La Nouvelle Revue Française N° 573

De
Truman Capote, Une affaire
Caroline Lamarche, Pleurer dans le noir efface les odeurs
Gerrit Kouwenaar, Chambre totalement blanche
Alain Berenboom, Refus d'éditer ou La souffrance du dibouk
Louis Chevaillier, Poèmes
Thomas A. Ravier, Joyeux Genet - Post-scriptum
Lettres brésiliennes :
Michel Riaudel, Faire circuler
Mário de Andrade, La dinde de Noël
Manuel Bandeira, Poèmes
Jorge Amado, Buenos Aires, capitale de l'Amérique espagnole
João Cabral de Melo Neto, Poèmes
Nelson Rodrigues, Trop laide
Dalton Trevisan, Cimetière des éléphants
João Antônio, Merdoches
Ana Cristina Cesar, Poèmes
Sérgio Sant'Anna, En contemplant les jeunes filles de Balthus
Bernardo Carvalho, L'enfer de Pascal
Hilda Hilst, Du désir
Amilcar Bettega, À l'att./rédacteur culture suit. rép. cf. solic. fax
Davi Arrigucci Jr., Le voyage
Milton Hatoum, Qui sont les sauvages?
Chroniques :
Guy Samama, Contre la mort et l'apparence, la puissance de créer des images. André Malraux
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, Dérive du mythe (Wong Kar-wai ; David Gordon Green ; Apichatpong Weerasethakul)
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, Quelques différences de densité (Félix Vallotton ; Georges Leroux ; Le Rosso ; Valerio Adami)
Chroniques : le théâtre :
Hédi Kaddour, Jean-Marie Besset, Rue de Babylone
L'air du temps :
Maurice Couturier, Errances nabokoviennes entre Nice et Saint-Pétersbourg
Christophe Lartas, Des Gens de néant
Notes : la poésie :
Jean-Yves Debreuille, L'Adoption du système métrique de Jacques Réda (Gallimard)
Philippe Di Meo, Caprices de Jude Stéfan (Gallimard)
Alain Joubert, Ombre pour ombre d'Annie Le Brun (Gallimard)
Jacques Ancet, Matière de nuit de Lionel Ray (Gallimard)
Pierre Perrin, Quelle est la nuit parmi les nuits de Vénus Khoury-Ghata (Mercure de France)
Nelly Carnet, La dernière phrase de Jacques Ancet (Lettres vives)
Notes : la littérature :
Shoshana Rappaport-Jaccottet, Correspondance, I, II, de Victor Segalen (Fayard)
Notes : les essais :
Stéphane Zékian, Michel Foucault, la littérature et les arts (Kimé)
Notes : lettres étrangères :
Thomas Regnier, Œuvres complètes de Bruno Schulz (Denoël) - La République des rêves. Bruno Schulz (Denoël) - Le Livre idolâtre de Bruno Schulz (Denoël)
François Kasbi, Les Régates de San Francisco de Pier Antonio Quarantotti Gambini (Du Rocher)
Max Alhau, Entre nous de Elisabetta Rasy (Le Seuil)
Notes : la photographie :
Daniel Grojnowski, Le Troisième Œil. La photographie et l'occulte (Gallimard)
Daniel Klébaner, Mechanical Forms de Hiroshi Sugimoto
Texte : Pour (re)découvrir Georges Henein (1914-1973) :
Pierre Vilar, L'ombre de ce grand attendu...
