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Laisse

De
96 pages
La traversée d’une pièce sur le point d’un départ réitéré. Comme d’une géographie précisément bousculée. Avec comme unique impulsion une phrase qui dit à la fois la porte et le palier, l’insoluble traversée d’une limite sans cesse dénoncée et qui fait se décliner le verbe être avec une brutalité qui appartient à son secret – à son rejet apparent. Laisse: si c’est une photographie elle n’est documentaire que par sursis, par l’épuisement qui fait se refondre les murs d’une ville à leur seule idée.
« Ce livre aura eu trois temps, au moins. Sa première écriture remonte à 2006. Elle a fait le relais entre deux corps, morts, dont ni l’un ni l’autre n’a été enterré. Il faut entendre dans ce mot deux, un chiffre indéfini, qui se recompose sans répit, un lieu ne se limitant ni à la dune,
ni au froid de novembre, c’est-à-dire, sans géographie précise, loin d’une idée de recueillement : un chiffre brisé. L’écriture suivante aura eu lieu à l’ombre du Morne Larcher, une sorte de maraude, disons, de sa propre conscription. La traversée d’après, discontinue, et aux innombrables itinéraires, s’est faite dans le voisinage du 29, et plus haut, dans l’avenue Junot, en face du café Marcel où nous avons été à pied dans l’impossibilité de se voir. Il ne sert à rien de dire des noms de mois, ni de personnes, car l’évidence repose justement sur ce qui échappe à la documentation. Il me reste à dire le mot de photographie, qui doit son ahurissement au cheval. C’est cela qu’il me reste de ce livre dont la pellicule se recouvre d’une poussière de guerre. »
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Laisse

Nathanaël

Peut-être [l’être humain] ne peut-il rien oublier.
L’opération du voir et du connaître est beaucoup trop compliquée pour qu’il soit possible de l’effacer de nouveau entièrement;
autrement dit, toutes les formes qui ont été produites une fois
par le cerveau et le système nerveux se répètent désormais souvent.
La même activité nerveuse reproduit la même image.

Friedrich Nietzsche

 

« un œil qui simplifie jusqu’à la désolation totale »

Franz Kafka

à Sylvie Glissant

J’ai montré la réalité. La question est de savoir combien
de temps elle va durer.

Kurosawa Akira

Laisse

(rejet apparent)

J’y vais. Pas besoin de me bousculer. Ni pour autant de m’en dissuader. Ma décision est prise. La porte là et au-delà de la porte. Une chose au lieu d’une autre chose. Laquelle. Coller un mot à cette chose. Le désir existe. Dans la peau de la chose le mot détaché de la chose. Les preuves sont sans importance. Le bois de la porte. Le bruit de la porte qui se referme. Bois et bois. Le plaisir que procure l’écoute. Le bruit que reçoit le corps. Il est sa seule peau. Avec ses propres mots détachés. Je voudrais que cessent les mots. Que cesse l’élan dans leur direction. Leur directif. Je voudrais pouvoir l’abolir. Ça. Cette pulsion. Cette passion. La promesse de ce plaisir en particulier. Refusé. À cause seulement de son entrain. Si seulement je pouvais me tourner et m’accorder à cette autre direction. Mais le tout suit. Comme c’est pénible. Le seul mouvement. Il se multiplie dans la bouche et dans les mains. Ici les traces laissées par le mouvement. Elles se reproduisent ainsi tel qu’en nombre elles ne sont plus identifiables à elles-mêmes. Je les vois à peine. Il ne s’agit pas d’un mysticisme. Certainement pas. L’âge déborde de mysticismes et c’est regrettable. Ça obscurcit. Si seulement c’était possible de s’appuyer tout bonnement. Le mystique est tout le temps appuyé contre une vitre. La vitre concède la chaleur du soleil et la lumière du ciel mais les expériences sensorielles sont mitigées par la vitre. Sauf celle du corps appuyé contre la vitre. C’est pour les sens que nous agissons ainsi. Que nous sommes debout d’un côté ou de l’autre de la vitre. Parfois la vitre se brise. Nous la brisons. Nous faisons exprès. Nous appuyons trop fort ou bien nous lançons quelque chose directement dessus. Je peux admettre une chose pareille. L’impulsif devient compulsif. Nous mangeons comme du bétail dans une auge empoisonnée. Nous faisons cela. Nous en parlons langoureusement. J’accepte les libertés. Les portes qui se ferment et s’ouvrent. Les corps qui tombent sans retenue du jour au lendemain. Je voudrais t’embrasser. Le champ de vision rétrécit avec le siècle. Nous sommes debout d’un côté ou de l’autre du siècle et c’est le même siècle. Il nous prend dans ses replis. Nous sortons de la guerre tout comme nous y entrons. Je fais de grands efforts pour m’en souvenir. Il échappe. Ce n’est pas la peine de m’en parler. Il est juste au-delà de la fenêtre. Je traverse la rue et je traverse la lande. C’est très efficace. Je veux dire le déboîtement. Je pourrais être n’importe où. J’adore. Je n’ai rien pardonné. Cette guerre tire à toutes les autres guerres. Les fils des guerres. Je m’en défends tout comme toi. Les siècles. Les émaciations. Les cartes nous amincissent. Les veines bleues des rivières avalées par le papier jauni. Les déchirures des replis. Pliés