La Nouvelle Revue Française N° 555

De
Antonio Tabucchi, Lettre à une dame de Paris (Forbidden games)
Manuel Rivas, La Langue des papillons
Joel Cano, Mauvaise herbe
William Burroughs, Les Derniers Journaux
Michel Braudeau, Trois rencontres avec le Diable
Toujours des mots :
Dominique Noguez, Le Livre sans nom
Sylvain Bouyer, Victoire de la parodie
Richard Dalla Rosa, Les Mots dans les murs
Thomas A. Ravier, Céline, rappeur sans musique, sans personne, sans rien
Guillaume Le Touze, Canal Saint-Martin
Roger Grenier, Le Crash
Éric Faye, La Colère des dieux du Marché
Henri Droguet, Poèmes
Charles Rosen, Physiologie du piano
Pierre Alechinsky, Cobra et affluents
Écrivains du Mexique (I) :
Adolfo Castañón, Personne ne lit deux fois la même page
Octavio Paz, Intelligences extraterrestres et démiurges, bactéries et dinosaures
Juan Rulfo - Máximo Simpson, À propos de Pedro Páramo (entretien)
Homero Aridjis, Des yeux d'un autre regard
Sergio Pitol, L'Obscur Frère jumeau
José de La Colina, Fragments
Marco Antonio Montes De Oca, En deçà de la mémoire
Chroniques :
Sophie Guermes, La Poésie de Jean Cocteau : déchirer l'étoffe du silence
Pierre Perrin, Claude Michel Cluny
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, Le Feu et la cage (Saint-Cyr de P. Mazuy ; Beau travail de C. Denis ; La Captive de C. Akerman)
Chroniques : le théâtre :
Hédi Kaddour, La paille, le chat et les deux ténors (Un chapeau de paille d'Italie d'Eugène Labiche ; Chat en poche de Georges Feydeau)
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, Ne pas oublier les édiles d'Amsterdam (Le Siècle d'Or ; Le Grand Siècle ; Matta, Tàpies, Messagier et les autres)
L'air du temps :
Pierre Amrouche, Poèmes
François Vergne, Sur le toit-terrasse
Notes : la poésie :
Lucette Finas, L'Instinct de ciel de Jean-Michel Maulpoix (Mercure de France)
Guy Goffette, Le Jardin des adieux d'Alain Duault (Gallimard) - Extrémités de Jean-Noël Chrisment (Gallimard)
Notes : la littérature :
Gérard Bocholier, Écrire, jour et nuit de Bernard Pingaud (Gallimard)
Claude Coustou, L'Événement d'Annie Ernaux (Gallimard)
Notes : le roman :
Alain Jouffroy, La Séance des 71 de Serge Sautreau (Gallimard)
Pierre Perrin, La Veste de fer de Michel Waldberg (La Différence)
Notes : les essais :
Pierre Perrin, Le Mythe de la passante de Claude Leroy (Presses universitaires de France)
François Trémolières, Le dossier Caravage d'André Berne-Joffroy (Flammarion)
Frédéric Martel, La photo, inéluctablement d'Hervé Guibert (Gallimard)
Notes : lettres étrangères :
Laurand Kovacs, Récits, romans, journaux de Franz Kafka (Le Livre de Poche/La Pochothèque)
Shoshana Rappaport-Jaccottet, Lettres d'Ossip Mandelstam (Solin/Actes Sud)
Max Alhau, Avant la fin d'Ernesto Sabato (Seuil) - Rien d'extraordinaire d'Antonio Muñoz Molina (Seuil)
Notes : les disques :
Philippe Dulac, Martha Argerich, la pianiste en retrait
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072388514
Nombre de pages : 352
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
ANTONIOTABUCCHI LettreàunedamedeParis (Forbiddengames)
