Que seraient-ils devenus ? Maupassant

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​Maupassant...Et s'il avait vécu plus longtemps, que serait-il devenu ?
Jean-Marie Rouart imagine et raconte ce qu'aurait été le destin de cette figure de la littérature française... Dans une uchronie pleine d'humour, il laisse libre cours à sa fantaisie.


Jean-Marie Rouart - Maupassant


Dans cette nouvelle, Jean-Marie Rouart s'amuse à imaginer Maupassant psychanalysé par Freud, refusant le prix Nobel et lançant le jeune Hemingway.


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Publié le : jeudi 11 février 2016
Lecture(s) : 1
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782810417889
Nombre de pages : 11
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Cette série, parue dans leFigaro Littéraire, est publiée avec l’aimable autorisation duFigaro.
’amitié de Maupassant et de Freud est célèbre. Selon Ferenczi,L’Interprétation des L rêvesserait largement inspirée par l’auteur duHorla. On connaît moins en revanche le rôle décisif que joua Freud en 1893 – celui-ci était alors âgé de 37 ans – dans la guérison de la folie de Maupassant : il lui évita une fin prématurée à 43 ans et une déchéance qui n’avait que trop duré derrière les hauts murs de la clinique du docteur Blanche à Passy. Freud connaissait le mal secret de Maupassant, cette syphilis contractée vingt ans plus tôt à La Grenouillère, sur les bords de la Seine. Le médecin viennois fit appel à un confrère de Hambourg, le docteur Hoffmann, celui-là même qui devait identifier l’agent d’infection de la syphilis,Treponema pallidum, le tréponème pâle. Grâce à des injections massives de bismuth et d’arsenic, Freud et Hoffmann parvinrent à guérir leur célèbre patient qui, comme par miracle, retrouva toutes ses facultés : non seulement son immense talent d’écrivain, mais aussi son exceptionnelle puissance génésique dont beaucoup de contemporains (et de contemporaines) se sont fait l’écho, notamment Gisèle d’Estoc. Ainsi Edmond de Goncourt note-t-il perfidement dans sonJournal : « Résurrection du malheureux Maupassant. Nous en parlons chez la princesse Mathilde. Quelques-uns se gaussent : le faune va-t-il reprendre ses débauches ? Un convive ayant évoqué mezza voceun épisode scabreux de ce marathonien de la copulation, parlant d’un attribut virilsicut asinus,la princesse, qui faisait semblant de ne pas entendre, a rougi jusqu’aux oreilles. Malgré toutes ses gracieusetés, ses minouteries, on sentait en elle, dans le bleuté de son regard céruléen, l’éternelle femelle frémissant dès que se fait entendre le brame du mâle. »
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