La Nouvelle Revue Française N° 576

De
Pierre Encrevé - Michel Braudeau, Conversations sur la langue française (II)
Mario Vargas Llosa, Les quatre siècles du Quichotte
Jean-Paul Michel - Michaël Sebban, 'La poésie est la morale même, en action'. Entretiens inédits avec Michaël Sebban
Antoine Audouard, Passage de l'Éden
Roberto Bolaño, Les Détectives sauvages
Thierry Laget, Concert à la salle paroissiale
Rodolfo Enrique Fogwill, Le long rire de toutes ces années
Philippe Di Meo, Alberto Episcopi : Allégorie et interpolation
Alberto Episcopi, New York
Stéphane Audeguy, In memoriam (II)
Hommage aux lettres d'Haïti :
Lyonel Trouillot, Haïti, écrire les pieds dans l'eau, les yeux vers l'intérieurEmmelie Prophète, La mort abondante
Georges Castera, Poèmes
Jean-Euphèle Milcé, Habiter désir
Marie-Cécile Agnant, Poèmes
Syto Cavé, Mourir sans raison
Kettly Mars, Le prince noir
Bonel Auguste, Poèmes
Lyonel Trouillot, À l'ombre de l'amandier
Gary Augustin, Poèmes
Louis-Philippe Dalembert, Le jour où j'ai pleuré
Rodney Saint-Éloi, Poèmes
Claude C. Pierre, Quoi faire!
Joubert Satyre, Poèmes
Stanley Péan, Mascarade
A20, Mourir sucé
Chroniques :
Yves Leclair, Heaney, la remontée des Enfers
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, Le secret du visible (David Cronenberg ; Jean-Paul Civeyrac)
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, Un projet d'histoire avec le futur (Mélancolie ; Big Bang ; Louis Latapie)
Chroniques : le théâtre :
Hédi Kaddour, Botho Strauss à l'Odéon : de la Schändung au viol
L'air du temps :
Maja Brick, Vers la langue secrète de la maison perdue (Fin)
Michèle Escadafal, Les petits signes de la main
Notes : la poésie :
Gérard Bocholier, Petit inventaire de poésie
Nelly Carnet, La lutte avec l'ange de Claude Vigée (L'Harmatttan)
Notes : le roman :
Alain Clerval, L'Amour seul de Laurence Plazenet (Albin Michel)
Yves Leclair, Harraga de Boualem Sansal (Gallimard)
Notes : la littérature :
Shoshana Rappaport-Jaccottet, Notre cœur tend vers le sud de Sigmund Freud (Fayard)
Alain Feutry, Maurice Sachs le désœuvré de Thomas Clerc (Allia) - Au temps du Bœuf sur le toit de Maurice Sachs (Grasset)
Sylvie Servoise, Le Dernier Écrivain de Richard Millet (Fata Morgana) - Harcèlement littéraire de Richard Millet (Gallimard)
Patrick Wald Lasowski, Sept portraits perfectionnés de Guy de Maupassant de Philippe Bonnefis (Galilée)
Sylvie Servoise, La Voix et le geste. André Frénaud et ses peintres de Jean-Yves Debreuille (La Baconnière Arts)
Stéphane Zékian, Presse et plumes. Journalisme et littérature au XIX<sup>e</sup> siècle (Nouveau Monde)
Notes : lettres étrangères :
Max Alhau, La Voyageuse de Karla Suárez (Métailié)
François Kasbi, Ambiguïtés d'Elliot Perlman (Robert Laffont)
Texte :
Dominique Delord, Présentation [de Voyages à l'île de Pâques et au Pérou de Paul-Émile Lafontaine]
Paul-Émile Lafontaine, Voyages à l'île de Pâques et au Pérou
Publié le : lundi 13 avril 2015
Lecture(s) : 2
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782072388934
Nombre de pages : 368
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
PIERREENCREVÉETMICHELBRAUDEAU
Conversationssurlalanguefrançaise ii
MICHELBRAUDEAUDessinéparLeNôtre,maisencore plein,siontendl'oreilleàl'Histoire,desbruitsetfureursdela RévolutionetdelaCommune,lejardindesTuileriesnous déambulonsaujourd'huiestleseulvasteespacepublicdeParis quisoitencorepropriétédel'État.Ils'imposaitdoncpouraborder avectoilalanguedel'État.Lefrançaisestlalangueofficiellede laFrance.Depuisquand? PIERREENCREVÉConstitutionnellementparlant,depuis trèspeudetempsl'introductiondel'alinéaidoinedans laConstitution,«LalanguedelaRépubliqueestle français»,nedatequedejuin1992.Lesdéputésavaient crupouvoirprétendre,sanségardauxautrespaysfranco-phones,que«LefrançaisestlalanguedelaRépu-blique»,maisleSénat,assaillideprotestations,arectifié, etleCongrèsasuivi.LetraitédeMaastrichtadoncfourni l'occasion,deuxsièclesaprèslaIreRépublique,deconfor-mersolennellementsurlaquestionlinguistiquela ConstitutionfrançaiseàcelledelaPrincipautéde Monaco.L'Allemagne,elle,résisteencoreàl'exempledu Lichtenstein.
