La Nouvelle Revue Française N° 569

De
Enrique Vila-Matas, Bien que nous ne comprenions rien
Gérard Macé, Le Musée de l'ombre
Jacques Ancet, L'infime
Greil Marcus, Au pays secret : Walter Mosley, le Doo-Wop et L.A. dans les années 50
Éric Gilbert, Comment Dieu et moi on s'entendait bien
Norman Warnberg, Langue-deV'lours et autres poèmes
Antonio Tabucchi, Paroles sans acte. À propos d'Alvaro García de Zúñiga
Alvaro García de Zúñiga, Quelques poèmes regrettables et autres désolants déchets
Jean-Louis Chavarot, Introduction [au Choix de correspondance de Mikhaïl Boulgakov]
Mikhaïl Boulgakov, Choix de correspondance
Écrivains de Finlande :
Gabriel Rebourcet, Regards sur les écrivains finlandais d'aujourd'hui
Petri Tamminen, Le grenier
Olli Jalonen, Des poissons volants dans le ciel
Ranya ElRamly, La position du soleil
Johan Bargum, Le témoin de relais
Jyrki Vainonen, Le vengeur
Leena Krohn, Double éclairage
Sari Vuoristo, L'élan
Hannu Raittila, Canal Grande
Kjell Westö, Lang
Chroniques :
Jocelyn Dupré, Jacques Réda et la maîtrise du temps
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, Le lien, le lieu (Andrei Zviaguintsev ; Alexandre Sokourov ; Nuri Bilge Ceylan)
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, Correspondance entre les arts, entre les hommes (Vuillard ; Pissarro ; Rembrandt ; M. Devade ; Chantal Petit)
Chroniques : le théâtre :
Hédi Kaddour, Platonov d'Anton Tchekhov. Le Fléau de l'absence de pères
L'air du temps :
Marie-Françoise Vieuille, Ai nostri desir
Jacqueline Falletti, Printemps
Patricia De Souza, Désert
Notes : la poésie :
Jacques Ancet, Comment entrer dans la chambre où l'on est depuis toujours d'Israël Eliraz (José Corti)
Pierre Perrin, Je dirai que je suis tombé suivi de La Boîte à outils de Roland Dubillard (Gallimard)
Notes : la littérature :
Alain Feutry, Correspondance croisée de Louise de Vilmorin et Jean Cocteau (Gallimard)
Feriel Meyer, Les Cinq Points Cardinaux de Jacques Réda (Fata Morgana)
Notes : le roman :
Nora Philippe, Ma vie parmi les ombres de Richard Millet (Gallimard)
Notes : les essais :
Stéphane Zékian, Maîtres et disciples de George Steiner (Gallimard) - Éloge de la transmission de George Steiner (Albin Michel) - Les Logocrates de George Steiner (L'Herne) - George Steiner (Cahier de l'Herne)
Francis Wybrands, Philosophes et philosophies du XX<sup>e</sup> siècle de Guy Petitdemange (Le Seuil)
Stéphane Zékian, Histoire de la conversation d'Emmanuel Godo (PUF)
Yves Leclair, L'univers du zen de Jacques Brosse (Albin Michel)
Pierre Perrin, Catherine de Médicis de Jean-François Solnon (Perrin)
Notes : revue :
Gilles Quinsat, Sigila n° 12 : L'intime (Gris-France)
Notes : lettres étrangères :
Yves Leclair, Sur moi-même de Su Dongpo (Picquier)
