La Nouvelle Revue Française N° 565

De
Jim Harrison, L'Alcool
Dominique Noguez, Etc.
François Vergne, Vie nouvelle
Christian Garcin, La neige gelée ne permettait que de tout petits pas
Pour saluer Severo Sarduy :
Francois Wahl, Introduction
Severo Sarduy, Poèmes - Proses
Juan Goytisolo, Sarduy, 'in memoriam'
Lettres du Nord (II) : la Belgique :
Caroline Lamarche, Dans la nuit
Pierre Mertens, À cheval sur les frontières (Parcours d'un écrivain de Belgique)
Patrick Roegiers, La langue belge est inouïe mais bien entendu personne ne la comprend car elle n'existe pas
Paul Demets, Les Mots, un monde où habiter
Hugo Claus, Poèmes
Ivo Michiels, Dixi(t)
Christine D'Haen, Inferno
Paul Claes, Le Lit à baldaquin
Leonard Nolens, Poèmes
Pol Hoste, Une carte géographique, mon univers
Stefan Hertmans, Deux poèmes
Koen Peeters, Mon père
Dirk van Bastelaere, Poèmes
Peter Verhelst, 'Ma Madone-des-Muscles'
Chroniques :
Pierre Saint-Amand, Paresse de Barthes
Alain Clerval, Lumières ou tragédie?
Bruce Bégout, Sophie Calle, ou l'investigation de la vie quotidienne
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, Des souvenirs à brûler (Lucas Belvaux)
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, Non, l'art n'est pas un luxe (Matta ; D'Ingres à Bury ; Soutter ; Duvillier ; Viswanadhan ; Dodeigne)
Chroniques : le théâtre :
Hédi Kaddour, Les Prétendants (de Jean-Luc Lagarce)
L'air du temps :
Michel Onfray, Ethnocide inuit, suite...
Norman Warnberg, Chant du départ
Philippe Blaizot, Le Miroir
Noël Herpe, Avant les images
Adania Shibli, Densité des nuages et misérable destin
Notes : la littérature :
Jeanpyer Poels, L'Autre Région de Georges Perros (Finitude)
Laura Desjardins, Correspondance de Gustave Roud et Philippe Jaccottet (Gallimard)
Notes : récits :
Richard Blin, Abbés de Pierre Michon (Verdier) - Corps du roi de Pierre Michon (Verdier)
Yves Leclair, C'est en hiver que les jours rallongent de Joseph Bialot (Le Seuil)
Notes : le roman :
Alain Jouffroy, Métanoïa de Malek Abbou (Hachette)
Nicolas Carpentiers, Simples mortels de Philippe de la Grenardière (Actes Sud)
Notes : les essais :
Pierre Perrin, Sous l'horizon du langage d'Yves Bonnefoy (Mercure de France)
Notes : lettres étrangères :
Philippe Di Meo, Les Années – Vers la Chartreuse – Les Merveilles d'Italie II de Carlo Emilio Gadda (Christian Bourgois) - La Connaissance de la douleur de Carlo Emilio Gadda (Le Seuil)
Richard Blin, Fragments verticaux de Roberto Juarroz (José Corti)
Francis Wybrands, Récits des événements de José Carlos Becerra (Belin)
Stephane Zekian, Les Soldats de Salamine de Javier Cercas (Actes Sud)
Notes : la musique :
Marc Blanchet, Nos contemporains (W. Rihm ; P. Boulez ; G. Kanchali ; S. Gubaidalina ; A. Biarent ; J. Jongen)
Texte :
Alain Calame, De Lasswitz à Borges
Kurd Lasswitz, La Bibliothèque universelle
Publié le : lundi 13 avril 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782072388712
Nombre de pages : 352
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
JIMHARRISON L'Alcool
