Le Pôle agriurbain des pays de Saclay

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A l’heure où la pénurie de terres nourricières dans le monde est une réalité, a-t-on le droit de détruire des terres agricoles fertiles ici en Ile-de-France ? D’où viendra notre nourriture dans dix ans ?


Depuis plus de trente ans, le plateau de Saclay est la cible de projets d’aménagement et d’urbanisation. Le dernier date de 2008 : faire du plateau de Saclay un pôle de recherche et d’enseignement supérieur capable de devenir un pôle de renommée mondiale. Être l’un des moteurs de croissance du Grand Paris ! Depuis 1950, l’Etat a installé sur ce territoire de prestigieuses installations scientifiques, sans aucun plan d’ensemble. Ce mariage singulier entre agriculture et science peut-il porter un projet de territoire durable, équilibré, écologique, économique et social ?
Le plateau de Saclay, avec ses 2 800 hectares cultivés, parmi les terres les plus fertiles de France aux portes de la capitale, ne peut laisser indifférent.


En 2007, le collectif d’associations « Un autre avenir pour les Pays de Saclay® » propose ce projet de « Pôle agriurbain des Pays de Saclay ». Il se veut une contribution, portée par les citoyens, au débat sur les enjeux de ce territoire. Ce projet présente des pistes d’actions qui doivent permettre une synergie des différentes activités : scientifiques, économiques, d’enseignement, agricoles, et des acteurs habitants, employés des entreprises, étudiants, promeneurs, randonneurs. Il présente aussi et surtout les témoignages de citoyens qui apportent leur vison du territoire, leur vision de l’avenir.


Au moment où se dessine l’avenir du plateau de Saclay, ce livre est plus que jamais d’actualité.

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
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EAN13 : 9782746618084
Nombre de pages : non-communiqué
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PRÉFACE Ce livre est-il d’actualité ? Lorsqu’en 2007 des associations et militants ont lancé l’idée d’éla-borer un projet de territoire « alternatif », beaucoup d’acteurs, élus, agriculteurs, citoyens, scientifiques, pensaient que l’État ayant repris la main en imposant une OIN (opération d’intérêt national), tout était décidé et qu’il n’y avait plus rien a faire. Nous refusions les objectifs et la méthode de l’État. De plus, les réactions ambiguës et disparates, d’ailleurs pas nécessairement au gré des appartenances politiques des élus locaux, nous laissaient penser que nombre d’entre eux ne voyaient pas d’un mauvais œil une intervention « musclée » de l’État. Certains pensaient-ils que l’argent allait couler à flot et que leurs communes en profi-teraient ? Face à la résignation de certains et aux ambitions (non cachées) des autres, nous avons choisi au nom des citoyens de réagir. Nous avons décidé d’apporter notre participation en parallèle au concours international d’idées lancé par l’État en 2006 qui propo-sait comme cahier des charges notamment : de construire 150 000 logements, implanter 100 000 emplois entre Saint-Quentin-en-Yvelines et Massy et de réaliser pour les desservir un transport lourd traversant le plateau de Saclay au milieu des terres agri-coles. Cet ensemble ayant la prétention de générer une synergie en termes économiques tout en essayant de maintenir paysages et activités agricoles. Nous refusions la méthode, imposée et pilotée d’en haut sans concertation. Alors qu’aucun projet d’envergure ne peut réussir
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sans la participation des acteurs locaux. D’ailleurs en 2004, Christian Blanc le déclare dans son livreLa Croissance ou le chaos! L’histoire nous donne raison : le rouleau compresseur « OIN 2006 » s’est enlisé devant la mobilisation des acteurs du territoire. Il ne s’agissait pas d’une mobilisation par refus du changement, mais d’une volonté de construire ensemble le territoire où nous et nos enfants vivrons. Mais ce livre est plus que jamais d’actualité. Il est d’actualité car c’est maintenant que doit se construire le projet de territoire sur le plateau de Saclay. C’est maintenant que les citoyens, les agriculteurs, les élus, les entrepreneurs, les étudiants, les chercheurs ne doivent pas laisser l’État envahir, occuper sans scrupule les terres agricoles. Les terres agricoles ne sont pas un vide à combler, elles sont le support d’activités éco-nomiques et pas des moindres : nourrir les hommes. C’est mainte-nant qu’il faut proposer autre chose que « faire du beau pour attirer les chercheurs étrangers ». Il est aussi d’actualité parce que nous démontrons qu’ensemble, en réunissant les différents acteurs du territoire, il est possible de trouver l’équilibre, de partager les richesses sans déséquili-brer un territoire exceptionnel par ses sites, ses paysages et son réseau hydrographique. L’entêtement de l’État à imposer des méthodes centralisatrices pratiquées dans les années 1950 a trouvé ses limites. Les récents débats à l’Assemblée nationale sur le Grand Paris ont montré que la décentralisation est une réalité et quel’on ne peut pas réussir un projet de territoire sans l’accord des citoyens. Ce projet est une esquisse, il doit évoluer. Avec vous. Les asso-ciations demandent que soit engagé un véritable débat public. Ce livre peut y contribuer.
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Nous ne savons pas encore ce que seront les Pays de Saclay dans dix ou vingt ans. Ce qui importe, c’est le chemin que nous ferons ensemble pour construire un territoire durable. François LERIQUE Pour le collectif « Un autre avenir pour les Pays de Saclay » « Nous l’avons fait parce que nous ne savions pas que c’était impossible. »
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