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La Nouvelle Revue Française N° 299

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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
PIERREENCREVÉETMICHELBRAUDEAU
Conversationssurlalanguefrançaise
I
MICHELBRAUDEAUSupposeuninstant,cherPierre,quenous soyonsparunebellejournéedecielbleuentraindeconversersurles heursetmalheursdelalanguefrançaise.Apeuprèscommelorsque nousfîmesconnaissancesurlesbancsdel'universitédeVincennes en 1968,toilemaître,moil'élève. NCREVÉLamaîtrise,unmotabhorréàl'époque. PIERREE M.B.Maisuneépoquequiexpliquenotretutoiement.Lalin-guistiquefaisaitalorsuneentréeenthousiasmanteparmiles sciences humaines,avecSaussure,Jakobson,Chomsky,grâceàdeschercheurs commeNicolasRuwetettoi. P.E.Beaucoupd'autres.TutraduisaisStructuressyn-taxiquesdeChomsky.C'étaientdesannéesdegrandenthou-siasmepourlalinguistique,généraled'abordpuisgénérative. M.B.Lafièvreestretombée,maispourautantjenepensepasque nousayonseutortd'ycroire. P.E.Moinonplus.Lechapitren'estpasclos.Ilfaudrait unjourracontercommedesromansl'aventuredecertaines disciplines.Nousconversonsausoleil.sommes-nous? M.B.AuPalais-Royal,aujourd'hui.Ailleurslaprochainefois. P.E.Etquelleestlaquestion?
LaNouvelleRevueFrançaise M.B.Lefrançaisestunelangueàlafoistrèsancienneettrès vivantedontlerangn'estpasnégligeabledanslemonde.Elleabeau-coupdelocuteurs,commeondit,depersonnesquilaparlentcouram-mentcommeleurlanguematernelleouleurlangued'adoptionon verralesdifférentsusagesenmêmetemps,onditsouventquec'estune languemenacéedemortparlatoute-puissancedel'anglais,enatten-dantl'arrivéeduchinoisoudel'indienoudubengalioudutamoulou dejenesaisquoi.Quelleestdonclasituationdufrançais?Faut-il s'enplaindre?Faut-ilserassurer?Est-cedangereux?Commenten est-onarrivé? P.E.Ilestimportantquelestermessoientprécisés.Par exemple,lefrançaisn'estpasunelanguetrèsancienne,puis-qu'ellen'apparaîtqu'àlafindupremiermillénairedenotreère, alorsque,pours'entenirauxlanguesparléesmaternellement surleterritoiredelaRépublique,lebasque,lebretonmaissur-toutleslanguesamérindiennesdeGuyaneouleslanguesméla-nésiennesetpolynésiennessont incomparablement plus anciennes.Sionenvisagedoncl'ensembledeslanguesmater-nellesrépertoriéescommelanguesdeFrance,entenantcompte decellesdesdépartementsetterritoiresd'Outre-Mer,lefrançais estprobablement,aveclesautreslanguesromanesencoretrans-misesmaternellement,c'est-à-direlecorseetlecatalan,la languelaplusrécentedetoutesaprèslescréoles. M.B.Lescréoles,tuveuxdire. P.E.L'ensembledescréoles,caribéens,guyanaisetréu-nionnais,quisontàbase lexicalefrançaise.Ceux-làsont plus récentseneffetpuisqu'ilsdatent. -de M.B.laRévolutionfrançaise? P.E.-Non,delatraiteetdel'esclavagesurlesplantations. M.B.Delatraite,oui. P.E.Maisavantlacréationdescréoles,nésducontactiné-galitairec'estlemoinsqu'onpuissedireentreesclavesafri-cainsetcolonsfrançais,lefrançaisétait,aveclesautreslangues romanesdeFrance,lalanguelaplusrécenteduterritoire, contrairementàcequ'imaginentspontanémentlesFrançais pourquilalanguenationaleestdetouteéternité,commela FranceselonleGénéral.
