La Nouvelle Revue Française N° 582

De
Annie Le Brun, Du trop de théorie
Éric Fottorino, Baisers de cinéma
Antoine Volodine, Songes de Mevlido
François Vergne, La piscine naturelle
Dominique Barbéris, 'J'ai pris le chemin entre les murs'
Pierre Péju, Tremblement de terre. Dialogue en trois tableaux
Alain Blottière, Comme une image
Alexis Rautureau, Le Bar
Hommage à Bernard Frank (1929-2006) :
Jeannine Hayat, Bernard Frank, un anti-Malraux?
Jean-Pierre Zubiate, Présentation [de Quelques notes écrites... de Yi Sang]
Yi Sang, Quelques notes écrites sous une lampe d'automne
David Boratav, L'adieu à l'Île de Richard Fariña
Richard Fariña, La joyeuse Havane, ou Le Glas d'une époque
Barry Gifford, Poèmes et proses - Souvenirs d'un naufrage
Chroniques :
Stéphane Audeguy, Buffon tel qu'en lui-même enfin
Roman Wald Lasowski, Gulliver à la Whitechapel Art Gallery. Pierre Klossowki
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, États du couple (Nuri Bilge Ceylan ; William Friedkin ; Jacques Rivette ; Pascale Ferran)
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, La disparition de l'art comme un crime (Sarkis ; A. Sauser-Hall ; T. Bra ; G. Richier)
Chroniques : le théâtre :
Hédi Kaddour, Base 11/19 (de G. Alloucherie)
L'air du temps :
Anne Serre, Voyage dans l'Europe de Montaigne
Alain Duault, Bergen, Grieg, le son de la lumière
Étienne Faure, Venise en creux
Gérard Cartier, L'Antigone de Racine
Péter Hendi, Olympe
Notes : la poésie :
Gérard Bocholier, Poésies d'Europe
Richard Blin, Ingrès de Patrik Wateau (José Corti)
Notes : le roman :
Anthony Dufraisse, Lignes de faille de Nancy Huston (Actes Sud)
Alain Clerval, Heureux qui la verra dans cette autre lumière de Joël Schmidt (Albin Michel)
Notes : la littérature :
Pierre Campion, Toutes sortes de gens de Jacques Réda (Fata Morgana)
Anthony Dufraisse, Les dieux nus de Claude Michel Cluny (La Différence)
Notes : les essais :
Tristan Hordé, Saint-John Perse dans sa bibliothèque de Renée Ventresque (Champion)
François Kasbi, Stendhal en miroir de Philippe Berthier (Honoré Champion)
Jacques Ancet, LQR. La propagande au quotidien d'Éric Hazan (Raisons d'agir)
André Gabastou, Un Cubain libre, Reinaldo Arenas de Liliane Hasson (Actes Sud)
Notes : lettres étrangères :
Philippe Di Meo, Temps sarmates de Johannes Bobrowski (L'Atelier La Feugraie)
Shoshana Rappaport-Jaccottet, L'inspiration continue : essais pour les perplexes de Maria Zambrano (Jérôme Million)
Francis Wybrands, Idiome d'Andrea Zanzotto (José Corti) - Essais critiques d'Andrea Zanzotto (José Corti)
Yves Leclair, Comme une langue au palais d'Erri De Luca (Gallimard) - Au nom de la mère d'Erri De Luca (Gallimard) - Sur la trace de Nives d'Erri De Luca (Gallimard)
Max Alhau, La Science des adieux d'Elisabetta Rasy (Le Seuil)
Notes : la photographie :
Jean-Hugues Berrou, L'un écrit, l'autre photographie (Autour de Denis Roche) (ENS)
Notes : les disques :
