Que seraient-ils devenus ? Drieu La Rochelle

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​Drieu La Rochelle...Et s'il avait vécu plus longtemps, que serait-il devenu ?
Marc Lambron imagine et raconte ce qu'aurait été le destin de cette figure de la littérature française... Dans une uchronie pleine d'humour, il laisse libre cours à sa fantaisie.


Marc Lambron - Drieu La Rochelle


Dans cette nouvelle, Marc Lambron s'amuse à imaginer Drieu La Rochelle s'envolant en 1959 pour la Californie et expérimentant la mescaline, avant de s'intéresser de près à la révolution culturelle chinoise de Mao.


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Publié le : jeudi 11 février 2016
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782810417902
Nombre de pages : 12
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Cette série, parue dans le Figaro Littéraire,
est publiée avec l’aimable autorisation du Figaro.

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L

e 17 octobre 1944, selon le vœu qu’il avait exprimé par lettre à Malraux, Pierre Drieu la Rochelle rejoint les rangs de la brigade Alsace-Lorraine. Malraux, qui avait l’année précédente choisi Drieu comme parrain de son fils Vincent, a posé à ce ralliement une double condition : que Drieu serve sous pseudonyme, et qu’il n’exerce aucun commandement. C’est donc en tant qu’homme de rang, sous le pseudonyme de Pierre Gonzague, que Drieu participe à la prise de Dannemarie puis à la défense de Strasbourg contre l’offensive Von Rundstedt. Légèrement blessé lors de l’avancée vers Colmar, Drieu poursuit

la campagne jusqu’à Stuttgart. Proposé pour la croix de guerre, Pierre Gonzague la refuse et jette le masque : il est Pierre Drieu la Rochelle.

Incarcéré à Stuttgart puis transféré à Fresnes, Drieu est jugé pour faits de collaboration en avril 1946. Malraux, Jean Paulhan, Emmanuel d’Astier de La Vigerie, Robert Aron et Marcel Arland viennent témoigner en sa faveur. Son attitude pendant la campagne d’Alsace lui vaut un verdict clément : Drieu est condamné à quatre ans de prison. Libéré par anticipation en janvier 1949, Drieu se réfugie à Chartrette, près de Melun, dans la maison de sa première épouse Colette Jéramec. En janvier 1950, il sort de son silence en publiant dans Le Figaro une libre opinion sous le titre « J’ai payé ». Extrait : « Un engagement que j’ai pris m’a valu de comparaître devant la justice des hommes. J’aurais, pour ma part, été plus sévère qu’ils n’ont osé l’être. Mais puisqu’ils ont fixé ma peine à leur mesure, et que cette peine a été exécutée, je me tiens désormais pour quitte de tout arriéré. Leurs comptes sont soldés. J’ai payé. »

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