et repus. Les noms devenus illisibles. J’aimerais que mon propre nom soit illisible. Pour que sa trace soit contiguë à la veine bleue de la rivière sans pour cela être divulguée. Les traces palpitent. C’est ainsi qu’elles se révèlent à moi. Cette façon qu’elles ont de trembler. Ce n’est pas électrique. Ça n’a pas l’épaisseur non plus des élancements. Fragile. Un tremblement. Simplifié dans le fil du bois. Dans la peau. La sensation. Tu tournes la tête. Je ne suis pas fou. Pas comme tu te l’imagines. Je porte un chagrin qui m’a marqué. Du pied de la colline je monte jusqu’à Berry Head. Ici les vents délirent. Les herbes se couchent à plat. Et l’eau se rue sur les rochers. J’égare la part de tristesse. Je l’égare sur le sol. Le vent la ramasse et me la rend. J’étouffe en m’écriant et c’est fini. Un dessèchement. Et le petit mot qui se détache. Une histoire de disparitions. Je les aime toutes. Je protège une flamme minuscule avec mes mains et je souffle doucement dessus. Un bois entier prend feu. Une lumière bleue emplit le ciel. Et les noms pleuvent en cendres sur un sol. Je les attrape comme des flocons de neige. Chacun est unique et ils ont tous le même goût. De la même mort. Je veux dire que l’accumulation est petite pour commencer mais au contraire elle est grande déjà. Plus grande que je ne peux l’imaginer. Dans le musée d’art tous les corps sont à découvert. Ils sont à de différents stades de décomposition. Je les touche tous quand même. Je souffle sur certains d’entre eux. La poussière se dépose autour des os secs. Je me roule dans la poussière. Le musée est impassible et me mine. Entre chaque pièce il y a une porte vitrée à pousser. Je gratte la vitre. Une lettre envoyée du désert n’arrive pas à destination. Un fugitif trace la longueur entière d’une rive. Il y a celui qui attend et celui qui fait une offrande. Lorsque je descends de la colline je laisse les cormorans sur un affleurement rocheux. C’est l’hiver dans ce pays comme dans aucun autre. L’homme qui marche fait la collection de petits fragments avec ses mains. Il ne révèle pas ce qu’il trouve. Il prend simplement. Je marche à ses côtés mais déjà c’est le spectre de l’homme qui m’accompagne. Il voudrait que l’instant soit passé. Être seul avec le souvenir qui l’emplit. L’accomplit. Il fait du présent une chose fuyante. Une adoration. Une distinction entre dehors et dedans. Les portes s’ouvrent de biais dans la casbah pour empêcher aux intérieurs d’être visibles. De la rue. Je les imagine fastueux. Rutilants. Ce n’est qu’une imagination. Les toitures crèvent le ciel. Le ciel accroche les cheminées. Je pense à une architecture invisible. Le haut lieu du bâtiment. Sa dissimulation. L’œil gauche embrume et déforme. Un cercle noir est visible au nombril. La maladie durcit la couche inférieure. J’y vais. Les premiers jours il y a un espoir fou. Une série de petites explosions. Elles se propagent de l’intérieur. La lumière est faible et les organes se raidissent et prennent la forme de petits cailloux. La fragilité en fait une plus grande beauté. Les vitraux éclatent en de petites particules. Une charge d’infidélités. J’y vais. Le son monte des planches. Une mèche en crin de cheval tirée sur une corde tendue. L’effort exigé. Arracher un son à une gorge en bois. Les fenêtres d’un village entier ont été condamnées. Et les maisons enveloppées de plastique. Je traverse le village et tire le ciel à moi afin de m’en recouvrir. Nous reculons devant cette absence. Le soupir du sol meurtri sous nos pieds. Les bars sont tout de même bourrés de bagarreurs. Je ne dors pas avant l’aube. C’est plus sûr ainsi. Loin du sang figé dans les tempes. Hindemith ou Rachmaninov. Quel est le nom de la jeune femme entre les murs de la prison. Le jardin n’est pas encore planté. Le marais fait signe. Les morts que nous attendons. Nous affamons les parties qui laissent désirer. Une conviction. Les parties destituées. Les taisons. Quelle est cette chanson. Une saison fermée sur le corps d’un chien. Que vais-je errer. Les parties affamées et désirantes. Les énoncés délaissés. Nous les avons dits. Que les plaisirs nous usent. Allez-vous en. C’est de la simple moutonnerie. Les platitudes. S’avancer sur le quai. Voici l’acte le plus simple à accomplir. En rester là. Tu me dévisages. La promesse du même cadeau est faite. Que seront les corps. J’ai rompu avec tout. Tout rompu. Ces quelques choses. Une pierre turquoise ramenée du Maroc. Une bague en argent de l’Afghanistan. Un tapis usé jusqu’à la corde. Ma sœur me veut du bien. Le temps des religions est passé. Une croyance quelconque. Les frères battent les sœurs. Les mères les fils. À la frontière le douanier demande à voir les papiers. Dans le nouveau monde le corps obtient une mention supplémentaire. Le lui octroie. Je reçois la permission. Comment te l’imagines-tu. L’os cassé en deux morceaux distincts. Une fracture plus totale. Un membre qui adopte une position singulière. Je défends les filles. Je tire au sort les noms des villes. C’est ainsi que je décide de la trajectoire. Nous attendons. Au bord d’une