Jean-Christophe Valtat, The Stooges : The Weirdness
Texte :
Andrei Vieru, Présentation [d'Œuvre complet d'Urmuz]
Urmuz, Œuvre complet
Publié le : lundi 13 avril 2015
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EAN13 : 9782072389054
Nombre de pages : 368
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LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
ANNIELEBRUN
Dutropdethéoriel
Quej'aiechoisid'intitulercetteinterventionDutropde théorieaprèsavoirpublié,ilyamaintenantsixans,une violentecritiquedecetempsquiavaitpourtitreDutrop deréalité2,n'estpasàmonmanqued'imagination, commedesesprits malveillantspourraientlecroire.Je penseplutôtquec'estlefaitdel'époque.Aupointdeme demandersicemanqued'imaginationn'estpascequi relieenprofondeurletropdethéorieapparuaveclesannées 70autropderéalitédesannées2000. Dumoins,j'yvoislaraisonpourlaquellejemesuis toutnaturellementtenuetrèsloindesdifférentsphilo-sophesréunissouslelabeldelaFrenchTheory.Etpour qu'onmesureàquelledistancedecetteactivitéconcep-tuellejemetrouvaisaumomentoù,justement,commen-çaitàseconstituerl'ensemblethéoriquequinousoccupe
1.Cetteconférenceaétédonnéele9novembre2006àlademandedePierBuvik, directeurduCentredecoopérationfranco-norvégienneensciencessocialesethumaines, danslecadredejournéesintitulées«FrenchTheoryrevisited»,àlaMaisondesSciences del'HommeàParis. 2.Stock,2000,etGallimard,«Folioessais»,2004.
LaNouvelleRevueFrançaise
aujourd'hui,jeciteraiquelquesphrasesdecequej'écri-vaisalors.C'étaiten1969 «Jen'airienàdireetencoremoinsquelquechoseàdire pourl'instant,jeparle,tandisqued'autresdansent,crient, éternuent,maigrissent,tuent,respirent,s'allongent. Personnen'estjamaispartiquecesoit,serait-ceau boutd'unephrase,sanssedéguiserj'avouedédaigneuse-mentquej'aidesfauxcilsetpasdemarteau,inconvénient mineur,quandleregardfaittoutpourseperdreauloin. Noussommesenretard,maisn'est-cevraimentque partieremise?Lejourn'enfinitpasd'avanceràreculons it.[.] surleventredelanu Lebruitcourtquenoussommesenvoyage,maisnous necouronspas.Nousétouffonssousdespeauxd'oursen peluche,traînantauboutd'uneficelledescaravanesd'idées précieuses,cahotantes,usuelles,anachroniques,inutiles, épuisées,merveilleuses.oui,merveilleusespeut-être.Mais quiparle? Jen'entendsguèremurmurerqueledésespoirdene pouvoirvoyagerdanslesêtresetleschoses.Lapeauestun vêtementtropétroitpourlesgrandsdéplacementselleest lasourcefigéedetouslescasd'erreursurlapersonne»
C'estassezpourvoirquej'étaisailleurs,etenquêtede toutautrechose.Etsi,parlasuite,j'aiparfoisabordéles mêmessujetsqueDeleuze,Foucault,Barthes-qu'ils'agisse deSade,duféminisme,delacréolité,deRaymondRoussel, deGeorgesBataille.jenemesuisjamaisréféréeà aucundecesthéoriciens,sinonpourconstatermondésac-cord.Sansdouteest-cecomptetenudecetécartins-tinctif,sijepuisdire,qu'ilm'aétédemandéd'intervenir ici.D'autantquejeneparticipeenaucunemanièredela
1.Toutpris,lesnomades,reprisdansOmbrepourombre,Gallimard,2004.
