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La République de Chine, narrée aux Africains

De
448 pages

Acquis à la politique de la République de Chine (Taiwan), l’auteur montre comment, abandonnée par les empereurs chinois aux Japonais en 1895, colonisée pendant cinquante ans et ayant vécu la guerre civile, la démocratie s'y est installée et a commencé à prospérer. La République de Chine est l'un des pays les plus riches de la planète et son modèle pourrait inspirer l’Afrique.


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Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-66979-7

 

© Edilivre, 2014

Citation

 

 

« Notre modèle peut être utile à l’Afrique »

Jason C. C. Hu
Ministre des Affaires Etrangères
de la République de Chine

La République de Chine

Très peu de gens savent qu’aujourd’hui, ce qu’on appelle la République de Chine, c’est Taïwan ou l’île de Formose. Ce sont les événements historiques qui en ont ainsi décidé. Sinon, la République de Chine comprenait aussi bien la Chine continentale que l’île de Formose.

Le fondateur de la Chine moderne, c’est le Dr. Sun Yat-sen. C’est lui qui mit sur le tapis le nom de République de Chine au cours d’une réunion de l’ALLIANCE RÉVOLUTIONNAIRE qui eut lieu à Tokyo en 1905. Voici comment lui-même a présenté cette réunion :

« C’est pendant la rencontre qui eut lieu en automne 1905 à Tokyo que quelques personnalités importantes venues de tout le pays ont fondé le Tung-meng Hui qui m’a convaincu qu’on pouvait réaliser le grand projet. C’est à l’occasion de ce ressemblement que j’ai osé suggérer l’appellation de « La République de Chine » et l’annoncer aux membres de notre parti. A la fin de la réunion, chacun allait retourner dans sa province et dire publiquement le message issu de la révolution et l’idée derrière la fondation de la République de Chine. »

La suggestion du Dr. Sun Yat-sen est officiellement adoptée au cours de l’Assemblée provisoire de 1912. Dans l’usage courant et dans les documents officiels, les années se rapportent à la fondation de la République de Chine en 1912. Ainsi, considère-t-on que 1912 est l’an 1 de la fondation de la République de Chine. Ceci vient de la tradition chinoise de commencer une année avec l’ascension d’un nouvel empereur.

La géographie

Taïwan est une île avec une superficie de 36.000 km² située dans la mer de Chine et à l’Est de la Chine continentale, à une distance de 160 km. Elle a une longueur de 396 km et une largeur de 144 km. Le massif central s’étire du Nord vers le Sud en passant sur la moitié de l’Est, présente en certains endroits des montagnes ayant entre 200 et 3000 mètres d’altitude et une plaine fertile vers l’Est forme une côte rocheuse sur le Pacifique. La plus haute montagne est la Jade qui a une altitude de 3952 mètres. Un quart de l’île est consacré à l’agriculture et il existe très peu de ports naturels à cause du relief côtier. Les cours d’eaux sont courts et en même temps sont propices à la production de l’énergie hydroélectrique. Ils ne sont pas navigables. En prenant en compte le relief, Taïwan est divisé en cinq parties : le massif central, les montagnes volcaniques, la plaine et la vallée côtières.

Comme Taïwan est situé sur le tropique de Cancer, son climat comprend deux saisons, au Nord, il est tropical et au Sud il est subtropical. Les courants chauds de la mer font que le climat favorise une flaure intense et deux ou trois récoltes de riz par an. Les pluies sont abondantes et il tombe en moyenne 2.525 ml d’eau et au maximum 5.600 ml par an. Pendant l’Eté, les pluies sont abondantes et accompagnées d’orages. La saison sèche s’étend de novembre à février. Il y a beaucoup d’humidité dans l’air. La saison froide est brève et généralement douce. Pendant les mois les plus froids, les sommets de plus hautes montagnes sont couverts de neige. Pendant la saison froide, la température atteint 16°C et pendant le reste de l’année, elle oscille entre 24 et 30°C. En raison du climat subtropical, la flaure est très variée et abondante. La flaure qui pousse dans les régions platttes du pays ressemble à celle qui croît dans les provinces de la Chine méridionale. Par ailleurs, la flaure des régions montagneuses est pareille à celle des régions de l’Himalaya. Aussi poussent également les acacias, les bambous, les forêts subtropicales fournissent également à Taïwan une végétation touffue qui couvre le centre et le Nord du pays.

La République de Chine comprend l’île de Taïwan proprement dite ainsi que quelques îlots dont certains sont situés à quelques kilomètres de la République Populaire de Chine. A Taïwan appartiennent aussi les îles Pescadores, Quemoy, Matsu, (ces deux îles ont une superficie de 180 km²), Les archipels se trouvent au Sud dans la Mer de Chine, des îles Vertes et devant la côte du Pacifique Sud, il y a les îles Orchidées. Au Nord-Ouest de l’île de Taïwan, on a les îles Tiaoyutai.

