Le Sens caché des échecs

De
Publié par

« Je dédie ce livre à mes parents, à ma femme, à ma fille Tinhinan, à tous mes amis et aux amoureux des échecs. »
Le sens caché des échecs invite le lecteur à revoir sa vision de la vie à travers les carreaux du noble jeu. En sortant ce jeu de son cadre, nous pouvons l’utiliser comme un outil de vérité et d’analyse stratégique incontournable.
Ce livre survole, sans se noyer, « l’océan échiquéen », qui regorge de principes et de règles parfaitement applicable dans notre vie et met en évidence la logique existante entre le jeu, la gestion des groupes et la communication.


Publié le : mardi 27 octobre 2015
Lecture(s) : 1
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782332995285
Nombre de pages : 100
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-99526-1

 

© Edilivre, 2015

Le Sens caché des échecs

 

 

Le jeu d’échecs, la stratégie, la tactique, la vie, la victoire et la réussite sont des mots utilisés parfois pour évoquer la même chose !

Le Sens caché des échecs invite le lecteur à voir la vie à travers les cases du noble jeu ; il essaie de sortir ce jeu de son cadre, pour l’utiliser comme un outil de vérité et d’analyse stratégique incontournable.

Il survole sans se noyer, l’océan « échiquéen », qui regorge de principes et de règles parfaitement applicables dans notre vie.

Il met en évidence la logique existante entre le jeu, la gestion des groupes et la communication.

Introduction

Un peu d’histoire sur le jeu des rois

et le roi des jeux.

Le mythe du jeu

Plusieurs mythes et histoires tournent autour du noble jeu, mais il est certain qu’il nous vient d’Orient, d’Inde plus exactement. Une légende – la plus connue – nous raconte qu’un des rois d’Inde s’ennuyait tellement qu’il en avait perdu le goût de la vie. Il possédait tout mais ne parvenait pas à accéder au bonheur. Il était tellement froid et méprisant que la population le craignait. La légende raconte qu’un jour, il convoqua un de ses conseillers, un vieux sage appelé « Sita » et lui fit part de sa détresse. Le sage comprit la situation du roi et promit de lui trouver une solution. Quelques jours plus tard, le sage Sita revint et offrit au roi un jeu, le jeu d’échecs, le « Chaturanga ». Il lui expliqua les règles, le roi apprécia le jeu, et passa des jours et des jours à jouer. Il oublia ses maux, et sa détresse s’envola. Le roi, ravi, voulu récompenser Sita de ce merveilleux cadeau. Sita demanda un grain de blé pour la première case, le double pour la case suivante, et ainsi de suite jusqu’à la dernière case, la soixante-quatrième.

Le roi fut étonné par cette requête. Il avait simplement proposé à Sita de faire une demande digne du rang du roi d’Inde. Devant l’insistance de Sita, le roi ordonna à ses conseillers d’exécuter cette requête.

Quelque temps après, les conseillers revinrent, stupéfiés par l’ampleur de la tâche, car toute la récolte du royaume ne suffirait pas à la satisfaire. Il faudrait même plusieurs décennies pour en satisfaire une infime partie. Le roi, extrêmement surpris, réclama à Sita des explications. Ce fut la première leçon que le roi apprit : être humble et ne promettre que des choses dans la mesure de ses possibilités.

Le roi, saisi par l’extrême sagesse du vieux Sita, commença à comprendre le sens et le but du jeu. Son comportement vis-à-vis de ses sujets changea, car il comprit que tout en étant leur roi et en restant la pièce la plus importante de l’échiquier, il était aussi la plus faible car sans les autres, il ne valait rien. Sans une bonne gestion de ses sujets, il ne pourrait pas triompher de ses ennemis.

Ce roi en a certainement retiré plus de vertus, mais le coup de génie du vieux sage réside dans la façon dont il lui a fait passer le message : il a su utiliser la métaphore qui s’adresse directement à l’inconscient, sans aucune résistance. Ainsi, il a réussi à changer le système de valeurs du roi, sans le frustrer ni le vexer.

Histoire et métamorphose du jeu : la contribution
des Arabes

Le jeu d’échecs représente, par sa symbolique, un dialogue entre cultures et religions orientales et occidentales. L’histoire du jeu nous montre comment il a été façonné à travers le temps, les modes de pensée et la culture des peuples.

Son apparition remonte à un millénaire avant la naissance du Christ, en Inde. Puis, il a voyagé dans le monde. On note que les Perses se sont emparés du jeu vers 600 ans de notre ère. À cette époque, les enseignements du jeu étaient réservés à un cercle restreint, l’élite du peuple. Le jeu contenait des figurines animées, les pièces avaient des caractéristiques un peu différentes de celles d’aujourd’hui.

Vers 700, suite à la conquête des Arabes et la chute de l’Empire perse, les Arabes ont découvert le jeu. En raison de l’interdiction de représenter des êtres animés, il a subi sa première transformation. Les pièces sont stylisées car les Arabes ont introduit la notion de symbole. Une représentation a valeur de symbole. Les Arabes ont également introduit le mouvement sauteur du cavalier.