PierreEncrevéetMichelBraudeau
M.B.Dequelsiècledaterait-elle? P.E.LestémoignagesécritscommencentauIXesiècleseu-lement,lesfameuxSermentsdeStrasbourgquiauraientétépro-noncésen842.Maislemanuscritsur lequelnousleslisonsdate desenvironsdel'anmiletnulnesaitquelrapportexactcetexte entretientavecleséchangescensésavoireulieule14février 842surlesrivesduRhinentredeuxpetits-filsdeCharle-magne.Enfait,lakoiné(c'est-à-direlaformecommune) écritenecommenceàs'élaborervraimentenFrance(duNord) qu'auxXIeetxifsiècles. Mêmeenprenantencomptelesparlersayantprécédéen «Francia»lesformesécrites,c'estrécentsi,pours'entenirau territoiremétropolitain,oncomparenonseulementavecle breton,quiestundescendant(indirect)duceltede«nos ancêtreslesGaulois»,oulebasque,quisemblebienremonter directementauxlanguesdespopulationsinstalléesausudde laFranceantérieurementàl'arrivéedesIndo-Européens,mais encoreavecleberbèrequ'aujourd'huionesttenudeconsi-dérercommeunelanguedeFrance,parcequec'estunelangue parléedansd'anciensdépartementsfrançais,ceuxdel'Algérie, etdansnotreancienprotectoratmarocain,d'oùestvenuetoute unepopulationberbérophonesurleterritoire métropolitain, etparcequec'estlalanguematernelled'enfantsquinaissentet viventfrançaisenFrancequiestunelangueattestéedepuis quatremillénaires.Quantauxlanguesamérindiennesdu départementfrançaisdelaGuyane,commel'arawak,le kali'na,lepalikur,l'émerillon,lewayanaoulewayampi,elles ontpeut-êtreplusdedixmilleans.SedéplaçantenAmazonie, ellesnesontpasarrivéesdepuissilongtempsenGuyanemais ellessontaujourd'hui,et depuisdessiècles,parléessurleter-ritoireconstitutionnellementindivisibledelaRépubliqueet leurslocuteursnaissentetviventcitoyensfrançais.Cesontdes languesquisesontdoncmaintenuesdanslalonguedurée, notammentparcequeleursrareslocuteurs vivaientenpetits groupesayantpeudecontactsextérieurs,biensûr,etquise maintiennentencoreaujourd'huiprobablementassezinchan-géesbienqu'ellesnesoientpasécrites.Quandonsongeàla
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résistancedecesdiverseslangues,dansdessituationstrès dif-férentes,basque,berbère,arawak,onnepeutquesourire devantceuxquiclamentquelefrançaisestendangerdemort. Lefrançaisestunelanguearméepourvivrebienpluslongtemps encorequeceslanguessansdéfensequiontsibiensurvécuilne pèseaucunemenacedemortsurelle,quifaitaujourd'huipartie delapoignéedesmieuxpourvuespourtraverserletemps.Reste que,pourcequiestdesaplacedanslemondeaujourd'huirela-tivementaupassérécent,onpeutendiscuter. M.B.Mêmedecepointdevue,etcontrairementauxlamenta-tionsderigueur,iln'estpassûrquelepessimismesoitjustifié. P.E.Oui.Lefrançaisestunelanguerelativementrécente, devenuecelledelaplusgrandepuissancedel'Europeauxvifet auXVIIIesiècle.Et,ausièclesuivant,celled'unegrandepuis-sancecoloniale.C'estunelanguequiaétémunietrèstôt,dèsle XIIesiècle,delittératureécrite,et,trèstôtaussi,dèsleXVIede grosbataillonsdegrammairiensetdelexicologuesacharnésà multipliergrammaires,dictionnaires etàmenerunensemble completderecherchessurlalanguequin'ontpascesséetneces-serontpas,sibienquelefrançaisfaitpartiedeslanguesles mieuxdéfenduesparletravailsavant,lesmieuximplantéespar lapuissancepolitiqueetmilitaire.Enoutreelleestportéepar unedesplusricheslittératuresdel'èrechrétienne. M.B.Àquelleépoqueteréfères-tu? P.E.Àtoutelalittératureenfrançais,depuisChrétiende Troyes,maisplusspécialementlalittératureenlanguefrançaise vivante,c'est-à-direcellequicommencedansladeuxième moitiéduXVIesiècleetqu'onpeutencoreenseignerdansletexte originalonpeutencorefairelire,maisenorthographemoder-nisée,auxenfantsdenosécolesen Franceetàl'étrangeruncer-tainnombredetextesdelaPléiadeparexemple. M.B.LesamisdeRonsard,paslacollectiondelarueSébastien-Bottin. P.E.Ronsard,DuBellaypeuventencoreêtrelusetcom-pris,dumoinsdansdestexteschoisis,pardesadolescentsqui s'envoientenpermanencedesSMS.Cequiestexceptionnel parmileslanguesparléesdeparlemonde.Nousavonsdepuis