Les îles Pescadores

Il existe 64 îles formant le groupe des Pescadores qui s’étalent entre Taïwan et le continent dont vingt seulement sont habitées. Les îles Penghou, Yuweng et Païsha sont les plus vastes. La superficie des Pescadores est de 126,86 km² et Penghou en a la moitié et 70 % des habitants de Pescadores y vivent. Le climat est chaud en été et froid en hiver sur ces îles. Les vents y sont très forts. Les typhons y sont très fréquents en été. La quantité annuelle d’eau qui tombe est en moyenne de 1000 ml. Sur les îles Pescadores, il n’y a pas de fleuve mais elles sont riches en ports naturels. Avec le courant chaud et l’eau peu profonde qui entoure l’île, les coraux y sont nombreux, beaucoup de récifs servent d’abri aux coraux face aux vagues de la mer.

D’octobre à mars, le vent soufflant du Nord à l’est, encore appelé la mousson du Nord-Est, à la vitesse de 9 m à la seconde. Ce phénomène pousse l’eau de la mer vers la côte sous forme de pluies salées. De juin à octobre, le vent du Nord-Est est doux et les typhons justement font des ravages pendant cette saison. Bien plus, le vent violent de la mousson possède un haut dégré d’évaporation. On a des évaporations de 1,800 ml d’eau ou bien 1,8 fois la précipitation annuelle. En conséquence de quoi, les habitants doivent avoir des réserves d’eau potable. Il existe en permanence cinq réservoires dans la région de Penghu : chenggong, singren, Dongwei, baisha Chikan dont le réservoir souterrain a une capacité de 1,761,774 m³ d’eau ainsi que Si-an. En général chaque maison en possède un.

Kinmen ou Quemoy

Il est constitué d’un groupe d’îles, douze au total et qui sont situées au large de la province chinoise de Funchien. Ces îles ont une superficie de 150,45 km². L’île principale de Quemoy est située à 2,310 km entre 118°24’ Longitude Est et 24°27’ latitude Nord. Ce qui constitue une position idéale dans le détroit de Taïwan. Il bloque l’embouchure du fleuve Amoy et protège ainsi Taïwan et les îles Penghu. Le reste des îles sont plates. L’île de Quemoy elle-même a de nombreuses collines et même des ports où accostent et où sont amarrés de nombreux bateaux. La saison des pluies dure d’avril à août et en juillet, les typhons sont nombreux. La température moyenne va de 19 à 25 °C. La montagne la plus élevée a une altitude de 253 m et elle se trouve à l’Est de l’île.

Matsu

Cette île est situé en face de l’embouchure du fleuve Min. Elle est le poste le plus avancé, militairement parlant, dans la défense de l’île de Taïwan. L’île principale est Nankan ou plus connue sous le nom de Matsu ainsi d’ailleurs que le port qui porte le même nom. Matsu et Quemoy sont à 114 milles marins du port de Keelung situé à la pointe Nord de Taïwan. Sur l’île de Matsu, il y a deux ports : Fuao et Matsu. A côté de Matsu, il existe d’autres îles:Beigan, Gaodeng, Liang, Daciou, Siaciou, Dongyin, Siyin, Dengjyu et Sijyu.

Nangan est la plus grande avec une superficie de 10,4 km². Gaodeng est située à 9,250 m de la côte chinoise. Le climat est caractérisé par les moussons très violentes d’août à décembre et par les typhons pendant l’été. Le paysage est montagneux et l’agriculture en souffre. Il y a 15 réservoirs d’eau potable, 15 digues et 2 étangs ainsi que 320 puits pour rendre aisée l’irrigation des champs. Dans tous les cas, l’île est autosuffisante.

La mer méridionale de Chine

Elle comprend une superficie de deux millions km². Il y a là quatre archipels principaux : les Dongsha (les Pratas), les Nansha (Sprately), les Sasha (les Parcels), les Jonsha (Macclesfield). Taïwan exerce également sa juridiction sur l’île de Taiping. L’armée y fait régulièrement des patrouilles et manœuvres militaires. Sur les îles Pratas et Sprately l’armée s’y est installée à demeure.

Les Pratas sont situées sur la route maritime la plus importante, celle qui relie les Océans Pacifique et Indien et très pourvues en bancs halieutiques. L’île Tungsha est un atoll des coraux dont la superficie est de 8,5 km². Les températures moyennes sont de 22 °C en décembre et de 30°C en juin. Les Sprately comportent 104 îlots, récifs, coraux et bancs de sable. Ces îles s’étalent du Nord au Sud sur une longueur de 810 km et de l’Est à l’Ouest sur 900 km. La plus grande île est Taiping dont la superficie est seulement de 0,5 km². Il y a dans ces eaux insulaires des richesses halieutiques, des ressources en pétrole et de minerais.

Depuis 1993, le parlement taïwanais a voté une loi qui demande au gouvernement d’engager des pourparlers avec des Etats limitrophes pour régler les différends existant entre eux. Il faudrait arriver à leur exploitation et à la conservation écologique. Dans la plupart de ces îles, les militaires ont cédé la place au pouvoir civil, mais la défense des Dongsha et Taiping est transférée du ministère de la Défense aux Gardes côtières. L’administration de ces deux îles a été officiellement transférée à la ville de Kaohsiung.

Les îles situées sur la côte Pacifique

Il y a deux îles principales : Les Iles Vertes et Orchidées.

Au Nord-Est de Taïwan se trouvent les îles Diaoyutai, Huangwei et Chihwei, Siao-dao, Bei Siao-dao ainsi que trois récifs. Ce groupe d’îles a une superficie totale de 6,3 km² et sont à quelques 75 milles marins de Keelung.

Taïwan est entre les Philippines et le Japon

Il est à 2 121 km de Tokyo, à 1 482 km de Séoul, à 1 176 km des Philippines, à 806 km de Hong Kong.

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La population

La population s’élève à 22,8 millions, selon le recensement de 2007, avec une densité de 622 habitants au km². Elle est la deuxième du monde après celle du Bangladesh. La ville de Kaohsiung couvrant 154 km² a une densité de 9827 habitants au km² et la capitale, Taïpei, ayant une superficie de 272 km² et une population de 9720 habitants au km². La troisième ville du pays, Taïchung, avec une superficie de 163 km² a une population de 6099 habitants au km². La population de Taïwan est très urbanisée et elle atteint 68,93 %.

La construction des villes-satellites et les meilleures infrastructures ont fait que de nombreuses populations rurales et de petites villes les ont désetées pour s’établir dans ces nouveaux centres urbains. Parmi les centres métropolitains ayant bénéficié de ces flux migratoires se trouvent Jhongli-Taoyuan dont la population a crû de 1,70 %. Le centre métropolitain de Taïchung-Changhua a vu sa population croître de 1,02 %. Le territoire métropolitain de Taïpei-Keelung comprend 6,59 millions d’habitants et à lui seul a 42,42 % de toute la population urbaine du pays, tandis que celui de Kaohsiung a 2,75 millions d’habitants.

Le premier recensement qui eut jamais lieu à Taïwan fut tenu en 1905 et établit la population du pays à 3,12 millions d’habitants. En 1945, elle s’élevait à 6,02 millions. En 1964, le gouvernement a encouragé les familles à planifier les naissances et le taux de croissance de la population est passé de 3,16 à 0,68 % en 1998. La pente est quelque peu remontée jusqu’à 0,81 en 2000, mais elle a dégringolé jusqu’à 0,53 en 2002. Quant au taux de mortalité, il est passé de 0,568 en 2000 à 0,573 en 2002.

Les jeunes-filles restent longtemps aux études et entre 20 et 34 ans les femmes n’ont pas d’enfants et ainsi le taux de naissance a baissé.

Les autochtones

Selon les fouilles archéologiques, il y a des traces humaines datant entre 12 à 15 000 ans sur l’île de Taïwan. Aujourd’hui vivent toujours sur l’îles des populations autochtones : les Amis, les Atayals, les Kavalans, les Pinuyumayans, les Paiwans, les Bununs, les Rukais, les Puyumas, les Tsous les Saisiyats, les Thaos, les Trukus et les Yamis.

Selon les mêmes études archéologiques, on a établi que les premiers habitants de l’îles y sont arrivés, d’une part, de la Chine méridionale et d’Austronesia (de l’aire malais ainsi que d’autres régions polynésiennes) d’autre part. Ceux qui sont venus de la Chine méridionale se sont installés au Nord et au centre de l’île alors que les Australoïdes se sont établis le long de la côte Est et au Sud. Avant le débarquement des Hans en provenance du continent sur l’île de Taïwan, les relations des populations autochtones entre elles étaient peu claires et toute cette population autochtone ne représent plus que 2 % de l’ensemble des habitants insulaires aujourd’hui. On ne dénombre plus que 360 000 habitants dits autochtones sur l’île.

Avec les temps, la mode de vie et la culture de ces populations ont subi des changements énormes aux contacts des populations venues du continent et aux progrès économiques et sociaux. Beaucoup de jeunes ont quitté leurs milieux naturels pour s’installer dans les centres urbains où ils cherchent et trouvent du travail. Avant ils s’adonnaient principalement aux activités cynégétiques, halieutiques et agricoles. Ils parlent encore leur langue mais le mandarin et le taïwanais prennent de plus en plus une place importance dans leur vie. Pour que la culture et les langues locales ne se perdent point, le Parlement a voté, le 10 décembre 1996 une loi qui renforce leur usage dans la vie publique et a créé un département s’occupant des Affaires autochtones.

Au XVIe siècle, les populations de la côte Est de la Chine, plus précisément de provinces de Fujian et de Guangdong, arrivent sur l’île fuyant les guerres et les famines. Ce sont les Hans et les Hakkas. Ces deux groupes constituent à eux deux 85 % de la population de Taïwan. Lorsque le Kuomintang arrive en 1949, après qu’elle eut perdu la guerre face aux communistes, il emmena avec lui un grand nombre d’autres Hans :

1. Les Chinois Min Nan : 66,7 %

2. Les Mandarins : 20,1 %

3. Les Hakkas : 11 %

4. Les Aborigènes : 2 %

L’histoire de Taïwan

Ce sont les navigateurs portugais qui en 1595 en route vers le Japon ont appelé l’île » Formose » qui veut dire en latin « beau » – Ilha Formosa – qui lui est resté jusqu’il n’y a pas très longtemps. L’île a subi pendant plus de quatre cents ans beaucoup de métamorphoses dans tous les sens du terme. Aujourd’hui, le pays est l’un des plus développé et le plus moderne par sa population, par sa façon de vivre, son économie, ses industries et surtout par ses institutions politiques. Avant d’y arriver, Taïwan a connu les invasions continentales, coloniales venues du Japon. Après la IIe Guerre mondiale, il y a la dictature caractérisée par la loi martiale ayant duré 40 ans.

En dehors de l’Asie, l’île n’a commencé à être connue qu’à partir du 17e siècle avec les voyages des explorateurs européens qui y faisaient relâche en route vers le Japon. C’est ainsi qu’elle a acquis la position stratégique qui suscite bien d’íntérêts depuis lors. Ses ressources naturelles ont été l’objet de disputes aussi bien entre Européens eux-mêmes et avec les armées continentales chinoises.

Les Portugais ne sont pas restés longtemps sur l’île, si ce ne sont que six semaines. Après les Portugais, sont arrivés les Hollandais et subissent une défaite en 1662 infligée par l’amiral Jheng Cheng-gong venu du continent et loyal à la dynastie Ming. Il établit sur l’île le pouvoir de la dynastie Ming qui entre sitôt en conflit avec celle de Manchus. Ces derniers ont regné sur Taïwan de 1683 à 1895. La défaite de la Chine pendant la première guerre sino-japonaise de 1895, la dynastie Manchu abandonne Taïwan aux Nippons. A la défaite du Japon en 1945, Taïwan occupé par les Américains échappe au retour à la Chine et la guerre de Corée l’a laissé définitivement indépendant.

L’apparition des Européens sous le soleil insulaire

Les Portugais sont donc les premiers Européens à avoir accosté à Taïwan. Ce sont les difficultés dues aux tempêtes qui ont causé le naufrage de leur flotte au Sud-Ouest de l’île. Elle leur apparaît très belle et ils l’appellent « Formose » et ce nom restera pendant fort longtemps celui du pays. L’intérêt des Portugais pour l’île n’est pas exorbitant. Ainsi, les survivants du naufrage quittent-ils l’île après seulement six semaines et n’y remettront plus jamais pied.

Les Hollandais et les Espagnols sont quasi les successeurs de Portugais. La Compagnie hollandaise des Indes Orientales établit en 1622 une base militaire sur l’île de Penghu, faisant partie des îles Pescadores. Ils en sont aussi chassés par les Chinois qui y débarquent. Mais, en 1624, les Hollandais sont ainsi contraints à venir prendre pied sur l’île principale qu’est alors Taïwan. Ils y restent pendant trente huit ans. Deux ans plus tard, en 1626, les Espagnols arrivent par le Nord à Taïwan, ils contrebalancent ainsi le poids des Hollandais et construisent Keelung en même temps que Danshuei. Ils en font leur base d’expansion et de christianisation. En 1642, les Hollandais vainquent les Espagnols et les chassent de l’île. L’occupation de Taïwan par les Hollandais est une période de prospérité mercantile et elle en fait un centre de stockage et de distribution des marchandises entre cette île et différents pays de la région : le Japon, la Batavia (l’Indonesie), la Chine et la Perse. L’île devenant intéressante et prospère, vers 1630 les Hollandais tranfèrent des populations de la Chine continentale vers Taïwan pour les employer sur les champs de cannes à sucre et de riz. Pour les Hollandais, Taïwan sert de dépôt des produits devant être exportés dans différents pays : le Japon, la Chine et l’Europe. Les produits exportés comprennent la canne à sucre de Malaisie, les peaux et les cornes de cerfs ainsi que les herbes médicinales. Tandis que les Hollandais importent de la Chine des textiles en soie et de la soie grègue, de la porcelaine, des médicaments et trois quarts de ces produits sont réexportés vers l’Europe, Java et le Japon.

Les Hollandais importent de Batavia les épices, l’ambre, l’étain, du plomb, du coton et de l’opium. L’opium n’est qu’en transit vers la Chine et le Japon. Avant l’apparition des Hollandais, le Japon et les Chinois de Taïwan faisaient du commerce entre eux, mais sans imposition de taxes. Quant aux Hollandais, la soie et les peaux de cerf constituaient les produits principaux de change contre l’argent. Les produits de commerce avec Taïwan sont restés les mêmes, les Hollandais n’y ont ajouté que du sucre. L’île devient ainsi très profitable pour la Compagnie hollandaise des Indes Orientales. En 1649, elle entre pour 26 % dans les profits de la compagnie.

A part les activités économiques, les missionnaires hollandais entreprennent la conversion des habitants au protestantisme et construisent des écoles dans lesquelles on enseigne le néerlandais. Ils parviennent à convertir plus de 6078 personnes parmi plus de 10 109 habitants dans la région sous leur contrôle.

Les Hollandais n’avaient pas trouvé une île déserte. Les populations Hans se trouvaient déjà sur l’île longtemps avant les Européens. Ces Hans y sont dorénavant attirés vers la côte par les progrès économiques, sociaux et techniques. Aussi, appaissent-ils des conflits incessants entre diverses fractions dynastiques et advient à la même époque l’invasion des Manchus qui fondent, en 1644, la dyanastie Ching qui ne peut définitivement s’imposer qu’en 1661, mais elle ne parvient pas à juguler le fléau que sont les pirates lesquels continuent de ravager les côtes chinoises. Toutes ces guerres, ces pirateries, ces famines menacent la vie du chinois moyen qui n’aspire qu’à la tranquillité. Pour y échapper, beaucoup d’habitants quittent la province de Funchian et traversent la mer pour s’établir à Taïwan. On comptera vers 1662 plus de quarante mille Chinois du continent sur l’île de Taïwan.

L’arrivée de nouveaux habitants du continent fait prospérer l’agriculture de l’île. Les Hollandais emploient de plus en plus cette nouvelle main-d’œuvre à qui ils donnent des bœufs, des semances et des outils de labour. Comme les terres appartiennent aux Hollandais, les Chinois sont obligés de les louer et de leur verser des sommes faramineuses comme prix de fermage. Les Chinois demandent aux Hollandais qu’ils leur achètent les terres qu’ils labourent, ceux-ci rejettent la demande. Il s’ensuit une révolte pour de multiples raisons également : chômage, mauvais traitements subis de la part des Hollandais ainsi que la collecte d’un nouvel impôt. Finalement, en septembre 1652, les Chinois en ont ras-le bol, ils s’attaquent aux Hollandais ainsi qu’à leurs biens. La réaction des Hollandais est pire et massacrent plus de 3000 personnes.

La défaite des Hollandais

Cette défaite survient au moment où d’autres événements se passent en Chine continentale. Les Manchus qui s’abattent sur le Nord de la Chine poussent devant eux les Mings lesquels cherchent refuge dans le Sud de la Chine. Même là, ils ne trouvent, pour ainsi dire, pas de repit, car les Manchus les y poursuivent. Pendant plus de vingt ans, ils tentent de résistent aux poussées des Manchus. Nombreux sont les Mings qui ne trouvent leur salut que dans la traversée du détroit de Taïwan.

L’homme qui se trouve à la tête des Mings s’appelle Jheng Cheng-gong ou Koxinga. Il est issu d’un père, Jheng Jhih-long marié à une Japonaise dont les activités principales sont le commerce international et la piraterie. C’est lui qui boute en 1662 les Hollandais hors de l’île. Il fera de Taïwan sa base de reconquête du continent en vue de repousser vers le Nord les Manchus. Son combat va durer jusqu’en 1683.

Jheng Jhih-long ne se limite pas seulement à faire de l’île une base de reconquête, il construit aussi : les temples confucéens et les écoles. Il établit sur l’île la loi et les coutumes emportées du continent. Pendant l’occupation des Mings, le flot de Chinois du continent ne s’arrête pas et bientôt toute la côte occidentale de l’île sera parsemée des populations d’origine continentale. Ils reprennent également les activités agricoles ainsi que les industries sucrières, de sel et les fabriques des tuiles. Ces productions ont été introduites par les Hollandais. Même les échanges commencés par ceux-ci ne disparaissent pas avec leur départ. Les destinations des produits restent les mêmes : le Japon, la Chine et les pays du Sud-Est asiatique.

Pendant vingt-deux ans, la dynastie des Ching, (père, fils et petits-fils) est maîtresse de l’île. En 1683, les Manchus débarquent sur l’île et s’imposent jusqu’en 1895. Ils ont regné sur Taïwan pendant plus de 212 ans.

Mais, les Chings ont développé Taïwan dans beaucoup de secteurs économiques. L’extension de l’agriculture sur l’ensemble de l’île et l’afflux massif des Chinois du continent changent complètement la composition de la population insulaire en dépit de restrictions imposées par les Ching. Les produits agricoles, le sucre et le riz, d’abord développés par les Hollandais et repris de façon intensive par les Ching continuent leur expansion et leur exportation s’étend jusqu’en Australie.

Au XIXe siècle

Il va y avoir un changement dans la répartition de zones d’influence grâce au traité de Ianjin de 1858. Quatre ports seront ouverts au commerce international. Ce sera par contrainte et non par le jeu de commerce et des relations libres. Le thé et le camphre deviennent deux principales sources d’argent à cause de la forte demande dans le monde. En plus, le centre de décision se déplace du Sud vers le Nord. Ainsi Taïpei devient le plus imprtant centre politique et relègue au second plan Taïnan. Le Nord de l’île a un nouvel atout : le charbon. Pour la première fois, des conflits vont éclater entre les nouveaux arrivants et les populations autochtone. Ce sont les nouvelles cultures qui vont les attiser.

L’importance croissante de Taïwan sur le plan économique et stratégique suscitent des tentatives d’occupations. Les Japonais s’emparent du Sud en 1874 tandis que les Français vont tenter entre 1884 et 1885 de mettre pied sur le Nord de l’île. Les Chings, vu les incursions et les tentatives pour s’installer sur l’île de la part de puissances étrangères, vont s’atteler eux-mêmes à la fortification de Taïwan. Les Ching comprennent que les puissances étrangères cherchent à s’installer à Taïwan et s’en servir comme tremplin pour sauter sur la Chine continentale. A côté de préoccupations de défense, les Ching développent l’exploitation des mines de charbon, ils installent des lignes télégraphiques sur toute l’île et la relie aussi à la ville côtière de Fuchian sur le continent. En 1885, un événement politique de grande envergure s’opère dans l’administration : les Ching font de Taïwan la 22e province de la Chine et les habitants de Taïwan voulant intégrer l’administration doivent suivre des cours de l’académie impériale et passer des examens qu’elle organise.

Taïwan et le Japon

La défaite de la dynastie Ching sur le continent face aux puissances coloniales européennes et japonaise va bouleverser le cours normal des choses sur l’île. Par le traité de Shimonoseki en 1895, les Japonais arrivent sur l’île le 6 juin 1895. Ce n’était pas une entrée pacifique, il y avait une résistance que les Japonais ont brisé avec toute la sauvagerie. Le bilan était lourd : sept mille soldats ainsi qu’un nombre très élevés de civils tués.

Comme toute colonisation, celle des Japonais a eu les mêmes motivations et le même élan. Elle a été courte mais effective. Taïwan devait lui fournir les matières premières pour son industrie et surtout les produits agricoles à foison sur l’île. Elle a aussi fait de l’île un marché pour les produits japonais et elle a créé des espaces pour l’immigration de la population japonaise. Il y avait également, derrière le peuplement de l’île avec une population nipponne, la prévision des conquêtes dans le Sud-Est asiatique. Même si la colonisation japonaise sur l’île n’a duré que cinquante ans, elle peut se scinder en trois périodes :

1. La période qui va de 1885 à 1918 : le renforcement de la conquête, l’implantation de l’administration et la suppression de la résistance de la part de populations chinoise et autochtone dont celle de 1915 à Tapani qui coûta la vie à plusieurs milliers de Chinois et d’autochtones. Les Japonais renforcent ainsi les contrôles par une législation rigide. Ils établissent une topographie de toute l’île, ils introduisent un nouveau système de mesures et une nouvelle monnaie. Ils centralisent entre les mains des commerçants nippons tout le commerce – du sel, du sucre et d’ananas. Ils procèdent ensuite au recensement de la population et mènent des études éthnologiques, surtout celles des populations autochtones.

2. De 1918 à 1937, les Japonais sont bien implantés maintenant sur l’île. Ils mettent en relief la culture japonaise et ils modifient le système scolaire en introduisant l’étude obligatoire du japonais et pratiquent une assimilation forcée.

3. La troisième période s’étale de 1937 à 1945. Les Japonais poussent plus loin leur politique d’assimulation en octroyant la nationalité nipponne à tous les habitants de l’île. Ainsi, contraignent-ils les Taïwanais à prendre les anthroponymes japonais, à se vêtir à la nipponne, à consommer japonais et à observer les rites de religions d’origine japonaise. Parler les langues d’origine chinoise est prohibé et suivi de la fermeture des écoles chinoises. L’économie coloniale connaît une croissance fantastique surtout celle de l’industrie lourde spécialement, qui a lieu, par hasard, avec le début de la IIe Guerre mondiale.

La colonisation nipponne de l’île a créé beaucoup d’infrastructures : des voies ferrées, des centres de recherche agronomique, des centres hospitaliers, des banques, des écoles d’alphabétisation, des coopératives et des commerces. Comme Taïwan doit servir de tremplin vers le Sud-Est asiatique, il faut développer et consolider des infrastructures routières, maritimes et ferroviaires. Les colonisateurs construisent 2 363 km de chemins de fer, ils modernisent les ports. Ils tracent des autoroutes.

Pour rendre encore plus rentable et plus productive l’agriculture, ils font un système d’irrigation. Ils édifient des barrages de beton, des réservoirs d’eau, d’immenses aqueducs complétant ainsi tout le système d’irrigation qui apportent l’eau dans des régions arides et rend ainsi ces terres-là cultivables faisant monter de cette façon aussi la production de riz jusqu’à 74 %. Celle de canne à sucre s’élève jusqu’à 30 %. Les historiens de l’économie taïwanaise écrivent que la croissance de la production de la canne à sucre est le plus grand succès et aussi le plus spectaculaire de toutes les réalisations de la colonisation japonaise. De 1905 à 1935, la superficie consacrée à la culture de la canne à sucre a augmenté de 500 % et vers 1935, Taïwan est le neuvième producteur de sucre.

Quant à l’industrie, le Japon a d’abord négligé l’implantation des industries sur l’île. Dans sa politique économique, il a fallu que Taïwan demeure en grande partie agricole et soit le débouché de tous les produits industriels venant du Japon. Il y a eu néanmoins de petites industries occupant pas plus de trente ouvriers. C’est seulement à l’éclatement de la IIe Guerre mondiale que les industries ont été introduites sur l’île : l’aluminium, les usines chimiques, les raffineries de pétrole, la sidérurgie et la construction navale. Plus de 90 % de ces produits sont exportés vers le Japon uniquement.

L’énergie est fournie par de nombreuses centrales hydroélectriques construites sur le lac Moon et la rivière Jhuoshuei. Grâce à elles, la production chimique, d’aluminium et d’acier atteint des capacités énormes. Comme toutes les colonisations et à chaque époque, toutes ces réalisations bénéficiaient d’abord et surtout aux intérêts nippons. Les Taïwanais sont écartés de toutes les positions de l’administration coloniale. Mais, ils devaient servir dans l’armée japonaise. Il a fallu attendre la défaite du Japon pour que Taïwane soit libéré et occupé par les Etats-Unis en attendant de revenir à la Chine. Il a été sauvé par la guerre de Corée qui venait de débuter, car les Américains en ont fait une base arrière.

Une courte chronologie historique1

1544

Les Portugais en route vers le Japon font une halte à Taïwan. Eblouis par la beauté de l’île, ils l’appellent « Formose » (Ihla formosa)

1616

Muiayama Toan tente d’envahir Taïwan, mais est repoussé par les autochtones.

1622

Les Hollandais établis dans les Indes orientales (Java) arrivent sur les îles Pescadores.

1662

Jheng Cheng-kong, aussi connu comme Koxinga, remporte une victoire sur les Hollandais et met fin à leur présence sur l’île.

1684

La dynastie Manchu chasse celle de Jheng et s’installe sur l’île et la rendant par la même occasion dépendante de l’administration de la province de Funchian.

1721

La révolte de Chu I-Kuei qui s’empare de Taïwan et ChuI-Kuei est nommé « roi ». Les troupes arrivant du continent débarquent et écrasent la rébellion.

1722

Le gouvernement Manchou interdit la culture dans les montagnes.

1727

Le gouvernement autorise les communautés Pingkou à louer leurs terres aux Chinois.

1731

Le soulèvement de Ta Chia – hsi. Les autochtones des plaines se révoltent contre l’administration Qing.

1739

Une frontière délimite les territoires des autochtones des montagnes. Le gouvernement interdit aux Chinois d’entrer sur ces terres. Cette interdiction sera levée en 1875.

1758

Le gouvernement Manchou exige des autochtones qu’ils cultivent les produits chinois et prennent les noms d’origine chinoise.

1760

Le gouvernement autorise les départs vers le continent.

1766

Le gouvernement crée le Bureau des Barbares.

1787

Un soulèvement conduit par Lin Shuang-wen, ce soulèvement est écrasé par les troupes venues du continent.

1858

La France et l’Angleterre obtiennent par le traité de Tiarjin l’ouverture des ports de Kaohsiung, Keelung, Tamsui et Anping.

1865

L’ouverture du consulat anglais au Sud de l’île

1871

Un typhon contraint des pêcheurs de Ryukyu à se refugier au Sud de l’île mais sont tués par les habitants, les Paiwans, à Mutan.

1872

George Leslie Mackay, missionnaire protestant arrive sur l’île, à Tamsui.

1874

Les Japonais arrivent pour venger les pêcheurs de Ryukyu et manifestent l’intention de s’installer sur l’île, mais les Paiwans les chassent et Qing paie des indemnisations.

Shen Pao-chen amorce une politique d’ouverture des régions montagneuses.

1875

Taïwan est divisé en deux préfectures

1880

Le missionnaire George Leslie Mackay construit un hôpital.

1882

Il ouvre en outre le collège d’Oxford à Tamsui.

1884

Les Français en guerre contre les Chinois, leur marine bloque les ports de Keelung et de Tamsui.

1885

Taïwan devient une province chinoise dont la capitale est Taïpei, Liu Ming-chuan devient lepremier gouverneur et amorce un programme de modernisation.

1891

La voie ferrée Keelung – Taïpei est mise en fonction.

1895

La guerre sino-japonaise où la Chine est vaincue et Taïwan devient une colonie japonaise par le traité de Shimonekide. Les Japonais entrent à Taïpei le 6 juin et mettent fin à l’indépendance de l’île. La République de Taïwan est morte.

1896

Le 30 janvier est promulguée la loi 63 attribuant des pleins pouvoirs au gouverneur.

1897

Le commencement de l’érection du Mur constituant la défense autour du territoire des Atayals. Il y a des postes de police, et des barrières électriques et cette construction n’est a chevée qu’en 1900.

1899

La fondation de la Banque de Taïwan pour encourager les investissements sur l’île, le début également de la construction du chemin de fer reliant le Nord et le Sud de l’île.

1900

Les Atayals de Takekau se révoltent contre les Japonais.

1903

La ligne de chemin de fer Nord-Sud sur la côte Ouest est inaugurée.

1904

Les autorités coloniales promulguent une loi interdisant la possession des armes à feu et de poudre à canon.

1915

L’indent de Taïpei.

1917

Les Bunun du village de Tanta se révoltent contre les Japonais.

1920

Mise en place d’un système de réserve, il est interdit aux Chinois d’entrer sur le territoire des autochtones et la ligne de défense disparaît également la même année.

Les Japonais délocalisent des villages indigènes et les installent dans des lieux où ils peuvent les contrôler aisément.

1921

Les Chinois créent l’Association culturelle taïwanaise

1923

Le prince Hirohito visite Taïwan

L’Office du gouvernement de Taïwan annonce que le terme « barbare » devrait être remplacé par celui de « tribu des montagnes. »

1930

Les Atayals de Wushe menés par Mona Rudao se révoltent contre les Japonais (incident de Wushe)

1935

Les Taïwanais élisent les représentants locaux pour la première fois.

1937

Le lancement du Mouvement Kominka dont le but est de « japoniser » la société taïwanaise et de faire des habitants de Taïwan des sujets de l’empereur nippon.

La centrale électrique du lac de la lune et du soleil est achevée.

1940

L’office du gouvernement de Taïwan encourage les autochtones à adopter des noms japonais.

1941

L’abolition de la discrimination dans des écoles primaires.

1942

La constitutions des troupes volontaires de Takasago.

1943

L’école devient obligatoire. Le taux de scolarisation est de 71,3 % et de 86,4 % pour les autochtones.

1945

La capitulation du Japon. Le Kuomitang prend le contrôle de l’île suivant la conférence du Caire de 1943. Taïwan est retrocédé à la Chine.

1947

En raison de mauvais traitements infligés aux populations insulaires et de tensions ethniques, éclatent le 28 février des incidents impliquant les soldats venus du continent. La répression est sanglante. Il y a plus de vingt à trente mille morts. Les chefs supposés de la révolte sont exécutés. La loi martiale est instaurée sur l’île.

1949

Le gouvernement nationaliste quitte le continent à la suite de sa défaite face aux troupes communistes. Il vient s’établir à Taïwan. M. Tchang Kai-chek en devient le président. Il proclame la loi martiale et il constitue un gouvernement provisoire. La composition de la population insulaire s’enrichit de 15 % de Chinois venus du continent, mais qui prennent le contrôle de l’île et de 85 % de la population.

1950

La République de Chine renaît sur l’île de Taïwan.

1951

Par le traité de San...