Poing à la ligne

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Dans ces textes, Normand Lester propose des réponses aux questions suivantes?:


Où se trouve Oussama Ben Laden??

Commandites. Pourquoi la GRC n’a-t-elle encore arrêté aucun politicien libéral??

Élisabeth II est-elle la mère de deux bâtards??

Pourquoi les hommes de 15 à 30 ans sont-ils si proches des singes??

La pandémie H1N1 était-elle une vaste fumisterie??

Comment le Canada est-il devenu un allié militaire d’Israël??


Il réclame qu’on soumette George W. Bush au supplice de la noyade simulée et démontre que Ronald Reagan est le père du terrorisme islamique.


Il avance une preuve irréfutable qui ridiculise les truthers et autres «?conspirationnistes?» du 11 septembre 2001 et soutient que l’obésité est plus menaçante que le terrorisme pour les États-Unis. Il vous entraîne dans une visite guidée du labo du Dr Folamour, où le Pentagone prépare ses armes les plus démentielles.


Il réfléchit sur l’avenir du PQ et le passé du BQ, sur le référendum de 1995 et sur le prochain, sur les tribulations du parti libéral et de la mafia, pris séparément ou conjointement.


Enfin, Normand Lester réitère ses propositions à Claude Morin pour vider une fois pour toutes la question de ses intelligences avec le service de sécurité de la GRC.
Publié le : mercredi 30 mars 2011
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EAN13 : 9782895494713
Nombre de pages : 352
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Extrait


On parle tellement de la moralité douteuse des libéraux de Jean Charest depuis quelques mois qu’on a complètement oublié le scandale des commandites. Vous vous rappelez le juge Gomery, non ? Du plus important scandale politique de l’histoire canadienne. Deux cent cinquante millions de dollars pelletés aux amis du Parti libéral du Canada afin d’acheter de la visibilité pour la feuille d’érable au Québec à la suite du référendum de 1995.

C’est en mai 2002 que la vérificatrice générale du Canada, Sheila Frazer, devant les émanations malodorantes qui se dégageaient de ce sac à ordures rouge, a fait appel à la GRC pour voir ce qu’il y avait dedans. Les fins limiers fédéraux, la loupe au poing, fouillent dans le sac depuis huit ans ce mois-ci. Et ils ne trouvent pas grand-chose. Nos Dupond/Dupont à bottes d’équitation ont dépensé des dizaines de millions de dollars en frais d’enquêtes et interrogé des centaines d’individus pour des résultats bien maigres.

Jusqu’à maintenant, l’État fédéral n’a récupéré que des pinottes de l’argent flambé et la GRC n’a mis la main sur aucun des gros rats dodus qui se sont nourris dans cet amas d’immondices.

Chuck Guité, l’homme au chapeau de cowboy, bras droit d’Alfonso Gagliano, est allé en prison tout comme une poignée de publicistes et de relationnistes rouges dont Jean Lafleur, qui lave maintenant la vaisselle chez Alexandre et Jean Breault, l’homme qui pleurait de peur devant les menaces de Jos Morselli (autre proche de Gagliano). Du menu fretin.

Les vrais responsables des crimes des commandites, ceux qui ont imaginé la combine, les ministres, les conseillers politiques, les hauts placés dans les instances politiques ou financières du PLC, vieillissent sans être inquiétés par la police à cheval du Canada.

À la GRC, on nous dit, en faisant un effort pour garder son sérieux, que l’enquête se poursuit. Ils sont encore aujourd’hui une grosse vingtaine de membres de la GRC affectés aux dossiers des commandites, installés dans des bureaux de l’autre côté de la rue, en face du QG de la police fédérale à Westmount. En huit ans ils n’ont même pas réussi à prendre un politicien libéral, pas un ministre, pas un membre de leur cabinet politique. Je me demande ce qu’ils font pour passer le temps à longueur de journée dans leur cubicule en attendant leur retraite. À leur place, je serais totalement déprimé. Huit ans de ma vie et incapable de prendre un seul gros rat rouge au piège.

« They always get their man », disait toujours, avec respect et admiration, un personnage dans les films américains consacrés à la GRC dans les années 1950. Depuis, sa réputation s’est effritée. Dans l’affaire de l’attentat d’Air India, le plus important acte de terrorisme de l’histoire du Canada, 329 morts, les principaux coupables ont été acquittés après 18 ans d’enquêtes de la police fédérale...

La GRC a une tradition de police politique au service du Parti libéral du Canada. Dans les années 1970, des agents de la GRC ont commis des crimes (vol de dynamite, incendies criminels, fabrication de faux documents, enlèvements, menaces, séquestrations) par ordre du gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau. Aucun des agents de la GRC qui ont commis ces crimes n’a eu à en répondre devant la justice. Tous ont continué à avoir des promotions jusqu’à une retraite confortable et bien méritée au service de l’État fédéral et du PLC. Aujourd’hui, tout se passe comme si la GRC retournait l’ascenseur au parti. Comme m’a confié un retraité désabusé de ce corps policier, « ils attendent qu’ils soient tous morts, comme ça ils n’auront personne contre qui porter des accusations ».


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