AnnieLeBrun
petitebourgeoisiephilosophiquequi,sousprétexted'un retouràKant,acherchéàliquidertoutcequ'ilyavait d'authentiquementlibertairedansl'agitationintellec-tuelleàl'originedesévénementsdemai1968. Aucontraire,jesuispeut-êtreunedesrarespersonnes qui,ayantprispartàcemouvement,n'enapasdémérité. Jen'aijamaischerchéàexercerquelquepouvoirquece soit, fût-ceuniversitaire.Simplement,jen'airienrenié delarévoltequiétaitlamiennedanscesannées.Lasuite demesdifférentesinterventions,depuisunetrentaine d'années,amontréque,sijemesuistenueàdistancede laFrenchTheoryetdesesmultiplesretombées,jen'airien reconnuauxdifférentesformesderéactionsquisesont affirmées,àmesurequecertains, l'âgevenant,sesont opposésàlamodernitéqu'ilsavaienttravailléàpromou-voir,telsJeanClairlouantla«vraie»peintureouTzvetan Todorovmaintenantoccupéàdéfendrela«vraie»litté-rature.Enfait,duretouràlafigurationauretourdu motif,quicomptentparmilesplussûresstratégiespour enreveniraubonvieuxsujet,ilnes'agitquedereposi-tionnementssurl'échiquierd'unemêmebienséance culturelledontjemesuistoujoursflattéed'ignorerles règles.Etc'estlemêmedésintérêtpourcegenredejeu qui,voilàplusdetrenteans,m'aurad'embléeconduiteà avoirlaplusgrandepréventionàl'égarddecequi,avant dedevenirlaFrenchTheory,s'estd'abordimposécommele dernierchicculturelenceque,pourlapremièrefois,la théorieyproposaitlapossibilitéd'innombrablesjeuxde rôlespouramateursdesubversionverbale.
Carilseraittempsd'analysercettefameusethéorieà partirdesprincipesquiontfaitsonsuccès.Ainsimeferai-jeuninstantdéconstructionnistepourdiscernerdanscet ensembledepenséesdisparates,souventpeucompatibles
LaNouvelleRevueFrançaise lesunesaveclesautres,leurpointcommunquiestd'être d'aborddésespérémentuniversitaire.Plusencore,d'êtrele faitd'unegénérationdeprofesseurs,pourlaplupartnorma-liens,impatientsd'exercerunréelpouvoirbienau-delàde l'université,puisque,pourlesunsetlesautres,dèsledébut, ils'estagideriendemoinsquedereconsidérer,àleurs lumières,touteproductionintellectuelleouartistique. Tantetsibien quecetteFrenchTheorys'estd'abord affirméecommeunecombinaisondedispositifsdepou-voir,enfaitpeudifférentsdeceuxquesesreprésentants prétendirentdénoncer.Àceciprèsquesasupérioritésur leshabituellesformesdupouvoirauraincontestablement étéde nepasseprésentercommetellemaissousle masqued'unecritiquedelacritique,aussiindéfinissable qu'intransitiveet,ducoupinsaisissable,puisque,comme leprécisaitPauldeMan,«leprincipalintérêtthéorique delathéorielittéraireconsistedansl'impossibilitédesa définition'». C'est,eneffet,àprétendres'interrogersurelle-même, sursondiscourscommesurlesconditionsdesaproduc-tionque,dansunpremiertemps,cettethéoriearéussià déborderdudomainephilosophique,jusqu'àfairedispa-raîtrelalittératurecommecatégoriedéfinieetfinirpar annexerauchamplittéraireceluidesscienceshumaines, avantd'yinclurelamultiplicitédessavoirs. Ainsin'est-cepasparhasardquetrèsviteletermede théorieaprévalupourcaractérisercetteactivité.Sionl'a préféréàphilosophie oupensée,c'estque,parsonabstrac-tion,lanotionmêmedethéorie suggèreuneconstruction intimidante,propreàexclured'embléequin'enpossède nilevocabulaire,nilarhétorique, c'est-à-direquinefait
1.PauldeMan,TheRésistance toTheory,Minneapolis,UniversityofMinnesotaPress, 1986,p. 3.