Georges Henein, Poèmes - Paris-Istanbul - Essais
Yves Leclair, Georges Henein, une œuvre complète
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072388873
Nombre de pages : 352
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
TRUMANCAPOTE
Uneaffaire
PlusieurschosesirritaientMrsChasechezsonmari.Sa voix,parexempleonauraittoujoursditqu'ilétaiten traind'enchérirdansunepartiedepoker.Sontontraî-nant,apathique,àl'instantmêmeautéléphone,l'exaspé-raitd'autantplusqu'elle-mêmesetrouvaitausommetde l'excitation.«Biensûrquej'enaidéjàun,jelesaistrès bien.Tunecomprendspasmonchéri,c'estuneaffaire», dit-elle,eninsistantsurlederniermotpuisenmarquant unepausepourlaisserlamagiedecetermeopérer.Sans autrerésultat,cependant,qu'unsilenceprofond.«Tu pourraisaumoinsdirequelquechose.Non,jenet'appelle pasd'unmagasin,jesuisàlamaison.AliceSevernvient déjeuner.C'estdesonmanteauquej'essayedeteparler.Il n'estpaspossiblequetuaiesoubliéAliceSevern.»Sa mémoiredéfaillanteétaitunautresujetd'agacement. Bienqu'elleluieûtrappelélesnombreusesoccasionsilsavaientrencontré,oumêmeinvité,ArthuretAlice SevernàGreenwich,ilprétendaitne pasavoirlemoindre souvenirdecenom.«Celanefaitrien,soupira-t-elle, detoutefaçon,jevaisseulementjeter uncoupd'œilà
LaNouvelleRevueFrançaise cemanteau.Jetesouhaiteunexcellentdéjeunermon chéri.» Plustard,toutencaressantlesvaguesimpeccablesde sescheveuxfraîchementégalisés,MrsChaseseditqu'après tout,iln'étaitguèreétonnantquesonmarisesouvienne sipeudesSevern.Cettepenséeluivintalorsqu'elle-même essayaitsanssuccèsdefairesurgirdesamémoirel'image d'Alice.Cettefois,elle latenaitpresqueunefemmeau teintroséetàl'alluredégingandée,pastoutàfaitlatren-taine.Ellelarevoyait,toujoursauvolantdesonbreak, entouréed'unsetterirlandaisetdedeuxsuperbesenfants auxcheveuxblondvénitien.Lebruitcouraitquesonmari buvaitouétait-cel'inverse?Ilspassaientaussipourde mauvaispayeurs.Dumoins,MrsChaseserappelait-elle avoirentenduparlerdedettesvertigineusesetquelqu'un (maisn'était-cepaselle-même?)avaitqualifiéAlice d'«incorrigiblebohémienne». Avantdes'installerenville,lesChasevivaientdans unemaisonàGreenwichMrsChases'ennuyaitcopieu-sement,préférantàcesemblantdenaturelesdistractions offertesparlesvitrinesnew-yorkaises.ÀGreenwich,il leurarrivaitderencontrerlesSevern,teljouràuncock-tail, teljouràlagareriendeplus.«Nousn'étionsmême pasamis»,finit-elleparconclure,àsonpropreétonne-ment.Commeilarrivesisouventquand,soudain,nous entendonsparlerd'unepersonnerencontréeautrefois dansuncontexteentièrementdifférent,elles'étaitsentie gagnéeparunsentimentdefamiliarité.Maistoutde même,n'était-ilpasextraordinairequ'AliceSevern,qu'elle n'avaitpasrevuedepuisplusd'unan,l'appellepourlui vendreunmanteaudevison? MrsChases'arrêtaàlacuisinepourcommanderun déjeunercomposéd'unesoupeetd'unesaladeilnelui venaitjamaisàl'idéequetoutlemondenesuivaitpas
TrumanCapote commeelleunrégime.Elleremplitunecarafedesherry qu'elleapportaausalon.C'étaitunesalledanslestonsvert d'eaubrillant,plutôtenaccordavecsesgoûtsvestimentaires quelquepeujuvéniles.Leventfaisaitvibrerlesfenêtrescar l'appartement étaithautperché,offrantducentredeMan-hattanunevuecommeàvold'oiseau.Elleposaundisque Linguaphonesurlephonographeet,s'étantassisedansune positionpropiceàlaconcentration,elleécoutalavoixmar-telerlesphrasesfrançaises.LesChaseavaientprojetéun voyageàParis,enavril,pourfêterleurvingtièmeanniver-sairedemariage.C'estpourcelaqu'elles'étaitlancéedans cescoursdelangue,pourcelaaussiqu'elles'intéressaitau manteaud'AliceSevernellesedisaitqu'unvisonde secondemainseraitpluspratiquepourvoyager.Plustard, ellepourraittoujourslefaireconvertirenétole. AliceSevernarrivaavecquelquesminutesd'avance unpurhasardsansdoutecar,àenjugerparsonallure calmeetpaisible,cen'étaitpasuneanxieuse.Chausséede souliersconfortables,elleétaitvêtued'unensemblede tweedquiavaitconnudemeilleursjours,ettenaitàla mainuneboîte grossièrementficelée.