LaNouvelleRevueFrançaise
M.B.Cesontdeslions.Et,d'aprèsSchopenhauer,nousne sommesquelessingesdel'Europe.Peut-onparlerpourla Franced'une«langued'ÉtatH? P.E.Oui,etbienavantlaRépublique.Oninvoque classiquement«1539»,datesymbolique.Ilyavaitdéjà eudesordonnancesallantdanslemêmesens,particu-lièrementcelle deLouisXIIen1510,maisonapris l'habitudederetenirlafameuse«OrdonnanceduRoisur lefaitdejustice»signéeparFrançoisIerle10août1539 auchâteaudeVillers-Cotterêts.Cequiestd'abordencause danslesdeuxarticlesconcernantlalangue,surlescent quatre-vingt-douzedecetteordonnance,rédigéeparle chancelierPoyet,c'estl'abandondelalanguelatineparle pouvoirtemporel,quivapromouvoirsalangue,distincte decelledupouvoirspirituel.Àcetteépoque,lelatinest lapluspuissantelanguedeculturedumonde,cellede l'Égliseetdoncdel'Université.Désormais,c'estlalangue royale,quin'avaitcessédesecodifierdanslessiècles précédents,quidevraêtreemployéedanstouslesactes juridiques. M.B.Ainsi,Villers-Cotterêtsimposelalangueduroisur toutleterritoire. P.E.C'estcequ'onal'habitudededire.Maisquand onlitde prèscetteordonnancequivise,commeleroi l'écritenpréambule,à«aucunementpourvoiraubiendenostre justice,abbreviationdesprocesetsoulaigementdenozsubiectz» elles'avèresouteniràpeuprèslecontraire.Cebeautexte, quej'aimeraisquenousreproduisionsdanssonécriture originale,neserait-cequepourfaireprendreconscience desfluctuationsdelagraphiedufrançais,allèguequele roichoisitlalanguedesessujets«Etaffinquilnyayt causededoutbtersurlintelligencedesd.arrestznousvoulonset ordonnonsquilzsoientfaictzetescriptzsiclairementquilnyayt
PierreEncrevéetMichelBraudeau
nepuisseavoiraucuneambiguiteouincertitudenelieuaen demanderinterpretacion. Etpourcequetelleschosessontsouventesfoisadvenuessurlin-telligencedesmotslatinscontenuzesd.arrestznous voulonsque (. doresnavanttousarrestzensembletoutesautresprocedures) soientprononcezenregistrezetdelivrezauxpartiesenlangaige maternelfrancoysetnonautrement.»Leproblèmeestdonc présentéensensinverselelatinétantunelangueétran-gèrepourlesFrançais,pour«pourvoirà[leur]soulage-ment»ilfautquelesactespublicssoient rédigésdansla languematernellefrançaisedesortequelestextesn'aient plusbesoind'interprétationetquedisparaissentincerti-tudesetambiguïtés. M.B.Parceque,dutempsdeFrançoisIerilfallaitun , clerc,quelqu'und'instruit,pourexpliquerletexteauvulgum pecus,qu'onl'appelle«lepeuple»,les«vraiesgens» oules ». «coucheslaborieuses P.E.Aussilongtempsquec'étaitenlatin,l'immense majoritédesgensn'ycomprenaientgoutte.Cetteidée vientdel'entourage«éclairé»deFrançoisIer. M.B.