AnnieLeBrun
pasimmédiatementallégeanceàunfonctionnementintel-lectuel,dontl'atoutmajeurauraétéd'empêchersamise endouteéventuelle,enlacourt-circuitantparavance. Etcela,enseréclamantd'un«indécidable»quia poureffetdeconduire,nonpasànepasdécider,mais,au contraire,àpouvoirprétendreàsaconvenance,unechose etsoncontraire,sousprétexteque«rienn'estcertain», commeJacquesDerridal'aditetredit.D'oùlefloudes conceptsutilisésdupouvoiràladifférence,del'écriture àlavolontédusavoir,del'identitéaugenre.Mais qu'importe,quandlaforcedelaFrenchTheoryestd'abord derendreainsiopérationnellen'importequellegrillede lecture,pourvuqu'ellepermetted'accéderàuneposition demaîtrise. Enfait,onn'estpastrèsloindeceque,derrièreleur miroir,AliceetHumptyDumptycherchentàpréciser «Quandj'emploieunmot,ditlepetitgnomed'unton méprisant,ilsignifieforcémentcequ'ilmeplaîtdelui faire signifier.Riendemoins,riendeplus.Laquestion, répondAlice,estdesavoirs'ilestpossibledefairesigni-fieràunmotdestasdechosesdifférentes.Laquestion, répliqueHumptyDumpty,c'estdesavoirquiserale maître.Unpoint,c'esttout.»Que cedialoguesoit très judicieusementcitéparBarbaraCassinl,audébutdeson essaisurL'Effetsophistique,nechangerienàl'affaire.Carle désolantn'estpasque laFrenchTheorys'inscrivedanscette traditionsophistique,selonlaquellel'êtren'estqu'uneffet dudire,maisqueledireenquestionsefassepouvoirde normalisationàtraversl'exerciced'unpouvoir. Etlapreuveenestquetrèsraressontaujourd'huiles essaisetréflexionsquinesoientencombrésdemultiples référencesàcetteFrenchTheory.Onpeutbiensûrparler
1.BarbaraCassin,L'Effetsophistique,Gallimard,1995.
LaNouvelleRevueFrançaise d'effetdemode.Beaucoupdeceuxquiseréclament aujourd'huideladéconstructionseseraientréclamésdans lesannées50del'existentialisme.Maisc'estaussile résultatd'uneformidableemprise,d'autantmieuxaccep-téequ'ilsuffitd'encomprendreleprincipepourl'utiliser àsonprofitetentouteoccasion.Cequeladescendance prospèredelaFrenchTheoryn'enfinitpasd'illustrer. D'autantqu'ilparaîtdifficiled'ignorerqueladissémina-tionaujourd'huimondialedecetteFrenchTheoryest «indissociabledeladominationsanspartagedesindus-triesculturellesetdesinstitutionsuniversitaireetédito-rialeaméricaines1»,commel'atrèsjustementfaitremar-querFrançoisCusset,pourtantfavorableàcecourantde pensée.Onpeutaussimesurerenpassantcombiencet espoirdemaîtrise,promisàtouslesutilisateursdela FrenchTheory,favorisedepuis unetrentained'annéesun redoutableconformismeintellectuel,quandbienmême celui-cisecamouflerait-ilderrièresestoujoursnouveaux champsd'application.J'iraisjusqu'àparlerd'uneservi-tudeintellectuelledontleseffetsrépétitifsnesontpas étrangersàladésertificationquimenaceaujourd'huile paysagemental.
Maisj'yreviendraiaprèsavoirdonné,àpartirdecer-tainesdemespréoccupations,quelquesexemplesprécis delaforced'instrumentalisation,voirede l'énergiemani-pulatrice,quiaurontfaitlesuccèsdelaFrenchTheory. D'abordàproposdeSade,quandFoucaultdéclare, dansLes Motsetleschosesauchapitreconcernant«les limitesdelareprésentation»,que«Julietteestledernier desrécitsclassiques»,danslamesuremêmeles «
1.FrançoisCusset,FrenchTheory,LaDécouverte,2005,p.302. 2.MichelFoucault,LesMotsetleschoses,Gallimard,1966,p.255.
