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Le Cri du cœur

De
108 pages

Maman,


“J’ai entendu ton appel au secours. Que puis-je faire pour toi?”

Sa réponse: me sauver la vie ma fille. Ne m’abandonnes pas là. Si je suis obligée de rester ici, je préfère en finir maintenant.

Suite aux supplications de ma mère de ne pas finir ses jours dans cette Institution de retraite au milieu de gens inconnus, souvent déstabilisés, désorientés, le regard perdu à se demander comment ils ont pu en arriver là et qu’est ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter de terminer leur vie dans la solitude et l’ennui, seuls désespérément seuls.

J’ai pourtant tout entendu. On m’avait dit lorsque j’avais à peine l’intention de prendre maman chez moi et de m’en occuper: “Vous allez faire comment? Pour votre maman il n’y a plus rien à faire à 91 ans et dans un tel état de dépendance”...

L’avis de maman différent: “ne doutes pas de tes capacités pour t’occuper et prendre soin de moi ma fille, ce n’est pas la première fois et j’étais en bien meilleure santé. Il faut dire quelle à une force de caractère exceptionnelle, une volonté de fer et un courage à toute épreuve.

“Tant qu’il y a la vie, il y a de l’ espoir”!

“Ecoutez votre coeur” si vous avez décidé envers et contre tous de vous occupez d’un proche dépendant. Si vous pensez lui apporter votre soutien et un peu de bonheur, n’hésitez pas...

Notre histoire est une histoire comme on en voit tous les jours.

J’écris aussi pour tous ceux qui ont le coeur en peine et qui souffrent. Ce sont leurs difficultés que j’évoque dans ce manuscrit. Soigner leurs blessures affectives, c’est tellement important. On ne peut pas s’en sortir seul. Sans tendresse, sans affection, sans amour.


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Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-89034-4

 

© Edilivre, 2015

 

 

TOUS OU PRESQUE TOUS CONCERNÉS UN JOUR OU L’AUTRE PAR CETTE SITUATION :

 

 

Le devenir de nos parents et de nos proches, dépendants.

Préface

J’ai commencé cet ouvrage,LE CRI DU CŒUR,pensant qu’il pourrait intéresser les enfants. Me rapprocher de l’Éducation nationale. Je n’ai pas contacté les personnes susceptibles de prendre connaissance de ce projet.

Classé enÉditions Jeunesse,comme le roman de M. Sabine Roger,La tête en friche.

Je compte sur votre expérience qui déterminera ce qu’il conviendra le mieux.

J’ai abordé le sujet à l’école auprès d’un groupe d’élèves en primaire, leur demandant s’il y avait un proche dépendant dans leur famille. Il s’avère, qu’en moyenne, il y a un enfant, dans une fratrie, confronté à ce problème, qui rencontre ces mêmes difficultés, sur douze. C’est énorme. Ces enfants ne vivent pas très bien cette situation. Soit il s’agit de grands-parents, d’un frère, d’une sœur, plusieurs cas de handicap ou même en fin de vie.

Ces élèves ont raconté leur histoire. Souvent, pas de dialogue donc incompréhension. La plupart se plaignent d’abandon, leurs parents s’occuperaient davantage des proches dépendants et ils ne comprennent pas pourquoi.

Étant moi-même dans cette situation, j’ai décidé de leur faire part des difficultés rencontrées au début de notre cohabitation avec leur grand-mère et arrière-grand-mère, en expliquant, à mes cinq petits-enfants, que chacun devait faire des efforts pour que tout se passe le mieux possible. Que c’était à eux, « bien portant et plein vie, de se montrer compréhensifs ». Et que pour moi, c’était plus facile à gérer. Une bonne ambiance, moins de tension. Déjà que, pour nous les aidants, c’est extrêmement difficile l’accompagnement d’un proche dépendant, ce n’est pas la peine d’en rajouter.

J’ai voulu en parler et je pense avoir réussi, pour certains (ce sont eux qui me l’ont dit), à porter un autre regard sur le comportement négatif envers leurs proches malades.

« Vous avez beaucoup de chance de n’avoir aucun handicap. Estimez-vous heureux. Au lieu de vous plaindre d’être incompris, quelquefois, que l’on ne vous achète pas toujours les cadeaux que vous souhaiteriez pour donner un peu plus à ce proche tributaire.

Bien entendu, j’ai sélectionné un groupe d’élèves pour ce débat m’adressant à ceux et celles en bonne santé et également leur demander de faire preuve de compréhension lorsqu’un élève se démarque en classe en raison de ces difficultés qui échappent à son contrôle en valorisant ses efforts et ses progrès.