Madame,etchèreamie, Commentvontleschoses?Etcequilesguideun rien.C'estunephrasequej'ailue,etj'ypenseàprésent. Ensuiteest-cenousquicherchons,ousommes-nous cherchés?Àcela aussi,ilfaudraitréfléchir.Parexemple, quelqu'unerre,lesoir,danslesruesetlescafés,envaga-bondantauhasard,commecelam'arriveàmoiquisouffre d'insomnie.AutrefoisilyavaitaumoinsBobi,jeluimet-taissalaisseetjel'emmenaispromener.C'étaitunbon prétexte.Àprésentilestmort,jen'aimêmepluscette excuse.Jevaisçàetlà,sanslogique,jem'attardedansles bistrotsjusqu'àlafermeture,puisjemelèveetjemarche. Lemédecinm'aditvousêtesuncasclassiqued'homo melancholicus.MaisDüreradessinélamélancolieassise, ai-jeobjecté,pourlamélancolieilfautunsiège.Votre mélancolieestdifférente,a-t-ildécrété,ils'agitd'une mélancoliemobile.Etilm'aprescritdesexercices moteurs. Hierparexemple,j'aiprisladirectiondelaporte d'Orléans.Àvraidirejenem'enétaispasrenducompte,
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jemarchais,etc'esttout.LelongduboulevardRaspail, leslampadairesmettaientenévidencelejaunedesfeuilles desarbres.Noussommesaudébutdumoisd'octobre.J'ai penséauversd'unpoèmelejauneactuelqu'ontles feuilles.Actuelcequiestmaintenantetaussitôtaprès n'estplus.Cequipasse.Delasorte,j'aipenséautempset àmonpassageàtraverslui.Mespasallaientrapidement, jesuivaisunitinéraireguidé,sansmerendrecomptequ'il étaitguidé.Jem'ensuisaperçuseulementaprèsl'avenue duGénéral-Leclerc,carautrefois,entrelebrocanteuretle restaurantvietnamien,ilyavaituneboutiquedetailleur. C'estquejem'étaisfaitcouperuncostumepourle mariagedeChristine.Jen'avaispasd'argent,outrèspeu, letailleurétaitunvieuxJuif,toutpetit,lemagasinse trouvaitsurmonparcoursquandjerentraischezmoi,et unjourjefrappai,ilavaitdestissusbonmarché,etilme fituncostumepeucoûteux.C'estainsique,passant devantcetteboutiquequiaujourd'huin'existeplus,jeme suisaperçuquej'étaispoussé,sansm'enrendrecompte, versleboulevardJourdanetlaCité Universitaire.J'avais pourhabitude,àl'époque,derentreràpied,souventdans lanuitprofonde,carlemétrofermaitasseztôtetjerestais pourregarderlesfilmsdeciné-clubdansunpetitcinéma deSaint-GermainL'Aged'or,LeChienandalou,des chosesdecegenre.Jecroyaisauxavant-gardes.Ilétait beaudepenserqu'ellesétaientrévolutionnaires.Esthéti-quements'entend.LelongduboulevardJourdan,non loind'unedesentréesdelaCité,ilyauncaféquejefré-quentaisalors.J'yallaisaccompagnéd'ungrouped'étu-diantsjaponaisaveclesquelsj'avaisliéamitié,puisque j'avaislogeràlaMaisonduJaponpendantuncertain temps,dufaitquelaMaisondemonpaysfaisaitl'objetde travauxderestructuration.Danslegroupesetrouvaient unefilleetungarçonquiattirèrentmasympathie.La
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jeunefemmeétudiaitlamédecineetvoulaitsespécialiser danslesmaladiestropicales,maisellerêvaitdedevenir cantatriced'opéraetprenaitdesleçonschezunvieux ténorquihabitaitdansleMarais.SapassionétaitPuccini, etilluiarrivaitdechanterlesairsdeLadyButterfly.Nous prenionsplaceàunepetitetableducafé,dehors,c'était l'hiver,ellechantaitUnbeldivedremolevarsiunfildifumo, etdesabouchesortaientdespetitsnuagesdesouffle condensé.Jedisaisqu'ils'agissaitdesidéogrammesmusi-caux dePuccini.Elles'appelaitAtsuko,etsonamiécri-vaitdeshaïkusqu'ilnoustraduisaitquandl'envieluien prenait.Jemesouviensd'und'entreeuxquidisait
Lafeuilletombe dansleventd'octobre flottantlégère. Pesantestletempsd'unlointainétépassé.
