fergus, Mille femmes blanches
Jonathan Coe, 9<sup>e</sup> et 13<sup>e</sup>
Christian Dotremont, Louis Pons
Pierre Dumayet, Louis Pons
Écritures africaines (I) :
Jean-Noël Schifano, Pourquoi écrire, sinon?
Abdourahman A. Waberi, Paris on my mind
Sylvie Kandé, Dans ce sacré foutu pays...
Olivier Konate-Nkombe, Ode première
Gaston-Paul Effa, Au vaillant soldat
Véronique Tadjo, La Légende d'Abla Pokou, Reine Baoulé
Raharimanana, Poèmes
Henri Lopes, Brouillon de notes d'un Bantou prétentieux à des Européens de même langue
Chroniques :
Françoise Bettenfeld, Henri-Pierre Roché ou La chasse au bonheur
Yves Leclair, Dôgen, caillou, bambou, zen...
Christian Garcin, Qui est Khrili Gompo? À propos d'Antoine Volodine
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, Hautes solitudes
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, De quoi se mêlent-ils? (Ensor ; Buffet ; Rebeyrolle ; Carpeaux ; Daumier ; Erro ; Éros ; Alechinsky ; Métro Pernety)
Chroniques : le théâtre :
Hédi Kaddour, L'amant, le costume et les Bouffes (Le Costume de Mothobi Mutloatse et Barney Simon)
L'air du temps :
Sylvain Bouyer, L'Adieu à Condorcet. Trois remarques sur l'incertitude
Axel Hemery, Poèmes chaméliques
Sandra Moussempes, Intersections
Maurice Fickelson, La terre n'est pas aussi ronde qu'on le dit
Olivier Coyette, Poèmes
William Francois, Poésie
Notes : la poésie :
Pierre Perrin, Poètes français de l'âge baroque de Jean Serroy (Imprimerie nationale)
Notes : la littérature :
Cécile Moscovitz, Dit Nerval de Florence Delay (Gallimard)
Frédéric Martel, Essais critiques d'André Gide (Gallimard)
Notes : le roman :
Éric Faye, Les couleurs de l'infamie d'Albert Cossery (Joëlle Losfeld)
Notes : les essais :
Hugo Marsan, La vie de Roger Fry de Virginia Woolf (Payot) - Virginia Woolf ou La vie intérieure d'Hermione Lee (Autrement Éditions)
Claude-Pierre Perez, Francis Ponge de Sydney Lévy (Presses universitaires de Vincennes)
Louis-Jose Lestocart, Ombres et lumières de Michael Baxandall (Gallimard)
Notes : lettres étrangères :
Claude-Pierre Perez, Quid sit lumen de Marsile Ficin (Allia)
Éric Faye, Correspondance de Max Frisch et Friedrich Dürrenmatt (Éditions Zoé)
Notes : les disques :
Philippe Dulac, Un pianiste messiaenique (Roger Muraro)
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072388477
Nombre de pages : 352
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
FRANÇOISNOURISSIER
Guerreaux
femmes
Ladernièrefoisquej'aibaisé.Qui?Paslaquestion. Dansl'absolu.Jenedispasladernièrefoisque j'aimangé unedaubeàlaRotondedesGaulois.Nesontconcernésni ladaubenilesGaulois.Jedisdansl'absolu,ladernière fois,labaiseintransitive.Ladernièrefoisque j'aiessayé d'enchaînerlesgestes,sanssavoirà cemoment-làquece seraitl'ultimegrimpette,l'ultimeroutine,ladivinesur-priseouleflop,larengorgeouflanelle,etcetteévidence lumineuse,DieumercimaisonpeutarrêterOnpeut laissertomberah,c'estlemotdéciderdanssatête quec'enestfini,basta,bastadeschaussettes,bastadela douche,bastadespassagesdélicatsallongé,tapanse s'étale,clapoteunpeu,attention,nepass'yappuyer,rou-coulementsdeviscères,maisàpeineteredresses-tu contemplationadoranteoutentativedecompliquerla figurelaventraille,labedaine,letonneaudebière,cette ptôsequisurplombelaceinture,cettebossequimeguet-taitdepuistantd'annéesilaforci,François,disaitla famille.Donc,cettebosse.Ellepointe,oscillecommeun seindenourriceitalienne,puispiquedunez,mecache
