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LES 1001 ABERRATIONS DE L'INTELLIGENCE HUMAINE

De
376 pages
Ce livre n’est très certainement pas un « chef d’œuvre » littéraire. Il ne remportera pas de prix pour le style, la grammaire ou la syntaxe. Les critiques s’en donneront à cœur joie pour faire ressortir l’apparent amateurisme de l’auteur. Les différents commentaires reçus concernant ce texte sont à la hauteur des émotions qu’il provoque. Nous pouvons trouver de la colère, de la vexation, de l’incompréhension. Apparaissent des expressions telles : pourriture, torchon, indignation, scandale mais également : génial, sublime, profond, lucidité absolue ou à quand le deuxième volume ?
Alors qui croire ?
Si vous êtes prêt pour le débat, si vous êtes prêt à remettre en question l’intelligence de l’homme dit « moderne » alors : « LES 1001 ABERRATIONS DE L’INTELLIGENCE HUMAINE » est fait pour vous.
L’intelligence humaine, merveilleuse capacité qui nous permet de créer et d’améliorer notre sort. Nous sommes fiers de cette faculté sensée nous propulser au sommet de l’évolution animale. Mais qu’en est-il vraiment ? L’homme, dans son ensemble, est-il vraiment « intelligent » ? Les merveilles de notre civilisation, preuves irréfutables de notre intelligence sont elles le fruit de nous tous ou d’une simple poignée d’hommes et de femmes détenteur de cette fameuse faculté ?
Une simple qualité, dans quel que domaine que ce soit, suffit-elle à prouver notre intelligence telle que nous l’imaginons, complète, immaculée et sans faille ?
Apparemment l’espèce humaine est dotée d’un potentiel de logique, de calcul, et de déduction bien supérieur à celui du reste du monde animal. Cela semble une évidence. Mais sait-il seulement s’en servir ?
Les difficultés et les dangers de la vie moderne, les absurdités, les croyances d’un autre temps ainsi que tous les autres comportements barbares, inhumains et bestiaux de bons nombres de nos contemporains, tendent à prouver que l’intelligence est au contraire trop souvent absente de notre patrimoine génétique.
C’est avec tristesse, parfois un brin d’humour ou du dégout mais toujours très lucide que, dans cet ouvrage, nous parcourrons les 1001 situations dévoilant les aberrations de l’intelligence humaine.
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Les 1001 aberrations
de
l’intelligence humaine.



Jean – Luc GOUBET















« Dans l’immensité de l’univers,
Peut-il exister une intelligence aussi
développée que la nôtre ? »

Nos savants se posent souvent la
question,

Pas moi !

Et vous ?







Tous droits réservés



Me voilà installé devant mon ordinateur portable, avec
l’intention de refaire le monde. Ce monde où nous vivons et
qui, nous serons certainement tous d’accord, va mal, très mal,
trop mal. A l’heure du réchauffement planétaire, des multiples
conflits armés, de l’affolante propagation de l’extrémisme
religieux, des actes criminels hors pair tel ce massacre à l’école
de Virginia Tech, aux Etats unis, où plus de trente victimes
innocentes ont trouvé la mort face à un étudiant « mal dans sa
peau », ou le carnage sur l’ile de Utoeya en Norvège, où près
80 personnes ont été froidement éliminés par un détraqué, ou
encore l’affaire Merah à Toulouse, il est grand temps de se
poser de sérieuses questions sur l’intelligence humaine.

Pourtant, je regarde cet ordinateur portable et en admire
l’intelligence capable de créer cette merveille technologique.
Rien dans sa conception et fabrication n’existait il y a quatre
millions d’année, date estimée de l’apparition de l’homme sur
Terre. Oui, évidemment, nous pourrions jouer sur les mots et
dire que les atomes qui constituent la matière dont il est formé,
existaient bel et bien en ce temps-là. « Rien ne se perd et rien
ne se crée », Lavoisier nous l’a bien dit. Ce n’est pas ce je que
j’ai voulu dire et, ce n’est certainement pas ce que vous avez
compris. L’intelligence de l’homme a combiné ces atomes, ces
molécules, ces matières en de tels arrangements qu’il est arrivé
à « créer » cet instrument avec lequel, indirectement, je parle
aujourd’hui avec vous. Tout, absolument tout, dans sa
conception a dû être travaillé par le savoir de l’homme. De la
plus simple encre affichant ses capacités sur l’étiquette collée à
côté du clavier à la diode électroluminescente scintillant pour faire joli et donner envie d’acheter. Sans oublier évidemment,
l’extrême complexité des microprocesseurs dont les capacités
donnent presque l’illusion que cette machine est vivante.

Voilà le génie humain dans toute sa splendeur. Et c’est
justement parce que l’homme en est arrivé là, que nous
sommes en droit de poser de multiples autres questions.
Lorsque nous voyons cet ordinateur portable, lorsque nous
plongeons dans le « jus de cervelle » capable de concevoir une
telle merveille, lorsque nous sommes pris dans un tel tourbillon
de découvertes et de réalisations, lorsque nous sommes noyés
par un tel flot de preuves illustrant notre esprit, nous ne
comprenons pas, ne pouvons pas comprendre, comment le
monde a pu en arrivé à un tel degré de violence, d’absurdité et
de non sens.

Dans ce livre, nous n’accuserons aucun être humain de stupide
ou d’absurde pour la couleur de sa peau, ni pour ses
convictions religieuses, ni même pour son sexe. Nous ne nous
attaquerons pas non plus aux différents régimes politiques.
Nous serons tous égaux face à notre intelligence et à notre
bêtise. Il n’existe aucune frontière au génie humain et
malheureusement, quelle que soit notre race ou notre religion,
il n’en existe pas non plus à la bêtise. Comme l’a très bien dit
Albert Einstein :

« Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine, en
ce qui concerne l'univers, je n'en ai pas acquis la certitude
absolue. »



Avant-propos


L’intelligence, voilà encore un des grands mystères de
l’humanité. Un mystère ô combien difficile à cerner, à
comprendre et surtout définir. Trop souvent confondue avec la
quantité d’informations distribuées dans l’enseignement,
ensuite ingurgitées et assimilées par l’étudiant, l’intelligence
tend à perdre le sens que tous, instinctivement, désirons lui
accorder. L’intelligence est noble, pure et brillante.
L’intelligence rime avec conscience et magnificence.

« L’intelligence véritable est l’utilisation des connaissances
par l’imagination, la volonté et la sagesse en vue d’une
évolution. » Jean-Luc Goubet

Bien des dictionnaires lui donnent comme définition : «
Faculté de comprendre » . Certes, il y a du vrai. Mais, nous
savons tous ou du moins ceux d’entre nous sachant l’utiliser à
bon escient, que cette description est très superficielle. Bien
des drogués, des alcooliques, des anorexiques, des obèses etc.
en d’autres termes, des gens mal dans leur peau, comprennent
que leur comportement va les conduire à leur ruine, tant
physique que spirituelle. Ils en ont pleinement conscience et le
comprennent. Toutefois, cette « compréhension » ne les
empêche pas de continuer et, en pleine conscience, ils
choisissent pourtant leur perte. Pouvons-nous alors, vraiment,
les considérer comme des personnes « intelligentes » au sens
noble du terme ? Non, absolument pas.