Assisdanscecafé,nousrêvionsdemondespossiblesen buvantunjusdepamplemousse.Lematin,dansles amphithéâtresdelaSorbonne,unvieuxprofesseurde philosophiedontlenomn'évoquaitrienànotreabyssale ignoranceparlaitavecgrâceetgénieduRemordsetdela Nostalgie.Nousnesavions pascequec'était,etpourtant celanousfascinaitcommedesmondeslointainsqu'on supposeau-delàdesocéansdelavie,suruneriveinacces-siblejamaisonn'accostera.Pourtant,nousyvoici. J'aiaboutihier,augrédemeserrancesnocturnes,dans cepetitcaféd'autrefois.Etjel'airetrouvéàl'identique, aveclesmêmesvisagesjuvénilesqu'àmonépoque,etles étudiantsdelaCitéquitravaillentensemblejusqu'àtrois heuresdumatinquandlecaféferme.Ilss'habillentbien sûrdemanièreunpeudifférente,etlamusiquequ'ils écoutentachangé.Pourtantlesvisagessontlesmêmes,et
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lesyeux,etlesregards.Iln'yapluslejuke-boxnous enfilionsdes piècesdemonnaiepourécouterOrnette Coleman,Petitefleur,Une valseàmilletemps,maisunenre-gistreuraveclamusiqued'aujourd'huibeaucoup d'Amérique.Àcôtédufrigo,lenouveaupropriétairea installéunepetiteétagèreavecdescassetteslaisséesàla dispositiondesétudiantsquipeuventfaireleurchoixet introduirelacassettedansl'appareilposésurunbancunepancarteindiqueLibreService.Enbasdel'étagère, uneautrepancarteditFromtheWorldDuMonde Entier,etl'ontrouvedestitresdediverspaysqueles étudiantsontapportésaveceuxouqueleursamisetleurs proches leurenvoient.Onpeutécouterdesmusiquesde dansesrituellesafricaines,desragaindiens,desinstru-mentsàcordesd'Anatolie,leslamentationsdegeishaset toutcequeleshommesontinventécommediverses manièresd'exprimercequ'ilsressententpardessons. Toutenhautdel'étagère,unepancarteindiqueSection Nostalgie,setrouventréuniesleschansonsquifurent cellesdenotrejeunesse,cellesdel'après-guerre,comme LeDéserteurouEst-ceainsiqueleshommesviventenbref,les cavesdeSaint-Germaindesfemmesennoiravecdes écharpesrouges,l'existentialismedecafé,l'anarchisme musicaldeBorisVianouLéoFerré.J'aipensédela musiqueavanttoutechose.Etj'airépétécettephraseàhaute voix.Vousm'êtesalorsvenueàl'esprit,Madame.C'est-à-diretoi,quej'appelleàprésentVous,maisquiétieztu pourmoiàl'époque.Onnepeutdireimpunémentcer-tainsmots,carlesmotssontleschoses.Jedevraisdésor-maislesavoir,àmonâgeetavectoutcequis'estpassé. Pourtant,jelesaiprononcés.Sanspenseràl'impunité.Et vous,Madame,vousêtesapparuesurcebalcondePro-vence.Voussouvenez-vous?Jesuissûrquevousvousen souvenezcommemoi,saufquec'estd'unautrepointde
AntonioTabucchi
vue,puisquejeVousregardaisdepuislebastandisque vousmeregardiezdepuislehaut.Etsionembellissaitles souvenirs?Ousionlesfalsifiait?Aprèstout,lamémoire sertàcela.Disonsquec'étaitenjuin.Letempsétaitdoux, commeilsedoitenProvence.J'étaispeut-êtreentrainde traverserun champdelavande,etàlalisièredecechamp setrouvaitune maisonenpierrebruteprotégéeparun amandier.Etcommenousl'enseignelasagessechinoise, souslesamandiers,onpeutserappelerlessouvenirsd'un autre.Peut-êtresuis-jeconfus?Ehbiensoit,jesuis confus.Maiscommevouslesavez,Madame,toutest confus.J'essaieseulementdedisposeravecmaladresse toutecetteconfusionenunordreplusoumoinsplausible. Etlaplausibilitéprésupposelafausseté,fût-elleinvolon-taire.Donc,jevouspriedemecomprendre.Danslesens qu'àcemoment-làvousêtesapparuesurlebalcon,quand même.Vousétieznue,celavousnepouvezpasnepasvous ensouvenir,commejem'ensouviens,maintenant,ici, aprèstoutcetaprès.Vouscomprenez?Biensûr,quevous comprenez.Lecoïteutlieudehors,aumilieudela lavande,sousl'amandier.Untracteurpassa-t-ilpar? Peut-être,maissanssafauxmécanique.Cefutunelongue embrassade,sereine,presqueimmobile,etjerépandisma semencedanslalavande.Avecunefleurviolettede lavandemouilléedesalive,jevousséchaivotrevioletle plussecret.Celavoussemble-t-iltellurique,ousimple-mentdemauvaisgoût?Peuimportejen'aipaseuque descauchemars,maisaussidesvisionsapaisantesetdes éjaculationssatisfaisantes.Belles,belles.Lesfenêtres n'ontparfoispasdevolets,elless'ouvrentsurdeshorizons bienpluslargesqueceuxdelaréalité.C'estlafenêtrede matête.Jeneveuxrienjeter,ettoutcelanepeutêtre détruit.Aurais-jerester?Cen'estpasimpossible.Qui sait?Maistoutpasseetriennereste,disaitl'autre.Et
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l'acidepoèterenchérit,attribuantl'aphorismeàun rabbinsinistreilestvraiquetuasforniqué,maiscefut dansunautrepays,etd'ailleurslafilleestmorte. C'estprécisémentaumomentjepensaisàtoutcela, chèreAmie,qu'aeulieuunmisérablemiracle,deceux quelavienousréserveafinquenouspuissionsdeviner quelquechosedecequifut,decequipourraitêtreetde cequipourraitavoirété.Unesuggestionqu'ilestnéces-saired'attraperauvol,commelaprophétieposthume d'unesibyllesuperflue.Voilàqu'ungarçonselèvede table.Jeleregarde.Ilestpetitettrapu.Etiladugeldans lescheveux.Uneapparencephysiquetrèsfrançaise.Il vientsûrementdel'Auvergne,medis-jepourmoi-même. S'ilnevientpasdelà,ilenatoutl'air.Ilsedirigeversle petitmeubleàmusique,etmetunecassette.Etlavoix aiguëdeTrenet,lacrymale,lacrymogèneetpourtanttel-lementpoignante,chanteQuereste-t-ildenosamours, quereste-t-ildenosbeauxjours,unephoto,vieillephoto demajeunesse.C'estalorsseulementquejedécouvresur latabledevantmoiundossierbleuferméparunruban blancsurlequelestécritForbiddenGames,etjel'ouvre avecdesgestesprécautionneuxetlentscommedansune cérémonieantiquequim'attendaitdepuisdesannées.À l'intérieur,ilyaunephotographiedefemmenueàun balcon.Cettedame,cen'estpasvous,chèreAmie,touten l'étant,carc'estIsabel,maisvousaussi,vousêtesIsabel, machèreAmie,vouslesavez.C'estunechoseinéluctable. Etauversodecettephotographie,unecalligraphie menueetrégulière,quejeréussisàdéchiffrer,aécritcette lettreadresséeàcelui-là mêmequiécrit,etàmoiàtravers lui,etàvous,unelettresansbouteillequianaviguédans onnesaitquelsdiaphragmesdumondepouréchouerici, surcettetablemaculéedecerclesdebièredececaféàla périphériedeParis.Etj'aicomprisquejedevaismesubs-
AntonioTabucchi
titueràunchirurgienthoraciqueetouvrirunepoitrine, lamienne,laVôtre,jenesais,pourenextraireuneessence quidonneunsensnonpasàl'aorte,auxvaisseaux san-guins,auxcorpscaverneux,maisàunebiologiediffé-rente,éloignéedescellules,quifluctuedansunquel-conqueailleurslavieetl'écritureneserencontrent pas,nilabiographie etlalittérature,unesorted'hyper-madeleinefaitenondemots(tropfacile),nondeméga-hertz,nondesignes(parpitié!),maissimplementd'une vivevoixqui,entantquetelle,meurtàpeinedite,dela mêmefaçonquel'imagemeurtàpeinel'objectifs'est déclenché. Non,chèreAmie,cen'estpaslesenhaldesénamourés poètesprovençaux,cen'estpasl'indicibledesphilo-sophesanorexiques,cen'estpaslalégèreté quevou-draientlaisserenhéritageàlapostérité,sijamaisilyena, certainsécrivainsdecemillénaireméphitiqueàpeine mort,qui ontapprislaleçonengâchantleurtalentetleur imaginationàécrirepourlebénéficedesmanuelsdenar-ratologie.Riendetoutcela,vouscomprenezsansdoute.Ce sontlesnuages,chèreamie,dansl'acceptionmodernedu terme,naturellement.Lesnuagesquicouvrenttoujours pluslevisagedelalune,laquelles'éloignedeplusen plus,mêmes'ilsyontplantéundrapeaucommeuncure-dentsurlesolivesd'uncocktail.Donc,avecuncielsibas qu'uncanals'estpendu,conceptluiaussiapparentéàla SectionNostalgiemaissi lescanauxpeuventsesuicider, cen'estpaslecasdesconnards,ceux-làmalheureusement non,quinousétouffentdeplusenplus.Jevouspriedene pasinterprétercespauvresdélirescommedesdéclara-tionsdepoétique.Sijamais,interprétez-lesdemanière existentielle.Ouplutôt,phé-no-mé-no-lo-gi-que.Parce quelepoèteestunatrabilaire,etquetoutleresteest nuages.LaFérocité,l'Évidence,lePoliticallycorrect,le
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Plastique,leCynisme.Etcommesiçanesuffisaitpas,les -ologues,tousles-ologuespossiblesetimaginables.Etles remordsetlesrepentirs,detoutefaçononnerecourtplus aumaïssouslesgenoux,unmea-culpachaudàlacrème s'ilvousplaît.C'estchiant,Madame,croyez-moi.Etpuis laScience.LaSciencegrâceàlaquellelesFissionnistes crièrentleureurêkaHiroshima,monpetitchampignon Auxsurvivants,desblessures,desdéformationsgéné-tiquesirréversibles,descancersdetousgenres,machère Amie.Ettant,tantdeconnards.Etdestonnesdepisse-froid.PourrésumerZyklon-B,radioactivitéetfilsbar-belés,commel'aditquelqu'unquis'yconnaissait.Toutes chosesquinesontpasvraimentdupistou,vousnecroyez pas?Etenmêmetempslalégèretécommeunlanceur dejavelotquicourtpiedsnussurlapeloused'Olympie. Parbleu,quelleéléganceOuencoreLaVie,la Vierecom-mandéeparleTout-de-blanc-vêtuàsafenêtre(quede balconsetquedefenêtresdanscettehistoire,Madame, l'avez-vousremarqué?).Certes,maislaviedequi?Et avecquelshabilesarrangements,quiplusest?Sinous nouslimitionsàrépandrelasemenceaumilieudela lavande,est-cequeceneseraitpasaussiunarrangement, disonsundiscoursdelaméthode?Prenez-lecommeun doublesens,unemétaphoredelaperceptionque quelqu'uncommemoipeutavoirdelui-mêmepar exemplelesensdel'écriture.Etpendantcetemps,qui saitsivous,chèreAmiequicommemoiavezfréquentéles interstices,vousn'allezpasapprendrecommentfonc-tionneunehistoire,cequec'estquelalittératureparce quevousconnaissezbienlavie,mieuxquemoi,vousla maîtrisez,àprésenttoutc'estcalmé,pourvous,toutest «enordre»,etçajevousl'envie,croyez-moi.Sommes-nousdansl'auto-oul'hétéro-diégétique?Ilestvraiment nécessairederésoudrecetépineuxproblème.Bref,qu'est-
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