La Nouvelle Revue Française N° 584

De
Michel Braudeau - Javier Marías, À propos d'un certain Javier Marías (II) (entretien)
Thomas Pynchon, Jusqu'au jour
Gérard Macé, Promesse, tour et prestige
Jean-Paul Michel, Placer 'l'être en face de lui-même'. Carnets de Sicile (été 1994)
Guy Goffette, L'autre Verlaine
Barry Gifford, Trois contes
Jacques Bellefroid, Encre noire sur pages blanches. Pierre Soulages
Poésies italiennes (II) :
Philippe Di Meo, Aperçus
Antonio Prete, Menhir
Franco Buffoni, Guerre
Riccardo Held, Pour cette envie acide détendue
Gabriele Frasca, Rives
Tommaso Ottonieri, De Centrifuga
Marcello Frixione, Dioptries
Roberto Deidier, Une saison continue
Florinda Fusco, Lignes
Paolo Maccari, Mondanité
Andrea Zanzotto, Surimpressions
Chroniques :
Alain Feutry, Redécouvrir Jules Vallès
François Kasbi, Aragon Manifeste
Yves Leclair, La boîte noire de Javier Marías
Chroniques : le cinéma :
Serge Chauvin, Tous les temps du malheur (Cristian Mungiu ; Sidney Lumet ; Andrew Dominik)
Chroniques : les arts :
Pierre Descargues, L'art a toujours la tête au-dessus de son époque (A. Vollard ; J. J. Henner ; Paoli)
L'air du temps :
Sarah Blau, Le goût de la crevette
Christian Fumeron, Continuations, triptyque
Jocelyn Dupré, La Marne noire
Notes : la poésie :
Gérard Bocholier, Des lyrismes
Richard Blin, Le promeneur et ses ombres de Richard Rognet (Gallimard)
Notes : le roman :
Paul Gellings, Dans le café de la jeunesse perdue de Patrick Modiano (Gallimard)
Pierre Perrin, Le soleil se couche à Nippori de Jean Pérol (La Différence)
Notes : la littérature :
Alain Feutry, Lettres d'amour de Beaumarchais et Amélie Houret de La Morinaie (Fayard)
Tristan Hordé, Octobre de Jacques Prévert (Gallimard)
Shoshana Rappaport-Jaccottet, Desolatio de Michel Deguy (Galilée)
Notes : les essais :
François Kasbi, Essais d'Emmanuel Berl (De Fallois) - La Fin de la Troisième République d'Emmanuel Berl (De Fallois) - Ingeborg Bachmann de Hans Holler (Actes Sud)
Alain Clerval, Désenchantement de la littérature de Richard Millet (Gallimard)
Notes : lettres étrangères :
Gersende Camenen, La Havane, 1957 de Mayra Montero (Gallimard)
Yves Leclair, Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen d'Arto Paasilinna (Denoël)
Max Alhau, Grande fugue de Juan José Saer (Le Seuil)
Notes : la photographie :
Jean-Hugues Berrou, Weegee (Gallimard/Musée Maillol) - Steichen, une épopée photographique (FEP) - Nein, Onkel (Librairie Serge Plantureux)
Texte :
Krzysztof Pomian, Constantin Jelenski
Constantin Jelenski, La Terre d'Ulro, deux ans après
Publié le : lundi 13 avril 2015
Lecture(s) : 8
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782072389160
Nombre de pages : 352
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
LANOUVELLE REVUEFRANÇAISE
JAVIERMARiASETMICHELBRAUDEAU Aproposd'uncertain JavierMarias
ii
MICHELBRAUDEAUNousavonsvuenvous(cf.laNRF d'octobre2007)l'auteurimprégnédecultureanglaisenous avonsdécouvertaussileroiénigmatiquedel'îledeRedonda, danslesAntilles,quiestuncailloudanslamer,troppetitpour êtreunparadisfiscal,maisjusteassezgrandpourabriterune noblessedepapierCependant,voushabitezàMadrid,placede laVille.Enfacedel'hôteldeville,n'est-cepas? JAVIERMarïasOui,parfoisj'aienvied'avoirunfusil maisjen'enaipas. M.B.Etvousêtesquelqu'unde bieninscritdanscesiècleet l'Espagned'aujourd'hui.Est-ceque,parexemple,ledépart d'Aznarvousafaitplaisir? J.M.Oui,etmêmebeaucoup.Lejourdesder-nièresélections,le14mars2004,j'aipubliéunarticle, rédigédeuxsemainesavantl'attentatdu11mars,dontle titreétait«Quatre-vingt-dix-huitcoupsdepied».Ily
CetentretiendéveloppecinqconversationsentreJavierMariasetMichelBraudeau enregistréesàMadridenfévrier2005parFranceCulturepourl'émission«Àvoix nue».VoiraussilaNRF583,d'octobre2007.