Tellement d’élèves souffrent :

– de phobie scolaire. Cette peur irrationnelle de se rendre à l’école

– de dysphasie. Trouble durable de l’acquisition de la parole et du langage.

– d’hyperactivité. Des enfants fragiles comme l’enfant hyperactif. Il faut le comprendre et l’aider. Il a une agitation motrice désordonnée et incontrôlable. C’est un enfant en souffrance dont le mal se cache derrière l’acronyme TDA/H trouble difficile de l’attention/hyperactivité. Environ 5% des enfants de 6 à 10 ans et plus seraient concernés et parmi eux une majorité de garçons quatre pour une fille.

Contrairement aux préjugés courants, l’enfant hyperactif n’est pas qu’un petit agité dont l’énergie débordante épuiserait les parents ou son entourage.

– de dyspraxie faire preuve d’indulgence face à son retard graphique. Trouble du geste et de la coordination motrice, maladresse.

– des élèves dépressifs : trouble de l’humeur persistant au-delà de la tristesse qui, elle est une expérience normale et nécessaire.

– de dyslexie : un trouble durable de l’acquisition des règles d’orthographe.

– de TOC : des idées obsédantes qui assiègent la pensée, souvent par des rituels plus ou moins gênants.

– d’une précocité intellectuelle : une aptitude particulière, associée à une extrême sensibilité. La précocité s’accompagne toujours d’une grande anxiété qu’il faut chercher à apaiser.

Ces dysfonctionnements engendrent une grande souffrance pour l’enfant qui se sent particulièrement pénalisé dans le système scolaire.

Les parents soucieux et désolés du blocage de leur enfant peuvent en parler à leur médecin traitant ou de l’Éducation Nationale. Les orthophonistes sont des collaborateurs précieux pour le problème de dyslexie. On n’imagine pas qu’un enfant refuserait sciemment d’apprendre à lire. Pourtant il se décourage devant des difficultés qu’ils ne soupçonnaient pas.

Pensez que c’est à vous de faire preuve de compréhension pour une meilleure relation. Ce n’est pas vous qui souffrez. Votre maman a déjà beaucoup à faire pour s’occuper de vous et de votre proche dépendant. Essayer de vous rapprocher GENTIMENT de ce pauvre être fragile et vous verrez que son comportement sera différent, au lieu d’être agressifs et ce sera mieux aussi pour tous les autres membres de votre famille.

Enfin mettez-vous à la place de vos parents qui ont cette lourde responsabilité et qui ont tant de mérite.

Imaginez que cela aurait pu vous arriver. N’auriez-vous pas déjà ce sentiment d’injustice de ne pas être indépendant ?

Alors, estimez-vous heureux d’avoir la plus grande richesse du monde : LA SANTÉ. N’oubliez jamais qu’elle n’a pas de prix et qu’elle vaut tous les trésors de la terre. »

*
*       *

Vous êtes peut-être confrontés à la même situation que la mienne. Comme dix millions de personnes en France, et des milliers à l’étranger, à vous occuper d’un proche dépendant.

Ce changement de vie radical, les soucis, la remise en question, QUE VAIS-JE FAIRE DE MA MÈRE ? La laisser à son triste sort, la perdre et ne rien faire ! Ou la prendre quelques jours, pour lui faire retrouver une vie de famille « normale » et ne plus lui donner l’impression d’être abandonnée au milieu de personnes étrangères, le regard perdu à se demander ce qu’elle fait là… Et espérant que l’une de ses filles l’enlèvera de cette maison de retraite, où la vie s’arrête pour elle.

Tout a commencé au mois de mars 2012. Après un mois d’hospitalisation, auquel s’ajoute un mois de convalescence, nous avons pris la décision de placer notre mère en maison de retraite, puisque ne pouvant plus se prendre en charge même avec la présence des aides ménagères, car elle « débloquait », c’est elle qui le dit, et mettait en danger sa vie et celle des voisins.

De plus, la solitude aidant, rien n’allait plus pour elle. Elle ne s’alimentait plus correctement, sa santé en pâtissait, avec une tension très élevée, et elle délirait complètement et dangereusement.

Alertée par son voisin de palier ayant trouvé la porte de son appartement ouverte. Il était très inquiet, déjà, en début de soirée, car la porte de Maman n’était pas fermée. Par acquit de conscience, dans la nuit, il a voulu s’assurer que Maman allait bien. Heureusement, qu’il était là.