«Réformé»,tuveuxdire? P.E.Ausensstrict,nonmaisproche,commel'était MargueritedeNavarre,soeurduroi,peut-être.Huma-nisteentoutcasdesgensquisontconscientsdela modernitéapportéeparlaRéforme, avertisquelalangue allemandeestentraindeseconstituerautourdelatra-ductiondelaBibledueàLuther.Etqu'enFranceaussi, grâceàlatraductiondeLefèvred'Étaplesetcelle,parueà Neuchâtelen1535,dePierreRobertditOlivétan,quia apprisl'hébreuauprès deVatableauCollègedeslecteurs royauxcrééprécisémentparFrançoisIeren1 530,onlitla Bibleenfrançais,endépitdesrécentséditsprisparceroi très-catholiqueàlasuitedel'affairedesPlacards.Calvin, quivientdepubliersonInstitutioreligionischristianae,la
LaNouvelleRevueFrançaise feraparaîtreenfrançaisàStrasbourgdès1541.Toutcela faitpartied'unelutteglobalecontrelelatinpourfaire uneplaceaufrançaisparmileslanguesdecultures.Tous lesespritsmodernesvontchoisirlefrançais. En1549,ce seraLaDeffenceetIllustrationdelalanguefrancoyse,qui, quoiquepartiellementempruntéeàSperoneSperoni,est lepremiergrandmanifestelittérairefrançaiscontrela dominationdulatin,maisaussidutoscan,dansl'écrit tantilestvraiqu'enFrancelalittératureetlepouvoir n'ontcessédesedonnerlinguistiquementlamain l'exceptionMistralestsistupéfiantequ'elleabénéficié d'unprixNobel.En1539,lepouvoirroyaldécide d'imposer,danslesactespublicsetsurtoutleterritoire qu'ilcontrôle,lalanguequ'ilpratique.Mais,aulieude chercheràsoumettre,ilénonce«Jevaisparler,moi l'État,lalanguedemessujets.» M.B.Cequiparaîtunestratégieintelligente,entoutcas, pourunroilesemblantdémocratique. P.E.Évidemment,lavéritésociologiqueetpoli-tiqueesttoutautre.Laqualificationde«maternel francoys»,pourlelangageenquestion,estunesorte d'oxymoronàcettedate.Ilnedevait mêmepasyavoir,à l'époque,vingtpourcentdessujetsduroiparlantfran-çais,etpasnécessairementpartransmissionmaternelle. Trèspeudefrancophonesàlacampagnemaisdansles villeslefrançaisnecessaitdegagnerduterrain,même ailleursqu'enpaysd'oïl,quoiquepluslentement.De sortequ'outrelelatin,Villers-Cotterêts,enfait,disputeà lalangued'ocledomainedel'écrittoutcomme l'alinéa1"del'article2denotreConstitutionetlaloi Toubonde1994,souscouvertdenous«protéger»de l'anglais,n'ontd'efficacitéréellequedejustifierl'inter-dictiondelaratificationdelaCharteeuropéennedes languesrégionalesouminoritaires.