Toutacommencédebonneheurepardesgorgéesbues àlasauvette.Leplussouvent,nousn'avionspasde whiskyàlamaison,carmafamillen'étaitpasassezriche pourenacheter,saufpendantlesvacancesl'onnous offraitquelquesbouteilles.Labièreétaitréservéeauxweek-ends,etencore passouvent,peut-êtreunefoisparmois, mêmesienétémesonclesWaltetArty,récemment démobiliséspendantlaSecondeGuerremondialeet plutôtportéssurlessédatifs,arrivaientànotrechaletavec unebouteilledeFourRosesetunecaissedebièrede supermarché,cettedernièrecoûtantenvirontroisdollars. D'habitude, toutecettebièreétaitécluséependantqu'ils pêchaientsuffisammentdepoissonpourledîner,puisle whiskydemeuraitrationnédurantlalonguesoiréel'on jouaitaupokeretàunjeudehasardnomméTripoley. Mesdeuxdécilitresdebièredansunverreàjusdefruit avaientungoûtâcredecéréaleamère.Unrotdésagréable s'ensuivait.Lewhiskyintouchabledégageaitunepuan-teurquirappelaitl'odeurhuméelorsqu'onmettaitlatête dansungrospipe-lineàl'entrepôtdematérielpétrolier
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situéprès decheznous.Touslesadultesbuvaientet fumaient,parlaienttantetplus,terriblementheureux d'êtrerevenussainsetsaufsdelaguerre,maispastoutà faitindemnes.Passertoutelaguerresurunnaviremili-tairedanslePacifiqueSudestuneexpérienceassezmal décritedansleslivres,sansparlerdesfilms.Elleselitau mieuxsurcesvisagesquej'aiobservésilyaundemi-siècle,cesvisagesmarquésd'hommesquiessayaientlabo-rieusementderetrouveruneexistencenormale.
Jecroisvraimentque,lorsqu'onapassésajournéeà manierunepelleouderrièreunbureauengrinçantmen-talementdesdentsdepuislematin,l'alcoolconstituele ritedepassageobligéentrecelabeuringratetlesloisirs dusoir,cettepartiedelaviequialieulorsqu'onn'estpas obligédegagnersacroûte,lessoiréesetlesweek-ends consacrésàlapoursuited'unbonheurauqueloncroit mordicusavoirdroit. Le«bonheur»,voilàlemot-clef, mêmesilesconnota-tionsensontplutôtnauséeuses.Legaminremarqueaus-sitôtquecespetitesgorgéesl'engourdissentvaguement, maisdemanièreassezagréable.Detouteévidence,la bièren'apasaussibongoûtqu'unebarrechocolatéeou unebouchéedeviandegrilléeàpoint,moyennantquoi l'alcooldevientunmystérieuxmédicamentqueles adultess'administrentdeleurpleingrépours'engourdir etconnaîtrelebonheur,unplaisir quin'arrivenéanmoins pas àlachevilledetespetitesséancesdemasturbation danslestoilettesenpleinair,derrièrelechalet,àlalisière delaforêt.Desannéesplustard,jerepenseàceslieux d'aisancechaquefoisquejelisleversdeYeats«L'amour adressésonpalaissurleslieuxmêmesdesexcréments.» Lesironiesdelaviesontinnombrables,mêmesil'onse familiarisetrèslentementavecelles.Quandlesadultes
JimHarrison boiventtropetrienttropfortjusquetrèstarddansla nuit,ilssontplutôtrétaméslelendemainmatin.Tujettes uncoupd'oeildiscretàpartirdugrenierduchaletettu aperçoistonadorabletanteBarbara,lesseinsnus,latête entrelesmains,etquimaugrée«NomdeDieu,j'aiune gueuledeboiscarabinée.»Lavisiondesesseinst'em-pêchedepenserquelabièreetl'alcoolentraînentparfois quelquessouffrances. Danstafamille,ducôtédetamèreetdesSuédois,l'alcool n'aaucuneffetvisible,saufsurlegrand-oncleNelse,un vieuxcélibataire merveilleuxethautencouleurquivitdans lesboisetsepelotonne surlesol,aumilieudumassifde lilas,lorsqu'ilatropbu.DirequelesSuédoisnesontpastrès démonstratifsrelèvedupluspurdeseuphémismes.Àleurs yeux,leseletlepoivresontdescondimentsadéquatspour toutelavie.Laseulemodificationdiscernableapportéepar laconsommationdewhiskyGuckenheimer,lamarquela moinschère,c'estquegrand-pèreavaittendanceàtricher surlescoreaupinoclequandilenbuvaittrop,etpuissa chiqueavaitaussitendanceàraterlecrachoir,maisseule-mentdecinqousixcentimètres.Quelquesannéesplustard, enproieàunegrandemélancolieliéeaumaldupays,j'ai essayédecommanderunverredewhiskyGuckenheimerau trèschichôtelBeverlyHillsetlebarmanatrouvéçaformi-dablementdrôle.
