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Migrations et errances

De
346 pages
Le concept de Migration(s) évoque le vaste mouvement des peuples qui englobe les immigrés, tels qu'ils sont perçus dans les pays d'accueil, et les émigrés, tels qu'ils vivent l'éloignement de leur pays d'origine. Nous avons tous été un jour des nomades en cours de sédentarisation, des gens venus « d'ailleurs » et destinés à vivre « ici ». L'étrangeté des rapports de voisinage ainsi créés reste à jamais ineffaçable. Tantôt les « envahisseurs » - perçus comme « barbares » - ont imposé leurs coutumes, leurs lois, leur organisation politique, tantôt et parfois simultanément ils se sont laissé « civiliser » par les peuples dans l'aire desquels ils avaient pénétré et s'étaient établis. Des mélanges culturels, voire des métissages ethniques en ont résulté, dont nous sommes aujourd'hui les héritiers, que nous soyons Européens, Américains du Nord, du Centre ou du Sud, Asiatiques ou Africains. Le destin des migrations est intercontinental : il fait recroiser l'espace et le temps, la géographie et l'histoire, la géopolitique et l'histoire culturelle comparée. Les migrations contemporaines sont pour une part héritées des configurations de l'ère coloniale, de la décomposition des empires et de l'histoire fragmentée de l'époque post-coloniale. Pour une autre part, elles obéissent au puissant tropisme qui pousse les populations pauvres du globe vers des régions où se concentre l'opulence économique, les exercices de justice sociale, la mise à l'épreuve de la démocratie, le rayonnement intellectuel et artistique, et l'invention de la culture de divertissement.
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Le concept de Migration(s) évoque le vaste mouvement des peuples qui englobe les immigrés, tels qu'ils sont perçus dans les pays d'accueil, et les émigrés, tels qu'ils vivent l'éloignement de leur pays d'origine. Nous avons tous été un jour des nomades en cours de sédentarisation, des gens venus « d'ailleurs » et destinés à vivre « ici ». L'étrangeté des rapports de voisinage ainsi créés reste à jamais ineffaçable. Tantôt les « envahisseurs » - perçus comme « barbares » - ont imposé leurs coutumes, leurs lois, leur organisation politique, tantôt et parfois simultanément ils se sont laissé « civiliser » par les peuples dans l'aire desquels ils avaient pénétré et s'étaient établis. Des mélanges culturels, voire des métissages ethniques en ont résulté, dont nous sommes aujourd'hui les héritiers, que nous soyons Européens, Américains du Nord, du Centre ou du Sud, Asiatiques ou Africains. Le destin des migrations est intercontinental : il fait recroiser l'espace et le temps, la géographie et l'histoire, la géopolitique et l'histoire culturelle comparée. Les migrations contemporaines sont pour une part héritées des configurations de l'ère coloniale, de la décomposition des empires et de l'histoire fragmentée de l'époque post-coloniale. Pour une autre part, elles obéissent au puissant tropisme qui pousse les populations pauvres du globe vers des régions où se concentre l'opulence économique, les exercices de justice sociale, la mise à l'épreuve de la démocratie, le rayonnement intellectuel et artistique, et l'invention de la culture de divertissement.