Afin de pallier ce manque d’intelligence flagrant, nous
tordons alors la vérité et divisons l’intelligence pure, celle que
nous rêvons tous de posséder, celle qui est bien plus que la simple faculté de comprendre, en différente formes de « sous-
intelligence ». Nous aurons alors l’intelligence des
mathématiques, de la musique, des arts, et même du football !

Ces sous-divisions permettront ainsi à un drogué de
pouvoir être « intelligent » tout de même. En effet, son état de
drogué ne l’empêchera pas d’exceller en mathématiques ou en
musique. Et ceci nous rassure car, comme cela, tout le monde
peut être intelligent à sa manière. Peu importe si je suis
alcoolique, je suis « intelligent ». Peu importe si je suis un
assassin, je suis « intelligent ». Peu importe si je suis un
corrompu, je suis « intelligent ». Peu importe si je suis un
emmerdeur, je suis intelligent etc. En raisonnant de cette
manière, tout le monde peut être « intelligent » à sa manière et
par ailleurs, collectionner tous les défauts du monde ! Par ce
truchement, nous essayons d’occulter notre bêtise par une
simple et très petite qualité faisant office d’intelligence. Cette
dernière trop souvent portée aux nues inutilement et à mauvais
escient. Nous cherchons à nous rassurer, à faire croire que,
malgré l’ensemble de nos défauts, malgré une bêtise chronique,
nous sommes tout de même « intelligent ».

Un homme réellement intelligent, ou une femme, n’est ni
drogué, ni alcoolique, ni corrompu, ni assassin et encore moins
emmerdeur !

Ce n’est pas ça, l’intelligence.

L’intelligence n’est pas non plus une simple acquisition de
connaissances. A tort et trop souvent, nous considérerons une
personne « intelligente » si elle est capable de citer un nombre
incalculable de dates d’histoire, de formules mathématiques ou
de citations d’écrivains célèbres. Ce fait prouve seulement que celle-ci a de la mémoire. Qu’elle est cultivée. Mais pas
forcément « intelligente ». Nous pourrions aisément la
comparer à un disque dur d’ordinateur. Mieux, un simple
agenda ou une feuille de papier pourvue d’annotations.

Nous ne pourrons nier que cette capacité de « stockage » est
une qualité, mais y voir une représentation « sine qua non » de
l’intelligence serait une grave erreur.

Si un « roi » des maths, géographie, histoire ou littérature, rend
la vie impossible à son conjoint et sa famille, si celui-ci a un
caractère infernal, s’il est rongé par de multiples troubles
obsessionnels compulsifs, s’il a des comportements à
problèmes, et ce, quels qu’ils soient, pouvons-nous vraiment
considérer cette personne « intelligente » ?

Malheureusement et définitivement non. Du moins dans
l’acceptation que nous lions intimement à cette qualité.

Faire preuve « d’intelligence » c’est tout d’abord être
raisonnable. C'est-à-dire être capable de faire appel à la «
raison » en…. « raisonnant ». Et ce « intelligemment ! » Non
pas en se laissant emporter par l’orgueil et l’égoïsme qui sont
les traits de caractère principaux des imbéciles. Je ne dirais pas
du primate car, si nos amis les singes, et le reste du monde
animal sont certainement égoïstes, et ce, à cause de la nécessité
de survie imposée par la vie sauvage, ils ne sont pas
orgueilleux. Cette dernière « qualité » n’est vraiment l’apanage
que des imbéciles !

Faire preuve « d’intelligence » c’est également savoir prendre
du recul. Un peu à la manière d’un peintre observant son
tableau pour en détecter les défauts. Encore faut-il savoir regarder avec amour. Non pas au sens bestial de « sexe »
comme notre société civilisée aurait tendance à interpréter ce
mot, mais avec le sens noble de la compréhension, donc de
l’intelligence.

Le sens du mot intelligence, tel que nous l’imaginons dans
notre égo va bien plus au delà de la simple mémoire ou même
de la connaissance. Et, n’a strictement rien à voir avec les
définitions que nous pouvons trouver dans nos livres. Si dans
nos manuels, il est décortiqué de façon à donner une «
intelligence » à chacun dans son domaine, intimement, nous les
hommes et les femmes, lui attribuons des pouvoirs magiques
bien moins sélectifs. Notre inconscient lui réserve un spectre
d’action bien plus ample. Bien plus noble. Presque immaculé.
C’est un tout. Il y a trop de différence entre ce que nous
écrivons, définissons et pensons réellement.

Avoir des « connaissances » n’est pas non plus suffisant pour
être intelligent. Encore faut-il savoir les mettre en pratique. «
Avoir de nombreuses connaissances » revient à posséder une
énorme bibliothèque. Encore faut-il savoir lire et surtout
interpréter « intelligemment » le texte lu.

En bien des occasions, pour ne pas dire généralement, le mot «
potentiel » serait beaucoup plus approprié à ce que nous
désignons à tort comme intelligence. Visiblement, l’homme a
effectivement bien plus de potentiel que le reste du monde
vivant. De part ses découvertes et activités, tout à chacun, est
aujourd’hui immergé dans un raz de marée d’informations.
Notre potentiel augmente sans cesse. Il y a peu de temps
encore, nous ne savions pas qu’il était possible de voler avec
une machine. Aujourd’hui, nous le savons tous et n’y prêtons
vraiment aucune attention particulière. Il y a encore moins longtemps, le téléphone était irrémédiablement fixé au mur
avec un câble ou le jeu d’échec n’était possible qu’avec un
autre humain. Toutes ces nouvelles données sont à notre
disposition et aptes à augmenter nos connaissances. Encore
faut-il ne pas confondre le fait de connaître l’existence de
quelque chose et en connaître le fonctionnement. Savoir que le
téléphone portable existe, s’en servir même tous les jours, ne
propulse pas son propriétaire en expert électronicien. L’usage
superficiel de notre intelligence permet de confondre le mot «
potentiel » avec réelle « connaissances » tout comme «
l’intelligence » l’est avec « potentiel ». Combien sont les
peuples, encore aux portes de la jungle, naviguant
journellement sur Internet et qui s’entretuent, se déciment, se
massacrent, ou font la guerre au nom d’un Dieu ! Ces gens ont
« connaissance » de l’existence des téléphones portables car, ce
merveilleux engin peut servir de déclencheur à une bombe
télécommandée. Mais, ils n’auront probablement aucune réelle
connaissance sur son fonctionnement. Inutile d’ajouter que
leur potentiel destructeur ainsi augmenté n’aura rien à voir
avec une augmentation de l’intelligence.

Il en est hélas de même pour la plupart des peuples.
L’immersion quotidienne dans un flot de plus en plus
important de modernisme n’est pas forcément synonyme de «
civilisation ».