Après quelques années, le jeu a connu une large diffusion en Méditerranée, à travers les pays musulmans. À cette époque, les musulmans le pratiquaient, même au niveau le plus basique de la population.

Ensuite, le jeu a rejoint l’Europe par l’Andalousie et la Sicile où on raconte que le khalife Haroun El Rachid l’a offert au roi Charlemagne en cadeau.

Arrivé en Europe, le jeu subit sa deuxième transformation, en prenant une vertu religieuse. On nomma la Vierge à la place du général. Elle devint par la suite la dame. Le roi fut couronné d’une croix. Le fil (l’éléphant) est devenu le fou dans le monde catholique et le bishop, qui signifie « évêque », chez les protestants.

Vers 1650, sa transformation s’achève. Depuis, les règles du jeu n’ont pas changé.

On remarque donc facilement avec ce récit éclairé, que le jeu que l’on connaît actuellement est une résultante de cultures, un brassage de traditions et de religions, un vrai produit de l’humanité. Chaque pièce raconte une histoire, et chaque peuple a sa contribution : on doit aux Indiens l’invention du jeu, aux Arabes sa diffusion à travers le bassin méditerranéen, ainsi que le stylisme des pièces, leur symbolique et le sens abstrait du jeu.

En Occident, le jeu d’échecs n’a pas échappé à la conversion religieuse, favorisée par le climat de l’époque, l’omniprésence de l’église et son pouvoir. Il a été imprégné de l’esprit politique et religieux de l’époque.

Étymologie du mot « échecs »

Quand j’étais plus jeune, je me souviens avoir acheté un livre sur le jeu d’échecs, un beau livre écrit en français dont j’ai oublié le nom de l’auteur. Le livre était intitulé Les échecs faciles pour tous et comme le français n’était pas ma première langue, j’ai donné une interprétation déplacée du titre. Je me suis dit, après tout c’est facile d’échouer ! Il suffit de ne rien faire !

Le jeu d’échecs ! Cette appellation donne au noble jeu une connotation négative et ressemble parfaitement au mot échec. En réalité, cela veut dire le contraire, car l’enseignement du jeu d’échecs est la réussite et non l’échec !

D’où vient cette appellation ?

Si on remonte à l’origine du jeu en Inde, le jeu s’appelait « Chaturanga ». Après son passage en Perse, il devint « Chatrang ». On note aussi l’expression « Shâh Mat » qui signifie « le roi est mort » et qui s’est occidentalisée par la suite en « Échecs et mat » et « Chess mat ». Le jeu d’échecs devint ensuite le « Shatranj » et ce mot est resté dans la langue arabe pour désigner l’intelligence ou l’habilité « Shatar : elshtara ». C’est un mot largement utilisé dans tous les dialectes arabes.

En anglais, ce mot devint « Chess » qui donna naissance à la fin au mot français : « Échecs » !

Au-delà de la symbolique

Le jeu d’échecs est mystérieux, par sa symbolique et ses représentations. Prenons par exemple l’hyperpuissance du numéro deux (la dame), symbolique dans une monarchie fictive et sans rôle réellement apparent ! Le roi, lui, n’offre pas grand-chose et tous doivent le protéger et se sacrifier pour lui ! Sans lui, il n’y a plus de jeu. Par respect, on ne peut pas le capturer, et on doit le prévenir à chaque attaque !

Domination stratégique et jeu d’échecs

Dans l’Histoire, on note une nette corrélation entre la domination stratégique d’une nation et sa domination au jeu !

Les Arabes ont dominé le bassin méditerranéen jusqu’au XVe siècle, ce qui correspond à leur domination du jeu pendant cette époque jusqu’à la chute de Grenade.

Les Espagnols ont repris le flambeau des échecs à partir du XVe siècle. À cette époque, l’extension espagnole en Amérique latine a lieu, appuyée par la puissance maritime de l’armada. Ensuite, c’est au tour des Italiens, entre le XVIe et le XVIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, c’est la France, avec ses conquêtes napoléoniennes et sa suprématie en Europe et en Afrique. Au XIXe siècle, ce sont les Anglais et leur domination en Orient et en Afrique. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, on remarque l’ascension de la nation germanique et la puissance de ses armes, qui laisse la place aux puissants russes et américains, vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.

Actuellement, on note l’arrivée de puissants joueurs asiatiques, qui reflète parfaitement l’émergence de nouvelles forces sur le plan militaire et économique de cette région.

Cette lecture de l’histoire commune entre le jeu d’échecs et l’histoire des nations nous permet de saisir la place du jeu au sein des nations et l’importance qui lui est accordée. Cette lecture est riche de ressources et on pourrait faire une analyse plus approfondie mais je laisse les lecteurs méditer sur la question et tirer leurs propres conclusions.

 

Première partie

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Les 12 portes du Kaama

de editions-edilivre

Le Prix des choses

de editions-edilivre

Le Chant de Marie

de editions-edilivre

suivant