Moncopaind'enfanceDavidKilmeravaitaccèsau whiskycommeill'entendait,carsonpèreétaittrès prospèredansnotrepetiteville,etpuisilpossédaitun chaletassezprochedunôtreauborddulac.Nousen avonsvolépournotrecampdanslesbois,maiscescotch avaitungoûtdelavassemêmes'ilfaisaitofficed'excellent anti-moustiques.Ilétaitégalementirremplaçablepour allumerlesfeuxdecamp.
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Lapremièrecuiteaeulieuàseptheuresdusoir,la veilleduNouvelAn.Mamèrem'aobligéàprendreun baintrèschaudet,àtreizeans,j'aivomitripesetboyaux. Cetteexpériencem'apousséverslareligionetl'athlé-tisme.Enclassedepremière,j'aifinideuxièmeduhuit centsmètresquiréunissaittouslesspécialistesducomté. Jepouvaisfairecenttractionsavecunseulbrasàlabarre fixe.J'étaisprofondémentmédiocreausoftball,aubase-ball,aubasketetaufootball.Laperted'unœil suiteàune blessureprécoceconstitueungrandhandicapdanstous cessports.J'aibientôteuuncoudetaureauparcequeje tournaissanscesselatêteafindevoirl'objetoul'individu quiallaitmepercuterenvenantdelagauche.Jem'inté-ressaisàl'artetàlalittérature,deuxchampsd'activitéqui denotoriétépubliquesontcopieusementarrosésd'alcool. Enclassedeterminaleaulycée,alorsquej'étaisplongé danslesmerveillesdeJamesJoyce,unamietmoiavons volédeuxcaissesdescotchHaig&Haigdanslegarage d'unhommetrèsriche.Plusdequaranteansaprès,jene peuxtoujourspastoucherauscotch,àmoinsqu'iln'yait riend'autreàboire.AinsiqueWilliamFaulkner,cenoble picoleur,ledisait«Entrelescotchetrien,jechoisisle scotch.»Pleind'espoir,j'aiversédiscrètementunpeude ceHaig&Haigdanslesodad'unefillependantunefête. «Unchienapissédansmonverre»hurla-t-ellealors. Maiselleagardésapetiteculotte.Unamis'estsaoulé avecunefemmeavantdeseblesseraupénis.Ilyaeu beaucoupdesangsurlabanquettearrièredelavoiture. C'étaitungrandsportif,nousavonsperdulematch auqueliln'apaspujouer.Denombreusesrumeursont alorscirculé,maispersonnenes'estmoquédeluicar c'étaitletypelepluscostauddetoutlelycée,ilpouvait descendreunpackdesixbièresenunquartd'heure,une
JimHarrison habitudequivousrenddistraitlorsquevotrepénisvisesa cible.