La réelle intelligence est noble et généreuse. Rien à voir
avec l’égoïsme généralisé qui nous entoure. La réelle
intelligence est juste et compréhensive. Rien à voir avec le
sentiment d’injustice et d’incompréhension dans lequel nous
vivons. La réelle intelligence est prévoyante et sûre d’elle-
même. Que dire du sentiment d’incertitude et d’inconnue qui
envahi la plupart des hommes de cette Terre ?

L’INTELLIGENCE ; UNE QUALITÉ
OU UN INSTRUMENT ?

L'homme est fier de son intelligence. Grâce à elle, nous
nous plaçons au-dessus de tous les êtres vivants pouvant
peupler notre planète. Mieux, certains sont persuadés être les
seules créatures pensantes de notre univers ! Et pourtant, aussi
malins que nous soyons, nous sommes totalement incapables
de la définir avec exactitude. Ce ne sont pourtant pas les
tentatives qui manquent. Certains illustres savants sont mêmes
convaincus de pouvoir la mesurer avec des tests complètement
débiles. Malheureusement, à l'aide de ceux-ci, n'apparaît que la
pointe de l'iceberg et ce procédé démontre surtout ô combien,
cette faculté tant recherchée est absente des plus hautes sphères
de notre civilisation.

Nous pensons tous être intelligent, même le plus ignare
d'entre nous. Mieux, au fond de lui-même, ce dernier pense
presque toujours être plus intelligent que les autres !

Nous considérons l'intelligence, (et pour une fois nous
sommes tous d’accord) comme une qualité suprême. Pour cette
raison, par cette bêtise qui nous est propre et cet orgueil
démesuré nous démarquant du reste du monde animal, nous
pensons tous en être le propriétaire. Dans le plus profond de
notre être, l'intelligence représente le summum de toutes les
qualités réunies. Ce qui est vrai d'ailleurs. Mais la plupart se
colle cette étiquette en ayant à peine l’ombre d’un soupçon
d’embryon d’une infime qualité insignifiante. Ceci afin
d'hériter, sans coup férir, de tous les honneurs et récompenses qu'elle pourrait nous offrir. Un peu comme ces « bons
croyants » pensant être « sauvés » pour avoir été à la Messe
tous les dimanches ou à la Mosquée 5 fois par jour. Hors, à
voir la pourriture de notre monde, la constante dégradation de
la qualité de la vie et la régression morale persistante, il est
quand même facile constater que, tous ces gens n'ont très
certainement pas leur place au paradis et encore moins sur le
podium de l'intelligence.

Les hommes aiment classer et catégoriser les choses qui
les entourent. D'une certaine manière, c'est une très bonne
initiative. Cela permet de nous retrouver dans l'infinitude et
variété de notre entourage. Mais, afin d’assurer l’efficacité de
ces classements, il faudra utiliser cette fameuse intelligence
sinon, nous verrons vite apparaître des amalgames aussi
stupides que dangereux. Dans l'actualité et pour être au goût du
jour, nous pourrions citer : le racisme.

Un noir est un noir, certes, mais, ce n'est pas parce que
certains d'entre eux cours encore dans la savane que tous sont
des sauvages. Il en va de même pour les blancs. Si la majorité
de ces derniers vivent dans des villes modernes, tous ne sont
pas civilisés !

En ce qui concerne « l'intelligence », notre jugement ne
va guère plus loin. C'est un analphabète, donc c'est un imbécile.
Il a lu tout Rabelais, Balzac et Racine, donc « il est
intelligent ».

Un autre amalgame est généralement fait. Il ne faut pas
confondre « intelligence » et « intelligence ». C'est le même
mot nous direz-vous. Oui, mais en fait, dans notre esprit, il a
une valeur erronée. Nous l'assimilons à une qualité. Ce talent et cette noblesse que nous convoitons tous. Alors qu'en vérité,
l'intelligence n'est que l'instrument qui nous permettra atteindre
cette excellence. La première définition est palpable. Elle est
physique. Nous pouvons la constater, peut être la quantifier.
C'est le résultat de l'usage de la deuxième définition. Qui elle,
échappe à tous nos instruments de mesure. Un homme que
nous reconnaissons comme intelligent est en fait un e qui
sait bien se servir de son intelligence. Autrement dit de
l’instrument qu’il a à sa disposition. Et, il le fait avec plus ou
moins « d’intelligence ». Et c'est justement cette intelligence
là qui est extrêmement difficile à cerner. Tout être vivant la
possède. Elle est unique, mais existe dans une multitude de
degré. Le simple fait qu'une racine pousse en direction de
l'humidité et permet à une plante de survivre, est une
intelligence. C'est un moyen pour arriver à un but utile à notre
survie et notre bien être.

A l’instar des états quantiques de la matière,
l’intelligence est tout aussi difficile à cerner. Si un électron
semble pouvoir se trouver à deux endroits différents en même
temps, l’intelligence œuvre de manière identique en étant à la
fois une qualité et un instrument.
Un état quantique unique, peut donner plusieurs
résultats différents. Une fois encore, Nous retrouvons dans
l’intelligence le fait qu’elle n’est pas simplement présente ou
absente, mais que peut apparaître une infinité de combinaisons
regroupant en plus ou moins grande proportions chacune de ces
deux possibilités. Les lois de son comportement deviennent
alors insaisissables.

En tant qu'instrument, cette intelligence peut atteindre
des degrés variés. Du simple boulier au super ordinateur. Mais
ce n'est pas tout. Et c'est encore là une des raisons pour laquelle le classement d'une personne dans la catégorie des intelligents
ou des imbéciles se complique. En effet, nous pouvons avoir un
bon instrument et ne pas savoir l’utiliser. Et, bien évidemment,
le contraire, nous ne pouvons avoir qu'un simple outil et être
capable de construire la grande pyramide.

Sans oublier encore une chose fondamentale.
L'intelligence en tant qu'instrument à besoin d'un support. Nous
pourrions faire la comparaison avec un programme
informatique ayant besoin de son ordinateur pour être vraiment
utile. Qui, lui aussi, peut varier en qualité. Nous voulons parler
du cerveau.

Il ne faut donc pas confondre l’intelligence avec le seul
potentiel d’une personne, et en l’occurrence celui de son
cerveau. Ce qui, d’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, a permis à
certains « savants » croire que l’intelligence pouvait se mesurer
à la taille de cet organe. Aujourd’hui, il nous semblera
totalement ridicule de penser qu’un bon travail peut sortir
uniquement d’un gros ordinateur. Il est absolument clair que
cela dépendra des capacités de l’engin et non de sa taille, du
programme qui y sera introduit et surtout du brave type derrière
le clavier. Pour cette même raison, il est complètement inutile
de chercher les gènes de l’intelligence, comme certains
chercheurs s’obstinent à le faire. Cela revient à peu près à
décortiquer les puces d’un ordinateur pour trouver la secrétaire
qui pianote sur les touches !

Rechercher, et surtout comprendre l’intelligence, en
demande plus que ça. Nous sommes trop simplistes et
catégoriques dans notre jugement. En effet, nous pointerons du
doigt les imbéciles et glorifierons les intelligents. À la limite,
nous trouverons quelqu’un « très » intelligent mais notre classement s’arrêtera là. Or, si l’intelligence, cet incroyable
système qui permet de reconnaître les informations et de les
assembler pour notre survie et notre bien-être, est unique (tout
comme l’homme : qu’il soit noir ou blanc, c’est un homme), sa
manifestation dépend de multiples facteurs. Et c’est bien cela,
le problème.

Si je peux me permettre de faire une comparaison, voici
ce à quoi je pense : nous vivons tous à la même époque, les
hommes et le reste du monde vivant. Mais… nous n’avons pas
tous la même qualité de support (le cerveau). En somme, nous
n’avons pas tous le même modèle d’ordinateur à disposition : il
existe en cela des différences entre les hommes et les animaux,
mais aussi, très certainement, entre les es. En effet, si le
racisme est condamnable à tout point de vue, il n’empêche
qu’une différence entre les êtres peut bel et bien exister.
Attention ! Il ne faut surtout pas mal comprendre cette dernière
phrase. Il ne s’agit pas de racisme. La question est à la fois
extrêmement simple et complexe. Deux hommes de race
différente (au sens de la couleur de peau ou de la provenance)
peuvent posséder le même ordinateur. Alors que deux hommes
de même origine et de même couleur peuvent très bien
posséder un modèle totalement différent.

Deuxièmement, vient le programme circulant dans les
neurones : un bon ou un mauvais programme. Un truc qui
marche à la folie ou une imitation à trois balles et piratée sur
Internet. Vous suivez l’analogie ? Nous pouvons acquérir des
certitudes par expériences propres, ce qui nous donnera une
extrême facilité d’emploi de nos réactions, ou « copier » des
infos sur d’autres sans en connaître la réelle valeur. D’où les
beaux parleurs qui jurent exclusivement par citations ou
connaissances d’autrui. Et ceux ne sachant se comporter qu’en citant sans cesse les règlements et valeurs morales laissés par
un envoyé des dieux.

Sans compter un autre fait important : notre
« ordinateur » s'adapte et prends en compte le milieu dans
lequel il évolue ainsi que les expériences déjà vécues. OUff !
Cela fait déjà pas mal de conditions et surtout cela offre une
multitude de combinaisons.

Pour finir, indépendamment de la qualité de notre
cerveau, du programme y circulant et des expériences vécues,
il nous reste encore à découvrir QUI s'en sert ! Celui qui
pianote sur le clavier. Ce dernier, doit faire bon usage de cet
instrument merveilleux. Il doit en tirer le meilleur parti
possible. L'entretenir, l'améliorer et le chouchouter tout au long
de sa vie. Mais, bien sûr, seulement et uniquement s'il fait
preuve d'intelligence.

Ce qui, à la fin du compte, pourra nous démontrer qu'un
homme, vivant dans une ville moderne, vêtu à la mode, au
volant d'une belle voiture, le portable collé aux oreilles, ayant
de multiples diplômes peut être moins intelligent qu'un pauvre
Papou, à poil dans le désert, soufflant sur deux brindilles pour
faire cuire sa soupe au lézard.

Et c'est bien là, la clé de voute du problème. Nous
avons tous tendance à penser qu'un homme vivant dans une
grande ville est forcement plus intelligent qu'un autre habitant
un pays sous développé. Les conditions y sont totalement
différentes. Les personnes vivant dans un pays riche ont des
cerveaux dernier-cri. L'opulence qui y règne favorise le bon
entretien du matériel. Le support est donc meilleur. Les
programmes qui y circulent sont eux aussi au top niveau. Jusqu'à l'emballage est bien plus joli. ( le corps). Mais, toute
ces bonnes conditions « matérielles » n'offre aucune garantie
de bon usage. D'où les innombrables situations, les 1001
aberrations du comportement humain ayant favorisé l'écriture
de cet ouvrage.

Ce qui est généralement jugé comme intelligence est
simplement l’aboutissement du travail réalisé par cet
instrument qui, lui-même, est assujetti aux conditions
précédemment citées.
Nous en estimons la « qualité ». Ce résultat nous fera dire : « Ô
qu’il est intelligent ! » ou bien évidemment le contraire : « Ô
qu’il est bête ! ».

Nous jugeons, la victoire ou la défaite d’un sujet face à
un problème donné. S’il s’en sort bien, nous avons un petit
génie sinon, un royal abruti.

Cette appréciation est toujours faite relativement à nous-
mêmes d’ailleurs. Ceci complique encore plus la situation. En
effet, et c’est tout de même facile à comprendre. Celui qui se
situera l’étage en dessus de nous sera automatiquement
considéré comme intelligent et celui du dessous comme un
connard. Reste à savoir à quel étage de l’immeuble nous
sommes nous-mêmes situés. Bref, tout ceci pour exprimer
l'idée suivante:

Notre intelligence permet la résolution des problèmes en
vue d’une amélioration de qualité de vie et d’une évolution.
Nous pourrons juger ou disons « jauger » la valeur d’un
individu ou d’un groupe d’individus au résultat de leur
entreprise. Cette valeur sera d’autant plus grande que sa
permanence dans le temps sera étendue. Explication : L’homme a appris à construire sa maison. D’où une
intelligence certaine à ce niveau-là. Aucun doute possible.
Malheureusement, il passe un cyclone qui emporte celle-ci. Pas
de chance, notre homme ne savait pas qu’une telle chose
pouvait se produire. Heureusement, son intelligence lui permet
d’en reconstruire une autre. Bien. Il reste un an bien tranquille
dans sa nouvelle demeure et passe un autre cyclone. Qui, bien
sûr, lui transforme sa construction en tas de bois. Que fait notre
individu. Têtu comme pas deux, il reconstruit. Il n’est pas le
seul car, la plupart de ses voisins font de même. Excusez-moi
si je me trompe, mais une intelligence normalement constituée
devrait indiquer qu’un déménagement dans une zone, hors du
passage des tornades, serait plus judicieux. Et bien c’est ce qui
se passe régulièrement, deux à trois fois par an, aux Etats unis
par exemple, où chaque années, des sommes colossales sont
englouties à la reconstruction de ces zones sinistrées. Voici un
exemple d’intelligence à court terme absolument indigne du
summum que nous prétendons avoir atteint.



NOTRE MONDE, NOTRE REFLET.

Depuis que je suis en âge d’interpréter les informations
circulant autour de moi, c’est-à-dire depuis plus de 40 ans, je
n’ai jamais, mais alors jamais, entendu dire que les choses
allaient bien. Dans mon esprit d’enfant, je me demandais
pourquoi nous n’y changions rien. Me mêlant parfois aux
conversations d’adultes, « on » me disait que j’étais trop petit
pour comprendre. Tout de suite après, je pouvais écouter : «
qu’est ce qu’il est intelligent ce petit ! » (Ce n’est pas une
blague !) Déduction, si moi, je suis « intelligent » et apporte
des solutions pour changer les choses, que sont les autres ?

Enfin, je continuais d’écouter : « Ce que la vie est
chère ! » . « La situation est catastrophique ! ». « Il y a de plus
en plus de pauvres », « la sécu est au bord du gouffre », « il n’y
a plus d’argent », « on ne trouve plus de travail » etc. et je
compléterai par « les enfants d’aujourd’hui sont plus
éveillés » Ce qui bien sûr, faisait rouvrir ma petite bouche, plus
tard définie comme « grande gueule » et j’insistais sur le fait
qu’on ferait bien de m’écouter. Ce petit laïus pour proposer
l’idée qu’il serait parfois bon d’écouter plus petit que soi. Les
enfants son heureux dans leur monde, qu’en est-il des adultes ?

Le monde qui nous entoure, le quartier où nous vivons, la
maison où nous habitons, le lit où nous dormons reflètent, ni
plus ni moins, que nos pensées, donc notre intelligence. « On
se couche comme on fait son lit ».
Force donc est de constater que, si notre monde va mal,
c’est bien à cause de notre façon de voir et faire les choses. Et
ce, de la plus petite à la plus grande.

Notre monde est notre maison. Nous y habitons et y
vivons. Nous avons besoin d’elle pour notre bien être, mais elle
a besoin de nous pour l’entretenir. Si au fur et à mesure de
leurs apparitions, nous ne remédions pas aux petites
imperfections, il arrivera un moment où, la plus belle des villas
tombera en ruine. C’est ce qui arrive aujourd’hui à notre
société. Et ce, malgré une supposée « intelligence
développée ». Nous avons négligé et négligeons encore trop de
petits détails. Ces derniers, à force de permanence et cumul
successifs, envahissent et pourrissent notre quotidien. Ils
finissent même par compromettre l’avenir de l’humanité et de
notre planète.

Notre logique et notre intelligence ont besoin d’un bon
nettoyage de printemps, d’un « relooking » sérieux. En quelque
sorte, il nous faut resserrer des vis, réajuster des charnières,
nettoyer les vitres, tirer la cuisinière, débrancher le frigidaire,
dégraisser les sols et refaire les plafonds. Et nous devons tous
le faire car, sinon, c’est le quartier, puis la ville, le pays et notre
civilisation qui risquent la totale dégradation, voire la
disparition.

Il nous faut donc entretenir notre intelligence et ce,
jusque dans les moindre recoins. Même ceux où nous n’allons
presque jamais. Ceux qui nous semblent sans grande
importance car ils ne nous empêchent pas de vivre (du moins
pour le moment) Pourtant, le désordre et la saleté s’y
accumulent. Les cafards grouillent. Et il est absolument clair, qu’un jour où l’autre, il faudra faire quelques choses.
Commençons, dès aujourd’hui, avec ce petit état des lieux.


LES 1001ABERRATIONS
DE
L’INTELLIGENCE HUMAINE.




L’INTELLIGENCE EN CHIFFRE:

Au travers des innombrables artefacts qui nous
entourent, nous pouvons aisément constater les preuves du
« génie » humain. Comme simple exemple : l’ordinateur
portable cité au début de ce livre. Nous pouvons être fiers de
cette réalisation, ainsi que de bien d’autres. Il est néanmoins et
également facile observer que le comportement des hommes,
sans oublier celui des femmes, contraste bien souvent avec ce
fait. Ce dont nous devrions avoir honte.

Nous avons la fâcheuse tendance à penser qu’étant
donnée la visible modernisation et évolution de notre
entourage, les hommes et les femmes, inscrites dans la
moyenne du citoyen, suivent également le même chemin.
Hors, nous ne devons pas oublier que si les choses évoluent
autour de nous et si de nouvelles découvertes voient le jour,
ceci n’est en fait le mérite que d’une très petite poignée d’entre
nous.
En étudiant les grands singes et leurs aptitudes à utiliser
des objets comme outils, des zoologues se sont rendu compte
que des groupes avaient appris à utiliser des brindilles pour
retirer des termites de leur nid. Dans d’autres régions, les
singes ont appris à utiliser des pierres pour casser des fruits
durs. Situés géographiquement dans des endroits différents, les
uns ne savent pas ce que les autres savent. Ce fait incite à
penser que l’intelligence de l’un, apte à réaliser une découverte
n’est pas forcée de le faire chez l’autre. En fait, dans chaque
groupe, tous ne sont pas capables d’une telle innovation. Un
seul spécimen découvre et les autres copient. Et ce, sans
spécialement être à même de savoir vraiment pourquoi. Le
savoir du génie rayonne alors autour de lui. Par la suite, les
gestes se répètent au cours des ans et finissent par former part
intégrante de l’intelligence du groupe. Le comportement qui au
départ, fut initié par un seul sujet finira, par le miracle de la
nature, à être en partie inscrit dans les gènes de son espèce
environnante. D’instinct, les différents sujets se comporteront
alors de manière identique ou très ressemblante au petit génie
qu’a été leur grand-père ou arrière grand-père. Cependant, sans
savoir pourquoi et sans être plus intelligent pour cela. Toute la
connaissance n’est pas transmise dans son intégralité. Ni même
l’intelligence. Mais quelques bribes restent. C’est ainsi qu’au
cours des siècles, le potentiel des êtres augmente, ouvrant
d’innombrables voies tant à l’intelligence qu’à la bêtise.

Pour cette raison, il est entièrement faux penser que les
hommes et les femmes formant part d’une civilisation, d’un
pays ou d’une ville moderne, sont obligatoirement dotés d’une
intelligence digne et à la hauteur de leur environnement. Tous
ne sont pas responsables des avancées qu’ils utilisent
quotidiennement. Tels les singes dont nous avons parlé plus
haut, génération après génération, quelques bribes restent, quelque part au fond de l’instinct. Le potentiel de l’espèce
augmente alors, mais pas forcément l’intelligence.

Mettons une télévision plasma et toute la panoplie
d’autres appareils audio visuel et « high tech » dans la geôle
d’un pauvre macaque et nous pourrons apprécier à quel point
l’évolution de cet animal est similaire à celle de bien des
populations urbaines actuelles. Le dit primate va, sans aucun
doute, « évoluer » rapidement et pourra trouver le bouton
ON/OFF sans trop de difficulté. Mais, qu’en sera-t-il de son
comportement ?

Oh ! Certes, ce dernier pourra changer. Notre spécimen
ne passera plus autant de temps à se balancer de branche en
branche. Puisqu’il regardera la télévision une bonne partie de la
journée. Dans un certain sens, oui, nous pourrons dire qu’il
s’est « civilisé ». Mais, en est-il vraiment ainsi ? Non, et bien
sûr que non. Ce ne sera pas de l’intelligence sinon une
conséquence directe de son environnement. Dans l'esprit de
chacun de nous, au plus profond de notre ego, lorsque nous
mettons en avant l'intelligence de l'espèce humaine, nous avons
tendance à vouloir dissimuler un triste fait : ce pauvre singe
reste et restera toujours un pauvre singe. Et ce n'est pas en
décorant sa cage des plus beaux artifices que nous
parviendrons à le hisser au rang supérieur auquel nous
prétendons appartenir.

L'intelligence est une saveur bien plus subtile. C’est le
comportement profond et réel d'un être qui reflète sa vivacité et
son génie mais non son environnement. Un singe se
comportera en singe indépendamment du lieu où il se trouve. Il
est cependant vrai que l'environnement influe sur les actes de
tous les êtres vivants, -comme nous venons de le voir avec notre macaque et son écran plasma - mais, il ne faut pas mal
analyser cet état de chose. L'environnement fourni simplement
les instruments qui permettront la manifestation de notre
intelligence. Attribuer notre comportement uniquement et
exclusivement aux influences de notre environnement et notre
entourage est une erreur. S’il en était ainsi, un homme vivant
dans des conditions difficiles, pauvres, sans travail, avec une
vie familiale désastreuse qui, à cause de ces éléments, vient à
sombrer dans l'alcoolisme, la drogue et finit par se suicider, en
serait alors excusé. Mais alors, que dire de ces millionnaires,
ces stars ou les deux à la fois qui, eux aussi ont une vie
familiale désastreuse, sombrent dans l'alcoolisme, la drogue et
finissent par se suicider ? Leur entourage ainsi que leur
environnement ne sont-ils pas radicalement différents ? Aux
antipodes même l’un de l’autre ? Soyons honnêtes,
l'intelligence de l'un et de l'autre n'est en aucun cas, celle à
laquelle nous pensons tous, intimement, lorsque nous y faisons
allusion. « L'intelligence » de ces deux exemples, vous le
reconnaîtrez aisément, ne pourra être responsable des
merveilles qui nous entourent. Elle ne sera responsable que de
méfaits immondes. Ces derniers noyant le génie de quelques
uns d'entre nous dans un flot infecte de vices répugnants et qui
tue, peu à peu, notre si belle planète.

Une erreur commune est l’attribution presque
automatique d’une intelligence à tout un peuple ou toute une
espèce alors qu’en vérité, éparses et rares sont les spécimens
qui en sont réellement dotés. Tous les Égyptiens de l’antiquité
n’avaient pas des connaissances astronomiques ou étaient
capables de construire les pyramides. De même pour les Mayas
ou les Aztèques. Cet amalgame est souvent d’actualité pour
bien d’autres thèmes : Religion, race, homme, femme etc. Ce
n’est pas parce qu’un jour, un Musulman a perpétré un attentat que tous les fidèles de cette religion sont des terroristes. Ce
n’est pas non plus parce que votre femme vous a trompé que
toutes sont des prostituées. Si ces déductions nous paraissent
logiques, il serait donc bon reconnaître humblement que tous
les hommes (et aussi les femmes) ne sont pas forcément dignes
d’êtres incorporés dans le clan des lumières.

Ce n’est pas parce que quelques individus jouissent
d’une « intelligence » que toute l’espèce à laquelle ils
appartiennent doit être décorée.

Au même titre que « l’habit ne fait pas le moine »,
l’environnement civilisé ne fait pas l’homme. Certes, cela aide,
cela complémente, cela est utile. L’habit aussi, aide,
complémente et est utile au moine mais, et vous serez d’accord
avec nous, cela ne fera toujours pas le moine !

Dans le même ordre d’erreur, nous pouvons également
citer que le fait d’avoir quelques fois, par erreur ou par hasard,
un trait d’intelligence ne constitue pas une preuve suffisante
d’existence de celle-ci. Il en faut plus, beaucoup plus. Il faut
une persistance dans le temps ainsi qu’une flexibilité
concernant le lieu de son action. Il ne suffit pas de « pavaner »
au bureau avec une panoplie de belles « compétences » pour se
croire intelligent. Bien des individus sont fiers de remplir
pleinement leur « haute » fonction dans un milieu bien défini.
Ceci est simplement de l’expérience, de l’habitude, de la
routine, du conditionnement tout mais, pas de l’intelligence.
Après 15 ou 20 ans dans la même entreprise, le plus abruti de
nous, connaitra parfaitement les lieux. Il n’est pas rare que ces
mêmes individus, experts travailleurs, professionnels diplômés, spécialistes tout azimuts aient une vie familiale désastreuse et
se comportent en despote avec leur conjoint.
Hors de leur « territoire » bien délimité ces
« intelligents » de pacotille, ces « cons pétants » au boulot, ne
sont plus bons à rien. Comme nous l’avons déjà mentionné, si
un singe reste un singe indépendamment du lieu où il se trouve,
un être intelligent reste également intelligent indépendamment
du lieu où il se trouve. Curieusement, même les scientifiques,
ces personnes que nous pourrions normalement placer en haut
de l’échelle de l’intelligence, sont souvent totalement inaptes à
comprendre, résoudre ou seulement admettre un fait sortant de
leur « ordinaire ». Ils le classent alors de « surnaturel » donc
d’impossible. Preuve que bien souvent, leur intelligence est
superficielle et dépend uniquement du lieu où elle est exercée.
Une nation, la plus en avance sur son temps, la plus
« civilisée », la plus techniquement développée compte
également, pour ne pas dire surtout avec un très grand nombre
de spécimens auxquels il est indéniablement difficile d'attribuer
la gloire de celle-ci. Prenons le simple exemple des Etats-Unis.
Ah! Ces américains ! Quelle force, quelle puissance, que
d'argent, que de prouesses ! N'empêche que, près d'un habitant
sur cent de ce glorieux pays est incarcéré pour une raison ou
une autre !
Et oui, cela représente tout de même plus de 2 000 000
d'individus aux mœurs et à la réelle intelligence plus que
douteuse!
Dans le reste du monde et en prison, le nombre d'homo
sapiens, prouesse de l'évolution cognitive, est estimé à 7 millions. A mon humble avis, ce chiffre est certainement une
représentation très faible de la réalité.
En effet, tous les pays et surtout ceux du tiers monde,
n'ont pas les infrastructures nécessaires à l'emprisonnement de
tous les individus au comportement arriéré. Ce qui par
conséquent, laisse bon nombre d'entre eux circuler librement.
Notons au passage que dans les pays riches, lieux où il pourrait
y avoir des prisons en suffisance, une quantité non négligeable
de « pourritures » circule tout de même parmi les honnêtes
gens. La première raison est que, malgré la richesse, le nombre
de délinquants dépasse toujours le nombre de places
disponibles. Donc, on les fait sortir pour en mettre d'autres. La
deuxième raison est que les criminels de hauts calibres ont de
bons avocats et, au lieu d'être mis à l'ombre, ils se font bronzer
sur des plages à la mode.
Enfin, soyons compréhensifs et portons crédit à ces
chiffres. Nous voilà déjà avec 9 millions de personnes,
auxquelles un être humain intelligent ne pourra accorder totale
confiance. Ajoutons à cela, l'estimation des consommateurs de
drogues en tous genre, soit près de 200 millions d'autres
spécimens et l'intelligence de notre espèce commence à perdre
bon nombre de participants. Si nous ajoutons près de 170
millions d'alcool dépendants et 400 millions de buveurs
excessifs (en France 5 000 000) notre équilibre moral et
spirituel global commence à s'ébranler. Evidemment, nous ne
pouvons ajouter ces chiffres directement les uns derrière les
autres. Un homme (celui que la science ose décrire comme
intelligent) peut, à lui seul et avec grande facilité, réunir plus
d'un trait de génie et participer ainsi à plusieurs de ces
statistiques. La réelle intelligence se reflète dans le comportement
d'un être. Lorsque nous commençons à faire une simple petite
recherche (ce qui est aujourd'hui très facile avec tous les
moyens de communications dont nous disposons) nous
pouvons entrevoir avec horreur l'étendue incommensurable
nous séparant de celle-ci. Les chiffres démontrent que l'espèce
humaine est loin, mais alors très loin de pouvoir se targuer de
la posséder.
- 1,5 milliard d'habitants n'ont pas accès à l'eau potable.
- 2 milliards sont privés d'installations sanitaires
- 4 millions de personnes meurent chaque année de
maladies liées au manque d'eau.
- 6 000 enfants meurent chaque jour dans le monde pour
avoir consommé une eau non potable.


Après avoir lu ces statistiques, on ne peut plus honteux
pour notre « intelligence » et lorsque par la suite, en ouvrant un
journal, nous apprenons qu'en 2007, le Pentagone (USA) aurait
« crevé » le budget militaire en dépensant près de 1600
milliaaaaards de dollars en armement, n'avons-nous pas raison
d'avoir des doutes sur l'utilisation de notre « intelligence » ?
Une somme pareille représente quand même pas mal de filtres
à eau, de robinets, de tuyaux, ou de pompes dans un magasin
discount bricolage !

Sans être spécialement doué pour les Mathématiques,
un être moyennement éveillé peut s'en rendre compte. Nous
n'avons pourtant mentionné qu'un seul pays !
Que se passerait-il si tous les pays du monde ayant un
budget militaire, dédiaient ce dernier à la construction de
maison pour le citoyen ? Serait-ce vraiment si catastrophique ? Beaucoup nous dirons que ceci est une utopie. Et ils ont
malheureusement raison. Preuve que, malgré nos affirmations
et prétention d’intelligence, au fond de nous-mêmes, nous
sommes conscients de son absence.

N'insistons pas sur ce point. Nous n'avons pas tous fait
de hautes études afin de développer LA merveilleuse qualité
citée depuis le début. Donc, nous n'avons pas les compétences
nécessaires pour comprendre les finesses de l'organisation
mondiale. Nous n’avons pas fait assez d’études. Mais, nous y
reviendrons. Dans cet ouvrage, nous consacrerons également
une part à « l’intelligence » de l’enseignement. Pour l’instant,
laissons donc ce chapitre aux « cerveaux » prétendant
gouverner le monde!

Penchons-nous donc sur des chiffres plus à notre
niveau.

Lorsque nous analysons certaines données, avec effroi,
nous pouvons faire resurgir la face cachée de nos
comportements. Nous pouvons ainsi remarquer que nos
agissements sont très loin d'être en accord avec la qualité
suprême que nous convoitons tant. En effet, il ne suffit pas
d'être un as en algèbre, un superman du sport, le roi du
marketing, l'empereur de la finance ou encore une « star » pour
accéder aux qualités d'un homme(ou d'une femme) civilisé et
évolué. Il faut bien plus que cela.

Rien qu'en France, les statistiques révèlent qu'en
moyenne, 1 mariage sur 2 termine en divorce. Une telle
révélation permet de nous apercevoir que, dans un premier
temps, peu d'entre nous savent vraiment ce qu'ils veulent. En
étant vraiment gentil, même si la cause d'une telle rupture n'est pas provoquée par le comportement des deux époux, il faut
avouer qu'au moins un des deux a obligatoirement failli à ses
engagements solennels. Qui dit faille, dit personne peu
recommandable. Peut-être que ce raisonnement va trouver des
échos contradictoires, mais, si nous « rembobinons » un peu
avant le drame, nous verrons deux êtres se regarder dans le
blanc des yeux avec passion, heureux comme ce n'est pas
possible, jurer fidélité, amour, compréhension etc. Donc,
quelque part, à un moment donné, il y a forcement un traître
pour que cette union soit dissolue. La société veut dissimuler
une montagne sous un confetti. Elle récompense et porte aux
nues un exploit sportif, un Bac avec mention, une réussite
sociale ou commerciale, elle distribue généreusement les
médailles, les diplômes, les oscars. Mais à qui les distribue-t-
elle ? A un homme ou une femme qui a maintenue promesse,
qui a lutté avec fidélité contre vents et marées, ayant élevé et
chérit ses enfants ? Non, bien sûr que non. Il n’existe ni oscar,
ni grammy ou autre trophée pour récompenser ces véritables
exploits.

Est-ce faire preuve d'intelligence que de hisser sur le
podium de la gloire des personnes qui ont failli à leur promesse
tant et tant de fois ? Plus les « peoples » se marient et se
remarient, plus ils font d'enfants à gauche ou à droite, plus ils
en adoptent en prenant soin de collectionner tout l'arc en ciel de
couleur, plus ils se font des coups bas et plus ils se disputent la
part du gâteau, plus ils sont à la Une des médias. Que voulez-
vous? diront certains. C'est ce qui se vend. C'est ce que les
« gens » veulent savoir ! C'est une preuve d'intelligence quoi
!!!

Une telle attitude est bien sûr copiée. L'importance d'une
stabilité de couple passe au second...non pardon, si ce n'était qu'au second, ce ne serait pas si grave, elle passe au dernier
plan. Si bien que, grâce à ce comportement, le nombre de
couples défaits passe de records en records. Les familles
« recomposées » pour ne pas dire « décomposées » ne sont plus
exceptionnelles mais, bien au contraire. C'est passé dans les
mœurs. C’est même une mode. C’est « In ». C’est
« tendance ». C'est l'évolution. Rester trente ou quarante ans
avec le même conjoint devient vieux jeu ou « ringard ». Nous
voilà, rien qu'ici, chez nous, en France, avec plus d'un million
d'enfants déchirés entre le papa et la maman. Après, les
psychologues crient OH ! Scandale ! Et feront tout un speech
sur les conséquences désastreusement traumatiques d'une baffe
bien appliquée ! Un père, une mère ou un professeur n'ose plus
fesser son garnement sous peine de procès. Mais, un divorce,
quoi de plus normal ! N’y a-t-il pas là matière à réflexion pour
nos spécialistes comportementaux ?

Ne nous méprenons pas sur ces propos. Il est évident
que nous ne pouvons pas traiter d'arriéré un homme, ou une
femme, pour le simple fait de divorcer. Les circonstances ont
leur importance ainsi que les erreurs bien humaines. Nous
avons fait remarquer qu'au moins un des deux est un traître. Par
conséquent, un, peut être totalement innocent. Ceci, dans le
meilleur des cas. Malgré tout, cela donne un chiffre très élevé
de personnes à éviter. Maintenant, ne soyons pas trop
optimistes non plus, car, bien souvent, ce sont les deux dont les
agissements laissent à désirer !

Toutes les familles recomposées ne sont pas forcement
décomposées. Le nombre de conflit et leurs conséquences sont
cependant trop importants pour ne pas attirer l'attention sur la
faiblesse, le manque de stabilité, l'infantilisme, l'égoïsme, l'inconscience et bon nombre d'autres défauts conduisant
beaucoup d'entre-nous à cette situation.

Devons-nous ajouter que ceci est encore une preuve
flagrante de manque d'intelligence ?

Dans un deuxième temps, le nombre ahurissant de ces
divorces, prouvent le manque de maturité intellectuelle de la
part des intéressés. De plus, il prouve également la faiblesse de
l’organisation de notre société et ainsi que l’incompétence des
divers gouvernements qui se succèdent. En effet, dans un
supposé effort pour améliorer les droits de chacun, nous avons
tendance à perdre de vue le sens des réalités.

La plupart des couples ne tiennent pas, en partie pour la
simple raison que notre société considère un homme ou une
femme comme étant adulte à un âge trop précoce. En effet,
nous allons certainement nous attirer les foudres de l’enfer en
disant qu’à 18 ans beaucoup n’ont pas encore le plomb
nécessaire pour former une famille. Mais, ceci est la stricte
vérité. L’engagement d’un citoyen, prétendant former une
famille, devrait être sujet à plus de contrôle. Même si l'âge est
plus avancé. Avoir 25 ou 30 ans n'est pas non plus une garantie
de stabilité. Nous ne parlons pas seulement de stabilité
économique, bien évidemment. En effet, si pour conduire un
simple véhicule, les épreuves sont des plus strictes. Si notre
permis de conduire peut perdre des points. S’il y a des
contrôles permanents sur les routes avec amendes et punitions
diverses. Pourquoi, les services, sensés administrer notre
société, ne s’occuperaient-ils pas de nos véritables
compétences à former une famille ? Pourquoi ne
sanctionnerions-nous pas ceux qui « conduisent » leur foyer
dans un mur ? Evidemment, il nous sera répondu que cela existe déjà. Maints services sociaux sont en charge de protéger
et s’occuper des enfants en cas d’incompétences des parents.
Ce n’est pas mal, mais, ce n’est qu’un début. C’est bien avant
qu’il faut agir. Nous devrions également passer un examen et
nous assurer de la réelle valeur de nos futurs jeunes mariés. Si
nous trouvons normal et justifié passer des épreuves pour
simplement apprendre à lire ou à écrire, nous devrions, dans la
même logique, accepter faire de même pour la formation d’un
noyau familial. Ce qui, rappelons-le en passant, est le ciment
de notre société.

Chaque chose en son temps et lieux. La publicité
outrancière faite sur le sexe, est encore un facteur déterminant
dans l’échec des couples d’aujourd’hui. En effet, quoi de plus
naturel, quoi de plus beau et agréable. Mais….halte ! Une telle
banalisation n'est pas non plus la manière d'éduquer les jeunes.
Nous distribuons les préservatifs comme des chewing-gums et
la « chose » devient tellement « normale » et banale qu'un
jeune de 15 ans se sent ridicule s'il n'a pas encore eu de rapport
avec sa petite copine de 14. Avant de piloter un avion, il y a
quand même des étapes à franchir et avant de « baiser »
également. Nous induisons notre jeunesse à penser qu'elle est
adulte bien avant terme. L'éducation et l'information ne veut
pas dire essayer et vous verrez. C'est un peu enseigner le jeu de
la roulette russe et distribuer des casques pour éviter les
accidents.

« Allez-y, vous allez voir comme c'est passionnant.
L'adrénaline, il n'y a que ça de vrai. C'est tout à fait normal de
s'amuser un peu ! »

Résultat, nous perdons de vue les réelles conséquences
de nos actes. Nous nous marions, car en partie, le sexe étant un peu comme une drogue, nous aurons ainsi la possibilité d'avoir
librement et officiellement notre dose tous les jours. Dans bien
d'autres cas, le mariage sert d'échappatoire aux jeunes, trop
jeune. Sa famille étant complètement déchirée, papa et maman
baisant normalement chacun de leur côté, n'ayant plus aucune
attention ni stabilité familiale, il se refuge directement dans les
bras de celui ou celle qui lui a prêté momentanément attention
dans une partie de jambes en l'air. Il est alors évident que le
couple ne tiendra pas.

Les résultats de cette perception des choses et surtout
de « la chose » nous amène à un égoïsme bestial. Mon plaisir
d'abord. Quoi qu'il en coûte aux autres, à la civilisation....à
l'humanité. Si bien que, peu importe si je m'accouple avec
Pierre, Paul ou Jacques, peu importe le sexe de mon conjoint.
Après tout, nous écoutons bien trop souvent que nous avons la
liberté de choisir notre « bord ». Mais oui, pourquoi pas.
Allons-y, baisons avec le poêle à charbon. La reproduction ?
La continuité de l'espèce ? Un enfant ? Ah ! Oui ! Cette chose
que je vais voir une semaine sur deux !

Cet égoïsme prononcé, amène des pays comme la
France à héberger quelque 8 millions de célibataires. Huit
millions de personnes en quête d'un être à chérir. Durablement.
Un être avec qui partager cette vie. Il provoque également la
solitude de centaines de milliers de pauvres personnes âgées.
Abandonnées par leur famille qui n'existe plus. Ce
comportement est-il vraiment digne des hommes
« intelligents » ? (et des femmes)

DES CHIFFRES ET DES LETTRES.

Il y a 20 ou 30 000 ans, peut être plus, peut être moins,
cela n’a finalement pas beaucoup d’importance, l’homme s’est
ingénié à trouver un système lui permettant de se repérer dans
le temps et l’espace. Oh, il ne fit rien de bien compliqué ! Il
commença par la simplicité même. Chaque animal tué fut
représenté par un trait gravé sur un os ou une pierre. Il comptait
très certainement les jours et les nuits de la même façon, les
ennemis ou les conquêtes féminines. Puis de traits en traits, de
combinaisons en combinaisons, des assemblages de plus en
plus complexes virent le jour. Les mathématiques propres à
l’intelligence du genre humain étaient nées. L’emploi d’un
système chiffré permit alors d’imager et projeter des solutions
à partir du calcul. Malgré une apparente primitivité, ces petites
encoches initiales sont à l’origine du plus performant des
ordinateurs d’aujourd’hui. La logique qu’imposent les calculs
permet aux puces de déduire le résultat approprié.

Mais voilà que, grâce à un revers pratiquement
indissociable de l’intelligence humaine, les choses ne sont pas
toujours ainsi. Ce revers est, bien entendu, l’éternel contraire
de toute logique. Notre puissance de calcul ne sert à rien devant
la bêtise qui perturbe tout bon sens, depuis la nuit des temps.

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