LaNouvelleRevueFrançaise
aundictonespagnol,lorsquequelquechosevousemmerde, vousdérangebeaucoup,quiditÇamedonnecentcoupsde pied.Jesavaisqu'ilétaitdifficiledevoteravecenthou-siasme.Maisfaceàuneforteabstention,sivraimenton décidaitdesemobiliser,onpouvaittrouverunpartiqui, aulieudecentcoupsdepied,nevousendonneraitque quatre-vingt-dix-huit.Etpourmoi,c'étaitsuffisantpour sedécider.EnEspagnecetyped'attitudeestmalvu. Pourtant,ailleursenEurope,onvotesouventcontre quelqu'un,etpasenfaveurdequelqu'un«n'importe lequelsaufcelui-là».Àl'époque,ilétaitimpensableque lepartisocialisteremportelesélections, mêmeaprès l'attentatdu11marsc'étaitcomplètementimprévi-sible,etcefutunesurprisepournoustous.Mais,sinous avionsànouveauquatreansdepartipopulairenonpas avecAznar,évidemment,ilseraitrestédansl'ombre nouscourionsaudésastre. LegouvernementAznaraétéunevéritablecalamité danstouslesdomaines,notammentaveccettedécision grotesque,incompréhensibleetquin'ajamaisétéexpli-quéeauxEspagnolsdesejoindreauconflitenIrak. L'Espagnes'estridiculisée.Nousnesommespasunepuis-sancemilitaire,justeunepuissanceéconomiquemoyenne expliquez-moicequ'AznarvenaitfaireauxcôtésdeBush etBlairsurlaphotographiedesAçores? M.B.AvecBerlusconi. J.M.Non,Berlusconin'étaitpassurlaphoto,ilest beaucoupplusmalin.Autrechoseaulendemaindu 11mars,onaobservéungentlemansagreementgénéral pournesurtoutpasvoirdanscetattentatuneréplique àlapolitiqued'Aznar.Or,àmesyeux,ils'agissaitau contraire,trèsclairement,dereprésaillesislamistescontre l'Espagne.Jel'aiditdansplusieursjournauxAznarétait tellementvisibleetprésentsurcettephotographieavec
JavierMariasetMichelBraudeau BushetBlair,c'étaitunpeucommes'ilavaitagitéun mouchoirrougedevantuntaureauendisant«Allez-y, onest» Faceàunesituationvraimenturgente,jesuisd'accord pourquelegouvernementfassecequ'ildoitfairemais pasquandiln'yaaucunemenaceréelle,qu'onnedonne aucuneautreexplicationauxcitoyensespagnolsque«Il fautêtrecontrelesarmesdedestructionmassive»,les-quelles,nouslesavionstous,n'existaientpas.Celareve-naitàs'aplatirdevantBush,pointàlaligne.Cettedéci-sionlamentableétait,enfait,liéeàdeséchanges politiquesqueleParlementétaitobligéd'accepter.Lors duvote,touslesdéputésdupartipopulaireontcriéleur joie,ontéclatéderire,ontapplaudi.Jepensequec'est unmanquedescrupuletotal. M.B.Vousavezmêmeproposéquel'onpuissevoter«néga-tivement».Aulieudevoter,commetoutlemonde,pourquel-qu'un,ensachantqueparfoisonserabatsurcequelqu'unpour