PierreEncrevéetMichelBraudeau
lexviesiècleunpatrimoinelittéraired'unegrandelisibilité, maisilfauts'entendreseulementcertainstextesdecette époquepeuventêtrelussansinitiationparticulière,avec quelquesannotationsmaiscen'estpaslecasdeRabelaispar exemple,dontonapubliéàjustetitreuneéditionbilingue avecunetraductionenfrançaismoderneenregarddel'ori-ginal.Celadit,lecorpusdetexteslisiblespartouslesadoles-centsdanslecadrescolaires'élargitbeaucoupdèslesièclesui-vant.PascalouLaFontaineécriventunfrançaisquasi transparentpournosélèvespourpeuqu'ilsdésirentles entendre.Sinouscroisionsl'unoul'autreencejardinqu'ils n'ontpasconnu,nousnenouscomprendrionscertainement pasfacilement,pourdesraisonsd'évolutiondelaprononcia-tionPascal,quidisaitàjustetitre«Montagne»pourdésigner l'auteurdesEssais,etappelait«Champagne»sonamipeintre Philippe,nelesretrouveraitpasfacilementdansnos«Mon-taigne»et«Champaigne»,puisquenousavonsoubliéquelei devantgnn'étaitauxvfqu'unedesgraphiespossiblesdecegn,et nullementàlireenèavecleaprécédentcommenousfaisons.Et s'ilnousdemandaitlenomdu«rouè»régnantaujourd'huisur laFrance,nousaurionsdumalàluiexpliquerqu'iln'yaplusde «roua».Mais,etc'estdécisif,nouspourrionscommuniquerpar billetsécritsoupare-mail.L'accessibilité,lalisibilitédestextes classiquesfaitassurémentpartieducapitalspécifiquedenotre languepourtraverserlessiècles.Capitallittérairequireste d'autantplusvivant,j'y insiste,quenoslycéensquiyaccèdent, fût-ceenextraits,sontsimultanémentvirtuosesdansl'artdu textosurportableetduchat(prononcez«tchatt»)surl'Internet. M.B.Pourcombiendetemps? P.E.Difficileàdire,maispourl'heurejepenseque,sans enprendretoujoursconscience,lesjeunesFrançais,quisuivent tousdesétudessecondaires,éprouventleurlanguecommepor-teusedecetteprofondeurhistoriquevivedanscettelangue qu'ilsmanipulentludiquement,ilspeuvententendreaussidans lestextesscolaireslavoixdesauteursclassiques.Leurrapportà lalangueenest,àleurinsu, transformé.Ilsn'aurontjamaisce rapportavec«l'anglaisdecommunicationinternationale»,
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mêmes'ilssontamenésunjouràl'utiliserdemanièreexclusive dansleurtravail. M.B.Tuasd'autresexemples? P.E.Là-dessus,onpeutcomparerlefrançaisaugrecouà l'hébreuquisontdeslanguesécritesdepuispresquetroismille ansetquisontencoreparléesetécrites.Legrecabeaucoup évoluémaissansruptureetsoncapitalclassiqueesttoujours symboliquementtrèsprésentetcontribueàlégitimerl'usage dugrecmoderneenGrèce.L'hébreumodernedel'État d'Israël,c'estdel'hébreureconstituéetconsidérablement enrichil'écartestd'uneautrenaturepuisquelalangue moderneaétéréinventée,ressuscitéeàpartirdestextes anciens,aulieud'uneévolutionnaturelleàtraverslessiècles. Voicideuxlanguesquiontététrèslongtempsprivéesdepou-voirpolitique,quiavaientdeuxlittératures,beaucoupmoins nombreusesquelanôtremais,commelanôtre,majeures.Pour legrec,cequienestencorelargementtransmisaujourd'hui,le plussouvententraductions,c'estHomère,lesTragiquesetles philosophes. M.B.Cequin'apasdisparudansl'incendied'Alexandrie. P.E.Cecorpusrestreint,datantdumilieudupremier millénaireavantnotreèreestuniversellementconnuetsuffità fairequ'encoremaintenant,partoutdanslemonde,des enfants,commelepetitgarçonquej'étais,ontenvie d'apprendrelegrecclassique,pourtantréputédifficiledansla courducollège,avecsonalphabetdifférentdunôtre.Ilest seulementdommagequ'endernièreannéedelycéelesélèves degrecclassiquenesevoientpasinitiésaugrecmoderne. L'hébreuclassiqueluiseborneàcequeleschrétiensnomment l'AncienTestamentaujourd'huiluentraductionsdansle mondeentier.Àpartirdecetensembled'écritssacrés(etaussi del'hébreumichniqueetmêmedel'hébreumédiéval),Ben Yehudaapuressusciteràlafinduxixesiècleunelanguequi n'étaitplusparléeordinairementdepuislemesiècle,puisla faireapprendre,parleretécrireàtoutunpeuplequil'atrans-misecommelanguematernelleàlagénérationsuivante. Aujourd'huicommeilyavingt-cinqsièclesonparlehébreu
PierreEncrevéetMichelBraudeau
