La Nouvelle Revue Française N° 556

De
Guillermo Cabrera Infante, Oceanía
Caroline Lamarche, Les Fourmis
Michel Braudeau, Partie de campagne
Thomas Harlan, Rosa
Christian Garcin, Le Palimpseste borgesien
Luisa Mercedes Levinson, La Sœur d'Eloise
Olivier Houbert, Augiéras-Nivière : un dialogue spirituel
François Augiéras, Lettres à Pierre-Charles Nivière
Paul Placet, Dans un parcours chaotique, l'épisode Nivière-Augiéras
Gérard Macé, Le Goût de l'homme
Louis Chevaillier, Poèmes
Andrei Vieru, Mon père
Gao Xingjian, Entretien avec Annie Curien
Charles Rosen, Physiologie du piano (Fin)
Jean Clair, Zoran Music à Dachau
Écrivains du Mexique (Fin) :
Juan José Arreola, L'Hymen au Mexique
Adolfo Castañón, Carlos Fuentes ou L'exhumation du mercure
Alejandro Rossi, Récits
TOMAS Segovia, Ce qui est immortel
Salvador Elizondo, Ein Heldenleben
Jose Emilio Pacheco, Trois nocturnes de la forêt dans la ville
Jorge Hernandez Campos, La Vieillesse de Don Juan
Gabriel Zaid, Cadran solaire
Fernando Del Paso, Ángel Zárraga : une mexicanité qui cache son visage?
Elsa Cross, Cantharides
Chroniques :
Alain Clerval, Pascal Quignard. De la terreur sexuelle à l'effroi de l'œuvre au noir
Yves Leclair, Kopland river (Improvisation n° 1 sur la poésie de Rutger Kopland)
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, Jeunesse du même (Space Cowboys de C. Eastwood ; L'Affaire Marcorelle de S. Le Péron)
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, Saccages et glissements (Rodolpe Bresdin ; Yves Klein ; Catherine Val ; l'administration)
Chroniques : le théâtre :
Hédi Kaddour, Lorenzaccio aux Amandiers
L'air du temps :
Bruno Grégoire, Poème de l'île noire
Jacques Henric, Légendes de Catherine M.
Marc Blanchet, Rosée noire
Notes : la poésie :
Guy Goffette, Petite chronique allumée de poésie
Xavier Bordes, Passage au Luxembourg d'Hédi Kaddour (Gallimard)
Notes : la littérature :
Yves Leclair, Justice immanente de Jean-Marie Le Sidaner (La Différence) - Le Ramasseur d'ombres de Jean-Marie Le Sidaner (La Différence)
Richard Blin, Rien de Christian Garcin (Champ Vallon) - Le vol du pigeon voyageur de Christian Garcin (Gallimard) - Les Cigarettes de Christian Garcin (L'Escampette)
Notes : le roman :
Pierre Perrin, Une jeunesse à l'ombre de la lumière de Jean-Marie Rouart (Gallimard) - Festina lente de Nadine Ribault (Actes Sud)
Notes : lettres étrangères :
Éric Faye, Hawthorne de Henry James (José Corti)
Yves Leclair, Le Chant d'illusion et autres poèmes de Nyoshül Khen Rinpoché (Gallimard)
Gérard Bocholier, Respirer l'ombre vive d'António Ramos Rosa (Lettres vives)
Paul Gellings, Sur l'eau de H. M. van den Brink (Gallimard)
Notes : témoignage :
Claude-Pierre Perez, Le Portail de François Bizot (La Table Ronde)
Notes : le cinéma :
Frédéric Martel, Entretiens avec Stig Björkman de Lars von Trier (Cahiers du cinéma)