écartertelleautrepersonne,vousavezsuggéréqu'ilseraitintéres-santd'avoirledroitdevoteraussicontrequelqu'unouquelque choseceseraitplusfranc. J.M.Avecunsystèmedevote négatif,lescitoyensse prononceraientpourunpartiX,etcontreunpartiY «Jeveuxquetelpartigouverne»et«Enaucuncas,jene veuxquecepartigouverne».Etl'onadditionneraitou soustrairaitlesvotespositifsetnégatifs. M.B.Cequiempêcheraitcertainsdirigeantsdeprétendre représenterquatre-vingtspourcentdel'électorat. J.M.Danscertainscas,lepartivainqueurl'emporte-raitavecunmilliondevotesetlevaincuperdraitavec quatremillions.Ceseraitéventuellementunecure d'humilitépourlegagnant. M.B.Vousavezdoncétéheureuxdel'électiondeZapatero.
LaNouvelleRevueFrançaise
J.M.Oui,trèsheureuxdesavictoireetsurtout, commejel'aidit,deladéfaiteduPartiPopulaire.J'ai applaudiàdiversesinitiativesqueZapateroaprisesdèsle début,commeleretraitimmédiatdenostroupesenIrak, l'autorisationdumariagehomosexuel,avecsesconsé-quencesenmatièred'égalitédesdroits,uneloiplus sévèrecontrelamaltraitancedesfemmes(qui,hélas,ne s'estpasrévéléetrèsefficace).Ils'estheurtéàuneoppo-sitionconstanteetvéritablementsauvage,tant duParti Populairequedel'Églisecatholiqueespagnole,encoresi nostalgiquedupouvoirabsoluqu'elleaexercépendant dessiècles.Ladroiteespagnolepasplusquel'Églisen'ont suserésoudreàcequel'Espagne soitgouvernéepar d'autresqueceuxquil'onttoujoursdominée,niqu'elle soitunétatnonconfessionnel.Cesdeuxinstitutionsont déclaréuneguerrepermanenteàZapatero.Moinsaugou-vernementetauPSOEqu'àZapateroenpersonne,dela mêmemanièrequefutattaquéleprésidentAzanadansles annéestrente,unechasseàl'homme.Encesens,j'éprouve delasympathiepourZapatero,parcequ'ilatenubon dansunepasseparticulièrementdifficile.Aucoursdesa législature, quis'achèveraenmars2008,l'opposition, pourlapremièrefoisdansl'histoiredenotredémocratie, autiliséleterrorismecontrelegouvernement,a accusé celui-cid'êtreauservicedel'ETA.Onaentendudes chosesincroyablesetdémentielles.IlestvraiqueZapa-teroapéchéparingénuitéetoptimisme,cequiestpeut-êtreimpardonnablechezun hommepolitiquedepremier rangtantqu'aduréle«cessez-le-feupermanent»de l'ETA(cequiétaitdéjàunecontradictiondansles termes),ilacombattuavecmoinsd'énergiequ'iln'en auraitfallu,entablantsurlaraisond'adversairesquin'en
1.PartiSocialisteOuvrierEspagnol.