Francis Wybrands, Météo d'Andrea Zanzotto (Maurice Nadeau)
Alain Feutry, Albergo Italia de Guido Ceronetti (Phébus)
Notes : la musique :
Marc Blanchet, Frères en larmes (N. Bacri ; G. Kurtag ; K. Penderecki)
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072388774
Nombre de pages : 352
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LANOWELLE REVUEFRANÇAISE
ENRIQUEVILA-MATAS
Bienquenousnecomprenionsrien
1
Ilyadéjàquelquesannées,dansunbardeNewYork, JuanBenetaditàEduardoMendoza«J'aiécrit, aujourd'hui,lapremièrepaged'unroman,etjenesaispas dequoiils'agit,maisjesaisquem'attendunand'obses-sion.»Pasmauvaisplan,apenséMendoza.Dehors,il neigeaitàgrosflocons. Jenemerappelleplusquiaditquelaneige serait très monotonesiDieun'avaitpascréélescorbeaux.Etque diredespagesblanches?Qu'ellespeuventêtreaussi silencieusesetterrifiantes que monotonesmais,parbon-heur,ceuxquiécriventdisposentdesténébreuxcor-beauxdel'écriturequileurrappellentquechaquelivre estuneaventure.Dehors,ilpleut.Quantàmoi,jenesais pasencoretrèsbiendequoiparlerontlespagesdecet essaiquejeviensdecommencer.Jevaissûrementessayer d'yexposermonpointdevuesurcetabsurdepoidsde sensqu'estlemondeenmeprévalantd'unestructure
LaNouvelleRevueFrançaise Odradek1,unestructurelittérairequiprendlaformedu re,ady-made,del'undecesobjetshybridesetinutilesaussi inutilesquelemondequisurprenaientetdéconcertaient Kafkaetqui,souventparcequ'ilnelescomprenaitpasdu toutluisemblaient«unhonteuxmystère». Jenesaispastrèsbiencequejevaisfairemaisjesais quejenevaispastarderàterminercettepremièrepage. Monvoisindelafenêtred'àcôtéécrit,luiaussi,maisà l'aided'unordinateur.On diraitqu'ilsortdeFenêtresur cour,lefilmdeHitchcock.Physiquement,ilrappelle l'écrivainitalienAntonioTabucchi.Touslesjours,àla tombéedelanuit,jelevoisécrire.Monvoisina-t-ille mêmeproblèmed'écriturequemoiencemoment?Le corbeaudecettepremièrepageest,aujourd'hui,victime d'unaccèsd'étrangesilence,ilsepromèneensouriantsur laneigedemapageblanche.Est-cequ'unand'obsession m'attendencompagniedececorbeau?Logiquement non,cecin'estqu'unessai. Écriremefascine,parcequej'adorel'aventurequ'ilya danstouttextequ'onmetenbranle,parcequej'adore l'abîme,lemystèreetcetteligned'ombrequi,lorsqu'onla franchit,débouchesurleterritoiredel'inconnu,un espacedanslequeltout,soudain,nousparaîttrèsétrange, surtoutsinousdécouvronsque,commesinousenétions encoreaustadeenfantindulangage,nousdevonstout réapprendre,àceciprèsqu'enfants,ilnoussemblaitque nouspouvionstoutétudieretcomprendre,tandisqu'à l'âgedelaligned'ombre,nousdécouvronsquelaforêtde nosdoutesetdenosinterrogationsnes'éclaircirajamais etque,enplus,cequenoustrouveronsdésormaisnesera qu'ombresetténèbres.
1.Odradek,motforgéparKafkadanslerécitLeSoucidupèredefamillepourdésigner unobjet(unebobineplate)douédeparoleetdemouvement,familieretinsaisissable.
EnriqueVila-Matas Aussilemieuxàfaireest-ildecontinuer,bienquenous nousnecomprenionsrien.Notreobsessionàvouloir comprendrequelquechosedurerasansdouteautantou plusquecetteannéed'obsessionquiattendaitJuanBenet àNewYorkenréalité,ellenousaccompagnerajusqu'à lafindenosjours,maisavecàsescôtéscetteombrequi mesemble,pourmapart,attiranteet,enmêmetemps, « unhonteuxmystère»,l'ombredecequenousne comprenonspasetquenouslesavonsfortbiennous necomprendronsjamais.Cetteombre,maintenantjele sais,estlecorbeaudecesligneset,enmêmetemps,le seulmoteuràsefrayerunpassagedanslaneigeetàme permettredecontinuercettepage.Danslesténèbres, biensûr.Ilsepeut,commedisaitleclassique,quel'action surviennedanslapénombre.Jeregardemonvoisin,levoisen pleine actionàlatombéedelanuitetcroisdevinerqu'il introduitdeschangementsdanssapage,coupantçàetlà, modifiantl'ordredecequ'ilaécrit,unetâchepresque infinie.Ilsembletrèsbiensavoircequ'ilfaitet,trèssûr delui,fumed'unairsatisfait(commes'ilvoulaitmerap-pelerquejesuisunimbécileparcequej'aiarrêtédefumer ilyaunanetdemi,décisionquejeneregrettepas).Mon voisinsembletrèsbiensavoircequ'ilfait,nullement affectéparlaligned'ombreetdeténèbresdecequenous necomprenonspas,quiestbeaucoup,pournepasdire tout.Monvoisinsembleêtreunécrivainpourquitoutest trèsclair.Ilécrit,étrangeràtoutproblèmeetàtouteobs-curité.Aussi,surcepoint,ressemble-t-ilbienpeuà Tabucchi,quiestungéniedesdoutes.Onnepeutpasdire nonplusqu'ilressembleà cepoèteanglais,dontChes-tertondisaitqu'ilétaitobscurparcequecequ'ilvoulait direluiparaissaitsiclairqu'ilnevoyaitpaspourquoiil auraitàdonnerdesexplications.Non,monvoisinn'a apparemmentriend'unpoètenid'unécrivainobscur.
LaNouvelleRevueFrançaise Est-cesisûr?Ehbiennon,ilsembleraitque,luiaussi, travailledanslesténèbres,jejureraisqu'ilestentrainde melediredesyeux,jenesais paspourquoimaisilme semblequ'ilmedit«J'écrisetfumesansarrêtetsans avoiràfournirlemoindreeffort,d'accord,maisjenesais toujourspasdequoiparlentcespages.» S'ilestvraiqu'ilm'ainsinuécesmots,sesparoles muettesmerassurentetmetiennentlieudeconsolation, surtoutparcequej'ailepressentimentqu'ellesont,à coupsûr,étéditesdanscettepénombredanslaquellese déroulel'action,danscettebrumedanslaquellej'évolue moiaussi,telssontlesavantagesd'êtrevoisinset d'exercerlemêmemétierdeténèbres.Qu'illesaitdites ounon,lesparolesmuettesdemonvoisinquiressemble àTabucchimepoussentàcontinuermonvoyageinfini versl'incompréhensibleetàm'interroger,parexemple, surl'intérêtdes livresquenousnecomprenonsquetrop bien.Toutlivredontnouspouvonsdireàtoutlemonde dequoiilparleestunlivreridiculequisebalancedange-reusementdansl'abîmedesévidences(jepense,par exemple,àlascandaleuseredondanceàlaquelle,par manquedetalentpersonnel,nouscondamnentlessipré-somptueuximitateursduromanduxixesiècle,sans parlerdeceuxquicopientetreproduisentlesschémasdes romansduxxeavec,dernièrement,ThomasPynchon commetêtevisibledesauteursimitablestousceslivres, nouslesavonsvusmillefoisserépéteretnoussavonstou-joursdequoiilsparlent). Leslivresquim'intéressentsontceuxquel'auteura commencéssanssavoirdequoiilsparlaientetqu'ilater-minésdanslamêmeignorance,lamêmepénombre.Les livresquej'aimeleplus sontceuxqui,commedisait Proust,semblentécritsdansunelangueétrangère.Ce sontceuxque,heureuxdenepaslescomprendre,je