route. Graviers. Quelle condamnation pour s’être comporté. Nous avons dormi dans un lit étroit. À présent il y a un surplus d’éloges. La preuve est dans le déhanchement des jeunes libertins. Et le biais des bâtiments neufs. Les amants se livrent tous éventuellement au despotisme. Dans le guide champêtre des réminiscences je tombe sur un passage consacré à la seule dévotion. La lumière bleue du crépuscule. Échancre un flanc exposé. Les tourments de l’obsolescence. La langueur des champs de blé et des hérons penchés sur des marécages. Les jeunes qui se cisaillent le cœur. Les frottements. Bastingages. Un bouillonnement. L’histoire est la même croyance en chantiers navals et en fellation. Le tout me pénètre par bégaiements. La raison est dans l’incrédulité. Ce qui sera lorsque les corps tombent malades. Je ne le peux à présent. Les symptômes sont manipulés de façon experte. Je touche seulement ce qui ne peut être touché. La vapeur se dégage du bitume au petit matin. Le matin se reconnaît par la maladie dans le corps. Les geignements accrochent. Pourquoi insistes-tu. Il y a sept villes non armées. La première est abandonnée. La seconde est muette. La troisième est oubliée. Les autres sont une fantaisie. J’ai visité chacune d’elles et je n’ai rien retenu. Les coordonnées ont été inventées pour de telles circonstances. Et les séquences de chiffres. Les taux de plaquettes. Les divinités méprisées. La bouche imite un seuil. La parole provient de cette inadvertance. Les endroits comprimés retournés sur eux-mêmes. La nuit il y a des hurlements et le jour ça continue sans s’atténuer. Les dérangements sont renversés. Et les eaux engorgées par tous ces corps. Je voudrais qu’on me démente. Je suis les empreintes laissées par les sabots des poneys sauvages dans le bourbier d’ajoncs en décembre. Quelle est la distance d’ici à la porte. D’ici à n’importe quel lieu. Il y a un frisson dans les murs qui se transforme en respiration. Est-ce de l’argile ou du grès. Tu préfères que rien ne soit divulgué. Enfoncé dans la peau par une déchirure aussitôt recousue et offerte. Sans référence. Les parties constitutives d’une toiture sont séduisantes. La cheminée ou le papier goudronné. Parapet. Tour d’eau ou tuiles. Avant-toit. Girouette. Les paramètres qui démarquent l’espace entre le rail et rien. Dérive. Les séparations sont illusoires et navigables à pied. Qui s’envolera et qui se lèvera. Que l’amant m’ait fait penser à la mer. Que la langue manquante soit devenue la première raison pour disparaître. Que le corps ait disparu dans la marque qu’il s’est faite. Que le battement ne m’ait pas réveillé mais ait poursuivi son battement. Que la singularité ait été théologiquement douteuse. Et le ronflement éreintant. Que le texte ait cassé sans accusation. Les parties éclatées retrouvées et rassemblées. C’est sans circonstance. Ce que tu fais de la folie de l’écart. Je n’ai pas peur de ce qui délie mais de ce qui dilue. Les lambeaux de gaze se détachent lâchement du cadre déchiré. Jaunisse. Le corps s’élance loin de son lieu. Quelle est cette chose que tu dis toujours. Pas besoin de le répéter. J’ai le texte ici quelque part. Dans une poche ou cousu à l’intérieur de ma chemise. Il se résume sans difficulté. La voie est divisée. La lettre n’est pas envoyée. Le train ne quitte pas la gare. La rue s’assombrit. Elle se couche à découvert. La rivière s’élargit. L’homme arrive. L’amant est impuissant et sans agrément. Nous sommes nus pour l’instant. Je t’accorde ce seul tourment. Les autorités les ont sexués et ils sont morts. J’étais le forniquant. Tu as été avisé. L’amour. Ce n’est rien. La chose me tripote. Ce n’est pas seulement l’inconstance. Les marches sont numérotées pas comptées. Neuf ou douze sans exception. Elles sont longues comme des années. J’accélère le pas. Ça me colle à la peau. Au désert je l’imagine épluché. Toute une longueur. Dépouillé de sa perméabilité. La promesse d’un sens est faite. Je le rejette. Il me rejette le premier. Je n’ai jamais pu supporter les instruments à bois. Les instruments à cordes les rendaient supportables. Il y a du sang dans les selles dans le museau. Les poumons sont percés. Je le flatte. La distance est inaltérable. Je fais le décompte. L’épanchement. Des théories de synchronisme sont inscrites. Dans la bibliothèque le gardien arrache les lecteurs de leur sommeil. Va. Va. Balaie les lecteurs endormis dans la rue. Tourbe. Pour simplifier les guerres deviennent une seule guerre. Et elle est décriée. Personne ne quitte les maisons. Les rues se vident et c’est une façon d’envisager leur indécision. Elle incite des moments d’inhabileté. Le silence non pas de l’oubli. Les massacres la médiocrité. Nous sommes debout d’un côté ou de l’autre. La brûlure la meurtrissure la. Je néglige la bordure. Nous sommes debout d’un côté ou de l’autre d’une traversée. Du nombril à l’aine et en amont. Qu’est-ce. La chose explose hors de moi. Ouvert ou fermé. Je t’embrasse quand même. La chose toute puante. Enfoncée dans les planches de bois fléchies. Une marge qui serait granulaire. Incrémentielle. Elle est défaite du pilier du champ du. Pas en lambeaux mais en miettes. Déconstituée et mal rappelée. Le corps à présent est un os qui accroche la peau. Même pas ça. Tu insistes pour que ce soit autrement. Je pourrais me rendre à pied jusqu’à Donostia. J’imagine l’autre côté et c’est le même côté. Je te regarde à travers lui. Ou bien à travers toi la part qui n’est pas en train d’attendre. Qui n’attend pas. Le gonflement de l’amant océan. Je remarque la différence. Je prends appui sur l’autre jambe. À genoux ou debout. C’est de pire en pire. La nuit à ne pas dormir. Les gens se rassemblent sur la place publique pour la concentration. Une période de temps passé en silence pour le temps passé. Et écarté. Une concertation. Je vais et je suis tranquille. Dans les parties dépensées il se rassemble. Replié sur la fois d’avant. Quelle masculinité quêtes-tu. Inquiètes-tu. Une faim sauvage. Une entreprise sadique. Le tout entier. Ce sont les derniers jours. J’y arrive très bien. Enfin enfin. Il se vide. Il y a les morts dont on n’a pas tenu compte. Je ne range rien. Le désordre des champs et des machines. Impressionné. Il se détache tout de même. Les folies liées à un circuit commun se détachent les unes des autres. Une constellation pulsatile. Un dérangement. Il ne doit pas forcément être neurologique. Ni même bactérien. Dans la pièce fermée ça parle d’un nouveau virus aspiré par un corps ancien. Je n’éprouve rien. La thèse défendait le toucher. La revendication d’un corps ou d’une langue. De la confiance. Ou de l’immobilité. Un carcinogène interrompt. Je l’invente au fur et à mesure. Le champ de camomille. Imagine. Une perversion des hémisphères. Ce que nous pourrions en faire. En des termes simples et déformés. Globulaires ou cristallins. Aux frontières nous parlons depuis toujours. La suppression des noms de lieux et de quelques étoffes. De grands pans de tissus percés de gouttes de sang et de grains de grenadier. À un autre moment nous aurions mangé ensemble. Je dis ça. À quoi t’attendais-tu. Avons-nous vécu ici un temps. Avons-nous fait ces choses. Je n’ai pas fait confiance. Si le manuel de style avait agi autrement. Je me suis fait une vie de soliloque. Si je me tourne dans cette direction il y a la plage importée d’un autre lieu. C’est ma sœur qui marche en mangeant des baies dont elle lâche les graines pour les oiseaux en hiver. Si l’ampleur. Je ne sais pas vraiment. Mais que la porte s’ouvre maladroitement. Les murs sont tombés vers l’extérieur et il ne restait que le ciel comme sol. La barbarie. L’indécence elle a dit. Et ça ne l’était pas. En levant les yeux sur rien. La phrase je cesse. Mais que je le puisse et que je le fasse. Ce qui se détache est incrusté. Nous tirons à la chose et chassons la séquelle de la peau. Moi-même que j’aie tu. Tue. Tué. Tout le temps regardant. L’ai tué. Regardé dans les yeux. Si c’est pour dire après. Il n’y aucune trace de ce qui a été fait. Ni le passage de voir à l’a vu. Apathique. Je me rapproche. En retraite. Tu avances un sens pour la faim. Ne peux. Je m’en gave. Mange ce qui est pourri et laisse le reste. Tu m’es étranger à présent. Pour cette raison je te refuse. La menace de la nostalgie est tout de suite corrigée. Cela fait une semaine déjà et le soleil colle à l’horizon. La même fin à chaque jour et elle est hors de propos. Ce qui sort de moi est une rage interminable. Rien n’est tel qu’il se doit de l’être. Il y a celui qui attend et celui qui renoue. Tu as tort d’avoir pitié. Même à l’époque tu manquais de discernement. Palpant les parties douces et vulnérables. Tu laissais l’empreinte de ce que tu daignais conférer. Tu étais à la fois conciliatoire et exigeant. L’histoire s’use. À genoux la lumière coule jusqu’à moi. Elle a toutes les qualités de l’eau sauf une. Tu veux savoir laquelle. La différence disons entre la trace d’une grue et la marque d’un incendie. Une meurtrissure détachée d’une brûlure. La suggestion de l’actualité est transportée au présent à quelque distance. Une compression de couches de moments qui lui ressemblent. Incrustés. Dans la séquelle résiduaire par exemple ou la décoloration. La lacération ou l’impact et la chose quelconque qui a exsudé scellé épluché et distendu. Un cri à la limite ou le souffle retenu. Dans la vitre est l’ombre accumulée de tous ceux qui ont foncé sur un seul seuil. Nous l’essuyons. Ne cherchons pas le refus. Les détails ne sont pas remarquables. Lorsque j’arrive à l’extrémité de Hope’s Nose. C’est le même suicide. Ce qui traîne après. Un silence effroyable est suivi d’un bruit effroyable. Plus besoin de se dépêcher. Il n’y a que le temps d’avant. Nous sommes debout d’un côté ou de l’autre d’un désir et c’est le même désir. Nous aménageons l’arrière-plan. Tout le temps en train de composer. Faire une mention morcelée en mensonges. La différence est sans doute négligeable. Elle commence par une douleur. Faut-il le reconnaître. La culture est antipathique. L’os se casse à trois endroits. Et le cœur. Est-ce à cause de la cassure. Le tout rassemblé dans le shrapnel des parties. Les cellules contredisent l’incidence. Elle arrive en courant. Toujours et encore elle arrive en courant. Le seuil chaque fois replacé. Nous attendons. Il avertit. Qui s’en est chargé. Nous volons le message à la ligne. La maladie est parasitique. Nous accueillons. La distance aussi est négligeable. Ce que je te dis. Rassemblés aux coins des choses. L’invisible particule et tranchante. J’aspire profondément. La toile domine. Il est pesant et inarticulé. Les petites pièces individuelles se fixent les unes aux autres. Les ombres se serrent aux embrasures. Écouloirs. Des amas fixés en un nombre infini de combinaisons. D’une pièce à l’autre. Approfondir un cours. Nous échouons. Les corps bousculés ainsi. Grossièrement surestimés. S’amincissant sur les côtés. Presque invisiblement. Regarde-les tous. Un industrieux. La sirène de brume retentit à présent. Je me creuse un passage à travers les planches avec les petits animaux. Ce n’était pas un mystère mais une relégation. Les portes ont commencé par se fermer avant de s’ouvrir. Nous marchons jusqu’ici. As-tu été. J’ai dû m’endormir. C’était là dans les bâtiments superflus. Pénètre une ville par ses portes. Il était sans nom et disparaissant. Les écoles étaient manifestement tranquilles. Les cris ravalés par la poussière perceptible. Il y avait un seul pays. Il est devenu la solitude de tous les pays. La honte des visages couchés. Même le petit carré de gazon. Ce qui pousse. Et là. Du fond vers le haut. Je l’enlève du sol. Lui et tous les autres. Ce qu’il fait de la poussière. L’idéal est disproportionné. Les édifices sont faits du mépris des corps. Je suis debout dans les stalles. Chacune d’elles. Ce n’est pas possible. L’ignorance ou la fixité. Pas un seul. Les géographies mondaines. Avec une brosse je gratte les surfaces à vif. J’ai fait le deuil du deuil. Parcellisé les petites formations en de plus petites formations. De tout petits désastres. Maniés avec soin et posés délicatement sur de petits plateaux en métal. Étiquetés ensuite. Nous devenons ces manifestations. Ce qui arrive si. Tondu et émacié. J’oublie le tout. Les souvenirs en désordre. Il y a un martèlement. Il provient de l’intérieur. Un étranglement. Les tripes hissées jusqu’aux côtes. Une épaisse bande élastique. Aucune respiration. De la chaleur dans la peau du visage. Les visages. Les mains retournées. Une plasticité. Ça touchait. Une dureté. Torsion d’un os droit. Sur le point de se casser net. Il relâche. Avantagé. Qu’est ce que tu t’imagines. Est-ce qu’elle marque toujours le pas. Ça ne sert à rien. À la fin le. Peu importe. Pour une fois. Après avoir ramassé tous ces jours sur le sol et les avoir portés jusqu’au fond du jardin. N’importe quel jardin. Était une fois un jardin. Les planches liées avec du fil de fer distendu. Je m’accroche à elles. Les parties déterrées. Et les oiseaux transportés ici l’hiver. J’avais voulu. Le poids rajouté à mon propre poids. Il m’a diminué. Étalé. Les petites hanches disloquées. Le bassin frappe le béton. Relevé une fois de plus. Je m’essuie partout. Le sang la morve le. Les évacuations. Des quartiers entiers. Les petits oiseaux en cage. Peu importe le chant. Qui a inventé cette croyance en le chant. Ce qui importait c’étaient les restes broyés des os. Qui les a réclamés. Affichés ou volés. Je l’ai lâché. Et mépris. C’est fini maintenant. Je dis ça. Les mois d’hiver il fait jour pendant trois heures. J’ai compté les minutes entre les ziggourats et le Broad. Les Fens étranglés entre de grands poteaux et des animaux très épais. Le sentier se retourne contre lui. Menant à la fois dehors et dedans. Planant sur une surface de vue. Si on s’approchait par en dessous. Même la rivière. La même arrestation. Les nombreux penseurs se sont préoccupés du langage. Tout mal compris. Pas le moindrement. La route s’achève à l’endroit où je la quitte. Au bord d’elle-même. Si seulement la marche était orientée. La projection a déclaré une forme de disparition. La manifestation d’un aiguisement. De couleur. Ou de lumière. Une transparence greffée à une épaisse obscurité. Je regarde à travers. La chose dure inamovible. C’est une façon d’aborder la prochaine chose. Elle n’arrive pas. La prochaine chose est toujours derrière. Fondée sur le désir de la chose prochaine. Elle n’existe pas. En dehors du désir. Un recouvrement de mains. Ou de quelque chose. Construite. Et éteinte. Éreintée. Une chose placée entre. Pas forcément la vitre. Même pas le souffle. Une membrane ou une peau. Ce que je veux dire. J’ai crié. L’effort exigé pour le dire est un solipsisme. L’arraisonner en fonction d’une mesure d’être. Les livres brûlent en s’écrivant. Qui a voulu. A été voulu. Il s’est trouvé cette année-là que la mer est montée plus haut. Le marais s’est rapproché. J’ai été une grande distance à pied. Tu sous-estimes. Je n’ai jamais désiré ce qui était familier. Ni demandé. Ce n’est pas la première fois. Le matin la lumière s’affaiblit. Ça s’installe en moi. C’est supportable pour un temps. Identique ensuite. Le marais le roc le. L’érosion de la parole. Peu importe notre mutisme. Que le moment transi soit passé. Que le hurlement soit ravalé. La cassure ne laisse aucune trace repérable. La main empoigne ce qui manque. Mais chaque autre chose est à sa place. La natte de tissu sclérosé. Le nœud de sédiment. Il y a des blocages. Les passages. Ce n’est pas une infécondité. Mais une charge. Je bon. Te fais bondir. La maladie est indescriptible. Elle a ralenti le tout du tout. Le soulèvement l’avalement. Je suis entré. L’arrière-plan restitué. L’une après l’autre les questions m’ont cherché. J’ai fui et me suis fait reprendre. Les guerres sont marmonnées. Je le porte dans les bras. La distance fluctue. Je marche d’un bout à l’autre d’une ville. Je n’arrive pas à traverser cette pièce. Je le porte dehors. Maintes fois dehors. Ce bruit. Le bois gonfle contre le cadre. Il fait une clôture. Je tourne dedans. Pas moyen d’en tenir compte. Ils étaient classés. De nombreuses feuilles blanches pour ceux qui attendaient. Ils ne sont pas venus. L’histoire était un cumul. Nous étions anéantis. Réprouvés. La chose est entrée en elle-même. Et en nous aussi. Sans source aucune. À peine une langueur. Des plaintes. Des admonestations. Nous avons baissé la tête. Ce n’était pas vrai. Les portes grandes ouvertes. Arrachées des chambranles. Ce qui a illuminé ce ciel en particulier. Il faut ne pas le décrire. Il est enterré à présent. La chose et ce qui l’a précédée. Je réussis une petite distance tous les jours à présent. Ça me rend malade. Je ne souhaite pas. Les parties délabrées réconfortent. Je me tire jusqu’au bord. Je vais. Ce n’est rien qui n’ait pu être évité. Les dispositifs ont été arrachés des cavités. Béantes. La maison affalée. Blessée. Les architectes ont défendu les plâtras. Les archéologues ont dit ce qui reste. C’était de nouveau neuf. Le penser me fait horreur. Nous en arrivons là. Je vais sans. Je vais là sans toi. Ce qui reste. Il a rendu muet. La langue entière dispersée. Des plumes parmi les copeaux de bois. De la poussière près du mur latéral. La partie désaffectée a gémi. Je l’ai vu. Pour la dernière fois vu. Un tremblement imperceptible et il est entré en moi. Si peu. Une séduction. Mort qui plus est. Je vomis et je rends. Une tache près de la fenêtre où l’eau est entrée. Il y a celui qui attend et celui qui est pardonné. Chaque loi une violation. Je ne lis plus à voix haute. Il fixe et confond. Je refuse le principe d’organisation. La bévue de l’approximation. Une idée de plénitude à la place de ce qui se casse. C’est si facile. Descends ou étire. À présent je ne peux ni partir ni m’y arrêter. Tends le cou pour voir par-delà les pigeons la battue. Je finis et j’arrête. L’ouverture rétrécit. Elle n’est pour aucun de nous. Ce qu’a dit l’orateur il a voulu le dire. J’avoue ma défaite. Dans le sens fallait-il. Il est répudié par le même souffle qui fait qu’il arrive. Je pousse loin. Arrête de parler pour un temps. Je sais à peine à présent. Ce qui s’empare est une peur et une croyance rattachée à la peur. La voix qui sort durement de la gorge. Je murmure et elle disparaît. Il aurait pu ne pas être ainsi. Un cri s’ouvre dans un lieu clos. La maison forte inhabitée. Aucune possibilité d’entrer. Passe à l’impasse. Le coin où je suis debout. Les efforts accumulés pour me situer ici. Je pense à cause de cela. La pensée ne mène nulle part. La sidération proclamée. J’aurais éventuellement parlé autrement. Les édifices érigés dans le sens des mots et des manufacturiers. Faits des mêmes matériaux. Cette idée de l’infaillibilité. Je regarde de près la poutre affaiblie. Une architecture ardente. L’acier refroidit et il se plie. Domine le reste de la ville. Les gens lèvent la tête pour voir. Proportionnellement. L’échelle la mesure est sa propre religiosité. Les disciples de cette nouvelle forme de bâtiment. Les oiseaux cascadent le cou cassé dans les tombes urbaines. Sans agrément. Sans adoration. Nous marchons la tête baissée. Il détourne de la même façon. Je retourne. Le bruit cesse à présent. Écoute bien. Le bois brûlé ou endommagé. L’arc s’effiloche. C’est comme le corps. Je veux que tu. Rauque. Le bruit résiduaire écrasé. Forcé dans le grain avec les infimes particules innomées. Étouffé en même temps que les créatures. Même la ville sans murs. Je la traverse à pied. Tout un hiver de marche. Illimité. La chose là plus loin. Il n’y avait rien. Souvent je l’ai cherché. Au même lieu ou à d’autres endroits. Encore et encore je passe les portes jusqu’où les portes disparaissent. Décrochées du chambranle. Défaites et suggérées. Un bruit enfoncé dans la gorge. Accumulé là. Amoncelé. Pestilentiel. Un porteur. Il accroche l’air même. Je l’aspire. Tu l’aspires. Il recrache sa propre espèce de folie. Si tu veux bien le croire. Ça seulement. Le fait d’une espèce singulière. Tirée à travers de nombreux corps. S’attachant chacune à l’un. La même espèce répétée. Jusqu’à la nausée. Arrachée à une surface une profondeur. Elle agonise. Écoute. Il y a les bleus. Les dessins et les maquettes. De nombreuses fois. Des couches et des couches de traits qui tirent dans tous les sens. Indiquent. Barrent et traversent. Il n’est plus