JavierMariasetMichelBraudeau ontjamaismontréetn'ontjamaisriencédédeleursexi-genceslunatiques.Celaaprovoquél'insatisfactionetla déceptiondenombreusespersonnesfavorablesau PSOE,notammentdegensaussiintelligents etrespec-tablesquelephilosopheFernandoSavater,undemes bonsamis,quiamaintenantcrééunpartietvaselancer directementenpolitique,parcequ'ilestmécontentde l'actiondugouvernementdanscedomaine.Uneaction quejenecroispassicatastrophiquesimplement, j'insiste,ingénueettropoptimiste,c'est-à-direunpeu idiotemaisilfautcomprendrequ'unhommecomme Savaterestmenacédepuisdenombreusesannéespar l'ETAetnesedéplacepassansuneescorte.Cen'estpas unefaçondevivreacceptable. Parailleurs,legouvernementdeZapaterones'estpas dégagédelabêtisehabituelled'unecertainegauche,qui sacrifiesanscesseleslibertéspersonnellesaupolitique-mentcorrect,aupuritanismedegauche.Celadit,avec toussesdéfauts,onaquandmêmeaffaireàdesgensplus et oumoinscivilisés,cequineseraitpaslecasaveclePP seschefspost-franquistes,dontcertainssontcarrément d'extrêmedroite.Etenl'absenced'unchoixréel, «positif»,plusqu'untriompheduPSOEauxprochaines élections,jesouhaiteunenouvelledérouteduPP.Une déroutecomplèteseraitencorelameilleure,carsesmili-tantssedécideraientalorsàremplacerlesdirigeants actuelsetquitteraientl'âgedes cavernespourformerun partidedroitenormal. M.B.En2008,vousallezfêterlebicentenairedu2Mai, elDosdeMayo.LesFrançaisneconnaissentpassouventlesens decetanniversairequiestplusoumoinsl'équivalentduBicen-
1.LePartiPopulaire.
LaNouvelleRevueFrançaise tenairedelaRévolutioncheznous.SaufqueleDosdeMayo commémorelarébellionespagnole contrelestroupesdeNapoléon. J.M.Oui,maiscen'estplustrèsvivantdansl'ima-ginairedesEspagnols.Jenem'ensouvenaismêmepas. M.B.Unedatequidonneson nomàtantderuesetfigure partoutsurdesmonuments? J.M.Ilyauraprobablementdesdiscours.Ondit plutôticila«guerred'indépendance»,etlesAnglais,the peninsularwar.EnFrance,commentl'appelez-vous? M.B.Onn'enparlepastropfièrement. J.M.La«guerred'Espagne»? M.B.Non,cetermedésignevotreguerrecivile. J.M.«Lacampagned'Espagne»,alors?Pournous, c'estlaguerred'indépendance.L'Espagneareçudesdoses excessivesdepatriotismesousladictaturedeFranco,et pendantleshuitansdegouvernementduPP.Lesgensen sontsaturés.Lepatriotismeestenbaisse,c'estunebonne chose.CegrandpatriotismerabâchéparFranco,associé aufranquisme,aagicommeunvaccincontresespropres excès.Lapreuveenestlorsquevousm'enavezparlé, j'avaispresqueoubliéàquoicorrespondaitleDosde Mayo.Onacélébréen2005labatailledeTrafalgar, maisjecroisque,siArturoPérezReverten'avaitpasécrit sonlivreCabodeTrafalgar,laplupartdesEspagnolsnese seraientmêmepassouvenusdecettebataille.C'estpeut-êtrecela,laforcedesécrivains. M.B.-JemedemandaissilesEspagnolsn'avaientpasdes sentiments,disons,«contrastés»parrapportàlaFranceles gensdedroitenel'aimantpasparcequ'elles'estséparéede l'Égliseetqu'elleainstaurélalaïcité,etceux degauchelui reprochantàlafoisNapoléonetLéonBlum.L'un pouravoir apportédesloisprogressistesauprixd'uneguerresanglante,et l'autre,quiétaitdegauche,pourn'avoirpasaidélarépublique.