Notes : les disques :
Philippe Dulac, Les soixante-quinze ans de Dietrich Fischer-Dieskau
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072388538
Nombre de pages : 352
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LANOUVELLE REVUEFrançaise
GUILLERMOCABRERAINFANTE Oceania
J'aidécouvertOceanfaderrièreunbétel.Elleétaitdans lacourlejourjesuisalléchezsagrand-mère.Lacour étaitunejungleordonnéed'arbresetdefleurs.Vuedela rueonauraitditlabrousse,maisàl'intérieurilyavaitdes carréscultivés,avecdesplantesmédicinalesetunlopin seméd'herbesaufond.Lesbranchesd'unebougainvillée s'entrecroisaientau-dessusdelaclôtureetl'arrière-cour n'étaitqueflamboyants,jacarandasetrésédas,desorte qu'onvoyaitlejardindetrèsloin,mêmesionnepouvait pasappelervraimentçaunjardin. Lagrand-mèred'Oceaniaétaitunevieilleamiedema famillemagrand-mèreetelledisaientqu'ellesavaient faitleursétudesensemble,maisaucunedesdeuxn'avait dépassél'écoleprimaire.Quoiqu'ilensoit,lesdeux familless'entendaientàmerveilleetsijen'étaispasallé chezellequandj'étaispetit,c'esttoutsimplementparce qu'elleme faisaitpeur.Voussavezcommentsontles enfantsondisaitquelagrand-mèred'Oceaniaétaitgué-risseuseetmoij'imaginaisdéjàlamaisonensorcelée,bref lavieillen'étaitàmesyeuxqu'uneméchantemagicienne.
LaNouvelleRevueFrançaise
Quandmagrand-mère,suruntonpéremptoire,m'a expédiélà-bas,c'étaitl'après-midi.Aulieud'yallertout desuite,j'aifaitletourdemamaisonetjemesuisétendu derrière,àl'ombre,restantàcontemplerlesnuagesetà devinerdesanimauxdanslesformesmajestueusesqui évoluaienttoutlà-haut,blanches,rondesetsilencieuses, tandisquelabrisemarinerelevaitlecoldemachemiseen lefrottant bruyammentcontremeslèvres.Jemesuis endormi. Jemesuisréveillétarddansletardifaprès-midietj'ai descendulacollineenmarchantlentement,encoreà moitiéendormi.Quandjesuisarrivéàlamaison d'Oceania,aubasdelacôte,larueétaitdevenuemauve, bleutée,déjàpresqueenvahieparlabrumecrépusculaire, etàlaportedelamaisonsetrouvaitunmulâtregrandet maigre,proprementvêtu,quigrattaittoujourslemême airsursaguitare.Jen'aipasoséavancerjusqu'àlaporte, carj'auraisalorstraversersamusiqueaussisuis-je revenusurmespas,enentrantparleportaildujardinet j'aitraversélacour.Maisavantd'arriverauboutdela maison,j'aientenduunsifflementetj'airegardéautour demoi.J'aivuOceania,saufqu'àcemoment-làjene savaispasencorequec'étaitOceania.J'aiseulementvu unegrandefillettenoiraude,auxyeuxbleus,presque blancs.Elleestvenueversmoiàtraverslierreetaralies sansécarterleursfeuilles.Quandelles'estapprochéej'ai vuqu'elleavaitlescheveuxcoiffésenunelonguetresse, qu'elleétaitvêtued'untablierimpriméàfleursrouges, jaunesetbleues,etqu'ellemarchaitpiedsnus.Elletenait danssesmainsunebrindilledebételqu'elleportaitàsa boucheetmâchaitcommesic'étaitduchewing-gum.Sa bouchedessinaitunemoueavide,maisjolie. Toi,jesaisquitues,m'a-t-elledit,plusprès. Etmoi,jesaisquitun'espas,ai-jefait.
GuillermoCabreraInfante
JesuisOceania. Etmoi,quijesuis? Toi,tueslefilsdeValeriaNoa. Oui,c'estvrai,ai-jedit,carc'étaitlavérité. C'estvrai,etc'estbienvraiaussiquet'estrèsmoche. Elleestpartieencourantets'estperduedansles fourrésaufonddelacour.J'aicruaudébutquecelafaisait partied'unjeu,maisquelqu'unarrivaitdelamaisonet, quandjemesuisretourné,j'aivuunevieillefemmevêtue deblancquidisait Monpetit,tuestonpèretoutcraché.Toutchié. Jen'aipasaimécettefaçondem'accueillir,maisdéjàla vieillemeserraitcontreelleetm'embrassaitsurlefront, puiselleadit Dieutebénisseetfassedetoiunsaintetellea ajouté,ensereculantpourmieuxmeregarderJ'aimais beaucouptonpère.Dommagequevoussoyezallésvous perdreàLaVavaneellem'aprisparlebrasetm'a entraînéjusqu'àlamaison. Tuesvenupourlesmangues? Oui,c'estgrand-mèrequim'envoie. Jesais,m'a-t-elledit. Elles'estassisedanslacuisine,aramassésurlatableun cigareàmoitiéconsuméets'estmiseàfumer,maissans aspirerlafuméequ'ellerejetait,épaisseetbleue,parla bouche.Lesbordsdelatableétaientcreusésdedemi-lunesquiétaientdesmarquesdebrûlures.Lavieille por-taitunerobeblanche,desbasblancs,dessouliers blancs etsurlatêteunturbanblanc,elleavaitaussiunegour-metteblancheetuncollierblanc.Elle,elleétaitnoire, maisd'uneteintematequilarendaitplusnoireencore, parcequesapeauétaitsanséclat,sibienquenonseule-mentlapeau,maissachair,sonsangetmêmesesos devaientêtrenoirs.Etpourtant,elleavaitdestraitsde
LaNouvelleRevueFrançaise
Blanche,délicats,etaufonddesesyeuxnoirs,inquiets, brillaitunejoyeusesagesse.Sesmainsétaientlongues, osseuses,etnonpaslissesetbrillantescommelesmains desNoirs,maistrèsridées,égalementmates,commede lacendrenoire.J'aipensé,jem'ensouviens,quesesmains étaientdesgants,toutcommesesbras,etquemêmeson visagesemblaitrecouvertd'ungantnoirenpeaudecha-mois.Entrelesgantsdesesmains,elletenait maintenant mesmains.Ellelesaregardéespar-dessusetpar-dessous, etelleafrottésonpoucecontreleborddemespaumes. Tuvasvivrelongtemps,m'a-t-elleditsurletondela confidence,ettuvasêtrecélèbre.Tuvaspasêtrericheni heureux,pasquetupensestrop. Elleareposésurleborddelatablesoncigare,telle-mentmâchouilléqueleboutn'étaitplusquedela bouillie. Méfie-toidessouvenirsetdescourantsd'air,et mangelentement,enmastiquantbien. J'avaisenviederire,maisj'avaispeuraussi,desorte quejerestaitrèssérieuxettrèsraide. Fauttedétendre,m'a-t-elledit.Pourquoiquetu croisquelesicloneyrenverselesarbustesetyrenverseles arbres,maisyrenversepaslacanneàsucreetyrenverse pasl'herbe? Elles'esttueunmomentetm'aregardéd'unairinter-rogateur.Jenesavaispassijedevaisluirépondre,attendre saréponseouluidemanderpourquoi.Ellearepris Pasquelacanneàsucre,l'herbeetlesbroussaillesy sontflessibles.Soisflessible.Tuvoisbienqueleventy renversepaslapalme,yrenversepasleseiboelleadit ceiboetnonceiba,quiestpourtantlenomcubaindufro-mager.Lapalmepasqu'elleestcommeunefemmequi supporteensilenceetqu'ellelaissetombersafrondaison, quiestsachevelure,maislavoilàavecsonjolicorpsnuet