LaNouvelleRevueFrançaise monsexe,àsupposerquej'aieencoreenviedecontempler dehautcettemodestepièced'anatomie.Maisoui,basta Ilsuffitd'endécider,aussitôtlesmotsaccourentraccro-cher(lesgants),déclarerforfait,salutoucommelefilsde laMarquise,vousvousrappelez«Etsondadademeura court,àLérida.»«Lérida»?Lacitationtraînaitdepuis silongtempsdansmamémoirequ'elles'yétaitusée.Je m'enservaistellequelle,àl'occasion,joliefaçond'enve-lopperunfiascoàconditionquelapersonnefûtlettrée, sansquoi.MaisjetrahissaislaMarquise.«Court»est unmotféroceetdrôle.Moijedisais«coi»(etsondada demeuracoi,àLérida),cequiétaitcharmant,maisun doute,quandmême,mevenait,jetâtonnais.Alorsque «court»Montécommeunenfantaulieudel'être commeunâne(ouuncheval,précisément.).La débandadeespagnole. D'ailleurs,«Lérida»medisaitquelquechosequoi? Allonsyvoir.«Majestueusecathédraleromano-gothique», cen'estpasça.Ah,unsiègeraté,nousy voilàUnloupé, unedébandade.Ratéparqui?LeGrandCondé,avecses airsdehouribarrésienne.Bref,l'Espagne.Elleéchauffe. EtcommentJemerappelleCalaRadjada.Jemerap-pellelesnuitsd'Oliva.Jemerappelle,àMonoblet,dans lesCévennes(quipourraientêtreunemontagneespa-gnole),lamaisondesMaxOlivierLacamp.Verslebas, elleémergeaitd'unebambouseraie,etverslehautmon-traitunehonorablefaçadedanslagranderueduvillage. Deshabitudesd'ungrand-père,étaitresté,àlalisièredes bambous,àlaportedel'écurie,unobjetd'hydrothérapie élémentairebaignoiresabot,tub,Dieusaitdequelmot désignercetteénormebassinedezincquiressemblait,en géant,auboltarabiscotélecoiffeurtouillesonsavonà barbe.Là-dedans,àpeinedescendudecheval,s'asseyaitle cavalier,sansprendrelapeinedesedéculotter.L'eau,
FrançoisNourissier
venued'unesource,devaitêtrefroide.Lapositiondu grand-pèreétaittelleassezcomparableàcequeles écuyersappellentlapositiondelafemmequibaiseque lesbottes,agitéesenl'air,échappaientàlanoyade.L'eau devaitdéborder,legrand-pèrepousserdescrisd'aiseetde saisissement,leschiensjapper,sedressersurleurspattes arrièreafindeboireàlabassinedumaître.Fallait-ilavoir leculbrûlantpourtremperainsi,l'été,uneculotteà chaqueretourd'unecavalcade Maisj'enétaisausiègedeLéridaetàlamésaventuredu capitaine,quiamusaittantlaMarquisesamère.Quel siècleNousn'enconnaissonsplusguère,dedames capablesdefaireunmotsurladéfaillancepassagèrede leurgarçon.Ellespréfèrentengénéralévoqueràmi-voix etàmotscruslesdimensionsherculéennesetlesprouesses cher. dugamin.«Àcouillesrabattues,mon»Elles vousglissentlachoseaveclamêmegrimaced'intime plaisirqu'ellesprennentpourvousrévélerlepaquet qu'ellesontraflélaveillechezBrongniart.