Toutescesanecdotesrelèventdel'étiologied'unepra-tiquequiapparemmentnes'estpastransforméeenmala-diedansmoncas.Ondébatfréquemmentsurlemodèle pathologiquedel'alcoolisme.Trèssimplement,c'estvrai pourcertainsetpaspourd'autres.Lesgensmentent commedesarracheursdedentssurlessujetsdusexe,de l'argentetdel'alcool.Ilfautêtreunvraipropoursavoirsi c'estdulardouducochon.Maisonpeutquandmêmese demander pourquoiilsnedevraientpasmentir.Malgréles intérêtssociauxetéconomiquesdelaculturedominante,il estpossibledeconsidérerlaviecommedépassantlaseule dimensiond'unprojetd'auto-amélioration. Danslecasdel'argent,certainsprétendentgagner plusoumoinsquecequ'ilsgagnentréellement,selonla situation.Sivousêtesencompagnied'amismoinsfor-tunésquivontpeut-êtrevousdemanderencoreunprêt, vouslaissezentendrequevousneroulezpassurl'or.Les conversationsportantsurlesexesontsouvententrelar-déesd'incursionsdanslesfantasmesdetoutunchacun. Onentendrarement,voirejamais,dire«Ehbenoui, j'étaisaulitaveccecélèbremannequin,maisjebandais mouettoutàcoupmonglands'estretournéversmoi pourmedirenon.» Quantàl'alcool,sesévocationssontsaturéesd'unriche etnauséeuxfolklore.Cinqmartinisendeviennenttrois, troisbouteillesdevinendeviennentdeux,contrairement auxexagérationsdenotrelointainejeunesse,quandnotre vantardisespontanéenouspoussaitàhurler«J'aides-cendutouteunecaissedeSchlitz»alorsqu'aumilieudu troisièmepackdebièreons'endormaitbrusquement,une
LaNouvelleRevueFrançaise partdepizzacoincéeentrelesmaxillaires.Àl'aube,les mouchesavidesserégalaient.
L'autrejour,dansunbarlocaljebuvaisuneseule vodkaAbsolutavecdesglaçonsetunzestedecitron(cer-tainsjoursj'enprendsdeux),unamim'aparlédeson check-upannuel. C'estuneprocédureassezonéreusepour unhommedesoixanteans,dumoinslecroyait-il. «Pourquoine pasdirelavérité?»Quandlemédecinlui demandapourlaformecombiendeverresilbuvaitpar semaine,monamirépondit«Unebonnecentaine.» Inutiledeledire,cen'estpasuneréponseacceptable. «Voussavez,certainsjoursjemecontentededeuxou troisverres,maisaumoinsdeuxjoursparsemainej'en boisunebonnetrentaine,aprèsquoijelèvelepiedetme limiteàenvironquinzeparjour.»C'estun homme remarquablementsolide,âgéd'unesoixantained'années, d'originegermanique,etiln'apaslamoindrelésionau foieniauxreins.Jen'aipasd'informationparticulièresur soncerveau,mêmesij'aiconsacréuntempsconsidérable àl'étudedelaphysiologieducerveauafind'écrireun roman.Danslaconversation,ilfonctionnementalement aumoinsaussibien,sinonmieux,quenotre actuelprési-dent.Voilàunhommerare,capabledeboiredesquan-titésd'alcoolquitueraientàpetitfeuquatre-vingt-dix-neufpourcentd'entrenous.Beaucoupdecasse-cous boiventtropdecoups.