EnriqueVila-Matas continueàliredansl'enthousiasme.J'aitoujoursétéfas-cinéparleslivresetlesfilmsquejenecomprenaispas toutàfait,j'yretournemillefoispourvoirsijeréussisà mieuxlescomprendre.Ceslivresquejen'arrivepasà comprendrejusqu'auboutforment,aujourd'hui,lenoyau d'unebibliothèquecomposéeexclusivementparleslivres dontj'aidécidéqu'ilsétaientmesclassiques.Macollec-tiondeclassiquesdelivresquejenecomprendspastrès bienesttotalementprivée,elleneressembleànulle autre. «Unclassiqueestunlivrequin'enajamaisfinidedire cequ'ila àdire»(ItaloCalvino). Nepascomprendreestàmesyeux,entantquelecteur ouspectateur,extraordinairementcréatif.Jemesouviens encoreavecunegrandefascinationdutempsj'avais quinzeansetoù,enuneseulesemaine,j'avaisvuseptfois lefilmL'AnnéedernièreàMarienbadd'AlainResnais, essayantdésespérémentdelecomprendre,maissansy parvenir,n'ensaisissantquedesbribes.Sansdouteparce quejenesuispasintelligent,medisais-je,inquiet.Ilya quelquesmois,AlainRobbe-Grillet,l'auteurduscénario decefilm,estpasséàBarceloneetjeluiairacontéque,du tempsj'étaislycéen,toutaulongd'unesemaine,jeme suisobstinéàallervoir,touslesaprès-midiàlasortiede l'école,aucinémaSavoy,L'AnnéedernièreàMarienbad, filmquejenecomprenaispas.«Etvousavezenfinréussi àlecomprendre?»m'ademandéRobbe-Grillet.Jeme suisdemandé quelleseraitlameilleureréponseetai décidédeluidirepurementetsimplementlavérité «Non,jenelecomprendstoujourspas.»Robbe-Grillet rayonnait. CésarAira racontel'anecdotesuivanteausujetde l'IncompréhensibleEn1840,lapublicationdupremier poèmedeBrowning,Sordello,provoquauneénormeémo-
LaNouvelleRevueFrançaise tionparmileslecteursparcequ'ilrésistaitnonseulement àl'interprétationmaisaussiàlacompréhensionlaplus élémentaire.Onauraitditqu'ilavaitétéécritenchinois, toutlemondevoulaitlelire,toutlemondeseprécipitait dansleslibrairiespourl'acheter,enthousiasmeque n'auraitpassuscitéunlivreréellementécritenchinois. Unmonsieurmalade,étendusursonlitdemort,grand lecteurdepuistoujours, futinformé,dit-on,delaparu-tiondeSordelloetdesaréputationd'ouvrageincompré-hensibleetmanifestaungranddésird'enprendre connaissance.Safamilleluiachetalepoèmeetleluilut. Sesderniersmots(carilmourutàpeinelalectureache-vée)furent«Jen'airiencompris,strictementrien» Onspéculapoursavoirs'ilétaitmortdésespéréou,au contraire,pleind'espérance.Peut-êtreavait-ilvouludire «J'aifiniparne pasencomprendreuneligne» Lethèmedel'Incompréhensibleenlittératurem'apris danssesretsetjesaisquem'attendentdesjours,voiredes annéesd'obsession.Etaussique,aprèsavoirprojetésurle murdelapiècedemonvoisinl'ombredecequeniluini moinecomprenons,mesmotsnepeuventenresterlà,ils nepeuventêtrelafindequoiquecesoit.Ceque,àvrai dire,jenecomprendspas.Voilàpourquoijevaissûre-mentcontinueràallerdel'avant,parceque,parbonheur, jenecomprendsninecomprendraijamaisrien.Etsi,un jour,jecomprends,quellepoisse«Iln'yariende clair»disaitunennemidesaintAugustin,àcoupsûr amidelaligned'ombre.Moi,je lesuisdelaligneténé-breusedecesannéesactuellestoutafinipardevenir incompréhensibleet,quandellesnousparlentdumonde, nousnesavonsplusdequoiils'agitetsentonsquec'est précisémentledébutdequelquechose.