ÀLérida,donc. Saviez-vousquelechapitreconsacréparStendhalau fiascodansDel'Amourfutretirédel'éditionde1822et dutfairepénitencetrenteetunansavantd'êtrepublié? Ilyaintérêtàfrôlerlesmurs.Oncommencepardétailler decharmantessurprises,despannespropices,desclésprovi-dentiellementperdues,descoupsdesoleilquiappellent dessoinsurgents.D'onctionencaresse,decrèmeentalc, Biquets'éveille.OhnonIlsnousattendenttousau bar.LabelleaffaireTuregarderaslesangauxjouesde Sylvaine,lapaupièredeLouise,toutlemondeToutle mondeOuenbateau,aumouillage,cetteheureque chacunpassedanssacabinefraîchitlevent,chauffentles peauxportesquiclaquent,regardssournoisdumousse. Non,décidément,onnedébandepasenvacances.Lacam-bruredel'hôtessedel'airquandelleremontelecouloir
LaNouvelleRevueFrançaise
central,lacambrureetcequivaavec,panier,pétard, innocentepyromane,lesélastiquesdulingebiendessinés souslajuperougeoubleue,triangledudiable,parfois incroyablementhaut,commesilesstringsbrésiliens avaientchangél'anatomiefémininedanslesensd'uneélé-vation.Cesontsûrementdesangesdéchusquiassurent l'assomptionducorpsdesfemmes,lestirantau-dessus d'elles-mêmes,enpleinciel,cequiapourconséquencede nousabandonner,enbas,dansnosfauteuils,entourésdes hautescolonnesdesjambespudiques,intrépides,etcefeu deDieuquibrûleàhauteurdenosregards,s'apaisanten nouslorsqu'ellesseretournentpournousservirl'alcool dontilfautirriguernotredésir,viteafinqu'ildure,nous accompagnelongtempsaprèsl'atterrissage,dansceno man's landdesaérogaresrégatentlesformesclairesdes femmes,mâtsetvoilesdesdoucesfrégatesquenoussup-plions,appelons,recréonsafind'entrertoutàl'heuredans lanuit,notreventreémuprêtàrépondreàunappelque personnenenouslancera.Bande-t-il?Feignonsdele croire,lesommeilvient.Biquetseditquec'estbientôtla quille. Tut'ensouviens,ouiounon,deladernièrefois?Vous l'avezconnu,grand-mère,vousl'avezconnu?Legrand-pèredespajots,avecsonpetitchapeauetsamainau bidon.Chapeau?SorteztoujourscouvertsPlaisanterie ignoréedemontemps,onplongeaitsaqueuedansles frichtislesplusnauséeux,sansycraindremalice,comme àlaparade.Ilyavaitbiencessloganspeintsauxmursdes infirmeriesmilitaires«DeuxheuresavecVénus,deux ansavecMercure.»Maisseulslesautressefaisaient plomber.Lesautres,toujourslesautres,commedansles accidentsdechemindefer.Lespetits-bourgeoisgar-daientlaqueuesaine.Quelquefois,danslescampsderou-tiers,lesvestiairesdesstades,onvoyaitcertainsd'entre
FrançoisNourissier
nousilsnesecachaientpasaprèsdesdisparitions danslachaufferietraînaientlesvieillesbâches,lesrou-leauxàgazondémobilisésselasavonneravecunachar-nementostentatoire.C'étaientlesplusmusculeux,velus dubréchet,ilsavaientl'air,charmeursdeserpents,dese lasoupeser,del'offriràl'étalduventre,bonneviande prêteàdurciràlamoindreplaisanterie.Encetemps-là, austade,ouchezlesscouts,onvoyaitlesgarçonsarquer commeailleurslesfillesrosir.Heureusesnatures «Maisladernière,Papie,ladernière?Tuteperdsdans lanuitdestemps». Sait-onjamaissic'estladernièrefois?Untelrepos,le jourl'onsedit,couptiré,drapremonté,lapartenaire songeuseellen'aguèredépassélabanlieue,ellequi