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Jean Sadaka LE CULTE DE LA GRANDE MÈRE ou Le symbolisme du féminin sacré, de la Déesse Ishtar à la Sainte Vierge Marie
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0120445.000.R.P.2015.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2015
Aux trois mères qui fécondent ma vie :1.Marie, la Sainte Vierge ; 2.Baddoura, ma mère ; 3.Maha, mon épouse et la mère de nos trois jeunes en-fants :Marc,CynthiaetRalph.
«S’il y a un endroit où chacun peut oublier les banalités de la vie quotidienne, cet endroit serait sur le regard de la Déesse Mère».
Citation tibétaine
Introduction : Le culte de la grande mère, pourquoi ? Au commencement le sacré était féminin. Le culte de la Grande Mère ou de la Déesse Mère ou de la Grande Déesse est probablement la plus ancienne religion au monde. Ses racines remonteraient très loin dans l’histoire de l’humanité. Dieu fut d’abord une Femme, une Mère ! Dieu fut d’abord une Déesse ! Dès le paléolithique, la société était donc régie par les fem-mes, les hommes étant soumis à un régime matriarcal. Certains historiens ont évoqué la théorie de l’existence d’une civilisation pré-indo-européenne appelée « culture préhistorique de la déesse mère » ou « matrilocale » qui aurait existé au début du paléolithique supérieur jusque vers 3000 avant J.-C., quand le patriarcat se serait peu à peu institué. Le culte de la Déesse Mère remonterait donc à la préhistoire. Des statuettes datant de plus de six siècles avant J.-C. l’attestent. Dans la période préhistorique, l’archéologie a dévoilé une multi-tude de figurines féminines trouvées dans les grands chantiers de fouilles d’habitation. Ces femmes stéatopyges, aux fesses grasses et aux seins volumineux, appelées « Vénus » en réfé-rence à l’idéal féminin, représentent réellement la Déesse Mère originelle.Tout d’abord, la puissance de la Déesse Mère sous la forme de Déesse Terre s’est manifestée depuis l’Asie Occidentale et les steppes d’Anatolie ou de Russie méridionale jusque dans le monde méditerranéen tout entier, sans oublier les autres civili-sations. La Terre elle-même leur apparaissait comme un être
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LE CULTE DE LA GRANDE MÈRE
vivant qui les abritait et déterminait leur sort. La Terre a très tôt été une image de la Mère fertile, donneuse de vie et de mort. Elle sera nommée tour à tour Terre Mère, Magna Mater, Mon-tagne Mère, Maîtresse des arbres ou des bêtes sauvages. Dans l’Antiquité, les premiers hommes ont associé les ryth-mes de la nature, l’abondance de ses dons nourriciers, la magie de la naissance et de la vie avec la femme et son pouvoir de procréation auquel ils se sentaient étrangers. Le culte de la Déesse Mère a pris, au contact des religions polythéistes du bassin méditerranéen, la forme des cultes à mystères voués à Ishtar, Isis, Gaïa, Rhéa, Cybèle, Vénus, Freyja, Brigitte et au-tres…, autant de visages de la Grande Déesse. L’ancienne Déesse Mère était la première de tous les dieux ; elle était la protectrice des chasseurs du néolithique et des pre-miers marins, celle sous la protection de laquelle ont été apprivoisés les premiers animaux, ont été trouvées les premières plantes médicinales ; celle qui a inspiré les premiers chants et les premiers poèmes et celle à qui étaient dédiées les premières pierres levées. Lafécondité de la femme a, depuis le paléolithique, assuré l’équilibre de la vie matérielle, et c’est donc très naturellement que les peuplades ont honoré cet être. Jusqu’aux deux derniers millénaires avant notre ère, l’Europe et les pays de la Méditerra-née Orientale ont représenté leurs divinités sous forme féminine assez clairement sexuée pour évacuer toute ambiguïté. La fertilité des femmes était aussi précieuse que celle de la terre pour la survie des sociétés, bien souvent nomades, et pro-fitant de l’abondance de gibier et de semence trouvée au gré des chasses. Le culte de la fertilité et de la nature honore la Grande Mère éternelle à travers les différentes cultures, où la Déesse Mère a été créatrice, vierge, destructrice, chasseresse, mère, juge, guérisseuse, sorcière et rédemptrice. Au cours des siècles, cette Mère a acquis de nombreux noms et visages, mais elle a
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