Le Serpent

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Au commencement était le serpent. C'est du moins ce que croient quelques anciennes mythologies, pour lesquelles le serpent serait à l'origine de la vie sur terre. Le serpent est, sans doute, de tous les animaux, celui dont la symbolique est la plus riche. Il n'y a pas d'animal qui ait frappé davantage l'imagination des peuples. Toutes les religions font au serpent une place de choix en bien ou en mal.
Publié le : jeudi 25 septembre 2014
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Source : http://www.monpetitediteur.com/librairie/livre.php?isbn=9782342028652
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EAN13 : 9782342028652
Nombre de pages : 138
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Jean Sadaka LE SERPENT Symboles, mythes et caractères
Mon Petit Éditeur
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À Mark, mon fils aîné, tout en lui souhaitant de mener sa vie, selon le message du Seigneur : « Sage comme un serpent et simple comme une colombe » (Matthieu 10 : 16) afin d’éviter dans sa route les êtres orientés vers le mal.
« Il suffit de connaître le mythe pour comprendre la vie ».
Van der Leeuw,L’Homme primitif et la religion, p. 120.
« Ce n’est pas le serpent à deux langues qui est la créature la plus dangereuse mais l’homme à deux langues ».
Citation attribuée à un philosophe grec.
Introduction. Le serpent, pourquoi ? Au commencement était le serpent. C’est du moins ce que croient les aborigènes pour lesquels le serpent est à l’origine de la vie sur terre. Il est, indubitablement, de tous les animaux, celui dont la symbolique est la plus riche et la plus intéressante. Il n’y a pas d’animal qui ait frappé davantage l’imagination des peuples et des civilisations. Toutes les cultures, mythologies et religions lui font une place de choix en bien ou en mal. Il est présent dans la majorité des récits des anciennes civilisations et mythologies, ainsi que dans les religions contemporaines. Il est un symbole universel dont la présence est palpable dans une vaste majorité de rites, de mythes et de cultures aux quatre coins du monde. Cet animal possède une double nature. D’une part il élève l’esprit vers le monde spirituel en développant la connaissance, d’autre part il stimule les instincts des profondeurs en dévelop-pant la sexualité. Sa nature ambiguë lui confère la capacité de faire mourir comme de guérir. C’est un animal paradoxal. Dans les mythologies et les religions, le serpent endosse un symbolisme à la fois positif et négatif, protecteur et destructeur, lumière et obscurité, bien et mal. Son venin peut tuer et il avale des créatures beaucoup plus grosses que lui, mais ça ne le ratta-che ni à la résurrection ni à la guérison. Par son étonnante morphologie et sa façon unique de se dé-placer, le serpent a toujours suscité fascination et répugnance. Cet animal ambivalent est doté d’un symbolisme puissant et
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complexe, malgré son attitude bien souvent placide. Par consé-quent, son symbolisme extrêmement riche est rattaché à la dualité, à la fertilité, à la force de vie primordiale et à la création. Cet animal possède un caractère très ambigu qui se mani-feste le mieux dans son double rôle de donateur de vie et de messager de mort tout en dévoilant sa véritable essence symbo-lique. L’apparente opposition met en lumière la dimension complémentaire de ces deux dimensions. Son fondement se trouve dans sa proximité avec la terre, dans son habileté à muer et à se fabriquer une nouvelle peau, mais aussi dans la frayeur que provoquent ses morsures mortelles. Diurne aussi bien que nocturne, il est le lien entre les deux pôles de l’existence, entre le ciel et la terre, entre la vie et la mort. Craint, haï, révéré, le serpent est probablement l’un des ani-maux les plus récurrents dans la symbolique mythologique et religieuse à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours. Souvent incompris, il révèle dans l’étude des cosmogonies toute la ri-chesse de sa nature, et fascinera encore pour longtemps les générations futures. Le serpent est souvent considéré comme un animal familier respecté, un symbole de divinité, voire un artefact puissant. Mais dans bien d’autres mythes, remontant pour certains à l’aube de la civilisation, le serpent est un animal nuisible, statut qu’il partage avec d’autres mal-aimés de la tradition judéo-chrétienne, tel le loup ou encore le corbeau. Dans la Bible, le serpent est absolument le premier animal identifié. C’est lui qui pousse Ève à mordre dans le fruit défen-du et, ainsi à transgresser la Loi de Dieu le Père, puis à faire l’amour avec Adam. Le serpent représente l’instinct qui pousse à connaître. Il symbolise l’éveil et la curiosité. Il est également lié à l’instinct sexuel. Dans cette scène, le serpent corrompt Ève en la persuadant de goûter au fruit défendu maudit par Dieu, ce qui lui vaut de devenir une créature démoniaque. En revanche
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