tellement lisible. Maintenant que les bâtiments sont tombés. Une demi-mort dit-on. Mais qui le dit. Je le prends en moi. Il tombe plus bas. La chute est calculée. Une masse de. Ou débris. Je le sonde. Même la distance est fabriquée. Je vois de moins en moins. Elle perd une surface. Je marche dessus dans l’ignorance. Il est avec moi à présent. Les premiers jours c’est prenant. Il y a les pardons. Abjecte. Je me piète. Le présent est agité. Aplani par les prémonitions. Le crochet est enfoncé dans une gorge. Je tire. Je retourne l’intérieur. Relâche. C’est irréversible. Le tout suit. À Berry Head je ne demande rien. Les graines des herbes sauvages. Le bord écaillé. Il tombe de là. Surplombe. Quelles eaux. Quel roc. Le calcaire gribouillé. Les voix prolifèrent dans le sens d’une bénédiction. Une petite cuillère en métal excave le cœur. Quelle bêtise. Quel civil. Je n’en ai pas besoin. S’accapare. La dernière ville n’est pas du tout une ville. Les absences évacuent. Mal parlant. J’arrête. Le verre coupé au cou. Éviscère. Creuse ce qui reste. Ne laisse rien. Je vais là sans toi. Massé éclaté. Un petit foie surchargé. Un spleen distordu. On entre et on enterre. Le cœur déverse le sang dans les parties affaiblies. Vomis en moi. Combien de fois quitte. Abrégé et monstrueux. Pour l’instant dépouillé. Et enflé. Grièvement amassé. La peau faiblit. Strie et déchire. Il se propage sans discrimination dans les autres parties. J’y vais quand même. Je prends le train pour les signaux. Le mouvement sur le côté vidé de lui-même. Ce qui me supporte. Il y a une dernière fois et elle est épouvantable. Tenu par des mèches incontestées contre toute autre chose. Je me penche par-ci et le sens. Tout un corps s’inadapte. Les villes nouvelles sont emmurées. Les questions usuelles sans être posées. On nous refuse l’accès. Se retourne. Je rebrousse chemin. Je suis haut comme le toit de chaume et la petite route s’élargit pour laisser passer les voitures. Voici les démonstrations. La voie élevée refuse le regard de haut. Les personnes surplombent leurs dieux. Qui a fait le monothéisme. Voulu. Qu’a voulu. Je goûte aux offrandes. Rosées ou dessinées. Les dieux qui se masturbent. Je croise Tchernobyl dans le corps d’une fille. Un lieu lointain. Imagine un peu. La cellule éclatée. Un dévouement. Quelle étrange lumière. Un mur gris tacheté. Château fort. Il met les gaz au sol. Je marche seulement les distances les plus courtes. L’envergure de mes bras qui pressent les barrières. Tendent vers le sol. Rampent ensuite. Je suis aussi petit qu’il le faut. Inimaginé. Et inculpable. Jusqu’où. N’empêche que j’ai froid. De nombreuses fois dit. Une surface confuse. Hébétée. Ce qui me perd. J’en meurs. Usé. Maisonnée. Il est en retard à présent. Je m’imagine une affection. Cela pourrait simplifier. Mais on ne trouve pas. D’abord grand puis petit. De forme incongrue. Et chagriné. Il insiste. Ici dans le coin le plus éloigné de la porte. Un cri faible et il s’intensifie. Toute autre chose est réduite au silence. Je ramasse et remets. La pièce se penche vers une chose autre. Je m’accroche. Ridicule. Elle est debout dedans. Grande ouverte. Une cave. De la grêle sur une toiture. Une sécheresse aux genoux. Elle ne s’agenouille ni ne proteste. Un jardin tout entier. Planté dans sa bouche. Elle use ses paumes dans le terreau. Enfonce les herbes dans les docks. Découpe les parties vivantes des parties qui respirent. Douce et tendre myopie. Pouls. Au milieu de la phrase. Les sens sont désespérés. Je vais là. Il y a une dernière chose. Et rien du tout. Je dis pour l’écho. Un battement. Une explosion tranquille au dessus d’un lac. Un ciel illuminé se tortille. Asphyxie. Tu exiges de moi. Il n’atteint pas. Habituellement je suis affamé. Je mangerai donc avant de. Je t’embrasse. Il me tombe dessus. J’étouffe et me tais. Me terre. S’il meurt en dormant. S’il meurt étouffé. S’il meurt déchiré. S’il verse du sang. Si je dois. Je me couche dedans. Seules les fleurs bleues poussent. Dans le lieu clos. Dans la discrétion de ma propre douleur. Un reste et usé. Je l’embrasse plutôt. Je sépare. L’ouvre et l’arrache. J’en abuse. La façon d’un instant. Délogeant. Il n’a pas à se coller ainsi. Les violations imperceptibles. On attend. Et veut. J’exigeais une continuation. Les vaisseaux éclatés ballonnent à la gorge. Florissant je m’élance. Insensé. Je me roule dedans. Je m’appuie contre le sol. Il s’indistingue du corps. Une suffusion. Je déclare le tout. Ensuite je me tais. Il y a tant. S’il m’a. Je me couche tout de même. Qui est-elle. Une incertitude dans le corps. Un grief contre une chose imaginée. Et ainsi rejetée. Il irradie une sorte de chaleur. Je me déplace et n’en pense rien. Il se peut que je parle. Je suis seul. Dans les W.