JavierMariasetMichelBraudeau CommentlesEspagnolsvoient-ilslaFrancemaintenantqu'ils ontrejointl'unioneuropéenne? J.M.Celaabeaucoupévolué.J'aicinquante-sixans cen'estpasgigantesque,maiscen'estpasrien.Assez poursaisiràquelpointlafaçondontlaFranceétait perçueiciachangé.Lorsquej'aicommencémesétudes, onétudiaitlefrançais,c'étaitunematièreobligatoire.Il n'yavaitpasd'autreoption.Maisdèsladeuxièmeannée delycée,jecrois,c'est-à-direen1963,onnousalaisséle choixentrelefrançaisetl'anglaisauparavant,cela n'existaitpas.Dansmonenfance,lesmilieuxcultivéspar-laienttousunpeulefrançais,c'étaitnormal.Àl'heure actuelle,personneneleparleplus,sauflesgensdemon âgeouplusâgés.Mêmeparmiceux demagénération,il yenapeu,c'esttrèsétonnant. Récemment,j'aientendu unprésentateurdetélévisionannoncerLaBelleetlaBête, «unfilmdeJeanCocteau»,endisant«Djin»pourJean, commeleprénomfémininanglais.Onneconnaîtplusla prononciation.LajoueusedetennisbelgeHeninesttou-joursappelée«Henning»,avecun«h»aspiré,etainsi desuite.Incroyablepourquiconqueavécusonenfance dansunpaysassezimprégnédelaFrance. Pendantdessiècles,laFranceaexercéuneinfluence surlavieespagnoleetsursesintellectuels.C'étaitle paysquiattiraitl'attention,parsalittérature,sespen-seurs,sesmodes.Or,entrenteouquaranteans,celaa complètementdisparu.LaFranceestdevenuesimple-mentunautrepays,unpaysenplus.Onnes'yintéresse qu'àl'occasion,quandcelaenvautvraimentlapeine.Il en va demêmeavecl'Italieoul'Allemagne.LaFrance bénéficiaitd'unepositionprééminente, unique,en Espagne,qu'elleaperdue.Lesjeunesignorentcequ'est laFranceetsalangue.Ilsconnaissentbienmieuxles
LaNouvelleRevueFrançaise
États-Unisetl'Angleterre,parceque,danscesdeuxpays, onparleanglais. Encequiconcernelesgensdegauchequevousévo-quiez,personnenesaitplusquifutLéonBlumDonc,on n'aplusrienàluireprocher.EtNapoléon,c'estunpeu lointain.Certainspensentquel'interventiondeses troupesauraitpuêtreunebonnechosesiellen'avaitmal-heureusementéchouélasituationauraitétéautres'il avaitréussi,etl'histoiredupaystrèsdifférente.Ilest pourtantclairquel'Espagnenepouvaitévoluersousla pressiondelaguerre.Uneinvasionétrangère,même «pournotrebien»,esttoujoursintolérable.Laplupart decesEspagnolséclairésenconstatantquecesgens, aveclesquelsilsétaientd'accord,dontilspartageaientles idéesintellectuellesetpolitiques,envahissaientleurpays ets'ylivraientàdesexactionsépouvantablesaulieude se«franciser»,prirentlesarmescontreNapoléon.Je supposequ'àleurplace,j'auraisréagidemême.Ilnefaut jamaisenvahirunpays. MaisjecroisquelagauchecontinueàaimerlaFrance. J'aiécritunarticle,ilyatroisouquatreans,dontletitre était«QuandlaFranceserend»,àproposd'uncertain nombredeloisqui ontétéadoptéeschezvouspour contrôleretlimiterl'immigration.Delapartd'autres pays,j'auraistrouvéçapresquenormal,maispasvenant delaFranceQuecesoitlaFrance,leberceaudeslibertés, quilégifèrepourrestreindrecesmêmeslibertés,qui décided'autoriserdesécoutestéléphoniquessanspasser parlesjuges,celamesembleêtretrèsgravepourlaFrance etpourtous.SilaFranceserend,silaFrancerecule,cela metoucheetm'inquiète.Plusquesic'estl'Italie,par exemple. M.B.Quelssontvossentimentsàl'égarddumondelitté-rairehispanophoned'Amériquelatine?Êtes-vousplusproche
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant