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Eric COMTE La solitude du Patron
© Eric COMTE, 2016
ISBN numérique : 979-10-262-0573-9
Courriel : contact@librinova.com
Internet : www.librinova.com
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
PRÉFACE
Ce livre est dédié à ceux et celles qui ont le courage de vouloir ou d’avoir créé une société mais dont l’ardeur a été freinée par des personnes jalouses, pessimistes, imbues d’elles-mêmes, intolérantes, hargneuses, idiotes… Bref, par de complets imbéciles dont le seul but est d’éviter que des âmes entreprenantes et volontaires réussissent à gagner leur indépendance et la louable liberté dans laquelle ils croient. Cette solitude du patron est bien réelle, malgré parfois les apparences, dès la création de l’entreprise, puis durant l’existence de celle-ci. Ce livre a pour objectifs : de rassurer ceux qui se sentent seuls, oubliés, voire rejetés. de mettre en exergue les difficultés rencontrées par les entrepreneurs. de faire prendre conscience aux « grands décideurs » des actions à mettre en réelle application. de démontrer aux autres qu’un patron n’est pas toujours celui qu’on imagine. d’encourager, malgré tout, les personnes qui croient dans leurs projets et osent les réaliser
LE DÉBUT
Retranscription d’un dialogue réel, comme tous ceux qui suivront dans cet ouvrage : « Génial ! C’est une super idée que tu as là. Franchement, fonces, vas-y. Ton idée est géniale et ce serait vraiment dommage de la laisser filer.
— C’est sympa à toi de m’encourager.
— Ecoute-moi : honnêtement, tu me connais, si je n’y croyais pas un seul instant, je ne te dirais pas de foncer. — … — Tiens, même que ce que tu proposes nous intéresse vivement.
— Ah ! Oui ? Une société comme la vôtre ? — Bien sûr. — … — Et soit certain, que, dès que tu auras monté ta boîte, viens nous voir. Ce que tu proposes correspond tout à fait à nos besoins. — Merci ! C’est vraiment encourageant et je ne manquerai pas de venir te voir.
— Y’a pas de quoi ! Il faut bien s’entraider. Allez salut, faut que je file à mon rendez-vous.
— OK, ne te met pas en retard et merci encore.
— Pas de problèmes. Montes ta boîte et reviens nous voir. Allez Tchao ! — Bye ! » Décidément, tous les gens à qui j’en parle trouvent mon idée géniale. C’est vrai que c’est encourageant. Finalement, j’ai vraiment la bonne impression que mon projet est bien ficelé. Je pense avoir tout prévu. Voyons récapitulons : Une prestation qui intéresse la plupart des dirigeants que je connais. Mon budget d’exploitation et le plan de financement ont l’air de tenir la route. J’ai déjà tous les documents à remplir pour les formalités. Ah ! Il me reste à compléter le fameux dossier ACCRE. C’est vraiment une partie pénible mais malheureusement incontournable. Et encore, les chiffres, c’est mon métier.
De retour à l’appartement, je me mis en devoir de relire pour la énième fois les diverses notes, les tableaux chiffrés.
J’avais même déjà réuni la plupart des pièces constituant les dossiers… Même celles qu’il fallait prévoir en double exemplaire ! On ne sait pas vraiment pourquoi ! Mais, puisqu’ils les demandent, n’oublions rien.
Cela faisait longtemps que ce projet me tenait à cœur et je sentais que le moment était venu de passer aux actes. J’avais déjà bien commencé et il ne me restait plus qu’à peaufiner et à vérifier les dossiers à remettre aux différentes administrations :
Les statuts en sept exemplaires sont tous signés ainsi que l’assemblée nommant le gérant.
Le capital est déjà déposé sur un compte bancaire. Quand on pense qu’on leur dépose de l’argent et qu’on ne peut pas l’utiliser avant d’avoir ce fameux Extrait K-Bis ! Voyons maintenant la procédure : Mardi, j’irai passer l’annonce légale de création dans le journal approprié. Dans la foulée,
je ferai enregistrer les statuts au SIE (Service des Impôts des Entreprises, ex-CDI : Centre des Impôts ; pour les profanes) qui doit me les tamponner. Puis, ultime étape, je filerai à la Chambre de Commerce pour déposer mon dossier au Centre des Formalités.