GuillermoCabreraInfante leventytombeamoureuxd'elle,ylatouche,yl'embrasse etyluifaitl'amour,enlalaissantqu'elleétaitpourla perchainefois.Leseibopasquec'estleroidelasavane, l'arbredetouslesarbres,lemâle,etqu'yenapeur,comme yapeurdelafoudreetylarespette,oui,yapeurdufeuet ylerespette,etyapeurdel'hommeetylerespette. Commelesautresarbresyz'ontpeurdeluietylelaissent seul,toutseul,danslaplaine,pasqu'ycomprennentque c'estleroidetoutcequiestvert.Ceux-làyrespettentque lesiclone.T'espasunepalmeettupeuxpasêtrecomme leseibo,alorsfautapprendreencorebeaucoupetsurtout àêtreflessible.Souplecommeunroseau. Elles'estlevéeetestpartie,etjel'aientenduedire quelquechose,jetâchaisdecomprendrecequ'elleavait ditetj'avaisàpeinedevinésesparoles«Attendsici» qu'ellerevenaitdéjàavecunvieuxlivretachédegraisseet auxpagesdéchirées. Vaist'prédirel'avenircommeyfaut,m'a-t-elle annoncé.Queljourquet'es? Le5janvier,j'airépondumécaniquement. Elleaouvertlelivreàunepageetellealu. Prendsgardeauxabeillesetàl'arbreabey,elleadit. Unepiqûred'abeilleellepeuttetuer,l'ombredel'abey ellevatefairedormirunsommeilfatal. Elleestrevenueàsonlivrequ'elleaouvertànouveau pourlire Tuserasacorbateetunhommeattif. Jenel'aipascruedutout,maisj'aisentiunmélangede joieetdesecrètevengeanceilsétaienttousdansl'erreur, mesparents,lemédecin,mesamis.Ellearépétél'opéra-tionunefois Tudirasdesblaguesquandtuserasgrand. Etencoreunefois Méfie-toidestraîtres.
LaNouvelleRevueFrançaise Etunedernièrefois Etdesplumoniesquet'attraperas. Puiselleafermélelivreetm'aregardéànouveau.J'ai étésurprisqu'elleait puliresanslunettes. Maintenanttusaistonavenir.Poussequ'yestdu passé,t'estroppetitpourenavoirun.Tonpasséc'estles dentsdelaitetleculmerdeuxelleaditcommeça. Maintenantviensavecmoi,a-t-elleditpourfinir. Ellem'aemmenédanslacour.Onestpassésensemble àtraverslesroses,lesmassifsdefleurd'oranger,dechè-vrefeuilleetdejasmintoutaubout,etonestarrivésau lopinsemédeplantes. Icic'estlecoupe-fiève,pourlatempérature,m'a-t-elleditensignalantuneplantejaune,dure,auxbords presquemordorés.Tuavalesçaettoutelafièveellepart aveclepipi. Elleallaitmaintenantdesimpleenarbusteetd'arbuste ensimple,sanscessedeparler. Celle-cic'estlaruepourlesfrissions,pourdégager lesboyauxetlefoie,etrevoilàcelle-là,lecoupe-fiève. Ellem'amontréunarbre,puisunarbuste,etencoreun autrearbre L'almâsigo,contrelespoux,lerhumeetçasertaussi àcrachersafiève.Lebrise-culottepourlachiasse,pourse nettoyeretcontrel'érésipèlelacolonia,trèsbonneen décossion.Etl'ouvre-chemin,commesonnoml'indique, ysertàdégagerleterrain.Lepeuplier,quifaitjoliety donnedel'ombre,regardecommentau-dessousyfait déjànuit.LethéduMexiquecontrelesbestioles,lesvers ettoutça.Lebasilicpourlesreins,lemaldetêteetles crampesd'estomac.L'escobamargapourlestripes,contre lepaludisme,lagaleetlateigne.Lesureaublanc,pour quandonperdlavueetçapurgemagnifiquement.Le romerillo,pourlesfemmesquandz'ontlesrèglesdéré-
GuillermoCabreraInfante
glées.Lamentheendécossion,commelamarjolaineetle tafia,ysertaussipourlesbronches. Onétaitmaintenantarrivésaufonddujardinetona presquebutésurunmurqu'ilyavaitc'étaientles restesdelamuraillequidataitdel'époqueespagnoleet servait declôtureaujardin.Lanuitétaitpresquepro-fondequandonestrevenusàlamaison,moitoujourssur sestalons.Avantdequitterlejardinelles'estapprochée d'unebutteargileuseàcôtédusentieretenaarrachéune mottedeterrequiétait humideetressemblaitplutôtàdu mastic.Elleenamisunpeudanssaboucheetadit Boucaro. Ellemel'afaitsentirc'étaitunparfumagréable, humide,terreux. C'estpourlamauvaisehaleine,m'a-t-elleditetellea continuéàmarcheretàmâchersonmastic.Avant d'arriveràlamaisonellel'acraché. Lavieilleestentréedanslacuisineetaprisunechaise. Elles'asseyaitlesjambesséparées,bienécartéesetsa longuejupeentrechaquejambefaisaitcommeunepoche. Ensuiteellereposaitlescoudessursescuissesetsepen-chaitenavant.Ellemâchaitencoreunrestedeboucaro.Il régnaitdanslacuisineunprofondsilencequisemblait venirdetoutelamaisonelleétaitrestéesilencieuse, commeexténuée,maisaumouvementrythméqu'elle imprimaitàsoncorps(d'arrièreenavant,ouplutôtde hautenbas)onsentaitqu'ellen'étaitpasfatiguéemais excitée,perduepeut-êtredanssespensées,maisàcoup sûrexcitée.Peut-êtreétait-ceàcausedelalongueleçon debotaniquequ'ellevenaitdemedonnersurlevif,même sijesavaisdéjàquecen'étaitpasuneleçonmaisunepro-menadeenthousiaste.Auboutd'unmoment,elleaparlé, toujoursdanslamêmeposition,commeaccroupiesursa chaise.
LaNouvelleRevueFrançaise
Assieds-toi,m'a-t-elledit.J'étaisrestédeboutjus-qu'ici,maisàcemoment-làjemesuisassis,enfaced'elle. Tuesvenuchercherdesmanguesquejevaisdonneren cadeauàtamère. Oui,ai-jedit,maiscen'étaitpasunequestionetelle apoursuivi Commetulevois,iciyapasdemangues.Yapasde manguierdansmonjardin.Lesmanguesellessontdans leschamps.Faudraquet'aillesleschercherdemain. Elleestrestéesilencieuseànouveau,puisellearepris Tupeuxpasyallertoutseul,poursûr,maist'iras avecmapetite-fille.Ossaniaelleneprononçaitpassim-plementsonnom,ellel'appelait,maisc'étaitunappel presquesilencieux,sanséleverlavoix.Ossama. Qu'est-cequ'ilya,grand-mère? Jemesuisretournéensursaut.Jenel'avaispas entendueentrer,carellemarchaitpiedsnus.Ellevenait del'intérieurdelamaison. Demaint'accompagnesçuilààlafermeetqu'ony donneunpanierdemanguesfondantescommedubis-cuit.Etfaisattentionqu'onlesydonneàpointetpastrop mûres. J'veuxbien,grand-mère,aditOceania,etelleadis-paruaussimystérieusementqu'elleétaitapparue. Bon,fiston,m'a-t-elledit.Reviensdemainpour qu'Ossaniaellet'emmèneàlafermechercherles mangues. Jevienslematinoul'après-midi?ai-jedemandé. Vienspourpouvoiryallerl'après-midi,maispastrop tard.Vautmieuxquecesoyeàlatombéedujour.La fermeelleestpastrèsloin. D'accord,ai-jeditenmelevant.Mercibeaucoup. Yapasd'quoi. Àdemain.
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