s'étaitallongéepourlesvolcansetlesîles,songeuse,bou-deuseaveccestêtes-là,onfaitleshainestrentenaires, sansprescription.Vousvoyezquelquefois,danslescafés, descouplesquiirradientlahaine,lafemmesurtout,le visagedelafemme.Ilyadanslesridesautourdela boucheuneimpitoyabledétermination.Visagesde tueuses.Onpourraitlejurer,cesdeux-làfaisaientl'amour uneheureauparavant.Oui,oui,l'amour,aveclescris,les turpitudeshabituelles,l'opéra.Queleurest-ilarrivé?Le plaisir,lenon-plaisirdoiventsuscitercesbellesrancunes. Maisj'enaifiniavectoutcela,plusjamais,plusjamais
C'esticilelieudeparlerdusentimentquejem'atten-daislemoinsàtrouverdansmamémoire.L'étonnement. L'onmedemandequeregretterez-vousdel'amour?Et jerépondsl'étonnement.Enperdrelegoûtmeblesseet medéroute.Jelerépéteraidixfoisleplaisirfutpeude chose.Maisl'instantellescommençaientd'accepter. Lepremiergesteétaitparfoisdetirerlesdoublesrideaux, oud'éteindreunelampe,oudemeretirermeschaussures
LaNouvelleRevueFrançaise
(jamaisdelacets,lessoirsl'oragemeroulaitdansla tête),oudedonneruntourdecléàlaserruregestes humbles,toujours,quivalaientparcequ'ilspromettaient d'inconcevable,etquiallaitarriver.Lemomentsousle chemisierapparaîtlesoutien-gorge,quiesttoujoursplus compliqué,adulte,dentellenoire,plusdégoûtamment transparentqu'onnel'attendait.Ellesvontdansdesbou-tiquesachetercelaonrêveElleshésitententredeux modèles,ellestâtententreleursdoigtscetteespècede tullesemédefleurettesàtraverslequelondevinera l'aréoledusein,plusfoncée,plusfragile,plusdessinée queprévu.Unseinquiavudupays.Desmamelonsque leshommesontsucés,léchés,dressésd'ungrattement. Ici,vérifierlesensduverbe«lutiner».Desagaceries,des privautés,despelotages,pluspersonneneparleainsi. Maislesgestesn'ontpasvieilli.Avantdem'yrisquer, quandmême,toujours,l'étonnement.Lavoilà,là,assise auborddulit,avecsesseinsunpeutroplourds,trop bruns,va-t-elle,sansautredit-onàLausanneles libérer,lessortir,lesmontrer,àmoi?Pourmoi?D'une torsiondubuste,surquoisegreffeungestedemodèle dansuneacadémie,elledétachelesdeuxagrafes.Surtout, nepasm'enmêler.Ellesedébrouillefortbien.Àpeine enlevée,lapiècedelingerievers1950,onaimaitlesbus-tiers,lesbalconnets,quiportaientàrire,àbadiner,àvoir danstoutefemmeunepetitefemme,vitrineofferte,mutine (quivaaveclutine,avecbadine),genreMartine,petits lotshistoriquesdanslesfilmsàcostumes,appétissantes (quiappellepigeonnantes),dix-huitièmedepacotille, boisdeTrousse-Chemise,«leVerrou»(quinousramène autourdeclé)àpeineenlevé,donc,lesoutien-gorge,elle s'allongesurlelitafindenepaslaisserpendrelesein,s'il estlourd,maisdel'affalercommeunjaunedanssonœuf, donnantaubuste,sifémininl'instantd'avant,l'aspect
FrançoisNourissier