-C. quelqu’un me supplie. Je tente. Suis tenté. Remarque le champ de tir. On est deux. Il éradique. Pas seulement la rivière. La pluralité. Il tait. Fait taire. Qu’est-ce qu’on était. La maison devient visible à un angle. Il y a une douleur à présent qui n’est pas la même douleur et elle m’humilie. Et ce chagrin entortillé à la hanche. Je suis malhabile. Si tu dois mourir meurs avant l’aube. Si tu dois vivre vis longtemps. À travers la vitre il y a une ossature et elle est enveloppée de pans de lumière. Elle détache de moi les parties sensorielles. Elles sont implantées et piétinées. Si je leur donnais un langage elles se détacheraient tout comme moi. Il y a aussi une structure de la pensée et elle rompt. Elle tombe en morceaux dans mes mains et je les essuie sur les plinthes où la lumière est tout aussi perceptible. Les eaux montent. Le village s’accroupit et étouffe. Si tu dois partir pars maintenant. Un ciel divisé et il m’éblouit. C’est le même lieu nouvellement grillé. On est debout d’un côté ou de l’autre d’une conjecture et elle durcit. Je me tiens sur le côté. Inquiet. La fausseté de la maison de verre la topiaire. La fumée sort des corps en volutes. Je regarde le tout et j’étouffe mêmement. Les symphonies me gênent. Leur grandeur. Leur bassesse. Je regarde ensuite je détourne le regard. La force est dans le portail qui grince. Un livre en papier et il obvie. L’odeur est forte. Tu renies les morts et mon incapacité. Mes organes glissent hors de moi. Tu te stabilises et le mur. Une fenêtre et elle éclate. Je les attrape d’une main. Je m’en tire très bien. La dégringolade et je vois mon chemin. Il est tard à présent et donc impossible. Il y a celui qui veut et celui qui perd pied. C’est là qu’on prend notre plaisir. Ça m’embrasse la bouche. Je chante. Chancre. Il y a une désolation. Et indiscret. C’est une nudité dans l’apparence. Une dissolution. Au cas où il devait disparaître. Qu’il capitule. Il y a une bannière pour des choses telles. Transparente ou déchirée. Un textile agrafé à un bâton et agité. On est debout d’un côté ou de l’autre d’une violence et c’est la même violence. Dans la bouche. La bouche avant tout. J’en fais une signature. Une fonte d’éloges et ils sont immaculés. Immaculés et catastrophés. C’est une autre façon de se salir. Dans l’étendue terrière des paradis sans noms. Sexués et bestiaux déjà. Fondus et infondés. Une pénurie de noms de lieux et indiscrétions. On est indépassables. L’instant nous devance et on guette ce qui en reste. En souvenance. En facilité. Il nous excède et lui-même. Tu me suis et ne veux rien savoir. Un geste pour la porte et la futilité. Quelle part de ce qui reste et je m’en débarrasse. Au centre-ville il y a un péril et il entre par la porte inaccompagné. Une adoration et elle m’use. Je fourre les fissures. Pleinement. Pour le son qui fait surface. Protestataire. Divis. Le scandale est dans l’acquiescement. Que l’écrivain ait dû écrire et se soit complu à faire semblant. Que l’institution ait cherché sa vocation dans la médiocrité. Que les offrandes aient déjà été décidées. Les murs de stuc se déplient pour les vivants et les piteux. Je vais à pied et m’indécide. Je tire sur les poignées de portes et marque les boiseries. Je gratte. Finement. Les incisions. Indescriptibles. Ça ne saigne pas. La partie dure durcit et la peau s’épaissit. Le réclames-tu. Au lieu de. La dégradation simultanée. Résolve et fruition. Il va sans dire. Je traverse la rue et c’est la même rue et elle tourne dans la maison et sort par le corps. Le même corps et il comprime. La mêmeté du deuil. Les brassées. Alité et dément. Tu es debout là. Debout ou couché une pression à la clavicule. À la gorge fermée. Au lieu de quelle autre chose. Elle est fantastique et détestée. Toi par exemple. Cela n’avait rien du prodige. Ni le retour ni le fils. Et il criait. Et continue de crier. Qui lève le poing. Qui pisse le long de sa jambe. Je lèche et j’avale. Ouverture et funéraire. Pompe à la fissure. Et faible. Il y a celui qui surveille et celui qui décline. Une carte en tissu dépliée et elle prend la décision. Je touche les parties faibles et le bord effrité du roc. Décide la mer ou le salon de thé. Il veut tout. Et les hurlements des mammifères aveuvés et leur air inélégant. Il arrive une douleur et elle est plus grande que toutes les autres douleurs. Le froid n’arrête pas. Je m’en moque. Dans le coin il y a un sac. Je fouille le contenu. Papier et sable. Ils m’appartiennent ou à quelqu’un. Je le rabats. Et entre discrètement. Dans les charnières ou éventualité. La serrure fouillée à découvert. Ouvert et ouvert. Je regarde à l’intérieur et il approfondit. Dans ma mémoire il y a un abri antiatomique. Mais je ne pense pas à cela. Même pas le corps tel qu’il est étalé et pressé. Ses murmures et ils sont faibles ou bien fantaisistes. Peu importe. Importe le monstre ou ces découvertes. J’aboutis à un malaise. Il est tout aussi sévère que l’autre fois. Écœuré et désaffecté. Qu’avait-il l’autre fois. Était-il alambiqué. Le corps redirigé ou gaspillé. La porte là et au-delà de la porte. La distance entre la langue qui est parlée et la langue qui est écrite. Faisant de la gorge en relation avec la bouche et les poumons. Une inhalation et elle est trop soudaine et donc cassante. Corps courbe à l’encoignure du sol et du mur. L’odeur d’une aberration et elle est transparente. Volatile. Elle veut être hospitalière.