AnnieLeBrun
scènesetlesraisonnementsdeSade[y]reprennenttoute laneuveviolencedudésirdansledéploiementd'une représentationtransparenteetsansdéfaut1».Maiscela aprèsnousavoirexpliquéquelquespagesplustôtqueles désirsdeJuliette«sontreprissansrésidudanslarepré-sentationquilesfonderaisonnablementendiscoursetles transformentvolontairementenscènes». Qu'est-cequecelaveutdire?SinonqueMichelFou-cault,occupéàdéployersafresquedel'âgeclassiqueenun gigantesqueconceptorama,nevoitpasouneveutpasvoir quel'importantn'estpascequifinitavecSademais,au contraire,cequicommenceetqui,pourledire vite,cor-respondàl'inventiond'unnouveaulieumentaloù,pour lapremièrefois,laphilosophiesetrouvemisedanslebou-doir.Quecelaseproduiseaugréd'unesurenchèresansfin entrelatêteetlecorpscaractérisela«façondepenser» deSade.Façondepenserquivaàl'encontredetoutcequi estenjeudansl'âgeclassiquemaisaussidecequeveut nousenfairecroireFoucault.Car,ducoup,Sadenenous montrepasseulementlavertuoffenséemaistoutautant «laphilosophieoffensée»,pourreprendrel'expression deLichtenberg.Etc'estsansdoutecequeFoucaultne peutadmettre,dèslorsqu'ilavancedansl'Histoiredela [.] folieque«lecalme,lepatientlangagedeSaderévèle lesmots derniersdeladéraisonetluidonne,pour l'avenir,unsenspluslointain3».Voilàdoncledernier récitclassiquedevenu«expressiondernièredeladérai-son».«Ici,continue-t-il,prendsasourcelagrande monotoniedeSade,àmesurequ'ilavance,lesdécors s'effacent,lessurprises,lesincidents,leslienspathétiques
1.Ibid.,p.223. 2.Uni.,p.223. 3.MichelFoucault,Histoiredelafolieàl'âgeclassique,Gallimard,1972,et«Tel», 1976,p.659.
LaNouvelleRevueFrançaise oudramatiquesdesscènesdisparaissent'»pourarriver, dansJuliette,àunjeusouverain,«dontlaperceptionest tellequesanouveauténepeutêtrequesimilitudeàsoi-mêmeUnenouvellefois,qu'est-cequecelaveutdire?Cars'il estunenouveautédansJuliette,ellerésidedanslatension dramatiquequidonneàcepersonnagesanséquivalentsa beautéincandescenteluivenant,nonseulementdese mesureràladémesurenaturellemaisplusencorededou-blerlanature,àtouslessensdutermec'est-à-diredela trahirenladépassantetdeladépasserenlatrahissant. Auplusloindecette«similitudeàsoi-même»,Juliette est,aucontraire,enquêted'uneconsciencephysiquede l'infini,queMichelFoucaultratecomplètementpour d'autantmieuxdéveloppersathèsed'uneémergence«du néantdeladéraison»àlafindel'âgeclassique.Toutcela, pourfinirparnousapprendre,troisansplus tard,queSade «nousennuiec'estundisciplinaire,unsergentdusexe, unagentcomptabledesculsetdeleurséquivalents3».
QuantàlalecturedeRaymondRousselàlaquellese livreMichelFoucault,jevousépargneraiicil'accumula-tiondescontresens àlasuitedesquelsilenvient,par exemple,àvoirdanslesNouvellesImpressionsd'Afrique «unefête»animéepar«l'allégressedansanted'unlan-gagequisauted'unechoseàl'autre,lesjettefrontcontre front,faitjaillirpartout,deleurincompatibilité,courts-circuits,pétardsetétincelles4»,alorsqu'ils'agitduplus sombretraitédelapesanteurRaymondRoussel,peu
1.Ibid. 2.Ibid. 3.MichelFoucault,«Sade,sergentdusexe»,1975,in£>/ttetécrits,vol.1,Gallimard, 2001,p.169. 4.MichelFoucault,RaymondRoussel,Gallimard,1963,p.189.
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