PierreEncrevéetMichelBraudeau
M.B.AuXVIe,lespaysans,c'est-à-direl'immensemajorité delapopulation,queparlaient-ils? P.E.Toutesleslanguesrégionales,soit,dansla Francede1539,àpeuprèstoutesleslanguesd'oïl,mais aussilebreton,lefranco-provençalenSavoieetenIsère, etlesdiversesvariétésdelalangued'ocdansleSud,plus lebasque.L'AbbéGrégoireen1793,deuxsièclesetdemi plustard,aprèsunepetiteenquêteparécritauprèsdes lettrésdeprovince(lapremièreenquêtelinguistiquede notrehistoire),conclutqu'iln'yapasplusd'untiersdes Françaisquiparlentlefrançais.En1539,ildevaityen avoirmoitiémoins,concentrésdanslesvilles.Maiscequi estintéressant,c'estl'argumentairede Villers-Cotterêts «l'Étatdécidedeparlerlalanguedesessujets».Etnon pas«lessujetsdoiventseplieràlalanguedupouvoir», commelesoutiendronten1794lesterroristesBarrèreet Grégoire,alorsque,jusqu'àeux,laRévolutionavaitpri-vilégiéladiversitélinguistiquede1790à1793,toutes leslanguesdeFranceétaientlanguesdelaRépublique. C'estl'attituderoyalede1539querejointaujourd'huila réflexionsurlalanguedel'Étatl'Étatdémocratiqueest-ilfondéàparlerunelanguehermétique,unfrançais certes,maisaccessibleauxseulsspécialistes,commeilfait sisouventdanslestextesadministratifs,lestextesjuri-diques,lestextesdelois,sansoublierlestraités constitutionnels? M.B.Etlalanguemilitaire,autempsduserviceobliga-j' toire.Quandétaisjeune,j'avaistrouvéchezdesamisàlacam-pagneunvieuxmanueld'instructionmilitaireetnousenappre-nionsparcœurlesquestionsabsurdes,enparticuliercelle-ci «Laquiestlareinedequoi?»,dontlaréponseespéréedu soldatétait«L'infanterieestlareinedesbatailles.»Nous avonstousétéréformés.Àtaliste,tupeuxrajouterlalangue
LaNouvelleRevueFrançaise
desgensderobe,lejargondestribunaux,les«Attenduque», «Vuque»,«Considérantque». P.E.Lelangagejudiciaire,biensûr.Unebonne partiedesexpressionsqu'onemploiecourammentdans lestribunauxdontlesformuleslatines«Leprocèsest ajournésinedie»ettantd'autresviolentsansvergogne l'ordonnancedeVillers-Cotterêts,quiapourtanttou-joursforcedeloienFrance.Latinmisàpart,seposela questiontoutàfaitgénéraledelalanguedel'État aujourd'hui.Parcequelefrançaisjuridico-administratif etplusencorelefrançaisjudiciairesontdevenus,pourles francophonesquin'ensontpasspécialistes,unnouveau latin,depuisdéjàbienlongtemps.L'Étatentend-ildenos joursutiliserlalanguedel'ensembledesFrançais,quine sont plusdessubiectsassujettismais,enprincipe,des sujetsactifsdeleurproprehistoirepolitique,oubienpré-fère-t-ilcontinueràutilisersaproprevariétédelalangue française,aurisquedesincertitude,ambiguite,etbesoins d'interpretacion,proscrits,endroit,depuis1539?Jerêve parfoisd'uneactionenjusticedemillionsdecitoyens visantl'applicationeffective,surcepoint,del'ordon-nancedeFrançoisIer.Questionsérieusepourunedémo-cratieetquiseposedanstouslespaysayantunelongue traditiond'écriture.Dansl'ensembledel'Europeetaux États-Unis,depuismaintenantunevingtained'années,la nécessitéderapprocherlalangueadministrativede celle descitoyensestdevenuecruciale,etlaFranceelle-même s'yestattaquée.EnGrande-Bretagne,depuis1999,les formules latines,archaïquesoudésuètes,ontétépros-critesmêmedescoursdejustice.
M.B.Sijenem'abuse,tuasfaitpartied'uneCommis-sionchargéed'examinerlesproblèmesliésàlalangue administrative?