«Vousnepouvezpassavoircommevotrecoupdefilde cematinm'afaitplaisir.Dieusaitquecelafaisaitune éternitémais,quevoulez-vous,nousn'avonsplusjamais l'occasiondenousrendreàGreenwich.» Quoiquesouriante,lavisiteusedemeurasilencieuse,et MrsChase,d'unenatureplusdémonstrative,enfutquelque peudécontenancée.Tandisqu'elless'asseyaient,sesyeuxse fixèrentsurcettefemmeplusjeuneetilluivintàl'idéeque sileurrencontreavaitétépurementfortuite,ellenel'aurait peut-êtrepasreconnue.Nonpasquecelle-cieûtàcepoint changémaisMrsChaseserendaitcomptequejamaisaupa-ravantelleneluiavaitaccordédevéritableattention,cequi
LaNouvelleRevueFrançaise
nemanquaitpasd'êtresurprenantcarAliceétaitquelqu'un quinepassaitpasinaperçu.Eût-elleétémoinsgrande,plus compacte,sansdouteaurait-ontoutjusteremarquéqu'elle étaitjolie,maissescheveuxroux,sonregardunriendistant, sonvisageautomnalparsemédetachesdeson,sesmains maigresetmusculeuses,luiconféraientunedistinctionà laquelleilétaitdifficilederesterindifférent. «Unsherry?» Aliceopinaduchefetlebalancement,commeenéqui-libreinstable,desatêtesursoncougracilefaisaitpenser àunchrysanthèmetroplourdpoursatige. «Uncracker?»,proposaMrsChase,toutensedisant quequelqu'und'aussiminceetlongilignedevaitavoirun appétitdecheval.À lapenséedesonpiteuxmenude soupeetdesalade,quelquesremordsl'assaillirent.Elle improvisacemensonge«Jen'aiaucuneidéedeceque Marthanousprépareàdéjeuner.Voussavezcequec'est quandons'yprendauderniermomentmais,dites-moi, quoideneufàGreenwich?». «ÀGreenwich?»,ditAlice,lespaupièresbattantes commesiunelumièresoudaineavaitjailliaubeaumilieu delapièce.«Jen'enaipaslamoindreidée,nousn'yhabi-tonsplusdepuisunbonmoment.Aumoinssixmois.» «Ohs'exclamaMrsChase.Commevouslevoyez, j'aimanquéquelquesépisodes.Maisvivez-vousdoncà présent?» AliceSeverntenditl'unedesesmainsosseusesendirec-tiondesfenêtres.«Là-bas»,dit-elle,d'unedrôledefaçon. Savoixétaitnormalemaisempreinted'unegrandelassi-tude,commealtéréeparuncoupdefroid.«Jeveuxdireen ville.Nousnenousyplaisonspastrop,Fredsurtout.» «Fred?»,ditMrsChaseavecuneimperceptibleinflexion delavoix,carellesesouvenaitparfaitementquelenom dumaridesoninvitéeétaitArthur.
TrumanCapote
«OuiFred,monchien,unsetteranglais.Vousl'avez sûrementaperçu.Ilesthabituéàplusd'espaceetl'appar-tementestsipetit,justeunepièceenfait.» SitouslesSevernvivaientdanslamêmepièce,c'est quelestempsdevaientêtrevraimentdifficiles.Pourtant, faisanttairesacuriositénaturelle,MrsChasen'essayapas d'ensavoirplus.Ellegoûtasonsherryetdit«Biensûr quejemesouviensdevotrechien,etdesenfants,deleurs troispetitestêtesroussesquidépassaientdesfenêtresde votrebreak.» «Lesenfantsnesontpasroux.Ilssontblonds,comme Arthur.» Larectificationfutdélivréesuruntontellementdépourvu d'humourqu'ellearrachaàMrsChaseunpetitriregêné. «EtArthur,commentva-t-il,demanda-t-elle,touten esquissantlegestedeseleverpourfaireàsoninvitéeles honneursdelasalleàmanger.Maislaréponsed'Alice Severnlafitserasseoir.Formuléesurcemêmetoncalme etsansfiorituresquiluiétaitpropre,elleconsistaiten deuxmots«Plusgros.» «Plusgros»,répéta-t-elleauboutdequelquesins-tants.«Ladernièrefoisquejel'aiaperçu,iln'yapasplus d'unesemaine,iltraversaitlaruepratiquementensedan-dinant.S'ilm'avaitvue,jen'auraispaspum'empêcher d'éclaterderireluiquiatoujoursétésisoucieuxdeson apparence.» MrsChaseportalesmainsàseshanches.«Arthuret vousséparés?Jen'arrivepasàlecroire». «Nousnesommespasséparés.»Samainbattitl'air, commepourécarterunetoiled'araignée.«Jeleconnais depuismonenfance,depuisquetousdeuxnousétions enfants.Commentpouvez-vousimaginer,ajouta-t-elle calmement,quenouspuissionsjamaisêtreséparés, MrsChase?»
LaNouvelleRevueFrançaise Cetteutilisationprécise desonpatronymesemblait exclureMrsChase.Trèsvite,elleéprouvaunsentiment d'isolement,ettandisquetoutesdeuxmarchaientversla salleàmanger,ellecrutsentircommeunehostilités'ins-taller entreelles.Peutêtrefut-celavisiondesmains pataudesd'AliceSevern,maladroitementoccupéesàdéplier uneserviette,quilapersuadèrentqu'ellesetrompait. Quelqueséchangescourtoismisàpart,ellesmangèrent ensilenceetMrsChasecommençaitàcraindrequeles chosesenrestentlà. «Enfait,finitparlâcherAliceSevern,commeonse débarrassed'unpoids,noussommesdivorcésdepuisle moisd'août.» MrsChaseattenditunmomentpuis,entrel'instantelleplongeasacuilleràsoupedanssonassietteetceluiellelaportaàseslèvres,elles'exclama«Commec'est affreux,sonproblèmedeboissonjesuppose?» «Arthurn'ajamaisbu»,réponditAliceavecunsou-rireaimablequoiqueétonné.«Ou,plusexactement, nousbuvionstouslesdeux.Nonparvicemaispourle plaisir.C'étaitsiagréablel'étéNousdescendionsau ruisseaucueillirdelamentheetconfectionnionsd'énormes mintjulepsquenoussirotionsdansdespotsàconfiture. Parfois,lesnuitsdegrandechaleur,quandnousnepou-vionsfermerl'œil,nousremplissionslesthermosdebière glacée,réveillionslesenfantsetpartionsàlaplaged'un coupdevoiturec'estsiplaisantdeboiredelabière,de nageretdedormirsurlesable.Nousavonspassédebons momentsjemesouviensqu'unefois,noussommes restésjusqu'auxpremièreslueursdujour.» «Non»,dit-elle,lestraitssoudaindurcisparuneidée sérieuse.«Voyez-vous,j'aipresqueunetêtedeplus
1.Bourbonfrappéàlamenthe(N.d.T.).
TrumanCapote
qu'Arthuretjepensequeçalecontrariait.Quandnous étions enfants,ilétaitsûrqu'ilfiniraitparmedépasserun jourmaisçan'estjamaisarrivé.Bienqu'iladoredanser,il détestaitdanseravecmoi.Etpuis,ilaimaitêtreentouré debeaucoupdegens,desgensdepetitetailleavecdes voixaiguës.Moi,jenesuispascommeça,iln'yavaitque nousquim'intéressait.Jen'étaisdoncpasunecompagne trèsagréablepourlui.Ehbien,vousvoussouvenezde JeannieBjorkman,unepetitefriséeavecunvisagetout rondquiavaitàpeuprèsvotretaille?» «Commentl'oublier?Elleétaitmembreducomitéde laCroix-Rouge.Épouvantable» «Non,ditAliceenpesant biensesmots,Jeannien'a riend'épouvantable.Nousétionsdetrèsbonnesamies. Bizarrement,Arthurpassaitsontempsàdirequ'illa détestaitmaisjemedoutebienqu'ilatoujoursétéfou d'elleentoutcas,ill'estcertainementaujourd'hui, commelesontlesenfants.Unepartiedemoi-mêmesou-haiteraitquelesenfantsnel'aimentpasetpourtantje devraismeréjouirquecesoitl'inverse,puisquec'estavec ellequ'ilsdoiventvivre. «Cen'estpaspossiblevotremariaépousécette affreuseBjorkman» «Aumoisd'août.» MrsChasemarquaunepause,letempsdeproposerà Alicedeboirelecaféausalon,puiselledit«Quevous soyezainsiobligéedevivreseuleàNewYorkdépasseles bornes.Vouspourriez,aumoins,avoirvosenfantsavec vous.» «Arthurlesvoulait,répondit simplementAlice.Mais jenesuispasseule,Fredestl'undemesamislesplus proches.» MrsChaseeutungested'impatienceelleavaitpeude goûtpourleschimères.«Unchien.Quelleabsurdité.
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Vousdevezêtreidiote,jenevoispasd'autreexplication. Jevousassurequejebriseraislesjambesdetouthomme quiessayeraitdememarcherainsisurlespieds. Jesupposequevousn'avezmêmepasfaitlenécessaire pourqu'il.contribue?»,ajouta-t-elle,enhésitantsur cederniermot. «Vousnecomprenezpas.Arthurn'apasd'argent», ditAlice,avecl'airdésemparéd'unenfantquiréalise quelesadultesnesontfinalementpastrèslogiques.«Ila mêmeétéobligédevendrelavoitureetdoitmaintenant effectueràpiedtoussesallers-retoursàlagare.Mais, voyez-vous,jecroisqu'ilestheureux.» «Cedontvousavezbesoin,c'estdequelqu'unqui vouspinceunboncoup»,ditMrsChase,commesielle-mêmeétaitprêteàs'encharger. «C'estFredquim'inquiète.Ilesthabituéàplus d'espaceetunepersonneseulenelaissepasbeaucoup d'os àronger.Pensez-vousqu'unefoismaformationtermi-née,j'aieunechancedetrouveruntravailenCalifornie? Jeprendsdescoursdansuneécoledecommercemaisje manquederapidité,surtoutpourtaper.Mesdoigts semblentallergiquesàlamachine.Jesupposequec'est commepourlepiano,mieuxvautapprendrequandonest jeune.»Ellecontemplasesmainsd'unairdubitatifen soupirant.«J'aiuncoursàtroisheures,çavousennuie-raitdejeteruncoupd'œilaumanteaumaintenant?» Ladécouverted'unobjetenfermédansuneboîte,avec soncôtéfestif,faisaitpartiedeceschosesqui,d'ordinaire, mettaientMrsChasedebonnehumeurmais,quandelle vitcequedissimulaitlecouvercle,unegênemêléede tristessel'envahit. «Ilappartenaitàmamère.» «Quidevaitbienl'avoirportéunesoixantained'an-nées.»,pensaMrsChase,deboutdevantsonmiroir.Le
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