Toutcequejedissurl'alcoolestprofondémentsuspect et,jel'espère,toutaussimordant. Soudain,lemondes'estmisàgrouillerdepèresla moraleetdebéni-oui-ouiquienvisagentlaviecommeun problèmeàrésoudre.Rienquel'autrejouràlatélévision, untypequiavaitperduun parentprocheàcausedeTim
JimHarrison McVeighdisait,aprèsavoirassistéàl'exécution,qu'ilne ressentait«nifermeturenidécompression».Sivousne comprenezpasquecetteespècedevioldulangagerelève d'unebrutalitéimbécile,alorsjenepeuxrienfairepour vous.Uneexistencesoumiseàdetellesâneriespsycholo-giquesn'est,commeondit,pasunevie,maislapreuve toutefraîchedelanouvellementalitévictorienneetde l'éthiqueuniqueactuellementenvigueur. Enentendantcetype,j'airepenséàunbaindeboue particulièrementsaignantàHollywood,ilyaquelques années,quandunsoirtrèstardj'airegardéuneémission surunechaîne detélélocaleunetrèsjoliejeunefemme pleuraitderageàl'idéequedesgensfumaientdesciga-rettes.Cettebeautéétaitenfaitaromathérapeuteetelle nemettaitjamaislespiedsdanslesbars,pasplusque l'immensemajoritédesCaliforniensquiontfiniparvoter pourinterdiredefumerdanslesbars.Quedevons-nous concluredetoutça?Jecroisquec'estChristopherHit-chensquiafaitremarquerquel'hystérieanti-tabaca commencéàl'époquedudéclinducommunisme.Si jamaisilsboivent,cestypesàl'éthiqueuniqueontles lèvresfigéesenunrictuspermanentilsarticulentle mot«chardonnay»,mêmesiennovembredernierune dame,quigrimaçaenvoyantmonmartiniSapphireet mescigarettesAmericanSpirit,réussitàprononcer «merlot»avecunedictionpâteuse.Enattendant,nous devonsprendregardeàlaflopéedethérapeutesamateurs quisemblentdepuispeuenvahirlemarché.Qu'ils'agisse devotregnôle,devosclopesoudevotrepitance,ilsvont essayerdepisserdessus.
Retourautableaunoirintime,auxcirconvolutions cérébralesdontlefintissufémininconservelatrace, certespasindélébile,demessouvenirs.Unjour,aprèsune
LaNouvelleRevueFrançaise soiréetrèsdureàHalibutPointdansleMassachusetts, mafilletoutejeunem'aditqu'àmonréveil«lesmouches dansaientdansmabouche».Jemesuisrappeléquelques homardsaubeurreaccompagnésdebonnesrasadesde mauvaiswhiskyOldThompson.J'aiperduplusieurs membresdemafamilleàcausedechauffardsenétat d'ébriété,j'aivuautourdemoidesfamillesentières détruitesparl'alcoolismed'unseulparentjesuisdonc conscientdudanger.L'alcool,c'estparfoislaBosnieoule Congoembrasésetravagéspardesmillionsdemachettes, alorsquelamarijuanainterditeressembledavantageàla premièrepériodeinoffensivedelacélèbreMaryPoppins. Jen'aijamaisaimémedéfoncer,carj'aialorsenviede boirepoursurmonterl'impressiond'êtredéfoncé.Etpuis lamarijuanam'atoujoursdonnéenviedemangerun cheeseburger,alimentauqueljenetouchenormalement pasplusd'unefoisparan.Lesgraissesetlebeurretuent desmillionsdepersonneschaqueannée.Ilestclairement établiquelesconducteursenétatd'ivresse,délitdontje n'aijamaisétéreconnucoupable,tuentenvironvingt-cinqmillepersonnesparan.Maisonpeutsedemander pourquoilesconducteursquinesontpas enétatd'ivresse tuentchaqueannéeàpeuprèslemêmenombredegens. Biensûr,ilssontbeaucoupplusnombreux,maissilapro-pagandeétaitcorrecte,ilsdevraientêtreparfaits.
Ilyavingtans,dansmajeunessealcoolisée,monseuil detoléranceàladouleurétaittelquejesupportaisbien lesgueulesdeboisetquejecontinuaisdefonctionner commeécrivain.C'estdevenudemoinsenmoinsvrai aprèslacinquantaine et,àmesurequeletempspassait,ce qu'apparemmentilnepeutpass'empêcherdefaire,j'ai entièrementperducettecapacité.Detouteévidence, j'étaisbeaucoupplusintéresséparmonartquepar
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