PierreEncrevéetMichelBraudeau
P.E.De2001à2004,j'aianiméleComitéd'orien-tationpourlasimplificationdulangageadministratif (COSLA),quicomptaitnombredepraticiensdelalangue autourdeLaureAdler,BernardCerquiglini,PierrePerret, BernardPivot,BernardQuemada,JosetteetAlainRey, HenrietteWalter. M.B.Vousaviezunvasteprogramme. P.E.Inépuisable.Etredoutableparquelboutsaisir celangage?Nousavonscommencépartravaillersurles formulairesadministratifs.LaFranceestchampionnedu mondedansledomaineduformulairenationalen2001, ilencirculaitplusdemillecinqcents.Leformulaire administratif,c'estcelieuuniquesecroisentl'écriture del'État,imprimée,imperturbable,impérieuse,etcelle ducitoyen,manuscrite,hésitante,etforcémentfautive. M.B.Quelstypesdeformulaires? P.E.-Touslesformulairesadministratifspossiblesla demandedecarted'identitéoudepasseport,lademande deboursepourlescollègesetlycées,lademandede retraite,lademandedeRMI,lesdéclarationsdesucces-sion,lespermisdeconstruire,lesfeuillesdemaladie(plu-sieurscentainesdemillionsd'exemplairesparan,malgré lacartenumérique.),l'ensembledesformulairesqui régulentlesrapportsentrel'Étatetlescitoyens,dontplus decentsontutiliséschacunparplusd'unmilliondeper-sonnestouslesans.Unformulairecommelademandede carted'identité,cartequel'onrenouvelletouslesdixans, touchelatotalitédelapopulationfrançaise.Soituntirage d'environsixmillionsd'exemplairesparan,loindevant touslesbest-sellers.Nousavonsrédigélenouveauformu-laireenessayantdelerendreplusaccessible,moins rébarbatif,etmoinscompliquéàremplir. M.B.Dequellemanière?
LaNouvelleRevueFrançaise P.E.Nousavonstravaillé«àdroitconstant»pour parlerdanscettelanguedespécialitéquiestcellede l'administrationc'est-à-direquenousdevionsévidem-mentrespecterlesdemandesderenseignementsqui découlentdesdiversesloisconcernantl'identificationdes citoyens.C'estuncadrecontraignant,maisquipermetau moinsd'éliminercertainesexpressionsénigmatiques relevantparfoisdugrotesquepuretnecorrespondant plusàrien.Jusqu'en2003,parexemple,dansleformu-lairededemandedelacarted'identité,àlarubriquepor-tantsurlatailledudemandeur,ilétaitprécisé«Lataille estrenseignéeparleserviceémetteur.»Formuleobscure pourlesusagers, maiségalementpourlesgensdugui-chet.Jemesouviensd'avoir demandépolimentàma mairiesetrouvaitle«serviceémetteur»devant «renseigner»mataille.Lapersonnepréposéeaouvertde grandsyeux.Cetemploide«renseigner»suivid'un complémentinaniménesetrouvedansaucundesdic-tionnairesfrançaiscourants,excepté,depuistroisans dansleLexiqueadministratifdontleCOSLAaprisl'initia-tiveetdontuneversionremaniéepourlegrandpublica étépubliéesousletitreLepetitdécodeur.C'estunemploi typiquementadministratifpar«renseignerlataille»il fautentendre,biensûr,«fournirl'indicationausujetde lataille».Quantau«serviceémetteur»,enl'occur-rence,etàsoninsu,ils'incarnaitenlapersonnedemon guichetier,quin'enpouvaitmais.Commentaurait-ilpu «renseigner»lui-mêmemataille?Enl'estimantà l'œil?Aumomentcetexteavaitétérédigé,ilyades décennies,ontrouvaitdestoisesdanslesmairieslepré-posépassaitledemandeuràlatoiseet«renseignait»sa taillesurleformulaire,entantque«serviceémetteur» delademandedecarteauprèsdelapréfecture.J'aidonc expliquéaufonctionnaireduguichetcequecelame
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

La Nouvelle Revue Française N° 554

de editions-gallimard-revues-nrf

La Nouvelle Revue Française N° 426

de editions-gallimard-revues-nrf

La Nouvelle Revue Française N° 582

de editions-gallimard-revues-nrf

suivant