mêmes'estformécelivre.Leslanguesontlapeaudure,et ellessaventressusciter.Nesontvraimentmenacéesdemort queleslanguesparléespardetrèspetitsgroupesdelocuteurs, moinsd'unecentainedepersonnes,dontla«civilisation» actuelledétruitlegenredevietraditionnel. M.B.Vises-tud'abordlalangueparléeouécrite? P.E.Derrièrel'expression«lefrançais»,ilyauneréalité extrêmementcomplexe,multipleetilfautpeut-êtredéplier l'ensembleavantd'allerplusloin.Ilyabeaucoupdevariétésde français,etd'abordparcequ'ilyapluralitégéographiqueles francophonesmaternelsusentdesformesfrançaisesstandardde France,deSuisse,deBelgiqueetduQuébec,quiontchacune desparticularitéspropres.Parailleurs,danschacundecespays serencontreunegrandevariationsocialeparmileslocuteurs, quiseretrouveenpartiedansleursusagesdelalangue,qu'ils soientorauxouécrits.Notammentpourlesadolescents,pro-ducteurstrèsactifsetd'unevarianteinattenduedefrançaisécrit dansleschatsdesicônes(smiles)interviennentparmilesmots, etd'uneformephonétiséetrèsnouvelledanslesSMS.Ilvadesoi, parailleurs,quelefrançaisdel'ENAn'estpasexactementcelui descités,demêmequelefrançaisécritdeJacquesDerridan'est pasnonplusceluideMichelBraudeau.Lavariation,quel'on prennel'oraloul'écrit,estinfinie,maisonpeutlacatégoriser. M.B.Etd'uneprovinceàl'autre? P.E.Encedébutduxxfsiècle,laréponseseraitplutôtnon, surtoutpourl'écritlapressel'atteste,maislestextosaussisont lesmêmesà MarseilleetàLille,etdemêmelalanguedeschats, tandisqu'ilsrestentincompréhensiblesaussibienàunbanquier du7earrondissementdeParisqu'àuneconciergedu20e,pour peuqu'ilssoientl'unetl'autresexagénaires. L'enseignementgénéralisédufrançaisdepuisbientôtun siècleetdemi,àquois'ajoutedepuistrenteanslapratiquede l'écoutequotidiennedelatélévision,deuxoutroisheures durant,parunegrandemajoritédelapopulationdetousles âgesetdetouteslesconditionssociales,faitque, surleterri-toiremétropolitain,lefrançaisquotidienestrelativement unifié àl'oral(misàpartles«accents»régionaux)commeà
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l'écritsaufdanslesusagestechniquesbiensûr,qu'ils'agisse dephilosophie,d'informatique,demédecine,dejustice,etc. Maispourcequiestdelalanguefrançaiseelle-même,elle n'estpasunifiée,jelerépètenotre Empereurcorsen'ayantpu s'emparerdurablementdelaBelgiqueetdelaSuisse,nous n'avonspasalignésurlenôtrelefrançaisdeBelgiquenicelui deSuisseromande,quiprésententencore,parbonheur,des traitspropres.Maisdansl'Hexagonemême,l'unificationdela languenationaleestpratiquementachevée,commel'ont démontréen2003lesrésultatsdel'enquête«familles» menéeauprèsdetroiscentquatre-vingtmillefoyerspar l'INSEEetl'InstitutNationald'ÉtudesDémographiqueslors dudernierrecensementenFrancemétropolitaine.Aumoment delaRévolutionfrançaise,en1794,l'abbéGrégoire,premier àmeneruneenquêtenationalesurlalangue,estimaitqu'ily avaitseulementuntiersdesFrançaisquiparlaientlefrançais eten1863,VictorDuruy trouvaitqu'iln'yavaitencoreque troisquartsdelapopulationàparlerfrançais,sansquecesoit d'ailleurstoujoursleurlanguematernelle,loindelà.Mais aujourd'huienFrancelatotalitédesFrançaisparlentfrançais (etbeaucoupmieuxquelespaysansdelafinduxixe),cequiest unesituationquines'estjamaisproduiteavantledernier quartduxxesiècle. .Etpourtdegémirsurladégradationde M.B.ant,onnecesse lalangue. P.E.Quandondéplorel'étatprésentdufrançais,onnéglige cefaitétabliqu'onn'ajamaisautant,niaussibienparléetécrit lefrançaisenFrance.Aujourd'hui,laquasi-totalitédesenfants nésenFrancemétropolitaineparlentfrançaisenpremière langue.Uneunificationlinguistiqueréelles'estfaitepar l'écoleetparlesmédiasaudiovisuels,quiabalayélesrestes vivantsdesdialectesetpatois.Çan'empêcherapaslesesprits chagrinsdeprétendrequelalangueestendanger,qu'elleest généraliséemaisméconnaissable.Onconnaîtlachanson Ceux-làrêventd'unfrançaisquiseraitrestél'apanaged'une classesocialelimitée,seréservantl'enseignementsecondaire etsupérieurcommeautempsdesmachinesàvapeur,dela