longiligneetplatquipourraitévoquerunadolescent,un page.Jen'aimepascetinstantheureusement,ilvapeu durerlafemme esttorsenucequemafilleâgéede laitcor cinqousixansappe«se»nue,rassemblantdansla confusiond'unseulnéologismel'étrangeorthographedu motcorpsetleplaisirdepasserl'étédansl'îledebeauté, surlaplagequenousfréquentionslanuditéétait presquederigueur.Jen'aimeguèrecetteétape intermédiairelesseinsnus,parfoisretenusdesdeux mainsenconqueletrésordesConquestrouvaitle moyendedireValérieenriant,m'aidantparcerireàtra-verserl'embarrasdumomentl'actionralentissait.La femmeportaitencoresonjean,oudesbas,ouuncollant sousunejupe,sonregardfiltrantentrelespaupièresà demifermées,attentif.Ellesedemandaitcomment j'allaism'yprendre?Déshabilleur?Frôleurdebou-tonnières?Baisersdecomédieentrechaqueprouesse d'effeuillage?Grandfroisseurdejupeetdelinge?Tout pouvaitalorsdéraper,etlascènetournercourt,pour peu quej'attendisseaprèsavoirrisquéungestemaladroit, brutalpeut-être,histoiredeparaîtreauxabois,soulevéde désir,etc.Biensûr,c'étaitàelledejouer.Commentallait-elles'yprendre?Selèverait-elle,sobre,pourfairetomber rapidementsesvêtements,paupièresbaisséesouhardi-mentplantéesdansmesyeux,prenantappuisurledossier d'unfauteuilpourretirerprestementlapetiteculotteque toutesellesfourrentquelquepart,vite,siviteentrele matelasetlesommier,sousuncoussin,souslepetittas desautresvêtementsdéjàtombés.DanscefilmdeJean Eustache,LaMamanetlaPutain,quiavaitfaitscandaleà Cannesen1972,onvoyaitunejeunefemme,seule,se déshabillantdanslescirconstanceslesplusbanales, portersapetiteculotteàsonnezetlaflairer.Legesteétait sihabituel,etsianimalenmêmetemps,inacceptable,
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quelasalleavaitchahuté.Onluiproposait,àlasalle, enfilages entoutgenre,enculagessuggérés,orgiedesexe avecunetabledecuisinepourlitécartezlespoivrons,la bouteilled'huilebroute-minettes,suçons,labouchede l'hommequisortduchamp,descend,descend,etun lousticcrie«va-t-il?»,maisc'étaitcereniflement quiscandalisait.Seulslespetitsgarçonsontledroit,le mercrediaprès-midi«turéviserastagéographieJete poseraidesquestions»d'ouvrirplacardsettiroirsetde plongerlenez,lesyeuxdanslessoiesfluides,lescotons pudiques,etdesegrisercommefaitledroguéamateur quandilaspire,narinepalpitante,boucheouverte,l'éther dontilasaturéunebouledecoton,jusqu'àcequecette accélérationetcescarillons,danssatête,s'apaisent. Parfumdesmères,dessœurs,différemmentaffolants. Maman-dentelle,Maman-sortiedebainetl'indiscrète odeurdelavandequiécrasel'autre,sisubtile.Lesfilles, elles,sententlafille.Ilserappellelesannéesdeguerre, cesgrossesgarçonnesenjupeetsocquettes,lestraits encorebrouillés,d'abordpassives,patientes,puissoudain pleinesd'inventivecochonnerie,trouvantlesmotspour lesdire,l'invention,lacochonnerie,faisantclaquerla ceinturedanssabouclequandellesdéculottaientle garçon,etalorslà,oui,déjà,l'étonnement.Onenten-dait,derrièrelescloisonsd'unappartementpastoutàfait assezvasteniluxueuxpourqu'ons'ysentîtensécurité, despasglissés,despasdedragon,desriresétouffés,des voixdetéléphonec'étaitaussipérilleuxqu'uncambrio-lage.Illuiestarrivédesefaireprendre,godiche,fiérot,et alorscommelahonteétaitbonneLahonte,presque aussibonnequel'étonnement. Querêvé-jededire?Jemepasselevieuxfilm.Jesuis seuletjesollicitel'éternelrécitquelamémoiresefaità elle-même. Adolescent,etn'aimantquelesadolescentes,
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