Sincèrement, je le remercie du fond du cœur, je ne sais pas ce qui se serait passé sans son intervention. Ce Monsieur m’a interpellée :

« Il faut faire quelque chose, votre Maman ne peut plus rester seule, c’est trop grave de la laisser livrée à elle-même, de plus elle est dépendante. Cela aurait pu être tragique et engage votre responsabilité.

Et il a ajouté :

– Je suis allé fermer le robinet qui coulait, tout près de la plaque électrique restée allumée ».

Elle aurait pu se brûler et même provoquer des dégâts irréversibles pour l’immeuble. Un vrai danger potentiel pour elle et les voisins du bâtiment.

De plus, elle ne se rend plus compte de ce qu’elle fait. Elle racontait n’importe quoi d’une heure à l’autre, ou même des propos contradictoires en l’espace de quelques minutes.

Hospitalisée en urgence, dans un état très critique, 22 de tension, (alors qu’elle est généralement à 11.6, ou 12), poids 37 kg, tout le monde a eu peur qu’elle ne s’en sorte pas.

L’état de santé de Maman a commencé à s’aggraver sérieusement en novembre 2010. Domiciliée chez elle, seule et désemparée, Maman avait perdu toute notion, ses facultés mentales se détérioraient (je passe sur ses délires). Ce qui en résulte, quand on ne s’alimente plus normalement et que l’on se déshydrate : le cerveau n’est plus oxygéné. Aussi les conséquences sont catastrophiques.

L’infirmière qui se rendait chez elle, pour sa toilette le matin, a constaté que Maman était au plus mal. Elle m’a téléphoné à l’école vers 8 h 30 :

« Venez vite, appeler le SAMU. Moi, j’appelle son médecin traitant pour un bon de transport en ambulance pour l’hôpital. Sa tension est beaucoup trop élevée. Elle ne parle plus. Je suis très inquiète. »

Je raccroche le téléphone, j’avertis mes collègues de mon départ étant donné l’urgence, et je pars avec Maman en ambulance. Maman se sent rassurée par ma présence et recouvre la parole.

Déjà, une inquiétude quelques mois auparavant. Tombée, ne pouvant se relever, elle s’était rapprochée du téléphone en se laissant glisser, pour me faire part de ce problème. C’était au mois de novembre 2009. Ne pouvant quitter mon travail ce jour à 15 heures, j’ai appelé ma fille afin qu’elle intervienne. (Heureusement qu’elle était disponible). Ensuite, nous avons appelé le médecin, puis le SAMU et hospitalisation.

À noter tout de même que ce n’était pas la première fois que nous intervenions. En général, Maman nous appelait pour un problème vers 5 heures du matin, puis vers 7 heures. Le 1er appel concernait de sérieux vertiges, elle ne pouvait pas se lever, le 2e, c’était pour une hémorragie. Et combien de fois encore et encore pour des malaises…

Suite à cette apathie, et pour sa sécurité et celle de ses voisins, je décide de réagir très rapidement et je l’emmène chez moi pendant plusieurs semaines, du lundi au vendredi.

Le week-end, on la raccompagne chez elle. Pensant que ces deux jours de fin de semaine lui procureraient un bien-être en retrouvant ses chats. (Des chats qui ne sont pas à elle mais qu’elle nourrit depuis des années).

Je prépare également de bons petits plats, au regard de sa maigreur et de sa solitude, et lui fais vivre des moments en famille puisque la mienne est nombreuse et que l’on ne s’y ennuie pas. C’est le moins que l’on puisse dire, nous sommes onze (avec elle, douze). Beaucoup de va-et-vient. Inutile de vous dire que ça bouge. Ainsi Maman se retrouve en famille, et reprend des forces.

Ensuite Maman, se sentant mieux, décide de retourner chez elle, me voyant bien fatiguée et voulant ainsi me soulager de cette accumulation de travail. Mais elle ne s’alimentait pas. Elle avait de l’appétit lorsqu’elle se retrouvait en famille. Mais seule, comme elle disait : « ça ne me dit rien ».

Et voilà Maman de nouveau affaiblie et de nouveau hospitalisée. On n’en sort pas !

Il faudra sérieusement trouver une solution et s’occuper de la placer en institution pour que les professionnels de la santé prennent le relais. « On ne peut plus continuer à prendre de tels risques ».

Après cela, plusieurs jours à l’hôpital (de plus, Maman est tombée de son lit et se retrouve avec le visage marqué). Cela commence bien pour le jour d’entrée...