EnriqueVila-Matas
2
Bienquejenecomprenneriendecemonde,jecom-prends,enrevanche,quejedoisprendreposition.Une positionvis-à-visdelaviequin'estpasforcémentiden-tiqueàmapositionvis-à-visdelalittératureparceque,si ellesontbeauseressembler,ellesnesontpastoutàfait pareilles.Carjesaisfortbienquetoutcequepeutnous apprendrelalittérature(jecroisquec'estunclassiquequi ledisait,jenesaislequel),cenesontpasdesméthodes pratiques,maisuniquementdespositions.Leresteest uneleçonquinedoitpasêtretiréedelalittérature,c'est laviequidoitladonner.Plus,cen'estpeut-êtrequepar ellequ'onfinitparacquérirunstylelittéraire.Etquandje disstyle,j'entendsessayerdetrouverunespaceetune couleurinternesàlapage,unsystèmederelationsqui prenddel'épaisseur,unlangagecalibrégrâceauchoix d'unsystèmedecoordonnées essentiellespourexprimer notrerapportaumondeunepositionvis-à-visdelavie, unstyleaussibiendansl'expressionlittérairequedansla consciencemorale. J'aitoujoursvoulusavoirsij'étaisducôtédecesgrands écrivainsTolstoïparexemplepourquil'existencea, malgrétouteslesangoissesqu'ellesuscite,unsens,une unité.OubienducôtédeceuxKafka,Beckettqui nousontrévélél'insuffisanceoul'irréalitédelavie,son absurditétouscesécrivainsquinousontfaitdécouvrir l'impossibilitédevivre,etmêmed'écrire,etquinousont misencontactavecl'odysséemodernedel'individuqui neretournepaschezsoi,seperdetsedésagrège,expéri-
LaNouvelleRevueFrançaise mentantlenon-sensdumondeetlecaractèreintolérable del'existence. SiClaudioMagrisavaitluceslignes,peut-êtreme demanderait-ilcommeilseledemandeparfoisàlui-mêmesijemereconnaisdavantagedansGuerreetPaix deTolstoï,lavieracontéecommesielleétaitmarquéepar laplénitude,oudansL'HommesansqualitésdeMusil,lavie quisedésagrègedansl'intelligence,ouencoredansLa ConsciencedeZenodeSvevo,levoyageleplusradical,le plusironiqueetlepluscachéaucœurdunéant. Peut-être(medis-je)puis-je,parexemple, croireen Dieuet,enmême temps,necroireenrien.Peut-être puis-jemêlerdesthéoriesopposées.Plus,peut-êtrecela explique-t-ilpourquoij'écrissouventdesromansmêlant l'essaietlafiction.Aprèstout,àbienyregarder(etmain-tenant,jeregardebien),lavieestunmélange.Peut-être monvoyage,le voyagedemaconscience,mène-t-ilau néant,maisenconstruisantunsystèmesolideetcontra-dictoiredecoordonnéesessentiellespourexprimermon rapportàlaréalitéetàlafiction,monrapportaumonde. LaréalitéetlafictionVoilàderetourlesempiternel débatdeslettresespagnolesPourquoicettemaniesi espagnole,cettepassionsinationaleconsistantàme demander,chaquefoisquejepublieunnouveaulivre, quellessontsesproportionsderéalité etd'autobiogra-phie?Peuimportequejepublieunromansurunfouen libertéquierredansVeracruzouunautresurlaviedes EsquimauxàGuanajuato,c'esttoujourslamêmeques-tionquiestposéeQuelpourcentagedevéritéya-t-il danscequevousracontez?Untemps,patiemment,jeme suiscontentéderemonterlamontredeNabokov«La fictionestlafiction.Dired'unrécitqu'ilestunehistoire véridiqueestuneinsulteàl'artetàlavérité.Toutgrand écrivainestungrandtrompeur.»Point.Maisjem'en
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